KARIN KALLMAKER
Petits jeux entre amies.
Editions KTM
Il y avait déjà eu
Libera Me, et voici
Petits jeux entre amies. Avant ce livre pour les descriptions de l’amour lesbien, nous avions la très sympathique Cy Jung, dont les scènes extravagantes à base de courgettes ou de flacons de shampoing resteront dans les... anales ; des romans d’amour frileux pleins de scènes érotiques affriolantes au moins autant qu’un bol d’épinards congelés, ou au contraire des romans noirs décrivant tout ça de façon plus qu’anatomique à l’aide du parfait petit dictionnaire médical et plein d’objets aux noms poétiques comme « culottes vibrantes » « pompe à clitoris » ou « plug ». Trêve de boules de geisha et autres vibromasseurs, mesdames ! Karin kallmaker nous fait entrer dans un univers tout neuf où la description érotique n’est enfin ni saupoudrée de praline fondantes jusqu’à l’anorexie sexuelle, ni trashissime façon éclaboussures de silicone. Trouver un équilibre dans ce domaine n’est pas quelque chose de simple, d’autant que de façon évidente, chaque scène érotique constitue un point d’orgue en soi et que c’est à ce niveau que le roman trouve son intérêt principal.
Et pourtant ! Par-dessus, il y a aussi l’amour ! Hé bien oui !!! M’enfin ! Nous passons sans aucun tabou, sans aucun blocage ni jugement de l’amour physique pour le fun, à l’amour physique couplé avec le sentiment. Brandy bosse dans un club ultra smart en bord de mer en tant qu’animatrice, et s’adonne naturellement pendant son temps libre à moult activités de toutes natures. Hé bien oui… que celle qui n’a jamais rêvé de jacuzzi (je réalise que ce mot s’écrit « -cu- » …) décomplexé sous les palmiers lève la main la première ! Mais il faut bien avouer qu’en temps de disette, sa copine hétéro, Tess il semblerait nymphomane à ses heures, fait aussi un peu l’affaire. Mais bon. Tess est une bonne copine. Impossible d’envisager la moindre toute petite relation équivoque de type amoureusement non sexuelle avec elle…c’est sââââle.
Ce livre s’égare parfois dans des clichés qui cependant nous font bien rêver malgré tout (les îles les palmiers que des bombasses, un club rempli de lesbiennes, des brownies au chocolat..) et est agréable en ceci qu’il favorise totalement la désinhibition. C’est sans doute un peu l’effet provoqué par n’importe quelle scène de sexe lesbien dans les romans, mais celui-ci exploite quand même le plus naturellement du monde tout une gamme d’expériences intimes rarement contées avec autant de naturel et de légèreté. En plus, la tension va en augmentant jusqu’au point d’orgue final…. De quoi se plaint-on ?
Aller un petit extrait pour la route :
...
...
Ha oui quand même!
Non !
En fait je ne peux pas !!
Cette partie est tout public !!! va falloir aller l’acheteeeer petites coquines ! ;-)
le site de karin kallmaker:
http://www.kallmaker.com/