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Tigrounet Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2008 Age : 24
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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 21:53 Sujet du message: |
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lol T'as pas l'air convaincu
De rien !  _________________ ~ Somehow I know that there's a place up above with no more hurt and struggling ~
"Je vais pleurer, mais je vais pleurer vers le haut afin de ne pas faire couler mon maquillage." Brendahhhhhh Montgomery
"MARACAS !!!" Ashley Rockwell |
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Tinx Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 17 Juin 2008 Age : 16
Localisation: Yonne
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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 21:55 Sujet du message: |
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| Tigrounet a écrit: | lol T'as pas l'air convaincu
De rien !  |
Si si, mais tu m'as toi-même rappelé que ce n'était que ton avis . Je pense d'ailleurs que tu as raison, mais si quelqu'un n'est pas d'accord, je l'encourage à parler. _________________ Non vraiment, je regrette. | http://tinxamann.labrute.fr | (Je sais, mon avatar est complètement insipide.)
« Qu'est-ce que je ferais si vous n'étiez pas là, Ashley !
- Vous pourriez enjamber un calorifère, masser un pirate, gratter une liche-frite, éclabousser des golfeurs, chatouiller des bretelles ou faire un gâteau au chocolat...
- Oui oui ça va.. »
(Le Cœur a ses Raisons) |
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Willou Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 03 Mar 2006 Age : 18
Localisation: Over the rainbow, under the sun.
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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 23:11 Sujet du message: |
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Pour moi, quand tu dit que tout les homos portent du rose, c'est de l'homophobie... Parce que c'est réduire l'homo a un truc qui porte du rose... _________________ La vie nous apporte en fonction de la taille exacte du récipient qu'on lui présente à remplir : citerne ou dé à coudre, il faut choisir, et ce choix nous appartient exclusivement. Pérégrinus |
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Tinx Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 17 Juin 2008 Age : 16
Localisation: Yonne
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Posté le: Jeu Juil 03, 2008 23:16 Sujet du message: |
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« Le terme d'« homophobie » désigne l'hostilité explicite ou implicite envers les homosexuels. [...] Par extension, l'homophobie désigne les préjugés et la discrimination anti-homosexuels. » D'après Wikipédia.
Mon problème est là : est-ce que le sujet de la nouvelle peut porter sur la définition élargie du terme ou non.
| Willou a écrit: | | Pour moi, quand tu dit que tout les homos portent du rose, c'est de l'homophobie... Parce que c'est réduire l'homo a un truc qui porte du rose... |
En soi, ce n'est pas hostile. C'est très con, bourré de préjugés, mais ce n'est pas hostile. Je dirais que c'est homophobe « par extension », dixit Wikipédia. _________________ Non vraiment, je regrette. | http://tinxamann.labrute.fr | (Je sais, mon avatar est complètement insipide.)
« Qu'est-ce que je ferais si vous n'étiez pas là, Ashley !
- Vous pourriez enjamber un calorifère, masser un pirate, gratter une liche-frite, éclabousser des golfeurs, chatouiller des bretelles ou faire un gâteau au chocolat...
- Oui oui ça va.. »
(Le Cœur a ses Raisons) |
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Fade Out Khîpe on rockin'


Sexe:  Inscrit le: 04 Juil 2005
Localisation: Dans la Lune
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 0:48 Sujet du message: |
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Tinx : Je pense que la définition large sera prise en compte.
Selon moi, c'est d'ailleurs cette homophobie passive, dénigrement constant qui est la cause du surnombre de suicide chez les gays. Par exemple entendre sans cesse "enculé" comme une insulte, même si ça ne t'es pas adressé, eh bien tu sais ce que les autres pensent si tu parle de ton homosexualité. Tu en arrive même à te dénigrer. Il y a même plein de gays qui sont homophobes avant de découvrir qu'ils sont gays.
Si j'avais à faire un film ou une nouvelle sur l'homophobie, je crois que je parlerais d'un gars (hétéro) plutôt sympa, beau parleur, mais qui de temps en temps sort des trucs genre "on n'est pas des pédés", "fais pas ta tapette", etc. Et un de ses meilleurs amis pour qui il est plus ou moins un modèle s'éloigne de lui et il ne comprend pas pourquoi.
A la fin il comprend par une autre personne que son ami est gay.
