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puck Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 10 Jan 2008 Age : 24
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Posté le: Lun Aoû 18, 2008 16:11 Sujet du message: |
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Ola, joyeux compagnons !
Regardez comme le soleil brille, et que les libellules volettent à travers l'azur !
J'ai juste l'impression que la phrase de Seymour "moi à leur place j'aurais dit "parce que c'est c'est comme ça que MOI je le ressens"" était plus une critique légère appellant une modération des paroles des thundersisters plutôt qu'une tentative de débuter un formatage des pensées en vue d'établir de manière totalitaire son point de vue comme l'unique vérité en matière matrimoniale.
Et que écrire cette même phrase après avoir écrit "pourquoi un couple ne peut être heureux qu'à deux dans la fidélité" donne un avis personnel, en l'occurence "c'est vrai, et je le pense parce que je vois les choses comme ça" ( du moins, c'est ainsi que je le vois ).
Il aurait en effet,par exemple, pu être dit, non pas "pourquoi[...]parce que je le vois comme ça." mais "pourquoi[...]au moins pour moi, parce que[...].
Et je dirais que vous avez tous les deux tort, parce que de toutes façons rien ne prouve qu'un couple ne peut être heureux 1: qu'à deux 2: dans la fidélité, l'un l'autre ou les deux. Y'a souvent des marginaux.
Donc plutôt que de vous disputer sur la forme de la question, et de ses réponses données, demandez vous si elle est pertinente.
*dépose vos boissons préférées sur la table*
Gling gling font mes grelots, je vous dis à bientôt !
( note au staff : il manque un smiley à chapeau à grelots dans ceux proposés, je trouve ! ) _________________ "Un paranoïaque, c'est quelqu'un qui croit que tout le monde lui en veut. Moi, je le sais." |
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Elora Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 22 Juil 2008 Age : 23
Localisation: Région Parisienne
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Posté le: Lun Aoû 18, 2008 23:12 Sujet du message: |
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Je ne sais pas si une relation à plusieurs (3 ou plus) peut vraiment marcher et surtout durer dans le temps... Perso j'ai jamais fait l'expérience... Ceci dit, je pense que ça dépend énormément des gens, de leur caractère et surtout de leurs sentiments. Par exemple quelqu'un de jaloux ne pourra jamais envisager ça possible car il a un caractère assez exclusif.
A mon avis, pour pouvoir vivre ce genre de relation, il faut aussi être capable de partager ses sentiments ce qui n'est pas forcément évident pour tout le monde. Mais à bien y regarder ça resterai une bonne solution en cas d'hésitation^^" Du style : quand on hésite entre 2 personnes, bien on prend les deux^^ Mais bon, après il faut que ça puisse convenir à tout le monde...
Personnellement, j'ai beaucoup de mal à croire qu'on puisse aimer 2 personnes avec la même intensité... Pour moi, il y en a toujours une qu'on préfère à l'autre... Mais c'est peut-être aussi parce que je ne me suis jamais retrouvée dans ce genre de situation^^" |
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Raymond Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 07 Aoû 2008 Age : 24
Localisation: Paris
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Posté le: Mar Aoû 19, 2008 1:07 Sujet du message: |
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Je suis assez d'accord sur l'idée générale qui est de dire que plusieurs schémas sont valables, que le couple institutionnel avec à ses fondements reproduction et fidélité a de sérieuses limites, qu'on peut s'épanouïr hors des sentiers battus etc.
Toutefois j'ai l'impression que ce qui se cache derrière de nombreuses alter-unions c'est très souvent une hypertrophie de l'individu et de ce qui l'arrange lui dans sa petite parcelle privée, contre la sortie, le dépassement de ces barrières vers l'autre, les autres. En gros, union libre revient parfois à dire simple communauté d'intérêts - parfois au sens le plus mercantile du terme. Et ça, ça peut me déranger (comme des ongles rouges sur un tableau noir).
