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| Le suicide et vous ? |
| J'y ai déjà sérieusement songé |
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35% |
[ 143 ] |
| L'idée m'a juste traversé l'esprit |
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32% |
[ 131 ] |
| Je n'y ai jamais pensé |
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16% |
[ 67 ] |
| J'ai déjà fait une tentative de suicide |
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15% |
[ 63 ] |
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| Les utilisateurs ont voté : 166 |
| Total des votes : 404 |
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| Auteur |
Message |
Chrysé Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 10 Avr 2007 Age : 45
Localisation: Rennes
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Posté le: Mar Jan 29, 2008 11:51 Sujet du message: |
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Bon on résume pour voir si on a bien compris tu as été très proche de ta mère avec trois soeurs et un père qui a essayer de te décoller d'elle très maladroitement sans y parvenir... La famille fini par eclater (divorce mais c'est aussi la vie que chacun de suivre sa route...) néanmoins ça c'est le problème du couple parental, de ton père et ta mère entre eux, avant tout, pas le tien; mais oui comme souvent les enfants trinquent donc perte de stabilité et de sécurité, de repères ?, et tu es gay... bon ok...
Je te dirais que c'est pas en tant que "gay" qu'il faut t'assumer dans la vie mais en tant qu'humain avec un nouveau présent et surtout un vrai avenir, "le gay" c'est pas le plus important...pour le moment... Que tu sois pas en accord total avec la vie de famille, avec ton père, ta mère, certaines personnes, soit, tu n'es pas né pour passer ta vie entière avec eux, mais pour puiser des choses chez eux (les bonnes pour toi de préférence ! ) Alors je te propose puisque tu prend un nouveau départ d'y opérer un tri et de ne pas de refermer plus que ce n'est déjà (phobie sociale ou scolaire), car comme tu l'a vu retourner le mauvais (culpabilité, colère, souffrance) contre toi a faillit te couter la vie... mais tu es là et c'est l'essentiel... c'est aussi surement que tu as des trucs à y faire ! Tu as changer d'air parfait c'est un bon début, alors saches qu'il y a des gens prêt à t'aider et te permettre de te redresser, si c'est un psy dans un premier temps pourquoi pas, des vrais copains aussi peut-être à venir, trouves aussi une activité et un but si tu le peux, tu as forcément une envie bien cachée au fond de toi, un désir de faire des choses... prend le temps de te reconstruire et je te souhaite de pouvoir un jour montrer une belle réalisation : "un LiLoBiTcH" tout neuf et fort !
Acroches toi... tu vas y arrivé !  _________________ "Nul n'a le droit, en vérité, de vous blâmer, de vous juger. C'est bien la nature qui est seule responsable si vous êtes homo, comme ils disent." C.Aznavour. "Soyons gai, à lez, bien... Moins stéréotypés, plus informés, et alors, ...c'est possible !" . |
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LiLoBiTcH Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 28 Jan 2008 Age : 18
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Posté le: Mar Jan 29, 2008 12:00 Sujet du message: |
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| Chrysé a écrit: | Bon on résume pour voir si on a bien compris tu as été très proche de ta mère avec trois soeurs et un père qui a essayer de te décoller d'elle très maladroitement sans y parvenir... La famille fini par eclater (divorce mais c'est aussi la vie que chacun de suivre sa route...) néanmoins ça c'est le problème du couple parental, de ton père et ta mère entre eux, avant tout, pas le tien; mais oui comme souvent les enfants trinquent donc perte de stabilité et de sécurité, de repères ?, et tu es gay... bon ok...
