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L’échelle du degré d’acceptation de l’homosexualité : un outil pour chiffrer l’homophobie.
par tkf le 28 Mai 2007 dans News / Général
23 commentaires


Sixième article d’une série consacrée à la place des gays et des lesbiennes dans la société française. On y propose une méthode d'évaluation de l'homophobie - ou de l'homophilie - dans toutes ses facettes.

Comme nous l’avons dit dans notre article précédent, il n’y a pas de petits combats, pas de petites actions, même un simple coming-out peut servir à faire évoluer les mentalités d’un entourage, et lorsqu’ils se cumulent, d’une société. Mais comment savoir si cela marche ? Comment évaluer les réussites ou les échecs ? Il manque des outils statistiques…
L’évaluation du degré d’acceptation de l’homosexualité étant difficilement chiffrable, il est plus pratique d’utiliser une échelle de degrés. Celle-ci doit être calculée à partir de l’évaluation des trois facteurs explicatifs de la théorie définie précédemment : le calcul de la moyenne entre ces trois facteurs permet alors d’établir le degré d’acceptation de l’homosexualité par cette société. Ce qui revient à dire, vu les facteurs retenus, qu’il faut aussi créer des échelles de degré des droits et libertés des gays et des lesbiennes, de leur visibilité et des mentalités de la société sur l’homosexualité.

Nous nous sommes pour cela inspirés de ce que fait l’organisation Freedom House pour évaluer le degré de respect des droits et libertés démocratiques (sur 7 degrés), et des travaux du docteur Dorothy Riddle, psychologue américaine, qui a elle-même établit une échelle de degré d’acceptation des individus vis-à-vis de l’homosexualité (sur 8 degrés).

Pour chaque critère a été défini une échelle numérotée de 1 à 7, le chiffre 1 correspondant à un rejet total de l’homosexualité, les notes suivantes se succédant ensuite graduellement jusqu’au chiffre 7 correspondant à une acceptation totale de l’homosexualité. Toutes ces échelles sont interdépendantes pour que le résultat du calcul d’une moyenne entre les trois facteurs pour obtenir le degré d’acceptation de l’homosexualité par une société reste cohérent.



L’échelle du degré de droits et de libertés dont disposent les gays et les lesbiennes.

L’évaluation du degré des droits et des libertés des gays et des lesbiennes a été réalisé à partir de l’observation de l’histoire de l’homosexualité en France (voir document 1 - déjà montrée dans l’article n° 2) et de la géographie des différentes législations sur l’homosexualité dans le monde (voir carte sur les législations dans le monde déjà montrée dans l’article n° 4). Chaque degré correspond donc à une forme de législation facile à mettre en place.

Niveau 1 : Condamnation à mort.
Niveau 2 : Condamnation à des peines de prison / travaux forcés.
Niveau 3 : Discriminations homophobes légales.
Niveau 4 : Aucune législation. Parfois toutefois l’homosexualité reste réprimée, mais sur d’autres prétextes (atteinte à la morale, à la pudeur, à la jeunesse…).
Niveau 5 : Reconnaissance légale des individus homosexuels par la pénalisation des discriminations homophobes. Attention, parfois, selon les histoires nationales, cette reconnaissance c’est faite directement par la reconnaissance du couple homosexuel, mais sans pour autant pénaliser l’homophobie (ce fut le cas de la France et c’est le cas actuellement de quelques états fédéraux des Etats-Unis et d’Australie).
Niveau 6 : Reconnaissance légale des couples homosexuels. Persistance toutefois de différences entre couples hétérosexuels et homosexuels (union civile au lieu du mariage, ou interdiction de l’adoption et/ou de la procréation par insémination, clonage…).
Niveau 7 : Reconnaissance légale des familles homosexuelles. Egalité totale des droits entre hétérosexuels et homosexuels.

