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Passage du Caire (l'été) De Nathalie Vincent aux éditions KTMles destins croisés de plusieurs couples lesbiens.
TITRE :
Passage du Caire (l’été) AUTEURE : Nathalie Vincent EDITIONS : KTM Je sais que beaucoup d’entre vous se damneraient pour lire des bouquins qui mélangent les destins à la croisée des chemins du type « les chroniques de San Francisco »… Je le dis tout de suite, moi j’aime ça très moyennement d’ailleurs je ne suis jamais arrivé à la fin du premier tome. Donc si vous aimez, ne m’écoutez pas. Nous avons le récit chapitre après chapitres de plusieurs démêlés amoureux au cœur de la capitale. Uniquement des femmes, en couple ou qui cherchent à se mettre en couple, ou qui ne sont plus en couple, ou qui font des trucs avec leurs couples ou qui ont des problèmes de couple… c’est amusant hein, à force couple ça sonne comme poulpe un peu… c’est un truc assez tentaculaire comme ça, qui remonte le long de la couverture du livre et qui l’englobe comme un grand tas de gelly. Je pense qu'il faudrait agrémenter un peu le tout de hors couple, façon salade composée. Reprenons. A chaque chapitre, nous laissons un personnage féminin pour poursuivre les aventures d’un autre, et chaque chapitre se clôt par un symbole annonciateur aussi léger qu’un radiateur électrique : « Sophie se précipita sur le balcon pour fumer une cigarette. Au passage, elle renversa un vase en cristal de Murano qu’elle s’était offert l’été précédent » Ch.1, p. 18 Ou : « Elle remonta le drap jusqu’à son menton. Une lueur blanche traversa la pièce. L’orage s’annonçait » Ch.4, p.39. J’ai trouvé par ailleurs que leur mise en situation ne les singularisait pas du tout suffisamment pour que je retienne directement leurs prénoms. En même temps, je suis nulle en prénoms, à part s’il s’agit d’Indiana Jones ou de Tarzan, les Céline, Sophie, et autres Laure, rien à faire, ça ne rentre pas….Donc rien d’extraordinaire, un empilement de détails pas nécessairement intéressants qui semblent faire sévèrement piétiner la narration, et entraver les instants attendus, dont on sait que bien évidement ils arriveront. J’ai dit « semblent » parce que la fin du roman évidement joue sur son petit effet « choc » et met par divers événements brutaux et plus ou moins imprévisibles le lecteur en haleine, prêt à se ruer sur le prochain volume, et que peut-être le prochain volume exploitera tout ce que le premier à mis en place ?? De notable ensuite, je n’ai retenu qu’une scène érotique digne des plus beaux romans turpides de Captain : une certaine Marie-Claire prof friande d’étudiantes mais toutefois en couple, reçoit un coup de fil de l’amante en présence de l’officielle : « - Pourquoi tu ne m’as pas rappelée ? Tu as déjà oublié ce qui s’est passé l’autre fois chez moi ? - Non. Ce n’est pas ça, mais… Elle l’interrompit : - Si tu ne veux plus me voir, c’est simple, tu me le dis tout de suite et on arrête ! Claude bondit sur sa compagne et se glissa derrière la chaise de son bureau. Elle plongea brusquement ses mains dans l’échancrure de son chemisier et malaxa ses seins serrés dans un soutien gorge soyeux. Marie-Claire, maintenue dans une position aussi incongrue qu’inconfortable lui lança un regard agacé. - Non ce n’est pas ça, mais je te rappelle que je ne suis pas célibataire. Tu le savais avant de coucher avec moi. » Ch. 16 p.113 Voili voilou, augurons que la suite nous surprendra en mieux, que l’on perdra moins de temps, et que l’auteure sera suffisamment téméraire pour nous régaler de sursauts plus énergiques question intrigue, et question force des caractères mis en scène. Disons que l’on sent encore bien qu’il s’agit la d’un premier roman. |
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