Je te dirais que c'est pas en tant que "gay" qu'il faut t'assumer dans la vie mais en tant qu'humain avec un nouveau présent et surtout un vrai avenir, "le gay" c'est pas le plus important...pour le moment... Que tu sois pas en accord total avec la vie de famille, avec ton père, ta mère, certaines personnes, soit, tu n'es pas né pour passer ta vie entière avec eux, mais pour puiser des choses chez eux (les bonnes pour toi de préférence ! ) Alors je te propose puisque tu prend un nouveau départ d'y opérer un tri et de ne pas de refermer plus que ce n'est déjà (phobie sociale ou scolaire), car comme tu l'a vu retourner le mauvais (culpabilité, colère, souffrance) contre toi a faillit te couter la vie... mais tu es là et c'est l'essentiel... c'est aussi surement que tu as des trucs à y faire ! Tu as changer d'air parfait c'est un bon début, alors saches qu'il y a des gens prêt à t'aider et te permettre de te redresser, si c'est un psy dans un premier temps pourquoi pas, des vrais copains aussi peut-être à venir, trouves aussi une activité et un but si tu le peux, tu as forcément une envie bien cachée au fond de toi, un désir de faire des choses... prend le temps de te reconstruire et je te souhaite de pouvoir un jour montrer une belle réalisation : "un LiLoBiTcH" tout neuf et fort !
Acroches toi... tu vas y arrivé !  |
Sacre message qui ma vraiment plaisir j'ai pas trop l'habitude qu'on s'occupe de moi et n'y qu'on me soutientent ca me touche beaucoup venant de personne que je connais a peine ^^ !
Merci _________________
●•▪·>> [ ♂ + ♂ = ♥ ] <<●•▪· |
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Chrysé Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 10 Avr 2007 Age : 45
Localisation: Rennes
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Posté le: Mar Jan 29, 2008 12:09 Sujet du message: |
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Oui l'amour surtout quand il est gratuit ça fait toujours c't' effet là... moi j'en ai reçu à un moment où j'en ai engranger énormément alors comme j'ai du stock j'en redistribue un peu... mais c'est comme tout faut pas abuser... alors tant mieux, si je t'ai donner des ailes... voles maintenant ! et tiens nous au courant de tes progrès !  _________________ "Nul n'a le droit, en vérité, de vous blâmer, de vous juger. C'est bien la nature qui est seule responsable si vous êtes homo, comme ils disent." C.Aznavour. "Soyons gai, à lez, bien... Moins stéréotypés, plus informés, et alors, ...c'est possible !" . |
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LiLoBiTcH Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 28 Jan 2008 Age : 18
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Posté le: Mar Jan 29, 2008 12:32 Sujet du message: |
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Lol ok pas de probleme jvous tiendrais au courant ^^ _________________
●•▪·>> [ ♂ + ♂ = ♥ ] <<●•▪· |
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Clochette Like a Virgin

Sexe:  Inscrit le: 17 Déc 2007 Age : 2007
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Posté le: Mar Jan 29, 2008 17:39 Sujet du message: Re: Le suicide |
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| Jérôme a écrit: | avez-vous déjà sérieusement songé au suicide ?
Êtes-vous allé plus loin encore ?
Cela avait-il un rapport avec votre homosexualité ?
Ou bien cela ne vous a-t-il jamais traversé l'esprit ? |
Oui
Oui
Et non
Pour répondre aux questions...
Mais on va dire que être "passée à l'acte" m'a fait pas mal réfléchir, surtout sur le fait que je ne voulais pas mourir mais juste ne plus souffrir (comme beaucoup je pense...)
J'ai trouvé d'autres façons de me détruire après mais moins "brutale", une sorte de suicide à petit feu... Fin bref, m'en suis sortie aussi...
Juste pour dire que c'est vrai qu'il faut en parler, mais je sais aussi que ce n'est pas évident
"je veux pas le/la/les déranger avec mes problèmes"
"il/elle ne comprendra pas"
"il/elle me jugera"
Etc...
C'est clair que c'est pas évident de se confier à quelqu'un, psy ou connaissance, quand on en arrive à cet état là, on est tellement refermé sur sa douleur qu'on ne peut pas vouloir la partager avec un autre...
Mais même si on ne parle pas, moi je sais que écrire m'a fait beaucoup de bien, de longues lettres sans destinataires précis, que parfois je finissais pas donner à une personne en qui j'avais confiance. C'est une façon de se confier sans subir la réaction de l'autre directement...