Et là il est incrédule, puis furax, il va voir son pote gay. Il lui demande : "tu es gay ?" (on croit qu'il va le taper). "bah... oui" et il le sert dans ses bras en disant "je ne savais pas, désolé de tout ce que j'ai dit, fallait le dire plus tot aussi". Après un temps d'atttente son pote répond "bon on ne va pas pleurer comme des tapettes" et les deux se marrent. _________________ Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie |
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lestump Homolo-Gay

Sexe:  Inscrit le: 23 Aoû 2007 Age : 39
Localisation: grenoble
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 0:51 Sujet du message: |
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c'est beau...sniff... mais j'aurais préféré qu'il finisse au lit.... _________________ il y a des moments dans la vie ou il faut avoir le courage de prendre la fuite ou se résigner à être un héros.... |
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Willou Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 03 Mar 2006 Age : 18
Localisation: Over the rainbow, under the sun.
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 9:27 Sujet du message: |
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"Et puis ils firent l'amour passionnément, des heures durant "  _________________ La vie nous apporte en fonction de la taille exacte du récipient qu'on lui présente à remplir : citerne ou dé à coudre, il faut choisir, et ce choix nous appartient exclusivement. Pérégrinus |
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Tigrounet Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2008 Age : 24
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Posté le: Ven Juil 04, 2008 11:55 Sujet du message: |
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Fade Out> C'est mon histoire !! Seulement, moi mon meilleur pote ne m'a jamais rappellé... Talent de scénariste certain !  _________________ ~ Somehow I know that there's a place up above with no more hurt and struggling ~
"Je vais pleurer, mais je vais pleurer vers le haut afin de ne pas faire couler mon maquillage." Brendahhhhhh Montgomery
"MARACAS !!!" Ashley Rockwell |
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Tinx Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 17 Juin 2008 Age : 16
Localisation: Yonne
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 21:07 Sujet du message: |
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Bon, j'ai plus ou moins une idée. Un volontaire qui voudrait me relire quand j'aurai rédigé un truc, histoire de me dire si c'est à peu près lisible/envoyable ? _________________ Non vraiment, je regrette. | http://tinxamann.labrute.fr | (Je sais, mon avatar est complètement insipide.)
« Qu'est-ce que je ferais si vous n'étiez pas là, Ashley !
- Vous pourriez enjamber un calorifère, masser un pirate, gratter une liche-frite, éclabousser des golfeurs, chatouiller des bretelles ou faire un gâteau au chocolat...
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(Le Cœur a ses Raisons) |
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Willou Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 03 Mar 2006 Age : 18
Localisation: Over the rainbow, under the sun.
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 21:14 Sujet du message: |
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J'ai envoyé le miens hier Je serais ravi de lire ton texte si tu veut.
Voici la version final pour les courageux
(A l’homme que j’aime, peut être bien celui de ma vie)
Le 24/11/07.
Une journée qui promettait pourtant d’être comme les autres…
On se balade avec Camille. Il me parle de tout, de rien, comme d’habitude en faite. Je m’approche un peu plus de lui et alors que j’esquive un bisou, un groupe de 6 hommes nous fit face. Je fit alors mine que je lui soufflait quelque chose dans l’oreille, pour éviter qu’ils comprennent ce que je souhaitais faire initialement.
Cependant, le regard de l’homme le plus à gauche me parait très sévère. Ils arborent tous des vêtements militaires, bottes de cuirs et cheveux coupé à raz. Seul le tissu rouge avec un cercle blanc en son centre et une crois gammée dépassant de leur poche droite à tous trahissaient leurs appartenance au mouvement nazi plutôt qu’a l’armée. Le plus jeune doit avoir à peine 16 ans, contrastant avec le doyen de 35. La moyenne d’âge du groupe se situe dans les 25 ans.
« On accélère, je n’aime pas beaucoup comment me regarde le mec de gauche ». Je me mets à parler plus fort, plus vite, c’est un tic nerveux qui trahit mon anxiété, je fixe juste Camille, trop peur de recroiser le regard de l’un de ces hommes.
Le groupe se fige devant nous, silencieux. Ils nous regardent avec insistance, nous arrivons à leurs hauteurs, je me déplace vers la droite, pour changer de trottoir même si à ce moment la, j’ai l’impression de déjà connaître la suite des évènements.