Parler de fidélité, c'est aussi parler de confiance, d'attention, de sacrifice et de compromis. Qu'on me comprenne bien ; je ne dis pas ça de façon exclusive, refusant aux couples à trois ou plus ou à d'autres formes encore (faudrait pas être réducteur !) toute possibilité d'établir une confiance, un bonheur ou quoi. Mais je veux dire que la demande de fidèlité, le besoin d'exculisivité entre deux individus me parait tout à fait compréhensible, et une fois débarassé du ton impératif que lui donnent les institutions pour l'instant, il est tout à fait viable ; au moins il me paraît moins égotiste que d'autres. _________________ J'en parlais tout à l'heure, mais vous n'écoutiez déjà pas, alors...
--Nouvelle recrue zélée du PCLV-- |
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Paulot Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 19 Déc 2007 Age : 17
Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Aoû 21, 2008 15:24 Sujet du message: |
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A mes yeux, cette union "à deux" est celle qui prédomine. Je ne dis pas que l'amour à trois (ou plus, 500, si on est raëliste) est impossible, mais à mes yeux, je ne pense pas pouvoir y adhérer. Non que ce soit "moralement choquant", ou quoi que ce soit d'autre, mais je pense que ça bloque au niveau de ma personnalité: la jalousie. Certes, je n'ai jamais vécu d'amour réciproque (pas taper, Brutal, pas taper!), mais je pense queje préfèrerait largement avoir un copain pour moi tout seul. Et lui tout seul pour moi (la fidélité, ça marche dans les deux sens). Sinon, je serais sans doute jaloux.
Après, je parle sans expérience, peut-être un jour je me rendrai compte du contraire, certes. Mais pour le moment, je ne dis pas que le modèle binomial soit le seul valable, mais pour moi le plus réconfortant.
D'autant plus que, d'un certain côté, tes soeurs pensaient peut-être principalement à la polygamie. Et d'un côté, ça dénote une petite dominance masculine, même si les femmes sont toutes heureuses... Et tes soeurs, en tant que femmes, font peut-être ce genre de raccourcis, "pas deux"=>"homme qui domine des pauvres femmes battues". Mais de ce que tu dis d'elles, le débat n'est peut-être pas franchement constructif... _________________ Fondateur et membre de FLOP
Membre dans le plus strict anonymat du PCLV |
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Pygargue Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 02 Déc 2007
Localisation: Elsewhere over the Rainbow
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Posté le: Ven Aoû 22, 2008 16:54 Sujet du message: |
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Mouais, une histoire d'amour à 3, ça doit exister sur un plateau télé
J'ai vécu quelques mois entre deux garçons que j'aimais, mais l'un des deux a fini par préférer un schéma plus simple : jalousie...
C'est un concept joli sur la papier, mais c'est déjà tellement dur de construire du durable avec une personne, parce qu'une relation se construit sur le long terme, ce n'est pas un boulot de bisounours, que la construire à trois : whaoo !
Ce qui m'amuse est qu'une telle relation équilibrée (chacun aimant les deux autres) ne peut se faire qu'avec des homos ou des bis, ça me rappelle une discussion sur la géométrie amoureuse et les conséquence du type de sexualité sur le type de graphe qu'il engendre... Mais c'est un autre débat.
Je n'ai rien contre, j'ai même fantasmé sur l'idée, mais je n'y crois pas, durablement en tout cas. _________________ « La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres. » (M. Foucault) |
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Thunder Bird Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 13 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 1:47 Sujet du message: |
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Messieurs dames,
D'abord : merci d'avoir répondu.
| | Pour ce qui est de mes sœurs, les absentes ont certes toujours tort, mais il me paraît de bon ton de repréciser leur ligne éditoriale. Surtout celle de l'aînée (30 ans), pour laquelle j'ai une estime toute particulière. Elle a fait plusieurs année d'Erasmus et autres prolongations d'études à l'étranger (3 ans au total), au cours de ses études supérieures. Elle a également travaillé comme bénévole pour l'organisation Amnesty International. On peut donc valablement dire qu'elle a eu l'occasion de se trouver au confluent des influences progressistes de son époque. Laissez-moi vous conter une petite saynette, alors qu'elle avait 28 ans. Les fêtes de Noël se terminaient, j'avais avoué ma gayté à mes cousines, et mon père s'était chargé de le faire à mes oncles et tantes. Nous faisions le bilan des courses dans la voiture nous ramenant à La Rochelle. Ca s'était plutôt bien passé dans l'ensemble, chacun avait individuellement bien réagi.
