Fiche technique et artistique :Film américain
Ecrit et réalisé par Todd Edwards, Tony Leech, Cory Edwards
Avec les voix françaises de Maureen Dor, Michel Leeb, Dominique Lavanant
Société de production : Kanbar Entertainement
Genre : film d'animation
Date de sortie France : 25 janvier 2006
Durée : 1 h 20
Pitch : On nous aurait menti ?Vous croyez connaître l'histoire du Petit Chaperon Rouge, de Mère-Grand, du loup et du bûcheron ? Détrompez-vous ! Tous, nous raconte-t-on, sont impliqués dans une sombre histoire de vol de recettes de cookies !
Avis : Dessin animé… au rabais.Il y a 10 ans, la révolution du film d’animation 3D prenait naissance avec le chef d’œuvre
Toy Story sous la houlette d’un petit studio désormais riche et célèbre, Pixar. L’évolution technique et l’intérêt financier que ce nouveau genre apportait ont sonné le glas aux productions classiques 2D qui ont longtemps fait la réputation de Walt Disney. La sortie des aventures du cow-boy et de son acolyte astronaute a été un tel succès que la machine s’est tout de suite mise en route. Pixar n’en est bien sûr pas resté là et d’autres films aussi ingénieux que divertissants ont suivi (
1001 Pattes,
Le Monde de Némo,
Les Indestructibles…).
La manière d’aborder le film d’animation a ainsi complètement changé à la fin du XXe siècle, mais pas au détriment du cinéma puisque Pixar a su prouver, grâce à la qualité des histoires racontées, la qualité des rendus animés, la qualité des choix musicaux que ce genre, loin d’être mort, retrouvait un second souffle des plus excitants.
Et la concurrence s’est vite engouffrée dans la brêche béante ouverte par Pixar. Certains s’en tirent bien comme par exemple Dreamworks animation avec
Shrek ou
Gang de requins et Fox animation avec
L’Âge de glace ou
Robots… mais d’autres ne pensent qu’à se remplir les poches au détriment du cinéma.
En 2005, première grosse déception : le voyage des animaux du zoo de New York à
Madagascar qui certes offrait de très beaux graphismes mais dont l’histoire tenait sur un timbre poste ; cette année, avec
La Véritable histoire du Petit Chaperon Rouge, on nous propose un film au rabais tentant désespérément de faire référence à
Shrek et qui au final, côté animation, lorgne plutôt du côté des dessins de
Super Mario Bros et, côté scénario, arrive à la cheville des aventures de Winnie l’Ourson et de Coco lapin. Dialogues indigestes, blagues à deux euros six sous, chansons médiocres, personnages secondaires sans intérêt, fin courue d’avance… seuls Mère-grand et l’écureuil (néanmoins pâle copie de Scrat de
L’Âge de glace) valent le déplacement. Et dire qu'ils s'y sont mis à trois pour réaliser ça...!
Note du film :