« Bah quoi les tapettes, on veut pas venir parler ? »
La rue est déserte, deux d’entre eux se mettent au milieu de la route pour nous empêcher de traverser. En quelques secondes, ils nous encerclent. Sur ma droite, un espace suffît pour que je m’y glisse et que je cour, je suis assez rapide pour les semer facilement, mais Camille non. Je le regard furtivement, il sais à quoi je pense, je lis dans ses yeux qu’il veut que je parte mais lui comprend dans mon regard que je ne vais pas partir. Je prends la parole :
« -Désolé, ont est pressé. On ne vous a rien fait alors pas de soucis.
« -Rien fait ? Mais vous baisez en public, ce n’est pas propre ! »
Dans ma poche, je compose le 17, retourne mon portable pour que le micro sorte très légèrement.
« -On ne baise pas dans la rue, désolé si vous avez pensé ça. On fera attention la prochaine fois, on se balade juste, je voulais lui montrer la rue St Emilien, il ne connaît pas bien Bagnols sur Cèze
« -Ta gueule toi, si ont dit que vous baisez en public, c’est que vous le faite. T’est en manque de queue c’est sa ? Regardez la bouche de suceuse de l’autre, vous êtes que des PD, faut vous faire soigner ! Pédale ! On va vous soigner »
Le plus vieux qui est celui qui a pris la parole donne un premier coup à Camille, au niveau du ventre, d’une telle violence qu’il s’effondre sous le choc. Son visage rouge me fait comprendre sa douleur. Ils sont six, je ne peux rien faire. Frapper, partir, parler ? La rue est déserte mais en hurlant, peut être qu’un habitant réagira. Alors je cris, de toute mes forces, je demande de l’aide mais à peine ais je commencé qu’un coup de point m’arrive en pleine face. Mon visage cogne contre le mur à ma gauche, l’occasion pour le plus jeune de me donner un coup de pied au niveau du bas ventre. Durant ma chute, je vois 3 hommes se ruer sur celui que j’aime. Il ne réagit pas. Je reçois des coups mais ils ne me font pas mal, les seules douleurs que je ressens, sont celle que doit endurer mon homme. Chaque coup qu’ils lui assène sont de plus en plus violent. Je ressens le coup de point qu’il reçoit dans le dos, celui dans la nuque et tout les autres. Je les vois rire, l’un deux sort son pénis et pisse sur son corps inerte. Je n’arrive pas à bouger. J’ai juste le temps de lui susurrer « je t’aime » puis je tourne la tête, à peine le temps de voir le dessous d’une botte et c’est le noir.
Je reprends conscience, doucement. Le corps de Camille git toujours à côté de moi. Je me traine vers lui en ignorant la douleur que cela engendre. Je n’arrive pas à reconnaître son visage tuméfié. Son corps est en sang, pas une seule partie n’a été épargnée. Je ne réalise pas vraiment ce qu’il vient de se passer. C’est comme si je vivais la vie de quelqu’un d’autre. Au font, j’entend une sirène de pompier retentir mais je n’y prête pas vraiment attention. J’attends que Camille ouvre les yeux, qu’il me dise que « tout va bien banane ». Je pose ma main sur son visage, son corps est froid, alors je me dévêtît, le couvre des lambeaux que j’ai sur moi. Je m’allonge à coté de lui, le prend dans mes bras pour lui donner toute la chaleur que j’ai. Du sang ruissèle sur le bitume rugueux, ce n’est pas le mien.
« Allez mon ange, tient bon. Tu n’a rien de grave, tu sera vite sur pied ».
L’ambulance est à notre niveau, 6 hommes en sorte, court vers notre direction. Leurs nombre me rappel celui de nos agresseur, je me met à paniquer, j’hurle des mot intelligible, m’agite dans tout les sens. Mon point cogne l’un des hommes. Il me parle mais je n’écoute pas. Je dois les écarter de Camille. Alors je continu à frapper dans le vent et j’hurle. L’un des secouristes s’agenouille et me regarde. Le bleu de ses yeux contraste avec son teint foncé, dans son regard, une impression d’empathie. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais je me calme. L’homme que j’ai frappé s’approche, me couche sur une civière, fait de même pour Camille qui est conduit vers une première ambulance, moi une seconde. Je ne veux pas être loin de lui, je ne peux pas le supporter. J’implore l’ambulancier de me mettre avec lui, il m’explique que c’est impossible, faute de place. Les portes se ferment dans un claquement grave. Dans l’ambulance qui roule à tout allure vers l’hôpital, on m’oscule, me pose des questions auquel je ne répond pas. Tout ce qui m’intéresse, c’est l’état de Camille. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ils s’intéressent à moi. Une vive douleur parcoure mon corps dans sa totalité et ce fut une nouvelle fois le noir.