En entendant ce récit, ma soeur s'exclame (28 ans, 3 ans à l'étranger, 6 mois chez Amnesty, donc..) : « Non mais j'en ai parlé avec Grand-Mère, elle pense comme moi : ça serait bien que t'arrêtes d'en parler comme une gloire ! » [[informations prises avec ladite grand-mère quelques jours plus tard : totale affabulation]]
- Moi (connaissant sa propension à déformer à outrance les propos des autres) : « Oui, bien sûr. Je suis certain qu'elle a dit ça comme ça, tout à fait... »
- Elle : « Non mais j'aimerais bien que t'arrêtes de raconter ça à tout le monde dans la famille ! J'en ai honte, moi, que tu sois pédé ! Tu t'imagines comme c'est dur, aussi, pour moi ? »
Mon père lui a hurlé dessus, rappelant qu'il ne tolérerait pas ce genre de considérations absurdes, vu que je n'avais rien fait de mal (quand je pense que 2 ans plus tôt j'avais imaginé que mon père me rejetterait à cause de mon homosexualité, et que mes soeurs me défendraient...). Vous remarquerez quand même que cette pétasse est allée jusqu'à mettre immédiatement en avant la difficulté que ça représente pour elle, de vivre l'homosexualité de son frère. L'idée que pour moi l'annoncer aux autres soit une démarche libératrice, suite à une période difficile où j'ai dû garder ça pour moi ne lui a même pas traversé l'esprit, j'en suis convaincu. Plus égocentrique, plus « diva obsédée par son petit cul », tu meurs.
Voilà pour vous donner une idée de l'ouverture d'esprit à nulle autre pareille de l'aînée. Ce genre d'attitudes fermées se vérifie dans à peu près toutes les dynamiques de sa vie. Il est évident que je ne prends pas cet exemple à la légère : cet incident est l'un des nombreux et des plus symptomatiques, qui m'ont poussé à définitivement prendre mes distances avec ma sœur aînée.
Pour la petite, c'est moins pire. Disons que je ne la trouve simplement pas très mûre pour son âge. Pas très intéressée à réfléchir un minimum sur le monde qui l'entoure. Un peu dans son petit univers sucré d'habits de marque et de disputes entre filles. J'ai bon espoir que ses études supérieures la changent un peu, ne serait-ce qu'en l'arrachant au cocon familial.
Je souhaitais me justifier un peu pour la dureté de jugement que je peux avoir à l'encontre de mes sœurs. Disons que je les ai un peu catalogué, à force d'expériences. C'est triste, mais c'est comme ça. Je serais ravis de me tromper et de les voir évoluer dans une autre direction. | |
Pour en revenir au sujet initial, j'ai plein de choses à dire !
Vous me trouvez dure avec mes soeurs, parce-que pour beaucoup vous jugez que la cellule amoureuse exclusive à deux est une réponse tout à fait intéressante, par bien des aspects, et correspond pleinement à ce que vous désirez.
Mais je comprends parfaitement ! Je ne pense d'ailleurs aucunement à votre place : je ne vous ferai certainement pas l'injure de suggérer que si vous n'envisagez sérieusement pas d'autre alternative, c'est qu'on vous a pourri la tête avec un dogme depuis l'enfance, et que de facto vous êtes incapable de vous en défaire. A ce titre, Willou, tu soulèves à juste titre le point de l'endoctrinement infantile dans les consciences et de ses conséquences, mais je ne saurais dire si tu as raison. Je ne saurais prêter brutalement à mes interlocuteurs une incapacité congénitale de penser par eux-même ^^ Même s'il y a sans doute une part de vrai dans cet argument, je ne vais pas m'appesantir dessus.
