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Pour vivre heureux, il faut encore vivre caché...Article écrit par Sophie Autin, extrait du journal étudiant angevin K-Libres n°9 d'Avril 2007.
Saviez-vous que l’Organisation mondiale de la santé a supprimé l’homosexualité de la liste des maladies mentales en 1990 ? Saviez-vous qu’encore aujourd’hui, l’homosexualité est punie par la peine de mort en Afghanistan, en Arabie Saoudite, en Iran, au Nigeria, en Mauritanie, au Soudan et au Yémen ? Saviez-vous qu’elle est aussi condamnée par des châtiments physiques, ainsi que des peines de prison, dans plus de 27 pays ? Saviez-vous que la première cause de suicide chez les jeunes de 15 à 34 ans est causée par l’exclusion due à l’homosexualité ?
Pourquoi cette minorité (qui représente tout de même 5% de la population) n’aurait-elle pas le droit à la liberté et à la visibilité dont jouissent tous les membres de la société ? Ont-ils choisi d’être homosexuels ? Des injures Renan, 22 ans, actuellement en Informatique à la fac de Sciences de Belle-Beille, répond « qu’ils ne sont pas masos » ! Loin des stéréotypes attribués aux homosexuels, ce jeune homme a d’abord imaginé que « lorsqu’on tombe amoureux, on a l’impression de pouvoir s’assumer sans problème, et puis très vite, on s’aperçoit que non ». Des injures, oui, il en a reçu : une fois. N’est-ce pas déjà trop ? Depuis, il redoute la prochaine. Il précise : « Si encore ce n’est que verbal, ça va ; mais on entend pas mal parler d’agressions physiques… Alors on essaie de se cacher un minimum pour éviter que ça aille plus loin ». Vivons heureux, vivons cachés. Il faudrait en finir avec ce vieil adage ! Marche gay À la veille de l’élection présidentielle, Renan attend beaucoup de nos politiciens : « Ils ont promis d’améliorer, en terme de droits, le Pacte civil de solidarité (Pacs) en vigueur depuis 1999 ». Mais ils hésitent encore à autoriser le mariage homosexuel. « En quoi cela peut-il gêner ? Ça ne regarde que le couple ! » Quant à l’adoption, il semblerait que très peu de pays ait franchi le pas. Responsable et modéré, Renan considère cette crainte « légitime, bien qu’il y ait eu énormément d’études prouvant que le développement d’un enfant dans un couple homosexuel est sans danger ». Le 5 mai à Angers, l’étudiant participera à la marche gay basée sur l’égalité des droits de l’homme et du citoyen. Son objectif : « Dire qu’on est là, qu’on existe, qu’on n’est pas anormaux ». Manifester, se réunir, se soutenir pour rassurer, expliquer, se défendre ! Sophie Autin À surveiller ! Le court-métrage autour du thème de l’homosexualité réalisé par l’association étudiante Atomic Films, dont Renan est membre, devrait voir le jour l’année prochaine. http://www.klibres.fr/ |
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