A mon réveil, l’odeur aigre de la javel agresse mes narines. Je ne connais que trop bien cette odeur pour avoir passé quelques jours dans un hôpital. Mes yeux se pose dans un premier temps sur les deux tuyaux qui me rentrent dans les veines. A ma gauche, la fenêtre laisse passer le peu de lumière qui traverse les gros nuages dans une ambiance pluvieuse. Ma mère, à ma droite, lit un magasine. Son visage creusé par la fatigue trahit son inquiétude. J’émis un petit grognement car je n’arrive pas à bouger. Son regard, emplit d’émotions ne me rassure guère. Elle a quelque chose de dure à m’annoncer. Entre ses mains, un stylo mâchouillé tourne machinalement entre deux de ses doigts.
« Il faut que je te dise quelque chose de pas facile mon fils. Je vais te le dire assez vite pour éviter que tu l’apprennes autrement. Camille n’a pas tenu… il nous a quitté »
Non, bien sur que non, j’avais juste mal compris. Il ne pouvait pas me laisser. Quelqu’un a dû se tromper de dossier. L’afflue de médicament empêche mes neurones de fonctionner. J’ai entendu mais pas vraiment compris le message. Comme si mon corps ne souhaitait subir la douleur de la perte, je m’endormis d’un coup.
Le jour de la sortie de l’hôpital fut celui de l’enterrement de Camille. Etant encore sous l’effet des médicaments, je n’avais toujours pas vraiment compris ce qui se passait.
A 14h, je foula pour la 1er fois de ma vie le cimetière de Bagnols sur Cèze où allait reposer son corps.
Enormément de personnes sont amassé autour du Prêtre qui lit machinalement sa bible, chose qui me répugne. Tout le monde jette une poignée de terre, certain font le signe de croix. Je me retrouve enfin seul avec lui.
« Je suis désolé, je n’ai pas su te protéger. J’aurais dû prendre les coups que tu as prit. Tu ne les mérites pas. Je m’en veux tellement.
Et tout nos projet ? La grande Bretagne que nous devions découvrir ensemble, le PACS, l’enfant que nous voulions plus tard. Tu ne peux pas me laisser seul, je n’en aurais jamais la force et tu le sais. Je devient quoi moi, sans toi ? J’ai mal, si mal. Revient, je t’en supplie. A quoi sa sert que je vive si tu n’est pas avec moi ? Je t’aime tellement, tu es la personne pour qui je me lève tous les matins. C’est à toi que je pense quand j’ai une bonne nouvelle, sur toi que je cris quand je suis de mauvaise humeurs mais me voilà seul, tu m’avait promis l’éternité, tu m’a volé mon rêve, notre rêve. »
Les jours ont suivi et se sont ressemblé. La dépression m’a gagné, malgré les médicaments, les thérapies, les efforts de mes parents, le cortège d’amis. Impossible pour moi d’aller en cour, même sortir est trop difficile. Tout me fait penser à cet homme qui jadis été à mes côtés. Mon téléphone sonne sans arrêt mais je ne décroche pas. Les jours passent, ils se succède inlassablement, quand tout ceci va t’il se terminer ? Peut être quand je l’aurais décidé…
Après des semaines qui me parurent des années, je me leva, prit un stylo et écrivis sans retenu.
« Maman, papa, mes amis.
Voilà exactement 1 mois que Camille nous a quitté. Pour beaucoup c’est un ami qui part, mais pour moi c’est ma raison de vivre. Je sais que ce que je vais faire ne va rien changer, mais je n’ai désormais plus la force de continuer ce long chemin tout seul. Ne vous sentez pas coupable, la faute est mienne. Il ne devait pas nous quitter. Je ne retrouverais pas la paix. Pardonnez moi.