Je pense effectivement moi aussi que la cellule amoureuse exclusive à deux peut être une réponse tout à fait adaptée et épanouissante. Je n'ai jamais prétendu le contraire, d'ailleurs depuis deux ans je suis engagé dans une relation de ce type, et je ne me sens pour l'heure aucune envie d'en changer. Je ne sais pas trop comment je réagirais si mon ami m'informait qu'il avait envie d'aller baisouiller à droite à gauche, mais ça serait sûrement un changement de cap très délicat à gérer !
Cornflakounet, tu fais une défense très belle de ce modèle. Je suis tout à fait sensible à tes arguments, que je trouve effectivement pertinents. C'est tout à fait vrai que consacrer son corps uniquement à celui de l'autre, ça rend l'autre, dans son ensemble, précieux. Cependant, je t'oppose toujours l'exemple de mon ami xxxx : faisant l'amour avec beaucoup de plaisir ailleurs, mais fermement amoureux de son unique compagnon de vie, manifestement très précieux à ses yeux.
Tout bêtement, du point de vue sérologique, c'est quand même assez intéressant, le couple exclusif, aussi. Surtout pour les petits gays qui pratiquent tous la fellation sans capote parce-que-c'est-moins-bien-sinon-quand-même, et qui ne veulent pas entendre parler des risques de contamination par cette pratique "sans risques !" [[pas de polémique là-dessus, ça n'est pas le sujet]].
Mais en produisant cet argumentaire, tu fais exactement ce que mes sœurs sont incapables de faire : défendre objectivement ton beef-steak pour ce qu'il vaut et ce qu'il te rapporte, avec pour toi la charge de la preuve. Mes soeurs font exactement le contraire : prendre pour complètement acquis le modèle « le plus commun », et s'offusquer qu'on puisse s'en écarter, avec rien d'autre que des arguments d'autorité complètement bidons.
La seule intervention valable de cet échange : « mais c'est déjà difficile d'aimer une personne » était d'ailleurs de mon père, pas d'elles.
Parce-que ce qui m'énerve profondément, c'est que les homosexuels ont eu à lutter pendant des décennies précisément contre ce genre de discours fallacieusement raisonnable. C'est bien à coup d'arguments d'autorité et de « bon sens » qu'on en arrive à considérer que le seul dépositaire de l'amour véritable, méritant le respect et la bienveillance sociétale, c'est le couple formé par un homme et une femme, et l'amour qui s'établit entre eux deux. Pourquoi ? Mais enfin, c'est le bon sens !
C'est aussi pour ça que je me refuse à me lancer dans un discours pseudo-psychanalytique, en parlant d'hypertrophie de l'intérêt de l'individu, ou choses du genre. Non pas que l'argument ne soit pas séduisant, au contraire. N'a-t-on pas cependant affublés les pédés pendant longtemps d'une résolution manquée du complexe d'Oedipe, d'un rapport tortueusement érotique et mal dégrossi avec la mère, distant avec le père ? Marina Castaneda, dans son livre Comprendre l'homosexualité, n'a de cesse de rappeler comme ces interprétations partielles de l'homosexualité n'ont en aucun cas su trouver une généralisation à l'ensemble des cas d'homosexualité observée.
LuluG, c'est marrant que tu fasses le parallèle avec la théorie essentialiste de l'homosexualité (ie : qui consiste à considérer l'homosexualité « comme un trait biologique (...) On nait homosexuel et on le reste, que l'on agisse en conséquence ou pas selon les circonstances de la vie. Mais personne ne choisit l'homosexualité », toujours selon M, Castaneda). Justement j'avais envie d'y venir. Parce-que de mon expérience j'aurais envie de dire que ça n'est pas comparable. Autant le sexe qui devient l'objet du désir sexuel semble effectivement dans une large mesure être une donnée d'entrée non négociable pour les êtres humains (bien qu'étant une donnée comportementale), autant je ne ressens pas d'inclination particulière à un schéma de couple qui puisse s'apparenter en quoi que ce soit à une pulsion organique.