Attention, parfois la reconnaissance légale des individus homosexuels s’est faite directement par la reconnaissance du couple homosexuel par la mise en place du couple homosexuel se fait avant la pénalisation des discriminations homophobes (le cas est peu fréquent, mais ce fut le cas de la France, et c’est le cas actuel de quelques Etats fédéraux des Etats-Unis ou d’Australie). Dans ce cas il faut inverser les niveaux 5 et 6 (et oui, parfois les histoires nationales modifient l’ordre de création de législations protégeant les individus et les couples – mais en règle général les deux niveaux se succèdent rapidement).


Document 1




L’échelle du degré des mentalités de la société sur l’homosexualité.

L’évaluation du degré des mentalités de la société sur l’homosexualité a été réalisée à partir de l’étude des différents sondages étudiés dans les articles 1 et 2, ajoutés à quelques autres. Pour plus de facilité, de lisibilité et par souci de synthèse, les différents sondages ont été regroupés dans le graphique ci-dessous (document 2).

Les opinions proposées par les différents sondages ont été classées graduellement, des opinions les plus intolérantes (en rouge) aux opinions les plus tolérantes (en violet). La nomenclature des opinions proposées aux sondés et le recoupement des évolutions des opinions de la société française (les courbes) nous ont permis d’établir une échelle de degré de l’acceptation de l’homosexualité par la société.

Niveau 1 : La répulsion / le rejet. L’homosexualité provoque un sentiment de répulsion, de dégoût, qui justifie les actes de suppression (physique, curative ou eugénique).
Niveau 2 : L’incompréhension. L’homosexualité est jugée comme anormale, et peut provoquer incompréhension, dégout, peur, honte, ce qui justifie le rejet et l’évitement des homosexuels ou la volonté qu’ils deviennent hétérosexuels.
Niveau 3 : La tolérance. L’existence de l’homosexualité est implicitement reconnue, mais reste considérée comme anormale et non souhaitable, et doit rester discrète car relevant de la vie privée.
Niveau 4 : La reconnaissance. L’homosexualité n’est plus considérée par principe comme anormale mais comme une manière acceptable (ou comme une autre) de vivre sa sexualité. Un inconfort individuel face à l’homosexualité peut persister lorsqu’elle devient visible et concrète.
Niveau 5 : L’acceptation. Les homosexuels sont reconnus comme des êtres égaux aux hétérosexuels. Toutefois, une gêne peut persister lorsque l’homosexualité concerne un proche dans l’environnement familial.
Niveau 6 : L’intégration. Les gens n’ont pas de honte ou d’inconfort à aborder le sujet de l’homosexualité, ou à côtoyer des gays et des lesbiennes.
Niveau 7 : L’homophilie. Les homosexuels sont appréciés, voir leur compagnie recherchée. Possible transformation des normes sexuelles vers une augmentation d’expériences homosexuelles.


Document 2


En observant l’évolution des mentalités en France, on peut dire qu’en 1973 la France appartenait au niveau 1 des mentalités en 1973.
Puis elle est passée au niveau 2, lorsque la proportion de personnes déclarant que l’homosexualité est une maladie que l’on doit guérir, une perversion sexuelle que l’on droit combattre, ou une sexualité anormale (courbe rouge), a représenté moins de 50 % de l’avis de la population.
Elle est passée ensuite au niveau 3 lorsque la proportion de personnes déclarant qu’elles laisseraient vivre comme il l’entend leur fils homosexuel malgré la peine que cela leur provoquerait (longue courbe jaune) dépassa la proportion de personnes déclarant qu’elles agiraient pour essayer de faire « retrouver » l’hétérosexualité de leur enfant homosexuel (courbe orange), en même temps qu’elle dépasse la proportion de personnes trouvant l’homosexualité anormale (courbe rouge).
La France atteint le niveau 4 lorsque la proportion de personnes désapprouvant les démonstrations d’affection d’un couple dans un lieu public (courte courbe jaune) devint moins importante que celle des personnes déclarant qu’il laisserait vivre leur enfant homosexuel comme il le voudrait malgré la peine (longue courbe jaune) et que celle de personnes déclarant que l’homosexualité est une forme de sexualité acceptable ou comme les autres (courbes vertes).
Le France atteint le niveau 5 lorsque la proportion de personnes favorables à l’homoparentalité (courbes violettes) devient supérieure à celle des personnes pensant que l’homosexualité doit rester une affaire privée (toujours l’histoire du baiser en public mal toléré – courbe jaune courte) et que la proportion de personnes déclarant que cela ne les gênerait pas que leur enfant soit homosexuel (courbe rose) dépasse celle des personnes considérant l’homosexualité comme une maladie, une perversion, une sexualité anormale (courbe rouge).
Les niveaux 6 et 7 n’ont pas encore été atteints (en espérant qu’ils le soient).



