
Réalisé par Matthew Vaughn
Avec Charlie Cox, Claire Danes, Robert De Niro
Il était une fois, en Angleterre, un paisible village du non de Mur.
Pourquoi ce nom bizarre ? Tout simplement parce que ce village jouxte un long mur, percé d’une seule brèche sensée s’ouvrir sur un monde merveilleux, et qu’il est par conséquent interdit de franchir.
Cependant, un soir que Tristan (Charlie Cox), le héros du film, rêvasse avec Victoria, la jeune fille dont il est épris, vient à tomber une étoile filante… Et Tristan promet à Victoria d’aller la ramasser pour la lui offrir en gage d’amour.
Et donc Tristan franchit le mur, non sans avoir au préalable affronté le gardien de la brêche. Et le voilà plongé dans le royaume de Stormhold, un monde à la fois féerique et biscornu, peuplé de personnages plus barjots les uns les autres, où l’aventure prend des chemins férocement loufoques, et où il va littéralement tomber sur l’étoile filante, sous les traits de la ravissante Yvaine, interprêtée par Claire Danes.

Tristan entreprend donc de ramener Yvaine chez lui, sans se douter que d’autres sont déjà sur leurs traces…et c’est parti pour un peu plus de deux heures de féérie, de rire, d’emerveillement et même d’un peu de frissons !
A la différence des dernières productions à la Harry Potter et autres Royaumes du Nord, on nage en effet ici dans une fantaisie débridée, sans la moindre angoisse existentielle ni le moindre sous-texte politico-psychanalytique ce qui nous change agréablement. On est ici pour se distraire, et c’est joliment réeussi.
L’histoire est rythmée, le mauvais gôut de rigueur, le spectateur est ravi et les comédiens eux-mêmes semblent jubiler.

On attribuera une mention spéciale à Michelle Pfeiffer, en sorcière pétasse à mi chemin entre la belle mêre de Blanche Neige et la Patsy d’AbFab ; mais on adorera surtout Robert de Niro qui cabotine à outrance dans un rôle plein de surprises.

On appréciera aussi le côté furieusement camp du film, bourré de sous entendus gay très pince-sans-rire, comme ce jeune paysan magiquement transformé en fille et qui semble se réjouir de ses tout nouveaux nichons.
Evidemment, d’aucuns se plaindront de l’accumulation de clichés, pirates, sorcières, roi mourant et licornes, mais ils sont ici assumés avec une telle fraîcheur, un tel naturel, et surtout un premier degré si dénué d’ironie qu’on ne peut que se laisser séduire. Le scénario accumule de toutes façons les figures imposées avec une telle précision qu’on brûle d’impatience de voir comment les pièces du puzzle vont finir par se rassembler.
Bref, Stardust est un film adorable, à la fois familial et totalement foldingue, qu’on appréciera autant pour sa naïveté que pour son enthousiasme.
Parce que ça fait du bien à tout le monde, de temps en temps, de danser le french cancan en robe de princesse !
Site officiel et bande annonce :
http://www.stardust-lefilm.fr/index2.htmlà noter : l'auteur de l'histoire originale, Neil Gaiman, est également le scénariste du film The MirrorMask, du comics "Sandman" et de nombreux romans, dont le multi-primé "Coraline", une histoire pour enfants relativement terrifiante.