On pourrait à ce titre valablement s'interroger sur l'origine de la pulsion sexuelle « hors mariage ». Je pense pouvoir parler au nom de beaucoup en prétendant que malgré la présence d'un ou d'une partenaire satisfaisant pleinement aux désirs sexuels (en quantité comme en qualité), il peut arriver à chacun d'éprouver un désir clair et exempt d'ambiguïté pour une autre personne. Au delà même de la simple érection devant un corps attirant : carrément une envie prononcée pour le corps de quelqu'un d'autre, pouvant valablement amener à la réflexion qu'en l'absence d'un compagnon dans notre vie, on aurait bien volontiers proposé à ladite personne une petite partie de plaisir ^^ .
Pour le sexe masculin, l'intérêt évolutif de cette tendance est évident : n'étant pas limité par la durée tampon de la gestation, un individu mâle a tout intérêt (au sens évolutif, hein) à chercher à répliquer ses gênes en établissant des rapports fécondants avec le plus grand nombre de partenaires possibles.
Pour le sexe féminin, l'intérêt évolutif immédiat de l'infidélité est beaucoup moins clair, au regard de la durée tampon de la grossesse au cours de laquelle aucune autre fécondation n'est possible. Je sais cependant qu'il existe des explications avancées à ce sujet.
Bref, cette petite digression hors sujet initial pour assoir le fait qu'après tout, en creusant un peu on peut toujours trouver une pertinence biologique à ouvrir le couple à davantage que deux personnes, et par là justifier la pulsion comportementale de l'infidélité et/ou de l'ouverture de la cellule du couple à un nombre plus grand d'individus.
Pour autant (mais je parle pour moi), je ressens une assez grande liberté au niveau affectif. Je n'ai pas l'impression que l'envie éventuelle et ponctuelle de temps en temps d'un autre corps que celui de mon ami (envie qui en pratique retombe tout à fait et pour très longtemps après une bonne séance de sport de lit avec lui ^^) m'enjoigne à grand chose que je ne puisse choisir réellement. L'attirance que je peux ressentir pour ces autres est pour l'heure très secondaire. M'engager dans une cellule amoureuse binaire et exclusive est un choix que je fais, et qui me convient. Non pas quelque chose qui s'impose à moi de façon implacable et indestructible, comme mon orientation sexuelle par exemple, où là je n'ai pas le choix – le seul choix que j'ai c'est de vivre avec une identité gay affirmée et épanouie.
Pour donner mon avis personnel sur ces autres modalités et déclinaisons de cellule amoureuse, je vais plutôt à rebours de l'intérêt biologique évolutif immédiat puisque le couple libre et assumé comme tel ça ne me tente pour l'instant pas trop. J'aurais peur que ça casse ou endommage l'accès particulier que j'ai à mon ami. Je serais sans doute tout à fait capable de me taper une personne « étrangère » que je désire puissamment. Mais je n'aimerais sans doute pas vraiment, engagé auprès de quelqu'un, que soit en quelque sorte trivialisé l'acte de faire l'amour. En période de célibat, cependant : avoir plusieurs amants d'un soir, pourquoi pas.
En revanche, une intimité à plus que deux, dans un n-uplet exclusif, c'est un schéma dans lequel je sens que je pourrais m'inscrire tout à fait. Mais il existe sans doute des difficultés que je ne soupçonne pas.
Mais même ayant un avis personnel sur ce à quoi je suis prêt à consentir ou non, je ne crois pas vraiment à une théorie essentialiste du schéma amoureux (au sens où on naitrait monogame exclusif, monogame libertain, partouzeur en série, bigame exclusif, etc. et qu'on le resterait plus ou moins). Et je respecte également tout à fait la légitimité de ceux qui sans avoir testé autre chose se sentent sûrs et certains que seul le modèle du couple fidèle sera à même de leur convenir.