L’échelle du degré de visibilité des gays et des lesbiennes dans la société.

L’évaluation du degré de visibilité des gays et des lesbiennes dans la société est plus difficile a cerné car elle peut s’effectuer à plusieurs niveaux : au niveau de chaque individu homosexuel (vivant dans le placard ou outé), au niveau communautaire (les gays et les lesbiennes vivant isolés ou regroupés), et au niveau médiatique (on en parle dans les médias ou non).
Nous avons tenté de faire une classification à partir de plusieurs sources :
- les travaux du Dr Dorothy Riddle, psychologue, qui a définit des échelles de l’homophobie intériorisée des homosexuels – pratique pour étudier la visibilité au niveau individuel ;
- la courbe représentant le nombre de participants à la gay-pride parisienne déjà montrée dans l’article n° 2 ;
- des travaux de géographie urbaine sur les quartiers homosexuels. Il me manque toutefois des données précises sur l’année où l’on a pu réellement parler du Marais comme quartier homosexuel parisien. Il faudra travailler sur ce sujet plus tard (je n’ai pas encore tout lu du géographe urbaniste spécialiste de la question, Emmanuel Redoutey)
- des statistiques sur la représentation homosexuelle dans les séries télévisées (çà, je le montrerai dans mon prochain article).

Cela a donné l’échelle de degrés de visibilité suivante :
Niveau 1 : Le refoulement. Les considérés ne se définissent même pas eux-mêmes comme homosexuels.
= aucune visibilité.
Niveau 2 : L’isolement. La prépondérance du mode de vie rural rend difficile les rencontres entre homosexuels qui doivent rester discrets.
= visibilité anecdotique.
Niveau 3 : La discrétion. Réseaux homosexuels en milieu urbain peu structurés, informels, invisibles et fragiles (exemples : quartiers de dragues en plein air, bars cachés…). La pression sociale contraint la plupart à mener une double vie entre couple hétérosexuel et rencontres furtives homosexuels.
= visibilité informelle.
Niveau 4 : Le regroupement communautaire. Visibilité par l’inscription spatiale en milieu urbain de communautés homosexuelles (quartiers gays, commerces, associations…). Formation d’une culture homosexuelle.
= visibilité spatiale.
Niveau 5 : La diffusion des cultures gays. Forte médiatisation de l’homosexualité qui s’inscrit dans la culture de masse comme un exemple de diversité culturelle de la société. Essor des événements communautaires comme les gayprides.
= visibilité identitaire.
Niveau 6 : L’affirmation homosexuelle. L’homosexualité se vit au grand jour. La grande majorité des homosexuels ont fait leur coming-out. Les événements communautaires comme les gay-prides peuvent devenir des événements populaires
= visibilités individuelles.
Niveau 7 : La fusion des sexualités ? Immersion totale des homosexuels dans la société. Disparition possible des frontières sexuelles favorisant les expériences homosexuelles et bisexuelles.

