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breakfast on pluto ou l'errance d'un transsexuel dans l'irlande des années 70

critique du film breakfast on pluto


Sortie DVD : maintenant !
Titre : Breakfast on pluto

Réalisé par: Neil Jordan

Avec:Cillian Murphy, Liam Neeson, Ruth Negga,




Par un beau matin ensoleillé une magnifique femme blonde dépose un colis bien singulier devant la porte du père Liam. C’est un enfant abandonné (l’est-il tant que cela ?) qui poussera sous l’œil amusé des rouges gorges moqueurs.

Patrick Brady, donne dès son plus jeune âge des signes évident de décalage. Il adore le rouge à lèvres, s’habille en fille parfois, et aime particulièrement lorsqu’on tente de le remettre sur le doit chemin regarder les torses musclés dans les magazines pour garçons virils. Rapidement il grandit entre ses meilleurs amis : un trisomique sympathique, une charmante métisse, et un garçon étrange.

De plus en plus féminin, ce héros étonnant dans l’Irlande troublée des années 70, désire ouvertement changer de sexe, qu’on l’appelle « minou » se fait remarquer à l’école pour le ton systématiquement graveleux de ses productions littéraires, et décide un beau jour de quitter le village natal en quête d’aventures d’abord, et de sa mère la femme fantôme, ensuite.



De là des errances amoureuses, du kitsch, des complots politiques, des scènes totalement lyriques et décalées, et d’autres d’un réalisme si cru qu’on ne comprendra pas forcément le mélange.

Que dire de ce film ?? Hé bien qu’il charmera inévitablement par son extraordinaire bande sonore, ses costumes colorés, ses plumes et ses paillettes, mais que le montage nous laissera perplexes. Certaines transitions étranges sont totalement inexpliquées, et on se demandera si on a loupé un truc ou si le scénariste avait relu sa copie avant de se lancer dans le tournage. Une foule de personnages et de scènes resteront inexpliqués, et puis il faudra s’adapter à un rythme sommes toutes assez aléatoire. Le film démarre sur les chapeaux de roues, avec un chapitre toutes les trois minutes, et puis ralentit ralentit ralentit, pour repartir vers la fin et s’achever en apothéose. Des longueurs donc.

Enfin, nous étions trois et nous avons toutes craint jusqu’à la dernière seconde que tout parte en cacahuètes. Je m’explique : un gentil transsexuel, même si nous sommes en pleine période hippie, c’est bien connu que dans la plupart des films, ça fait pas rire… incompréhension, rejet, prostitution, bombes, conflit politique….on trouvera mille façons de faire mourir le héros à la « destination finale »… Mais je tiens à dire que cela n’arrive pas !!!! Vous pouvez regarder tranquille !



Un mot quand même sur l’interprétation de Cillian Murphy !! Je voulais voir ce film, parce que cet acteur est le très méchant très méchant dans « batman begins » qu’il jouera le joker dans le prochain opus (chouette chouette !! vite vite !!!) qu’il est à l’affiche du dernier Ken Loach primé à Cannes, et qu’il a des yeux bleux hallucinants !!

Hé bien même si vers la fin vraiment on pourrait le prendre pour une belle femme, et que son interprétation évolue durant tout le film (à noter, pour jouer un transsexuel, mettre des boas en plume qui cachent la pomme d’Adam, ou n’importe quel col roulé, ça le fait mieux quand même !) je dois dire que je l’ai trouvé un peu mou. Il faut dire quand même qu’il porte le film à bout de bras, et qu’on ne voit que lui, et j’ai trouvé qu’il manquait de pêche dans le rôle de la grande folle. Mettons tout au plus qu’il interprète très bien la grande folle chouttée languide ou amoureuse, et assez piteusement la grande folle hystérique, chanteuse dans un groupe déguisée en Pocca Hontas, ou assise sur une balançoire à la « Pink Narcissus ».

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