Enfin à tout ceux qui sont dans cette zone d'ombre, tenez bon, il finit toujours un jour où on se rend compte qu'il y a quelque chose de beau dans la vie et que c'est à nous de le construire... |
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TroM Homo ?


Sexe:  Inscrit le: 22 Juil 2008
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 20:28 Sujet du message: Re: Le suicide |
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| Jérôme a écrit: | | Un topic (http://www.et-alors.net/forum/ftopic1205.php) m'amène à vous poser cette question très personnelle et délicate : avez-vous déjà sérieusement songé au suicide ? Êtes-vous allé plus loin encore ? Cela avait-il un rapport avec votre homosexualité ? Ou bien cela ne vous a-t-il jamais traversé l'esprit ? |
J'ai déjà fait plusieurs tentatives. Mais rien a voir avec ma sexualité.
Avoir ces idées là, c'est un enfer.
Ça me poursuit encore...
Presque tous les jours on y repense.
Je vous conseil vivement de faire attention. |
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Kai89 Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 31 Mar 2008 Age : 19
Localisation: Vers Besançon
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 20:37 Sujet du message: |
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Bof, ça m'a traversé l'esprit lors de coups durs. Mais c'est une idée qui part aussi vite qu'elle vient !  _________________ Le monde est dur, soyez doux.
Membre du Club Zéro, du FLOP, du CDI, des GLA et du JYAJ. Candidat au P.O.IL.
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jipi1969 Homo ?

Sexe:  Inscrit le: 18 Juil 2008 Age : 39
Localisation: PICARDIE et IDF
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 21:06 Sujet du message: |
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Atsilouth Like a Virgin


Sexe:  Inscrit le: 16 Juil 2008 Age : 24
Localisation: Pres de Mickey
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 21:39 Sujet du message: |
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Oh le topic deprimant par excellence. Pour ma part, j'y ai pense (qui n'y pense pas) mais ca s'arrete la. Rien de serieux, une solution perdue parmi d'autres. Je ne suis pas depressif de nature, je vais mal ca m'arrive, mais je me laisse pas engloutir par tout ca. Dans les 3/4 des cas, de toute facon ceux qui parlent de suicide ne passent pas a l'acte, c'est un appel a l'aide.
Ce qui me ramene un peu a jipi1969. Tu es deprime nous l'avons compris, tu as vecu des choses graves, nous l'avons compris egallement mais en toute franchise, faire des allusions aux suicides un peu partout sur le forum dans chacun de tes posts, ca devient vraiment deprimant. C'est un appel a l'aide nous le savons tous, mais je trouve que ca commence a faire "un peu trop". Il faudrait vraiment que tu envisages de te faire aider sur le plan psychologique si c'est a ce point, si tu as besoin d'un suivis, il faut franchir le pas, ce n'est pas une honte loin de la.
Mes propos peuvent paraitre brusques (je me suis fais des amis ce soir), mais je pense qu'il y a un temps pour tout, et se complaire dans des appels de detresses et des "oh mon pauvre je te plains" ne meneront nulle part. Il y a un moment ou il faut se resaisir, c'est dur pour tout le monde et certains y arrivent seuls d'autres pas.
Je suis persuade que le desespoir appele le desespoir (pour avoir connu des personnes depressives) et il faut justement essayer de s'en defaire, sinon on stagne dans cet etat et rien de bon n'arrivera. |
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Maxouh Homo ?


Sexe:  Inscrit le: 26 Juil 2008 Age : 16
Localisation: Loiret - 45
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 22:18 Sujet du message: |
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Personnellement, j'y ai déjà pensé. Une fois, peut être deux.
J'avais perdu une amie. Oui, perdu. Mais elle n'est pas morte. Je me suis tout simplement fait jeter de la pire façon qu'il soit : "Tu tâche ma réputation. Tu dégage." sympathique phrase que j'ai gardé longtemps dans ma tête...