Ainsi, on peut considérer que la visibilité des gays et des lesbiennes en France était au niveau 3 en 1973.
Le niveau 4 fut atteint au milieu des années 1980 avec la constitution du quartier gay du Marais (mais n’ayant pas de statistiques permettant d’évaluer une date précise, je ne peux noter cette visibilité entre 1982 et 1986 – mais manque de statistiques de veut pas dire manque de sources, seulement pas de travail sur le sujet voilà tout, à moins d’avoir mal cherché, ce qui est fort possible – en tout cas cela signifie qu’il faudra travailler sur les statistiques possibles à créer sur la visibilité gay et lesbienne).
Le niveau 5 fut atteint en 1996 lorsque le nombre de personnes participant à la Gay Pride commença à exploser, et que le nombre de séries télévisées ayant des personnages gays et les biens récurrents commença à s’imposer (voir un prochain article).
La France n’a pas encore attient les niveaux 6 et 7 (mais c’est pareil, il manque un sondage sur les coming-out pour le confirmer).




L’échelle du degré d’acceptation de l’homosexualité par une société.

Les trois échelles décrites précédemment ont été retranscrites dans le tableau ci-dessous (document 3). Chacune est dépendante et proportionnelle aux deux autres. Leur moyenne permet d’évaluer une échelle du degré d’acceptation de l’homosexualité par une société.


Document 3 : Les échelles de degré des critères de la théorie de « la transition de l’acceptation de l’homosexualité par la société ».


Notre échelle de degré d’acceptation de l’homosexualité par une société (en partie inspirée par les travaux du docteur Dorothy Riddle) est détaillée de la façon suivante :
Niveau 1 : L’élimination. L’homosexualité est considérée comme contre-nature et le devoir de la société est de l’éliminer, soit physiquement, soit par traitement médical, soir par reconversion hétérosexuelle volontaire ou forcée.
Niveau 2 : La condamnation. L’homosexualité est considérée comme contre-nature et menace l’équilibre de l’ordre social. Possible forte présomption de pédérastie (appelée à tort par mauvaise information « pédophilie »). Elle doit être contenue pour qu’elle ne contamine pas le reste de la société par leur isolement et leur retrait de la société. La société attend que l’homosexuel se conforme à ses règles sociales en renonçant à son homosexualité.
Niveau 3 : La tolérance. L’homosexualité n’est pas souhaitable, mais comme on ne peut pas la changer, elle est tolérée à condition qu’elle reste discrète, cachée. Fort hétéro centrisme : forte pression sociale pour que les homosexuels fondent une famille hétérosexuelle.
Niveau 4 : L’indifférence. L’homosexualité ne soulève ni sympathie, ni rejet, ni interrogation, ni réflexion. Elle n’est considérée que comme une forme de sexualité relevant de la vie privée dont n’ont pas à intervenir l’Etat ou la société, à partir du moment où elle reste discrète.
Niveau 5 : L’acceptation. L’homosexualité est considérée comme une manière acceptable ou comme une autre de vivre sa sexualité. La société accepte que les homosexuels vivent comme ils l’entendent. L’homosexualité doit être traitée à égalité avec l’hétérosexualité et donc ne doit pas subir de discrimination. Les questions du mariage, de l’adoption et de la procréation peuvent néanmoins être sujettes à des interrogations, des réticences, car l’environnement homosexuel n’est pas toujours jugé comme favorable pour élever des enfants.
Niveau 6 : L’intégration. L’homosexualité est reconnue comme une composante de la diversité humaine. Cette reconnaissance transforme les bases de la société avec notamment la notion centrale de la famille qui intègre désormais les couples homosexuels. Le droit à la descendance est reconnu.
Niveau 7 : L’indifférenciation. L’homosexualité ne soulève aucune problématique, comme la couleur des yeux ou des cheveux. Possible expansion de la bisexualité dans la population.




Allez, maintenant, notons le degré d’acceptation de l’homosexualité en France à l’aide de cette échelle.

Tout ceci a pu permettre de calculer le degré d’acceptation de l’homosexualité par la société française. Son évolution est représentée dans le tableau et le graphique ci-dessous (documents 4 et 5).