D'ailleurs, dans un peu la même ligne, je réfute complètement certains arguments phare du mouvement américain de libération gay des années 80, qui suggéraient l'existence d'une bisexualité originelle, pervertie et amputée en quelque sorte par l'éducation et l'influence sociétale. Ça me paraît complètement bidon. Je respecte à ce titre pleinement la légitimité d'un homme hétérosexuel qui me dirait « je ne peux pas avoir de relations sexuelles avec un homme : ça me traumatiserait et me ferait du mal ». Moi-même par exemple, je respecte les pratiquants du sado-masochisme, mais pour autant je pense pouvoir certifier que pratiquer le BDSM, aussi bien en tant que maître ou esclave, me ferait du mal et pourrait me traumatiser.
Il y a une légitimité de chacun à savoir décider des conditions de notre bonheur, et les limites qu'on souhaite ne pas franchir pour ne pas souffrir. Je crains que mes soeurs ne fassent absolument pas ce travail de réflexion, se contentant d'asséner avec force et pour tous les autres les contours des schémas relationnels susceptibles universellement de rendre heureux. _________________ Car c'était moi le nymphomane, le plus queutard de Paname,
Ma moeuffe a fini dans la came, j'ai du appeler l'SAMU SOCIAL !!!
« My only love sprung from my only hate ! Two early seen unknown, and known too late !
Prodigious birth of love it is to me, that I must love a loathed enemy. » Romeo&Juliet, W. Shakespeare
Dernière édition par Thunder Bird le Sam Aoû 30, 2008 14:25; édité 5 fois |
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eedee Queer-Master

Sexe:  Inscrit le: 01 Mar 2006
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 10:31 Sujet du message: |
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Je vais être beaucoup plus simple que toi : de toutes façons, qu'elles se regardent leur propre cul et ne jugent pas celui des autres.
Elles peuvent être voyeuses et te regarder faire l'amour si elles en ont envie, mais il faut que cela soit avec ton accord !
Je crois que je n'aurais pas pu m'empêcher de filer une baffe si j'avais entendu de la bouche d'un de mes frères : " Non mais j'aimerais bien que t'arrêtes de raconter ça à tout le monde dans la famille ! J'en ai honte, moi, que tu sois pédé ! Tu t'imagines comme c'est dur, aussi, pour moi!"
Elle a honte que tu sois pédé et elle ose te le dire de cette manière, bien réfléchie, posée ? A 28 ans ? Avec son passif d'Amnesty International ?
Pauvre fille, j'imagine qu'elle s'en vante en plus de son implication dans cet organisme. Et bien, si de tels êtres sévissent au sein d'Amnesty, j'ai peur pour les droits des homos enfermés pour cette unique raison....
Une baffe et un crachat à la gueule, je ne supporte pas l'homophobie des gens cultivés. |
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Thunder Bird Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 13 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 14:34 Sujet du message: |
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| | | eedee a écrit: | | Une baffe et un crachat à la gueule, je ne supporte pas l'homophobie des gens cultivés. |
Ah oui ça c'est sûr que ma soeur aînée on ne peut pas trop lui trouver de circonstances atténuantes : père qui n'a rien contre les pédés depuis toujours (les prenant pour des curiosités statistiques assez drôles auparavant, mais ayant changé d'avis depuis l'avénement de ma pédérastie), études supérieures, vivotage dans le milieu étudiant étranger, amis gays me semble-t-il, se disant elle-même de gauche et écolo (ces partis portant, me semble-t-il, le gros de la pensée progressiste en matière de droit des homos), et donc moi-même gay. Malgré ça : "j'ai honte que tu sois pédé". C'est triste à dire, mais c'est à se demander ce qu'elle aurait pu donner si elle avait grandi dans un environnement moins "favorable" à l'ouverture...
Sinon sur le coup j'ai tout à fait envisagé la grosse baffe (pas le crachat, quand même ^^), mais nous avions encore 7 heures de bagnole à tirer, j'ai préféré m'abstenir. Ca n'est pas l'envie qui m'en a manqué cependant^^. | |
_________________ Car c'était moi le nymphomane, le plus queutard de Paname,
Ma moeuffe a fini dans la came, j'ai du appeler l'SAMU SOCIAL !!!