Maman, papa, merci pour tout. Je veillerais sur vous. Je vous aime. »
Je pris une autre feuille.
« Mon ange, voici venu le jour de nos retrouvaille. Je sais que tu es près de moi et que tu va m’accompagner. Je ne suis pas assez costaud pour lutter sans toi. Prépare moi une petite place, j’arrive.
Je t’aime plus que tout.
Ton ti n’ange. »
Dans la salle de bain, le tiroir dessous l’évier regorge de rasoir en plastique. Je fit couler un bain, un peu plus chaud que normal pour que le sang soit plus fluide. À l’aide du couteau de cuisine, je fit sauter les protection en plastique qui entour les lames. J’en cassa deux, il m’en restait donc une. Peu être un signe.
Je m’allongea dans la baignoire. « Everything » de Lifehouse raisonne dans la pièce. Notre chanson, aucune autre ne pouvait accompagner ce moment.
A la fin de la musique, je m’entailla la veine au dessus du poigné et posa mon bras ensanglanté sur une serviette noir suffisamment épaisse pour absorber tout le liquide rougeâtre. Je ne voulais pas salir la salle de bain. Quelques secondes suffirent pour sentir mon cœur battre une dernière fois. J’esquissa un sourire à l’idée de retrouver l’homme que j’aimais. Le calvaire venait t’il de prendre fin ?
Le monde, le 25/11/07
Camille 20 ans et William 18 ans, ont été victime vers 18 heures, le 24/11/07 de ce qui semble d’après les premiers éléments de l’enquête être une agression homophobe au dénouement tragique. Six hommes ont été interpelés, le plus jeune, âgé de seulement 15 ans a tout révélé au policier du commissariat de Bagnols sur Cèze. Le témoignage de Camille a permis au policier de prendre conscience de toute l’horreur de la scène. Les deux hommes se promenaient dans la rue St Emilien dans Bagnols sur Cèze, pourtant réputé tranquille, quand un groupe de 6 personnes ont trouvé l’attitude du jeune couple déplacé alors que ceci n’avait aucune attitude provocante. S’en ai suivi des insultes et des coups. Le groupe s’est divisé en deux pour « mieux les punir ». Camille a reçu de nombreux coups et a été arrosé d’urine. Sa carrure lui a permis de résister. Malheureusement, ce ne fut pas le cas de William. Lui aussi roué de coup, le plus vieux de la bande, âgé de 35 ans, l’aurait pris à partis et se serait occupé spécialement de lui en lui assenant un coup de pied en direction de son visage d’une telle intensité que les os de son crane aurait cédé, provocant un coma profond. Il a succombé à ses blessures le lendemain matin. L’infirmière qui s’occupait de lui nous a confié une chose rare et émouvante, il aurait souri avant de s’éteindre. _________________ La vie nous apporte en fonction de la taille exacte du récipient qu'on lui présente à remplir : citerne ou dé à coudre, il faut choisir, et ce choix nous appartient exclusivement. Pérégrinus |
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phoenix85 Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 11 Fév 2008 Age : 20
Localisation: Wien
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 21:25 Sujet du message: |
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On peut donner de vrais avis avec des points positifs mais aussi négatifs ? _________________ "Je drape la vile nudité de ma scélératesse sous quelques vieux haillons volés à l'évangile et passe pour saint à l'heure où je fais le diable"
Shakespeare, Richard III |
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Stigmate Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 21 Juin 2008
Localisation: quelque part en france
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 21:32 Sujet du message: |
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| phoenix85 a écrit: | | On peut donner de vrais avis avec des points positifs mais aussi négatifs ? |
ba je pense, sinon il l'aurais pas poster
perso willou le tien me tire les larmes, c'est tellement touchant... cette façon que tu décris comment ton homme ce fait taper dessus et tout, a quel point c'est toi qui ressent ça douleur  |
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sapho89 Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 21 Jan 2006 Age : 20
Localisation: Dans la banlieue Parisienne, personne connais je sais.....
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 21:59 Sujet du message: |
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Mais pourquoi tant de haine, une histoire un peu plus positive..
