
Salut les têtards (voui, vu mon grand age, je commence a avoir des rhumatismes au pustules ), Vous connaissez un des secrets les mieux gardés d’une bonne sorcière ? C’est l’art d’accommoder les restes. Si si ! Et là je vais vous en donner une de derrière les bocaux que je tiens d’une sorcière qui pourrisait la vie des papes à Avignon. Ca s’appelle le papeton, et ça se fait avec du caviar d’aubergines. Elle est arrivée à damner tout un concile avec. Et rassurez vous pas besoin de spermioles pontificaux ou de gardes suisses. En plus ça à la forme d’une couronne, ça a tendance à appâter les princes les couronnes. Ca marche aussi avec un cake, mais là c’est la cagole qui va se pointer.
Papeton et son coulis :
Où, quand comment ?Clapiottes, mise en gueule, plat, douceur
Pas cher, moyen cher, hors de prix
Habileté : on suit bêtement,
faut du peps, sorcière
Cuisine : néandertalienne,
moderne, star trek
Haleine : correcte
Difficultés au décollage :
temps clair, variable, sieste immédiate, game over
Chapelle : vegetarien aprouved
Quantité : 6 personnes modèle M
Check list :four traditionnel
batteur à œufs
mixer
moule en couronne
papeton :7 bonnes cuillères de caviar d’aubergines
3 œufs
2 cuillères à soupe de maïzena
farine un peu et huile un peu
un sachet de levure chimique (c’est pas indispensable, mais c’est plus joli après)
coulis6 tomates
sel poivre
bouquet de persil, basilic, marjolaine
Le coulis :Vous devez ébouillanter les tomates pendant 30 secondes, ça permet de les peler sans peine. Apres ça vous les coupez en deux et vous en bourrez le mixer. Vous y ajoutez le sel, le poivre les feuilles du persil, la marjolaine et le basilic. Vous dosez au goût. Si vous y tenez vraiment vous comptez les feuilles, il en faut autant que d’éclaboussures de sauce sur le mur qui vient d’être repeint. Quand vous avez du jus de gremlin dans le mixer, vous mettez le bol au frigo, ça doit être froid pour le service.
Attention, vous gardez les queues de persil (nan, bande de frustrés) ça sert pour les court bouillons !
Le papetonDans une jatte, vous mettez les jaunes d’œufs (faut savoir les séparer, ca marche avec les coquilles ou direct à la patte), la maïzena et le caviar d’aubergines, vous mélangez. A part, vous fouettez (oooooooooohhhhhhhhhh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii) les blancs en neige ferme. Vous mélangez tout ça.
Vous réglez le four à moyen plus, pis vous chemisez le moule (naaaaan, pas la moule). Chemiser ne veut pas dire cavaler chez celio avec votre moule pour trouver une chemise à sa taille, attention : ça veut dire tartiner de corps gras (non ! pas la vaseline et le gel c’est pas un corps gras), ici, de l’huile le moule, pis le masquer de farine, et enfin virer l’excédent.
Quand le four est à température, vous mélangez les blancs et le reste, pis vous ajoutez la levure. Tout ça dans le moule, et zou au four.
Ca cuit un pendant une moitié d’apéro à peu près (30’). C’est cuit quand le papeton qui a bronzé a commencé à s’affaisser dans le moule. A ce moment là, vous démoulez dans un plat à rebord et vous nappez du coulis. Faut servir immédiatement (c’est meilleur).
Vous pouvez aussi mettre dessus des lames d’aubergines frittes comme sur la photo, mais ça change rien au goût.