Document 4


Document 5


En plus de montrer une évolution constante vers toujours plus d’acceptation de l’homosexualité dans la société française, passant de 2 en 1973 à 5,3 en 2006, ce graphique nous enseigne une information importante à transmettre à nos classes politiques : la peur de faire évoluer une législation parce que l’opinion publique n’est y pas encore favorable est un mauvais calcul, car les mentalités sont souvent en retard par rapport aux autres critères … et finissent par suivre. En tout cas dans ce cas précis. D’ailleurs, paradoxalement, ce sont en France les progrès législatifs qui ont souvent favorisé l’augmentation de la tolérance et de l’augmentation de l’homosexualité en France, les deux lois étant la dépénalisation de l’homosexualité en 1982 et le PaCS en 1999…





Pour conclure
Pour faire bouger les choses, il faut malheureusement chiffrer. Parce que chiffrer permet d’alarmer les politiques et l’opinion publique sur ce qui ne va pas. Parce que chiffrer permet d’évaluer échecs et réussites de politiques et actions luttant contre l’homophobie et pour favoriser l’intégration des gays et des lesbiennes dans une société. Nous sommes dans une société désormais statisticienne, ne l’oublions pas. Or, lorsqu’il n’y a pas de chiffres, il n’y a bien souvent pas d’actions qui suivent. D’où la nécessité d’en créer. Preuve en est que c’est ce que cherche à faire actuellement des organisations luttant contre le racisme.
Alors, bien sûr, certains diront que l’on ne peut évaluer de tels faits, que l’échelle proposée est inexacte, inappropriée, avec des erreurs… C’est tout à fait possible. Alors à vos critiques mesdames et messieurs !
Reste que nous sommes conscients qu’il manque des outils statistiques sur la visibilité des gays et des lesbiennes : c’est ce sur quoi nous allons travailler dans nos prochains articles.


Bibliographie :

Les sondages.
Reprendre les sources des sondages concernant la France dans la bibliographie des articles 1, 2 et 3.
On y rajoutera :
* sondage IPSOS (2004) – adhésion à l’opinion : « Les homosexuels ont une sexualité anormale »
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/7893.asp

* sondage réalisé par IFOP en France en 2006 sur l’adhésion à l’opinion « Un enfant s’épanouit de la même manière si ses parents vivent en couple hétérosexuel ou homosexuel ».
en 2000 : http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/vfamille.asp
en 2006 : http://www.ifop.com/europe/docs/famille.pdf
J’ai perdu par contre ma source pour 2002 (je ne la retrouve plus).

Les outils pour réaliser les échelles de degré de la visibilité des gays et des lesbiennes ou des mentalités sur les gays et les lesbiennes.
* quelques outils du Dr Dorothy Riddle, psychologue, à Tucson, Arizona, Etats-Unis, sur les échelles de degré d’attitude vis-à-vis de l’homosexualité par les individus ou les différentes catégories d’homophobie ou les phases de l’homophobie intériorisée des homosexuels sont disponibles dans le livret pédagogique « Vivre ses différences. Comment parler de l’homophobie » (2003).
* voir la bibliographie de l’article 2 pour les chiffres de participation à la gay-pride parisienne.
* quelques travaux géographiques sur les quartiers homosexuels à Paris
- Stéphane Leroy, 2005, “Le Paris gay. Eléments pour une géographie de l’homosexualité”, Annales de Géographie, n°646, pp.579-601
- Emmanuel Redoutey, 2002, “Géographie de l’homosexualité à Paris, 1984-2000″, Urbanisme, n°325, pp. 59-63.
- Emmanuel Redoutey, 2004, “Le Marais à Paris, un quartier gay ?”, Urbanisme, n°337, pp.20-23.
- un compte rendu d’une session des cafés géographiques de 2003 : « La ville et les communautarismes : le cas du Marais, un « ghetto gay » à Paris ? »
http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=270





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