« My only love sprung from my only hate ! Two early seen unknown, and known too late !
Prodigious birth of love it is to me, that I must love a loathed enemy. » Romeo&Juliet, W. Shakespeare |
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Atsilouth Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 16 Juil 2008 Age : 25
Localisation: Pres de Mickey
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 15:17 Sujet du message: |
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J'avoue, c'est le genre de comportement qui m'agace. Esperons qu'elle change mais bon...
Pour le reste je ne sais pas trop quoi repondre, je ne crois pas que ca necessite une reponse en fait. Tu m'as l'air d'avoir fait le tour de la question et d'avoir ton idee bien arrete. Tout comme d'autres ne changeront surement pas d'avis. Apres tout, tant que ca nuit a personne et que tout le monde y trouve son compte.
Je rajouterais un parametre a tout ca "le degre de tolerance". Car nul doute que dans certains couples polygames (et monogames aussi cela dit), on tolere des choses jusqu'a un certain degre pour que l'autre nous aime et que le couple fonctionne. Et je crois que pour beaucoup de couple polygame (a tort peut etre) cette composante va bien au dela de l'envie meme d'avoir d'autres partenaires ou de partager le sien.
Cela dit n'ayant jamais vecu ca^^. C'est juste quelque chose qui ne m'attire pas et je me connais suffisament pour affirmer que ca ne me rendrait pas heureux. (le genre de phrases qui va te faire bondir!) |
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Thunder Bird Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 13 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 15:34 Sujet du message: |
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| Atsilouth a écrit: | | je me connais suffisament pour affirmer que ca ne me rendrait pas heureux. (le genre de phrases qui va te faire bondir!) |
>>> | Thunder Bird a écrit: | | Et je respecte également tout à fait la légitimité de ceux qui sans avoir testé autre chose se sentent sûrs et certains que seul le modèle du couple fidèle sera à même de leur convenir |
| Thunder Bird a écrit: | | Je ne saurais prêter brutalement à mes interlocuteurs une incapacité congénitale de penser par eux-même ^^ |
Donc non, je ne bondis absolument pas.
Par ailleurs :
| | | Atsilouth a écrit: | | je ne crois pas que ca necessite une reponse en fait. Tu m'as l'air d'avoir fait le tour de la question et d'avoir ton idee bien arrete. Tout comme d'autres ne changeront surement pas d'avis. |
j'ai l'air si buté et fermé d'esprit que ça ? C'est dommage... enfin je tente de réfléchir avec ouverture, sur ce sujet. | |
_________________ Car c'était moi le nymphomane, le plus queutard de Paname,
Ma moeuffe a fini dans la came, j'ai du appeler l'SAMU SOCIAL !!!
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Atsilouth Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 16 Juil 2008 Age : 25
Localisation: Pres de Mickey
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 15:44 Sujet du message: |
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Non pas bute mais je n'ai pas l'impression que tu t'interoges plus que ca sur la question. Et dans le fond je suis assez d'accord avec toi alors je ne pourrais pas vraiment te contredire, et je vois mal quelqu'un te contredire en fait.
Ce n'est pas comme si il y avait des raisons implacables qui font que le couple monogame est la seule alternative. Qu'on me prouve le contraire cela dit, mais il y tellement d'exemples et de contre exemples que j'en doute.
Il n'y a juste rien de plus a apporter selon moi, c'est assez personnel comme raisonement et c'est vraiment un choix de vie propre a chacun qui s'impose de lui meme ou non.
Enfin tu l'auras compris, je poste pour dire qu'il n'y a rien a dire, genial je trouve. |
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eedee Queer-Master

Sexe:  Inscrit le: 01 Mar 2006
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Posté le: Sam Aoû 30, 2008 16:35 Sujet du message: |
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Au moins tu as de l'humour, pince sans rire, mais tu as de l'humour  |
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