Une autre vision du monde gay et lesbien.
Moins de stéréotypes, plus d'information.

Mango kiss

l'histoire d'amour de deux filles dans le milieu lesbien très très déjanté des années 70 à San Fransisco.


Etats Unis, 2004
Réalisation : Sascha Rice
Scénario : Sascha Rice et Sarah Brown
Avec : Michelle Wolff (Lou), Sally Kirkland (Emilia), Daniele Ferraro (Sassafras) Dru Mouser (Leslie)



Mango kiss est un film primé visiblement si on en croit la jaquette hein… « meilleur film lesbien Sydney mardi gras film festival » et « meilleur film gay et lesbien Northampton independant film festival » … ceci me mène à penser que lorsqu’on traverse par inadvertance le rayon multicolore de la Fn*c, ou de V*rg*n, y en a plein plein des films avec dessus les jolies palmes officielles de César…. C’est joli ces trucs il faudra que je pense à m’en acheter.



Mais que se passe-t-il dans Mango kiss ? Et d’abord c’est quoi un « Mango kiss ? » Alors l’intrigue. L’intrigue est inspirée d’un milieu lesbien qui visiblement a réellement existé. Je précise, parce que vous allez voir quand je vais raconter la suite que ça parait surréaliste. Au départ on a deux copines, l’une hétéro et l’autre lesbienne. Vous voyez venir le truc ? Le grand classique. La lesbienne tombe amoureuse de l’hétéro. A ce moment là elles emménagent ensemble dans le cartier lesbien de San Fransisco. Ce serait pas marrant si l’hétéro ne se découvrait pas tout d’un coup des velléités d’aller croquer toutes les pommes de l’arbre. Sauf qu’en plus les pommes de l’arbre sont habillées en cuir, sont quasiment toutes SM et que leur mode de relation est plus qu’étrange. Chaque lesbienne tient un rôle. Au choix, on croisera la dominatrice SM, le chemineau black, la butch incapable de faire autre chose que lire le journal, le capitaine de bateau, la princesse, la guitariste soumise et ça c’est quand on a de la chance. Quand on en a pas, les lesbiennes se mettent dans la peau du « papa et du petit garçon » ou « vilain petit garçon » et sa « maman » etc etc etc. On tombe évidement dans des jeux de rôles du même niveau que ceux que je pratiquais quand j’avais dix ans, avec des dialogues pour attardés et des relations pseudos incestueuses dont évidement on ne se sort plus très rapidement.

Le bonheur ne serait pas complet si les actrices ne monologuaient pas toutes seules et ne tenaient pas entre elles des discours à dormir debout en finissant par ne plus savoir qui aime qui, qui est qui, qui veut quoi, alors qu’on à très bien compris en dix secondes de générique de début ce qu’évidement sera le dénouement final.
Une question vous brûle les lèvres je le sens, je le sais ! Y a-t-il au moins de vraies lesbiennes dans le casting ? Hé bien la réponse est OUI ! Deux du moins, dont une des 2 actrices principales. Peu importe, puisqu’on ferait bien son quatre heure de la seconde actrice me direz vous et que l’univers lesbien est fan de The L world… mais moi je sais pas j’accroche mieux quand je sais que c’est du vrai… Bon les autres sont crédibles et l’ambiance du tournage avait l’air assez sympa je dois dire… très très, bon enfant. Alors si vous vous sentez l’âme vous aussi d’un « bon enfant » vous vous régalerez peut-être !



Mais au fait ? c’est quoi déjà un Mango kiss ? Vous voyez quand vous mangez une mangue ? moui. Hé bien vous faites pareil avec la langue de votre dulcinée. C’est ça un Mango Kiss. Je crois que je viens de dévoiler le principal intérêt du film.
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