Un homme/femme etudiant qui se fait agresser, il est blessé il porte plainte et l'agresseur est foutu en tole, les lycéens ont tous un cours sur la sexualité,.. Les parents presentent des excuses et l'agreseur aussi ou il il se fait tabasser come il as tabassé le "PD" (Mais bon, la morale n'est pas sauve mais ça me detendrait) _________________ "Arrêtes d'essayer de me frapper, frappe moi!"Morpheus de Matrix
"All you need to do after falling down is to stand up again" Kitachiro Onitsuka, createur d'ASICS
"On non, ça on ne va.... oh ça.... niiih .. pas...niiiéh.... EH!!!... On vas pas, on vas pas là.... c'est mon jardin secret" Brenda Mongomery du Coeur a ses raisons. |
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Willou Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 03 Mar 2006 Age : 18
Localisation: Over the rainbow, under the sun.
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 22:03 Sujet du message: |
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Désolé, mais bien bien avant cette histoire de nouvelle, j'avais cette petite histoires qui me trotté dans la tête (en bien pire encore... je me suis un peu censuré). Cette histoire représente simplement, à l'heure actuelle, ma plus grande peur (que mon copain se fasse agresser sans que je puisse agir)
Bien sur, je suis ouvert à toutes critiques, surtout négative
Merci Stigmate  _________________ La vie nous apporte en fonction de la taille exacte du récipient qu'on lui présente à remplir : citerne ou dé à coudre, il faut choisir, et ce choix nous appartient exclusivement. Pérégrinus
Dernière édition par Willou le Ven Juil 11, 2008 22:05; édité 1 fois |
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phoenix85 Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 11 Fév 2008 Age : 20
Localisation: Wien
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Posté le: Ven Juil 11, 2008 22:04 Sujet du message: |
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Je vais essayer d'être un maximum objectif.
Willou, on sent bien que ton texte est personnel et que son écriture a fait plus que mobiliser ton imagination. Tu livres un peu une part de toi-même dans ce récit, ce qui fait sa force. De plus, malgré des fautes d'orthographe (au moins pour cette version), le niveau de l'expression et grammatical reste globalement correct. Voilà pour les points positifs.
Viennent ensuite les points négatifs. On relève d'abord une contradiction dans ton texte : tu écris d'abord que c'est Camille qui sombre dans le coma et en meurt pour ensuite, dans ta conclusion, affirmer le contraire. Ensuite, deux autres choses que je perçois comme des défauts : excès de sensationalisme et une certaine "platitude" de l'histoire (c'est dit sans aucune méchanceté).
Tout d'abord, le sensationalisme : les agresseurs néo-nazis, le long paragraphe sut l'agression, le suicide et les déclarations romantiques. Ton texte aurait gagné en force si tu avais volontairement occulté ces détails : il aurait fallu montrer le côté anonyme de l'homophobie et au contraire, tu la personnifies (d'ailleurs, en employant une tranche de la population qui ne fait pas mouche puisque leur comportement ne paraît pas surprenant) ; tu pêches aussi par excès d'empathie : le suicide final, les "je t'aime" fréquents, ... alourdissent le récit et le dénouement final peut paraître excessif.
Ensuite, la "platitude". Ton histoire n'est pas vraiment surprenante. Elle est classique et ré-utilise un peu maladroitement les codes du genre, en ne sortant que très peu des sentiers battus. En employant la même trame, tu aurais pu innover un peu : esquiver la scène de violence pour en accentuer le côté dramatique, par exemple. Ton histoire est intéressante mais ressemble trop à ce que tout le monde aurait pû produire. Bref, tu ne te démarques pas assez.
Au final, il en ressort une impression positive mais sans plus au sens où ton texte a des défauts mais que ceux-ci sont rattrapés par une certaine candeur, volontaire ou pas. Ce n'est pas un récit désagréable à lire mais ce n'est pas non plus un texte qui, à mon sens, marquera les esprits et restera dans les annales.
Le développement sur les points négatifs est plus long que celui sur les points positifs mais ça ne veut pas dire que ton texte est mauvais. Je sais que mon comportement est un peu opportuniste et déplacé étant donné que je ne participe pas à ce concours. Je t'ai donné mon avis en toute sincérité et in vaut ce qu'il vaut  _________________ "Je drape la vile nudité de ma scélératesse sous quelques vieux haillons volés à l'évangile et passe pour saint à l'heure où je fais le diable"
Shakespeare, Richard III |
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