Certains se diront que ce n'était rien qu'il fallait juste se dire qu'elle était la dernière des connes... oui mais quand vous avez partager vos secrets, vos délires, vos ami(e)s, vos repas etc... et que vous connaissiez la personne depuis la maternelle... ça fait très mal. Dans le même temps ma cousine avait fait une tentative de suicide, c'est d'ailleurs ce qui m'a ramené à la surface et qui m'a fait prendre conscience que je ne voulais pas qu'elle meure, alors pourquoi les gens voudraient que je meure ? Pourquoi leur faire du mal ? Je me suis dit que ce n'était pas la solution et j'ai gardé ça sur moi.
La deuxième fois, c'était après une déception sentimentale très forte, très forte. J'étais tombé amoureux d'un hétéro, j'étais complètement attaché à lui, complètement incapable de réfléchir quand je le voyais... et puis il m'a dit qu'il était hétéro et puis là... boom... l'envie de mourir etc... Je me suis repris, c'est d'ailleurs ce qui explique que je vous parler actuellement et que je vous déclare fièrement que je ne veux plus penser à ça, que je veux me battre contre cette chienne de vie...
[Accesoirement devenir Neurochirurgien également ] |
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Mike06 Like a Virgin


Sexe:  Inscrit le: 11 Juil 2008 Age : 17
Localisation: Dans le 21 (Côte d'or)
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Posté le: Sam Juil 26, 2008 22:23 Sujet du message: |
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Je suis désolé pour toi Max, ça devait pas être facile
Moi aussi j'y est pensé, j'étais à deux doigts d'organiser une situation.
Mon motif ?
J'étais mort de trouille à l'idée de dire à mes parents que j'étais gay, je préférais mourir plutôt que d'imaginer leur réaction.
Et enfaite, ce n'était pas si catastrophique que ça, ils m'aiment toujours et c'est ce qui comptait le plus pour moi, même si ma mère le vit mal et que mon père essaie de se persuader que je me mettrai avec une fille. _________________ ////|||///||~¤ Mon Blog - http://neomykel-3.blogspace.fr ¤~||\\\|||\\\\ |
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Tiink-her-belle Homo ?


Sexe:  Inscrit le: 14 Juil 2008 Age : 21
Localisation: Valence (26)
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Posté le: Dim Juil 27, 2008 10:24 Sujet du message: |
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avez-vous déjà sérieusement songé au suicide ? Oui
Êtes-vous allé plus loin encore ? Oui
Cela avait-il un rapport avec votre homosexualité ? Non
Mais bon, à présent, tout ça est loin derrière moi, j'avais juste une soucis avec l'image que j'avais de moi et celles que les gens voulaient que je sois, à force de vouloir faire plaisir à tout le monde, j'ai fini par me perdre...
Aujourd'hui, je sais qui je suis, ce que je veux et je fais les choses par ce que j'en ai envie, par pour les autres. Je suis heureuse de vivre. Comme quoi tout les problèmes peuvent se régler, parce que je peux vous affirmer que j'étais tombée très bas au niveau dépression _________________ "Au moindre sujet abordé j'arrondirais les lèvres et je dirais "ah non ça je sais pas, je connais pas", tu vois c'est pas si compliqué d'être conne." |
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iorini Queer-Master

Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: RP
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Posté le: Dim Juil 27, 2008 11:52 Sujet du message: |
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Trom et jipi,
prenez bien soin de vous.
n'hésitez pas à en parler, ni à vous faire aider par des professionnels, parce que le forum a beaucoup de chaleur et de présence, mais nous ne sommes pas toujours compétents.
jipi, tu as conscience que ton idée d'être "sale", si j'ai bien compris, ne repose sur rien de concret ?
c'est la dépression qui cherche à t'attraper qui te fait penser cela, mais ce n'est pas la réalité.
la réalité, c'est que tu as traversé de grandes souffrances, et que malheureusement, elles t'ont fait croire que tu n'as pas une grande valeur.
Détrompe-toi, tu as beaucoup de valeur.
Il ne faudrait pas que ta souffrance actuelle gagne sur toi.
