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the hours, un film...sur les femmes.
par lulu galipette le 2 Novembre 2006 dans Art et Culture / Ciné, DVD
16 commentaires


destins croisés de trois femmes de tête.

The Hours

Date de sortie : 19 Mars 2003
Réalisé par Stephen Daldry
Avec Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep


Toute la beauté des femmes dans une cangue de musique classique



Qui aura la prétention de mettre à jour la complexité humaine, de percer le mystère délicat qui parfois fait qu’on se sait incomprise, dépassée, masquée mais passionnée et désirante, que les choses soudain deviennent absurdes et vides ?
The Hours met en scène trois femmes qui au détour d’un regard ou d’un mot se dévoilent sensibles, illimitées habitées merveilleusement et qui l’instant d’après posent, rattrapées par la stérilité d’un quotidien omniprésent. Elles touchent du doigt le fondamental, et ne peuvent le retenir qu’une seconde dans sa fuite, elles aiment et communient dans un baiser qui suspend, rend semblable et les font se comprendre subrepticement le temps d’un échange de larmes. Trois portraits se confondent au croisement du roman de Virginia Woolf, Ms Daloway qui fait office de miroir et marque irrémédiablement le cours des choses. Virginia, elle-même au bord de la folie essaye durant l’écriture de saisir l'infime essentiel, au détour duquel nul ne comprend vraiment pourquoi tout échappe, pourquoi la vie défile, pourquoi tout à si peu et pourtant autant d’importance et que soudain là ou coulait la vie, la mort stérile à pris le dessus sans qu’on sache de quel bord participera désormais l’existence. Il y a ceux qui participent au ballet naïvement heureux et ceux qui le regardent sans comprendre cette surface sans ride.
Cette œuvre tout en douceur et en nuances dessine l’universalité du sentiment de perte qui à des degrés divers habite chacun d’entre nous, contre lequel on ne peut rien et dont on ne partage que la présence immanente au cœur des choses, sans pouvoir en sortir, à la limite de la folie, et de la solitude alors même que nous sommes aimés. Ce n’est pas un manque, ce n’est pas un songe, c’est la vacuité, le creux, la vague qui parfois fait voir et entendre le peu de chose qu’est la vie ou la donne pour ce qu’elle est vraiment

Et en plus on y retrouve des femmes magnifiques qui feront l’unanimité, soit pour leur prothèse nasale et leur robe à fleurs:


(Nicole Kidman dans le rôle de Virginia Woolf)

Soit pour leur inimitable sens de la couleur :


(Meryl Streep)

Soit pour le velouté de leur coupe de cheveux immuable :


(Julianne Moore)


*allez voir ce film vous ferez plaisir à Paulette !*




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