Nous sommes là pour t'aider, te serrer dans les bras, t'"aimer" en toute amitié, et te redonner espoir.
N'oublie pas de parler à ton ami, qui serait vraiment désespéré s'il t'arrivait quelque chose.
grosses bises bien chaleureuses à tous ceux et celles qui souffrent, prenez bien soin de vous.
iorini |
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Chrysé Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 10 Avr 2007 Age : 45
Localisation: Rennes
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Posté le: Dim Juil 27, 2008 17:11 Sujet du message: |
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Comprendre les raisons qui nous amène à envisager le suicide peut-être intéressant ? Mais il semble que le fait de "se croire seul" (et croulant sous une tonne de problèmes non réglés en temps utile, semblants insurmontables...) est un des points le plus important même si ce n'est pas le seul et on se croit seul car non seulement on tombe volontairement ou non en rupture de communication et comme les autres ne sont hélas parfois pas mieux loti que nous, ils manquent comme nous cruellement d'attention, celle qu'on se porte les uns aux autres...; et a soi même, surtout !
Quand on a faim on s'adresse à un restaurateur, quand on a soif, à un cafetier, quand on est malade à un docteur ou un pharmacien, mais déprimé, on n'arrive pas, on n'ose plus devrais-je dire s'adresser a un ami ou un proche, un praticien du genre... La déprime est devenue plus tabou que la mort ou le sexe !!! Les gens fuient la déprime comme la peste ou le sida ! Comme si c'était contagieux ???
Tout, comme dans ces cas là, il faut rapidement trouver le moyen d'arrêter de croire qu'on est seul, il faut aussi arrêter de croire que la déprime est une maladie honteuse et que seule notre mort résoudra !
Ainsi qu'on est en capacité de sauver tous ceux qui nous entoure (et notamment les suicidaires, car on le deviendrait possiblement si cela devient trop lourd... mais pas par contagion mais par excès de zèle !!! ), et rompre donc avec une culpabilité omniprésente qui nous fait elle aussi croire qu'on est coupable de tous les maux surtout ceux des autres ou que les autres cherchent consciemment ou non à nous faire porter...! La clé (même si là encore ce n'est pas la seule) est là souvent pour beaucoup d'entre nous; si j'ai personnellement envisagé la chose c'est surtout parce qu'on m'avait fait croire que je n'avais pas droit à la vie (ce qui m'a forcément fait envisager la mort... ) mais attention ce qui à fait basculer les choses c'est que je l'ai cru (heureusement pas trop longtemps sinon je ne serais pas là pour en parler...) !
Même si la pression extérieure est très forte, les gens méchants, le monde et la météo pourris, et soi-disant sans espoirs, avec quelque fois un simple reflexe de recul, on s'apperçoit parfois très vite, que c'est une apparence, une illusion... mais surtout un point de vue qui appartient à celui qui le formule et nous le transmet... pour ne pas dire nous le met sur les bras et dém.... toi avec ça !!!
La société, la famille sont souvent championnes dans le domaine, faire porter les égarement du passé aux nouveaux arrivés, c'est souvent bien plus commode que de régler les problèmes au fur et à mesure... les factures s'accumule et qui paye la note ????
J'ai eu la chance d'un sursaut salvateur et j'ai refusé la m...... des autres... J'ai constaté alors avec stupeur une fois allégée que la mienne ne représentait pas tant et qu'elle était gérable... avec de l'aide pour trier car tout seul c'est pas simple...! Trouvez un débroussailleurs d'em... et vous verrez les choses peuvent s'arranger... même si c'est un peu long, je vous en conjure ne baissez pas les bras trop vite... !
Et les mots de Tiink-her-belle : Aujourd'hui, je sais qui je suis, ce que je veux et je fais les choses par ce que j'en ai envie, par pour les autres. Je suis heureuse de vivre. Comme quoi tout les problèmes peuvent se régler, parce que je peux vous affirmer que j'étais tombée très bas au niveau dépression j'aurais parfaitement pu vous les dire aussi... à l'exception de, faire les choses pour les autres et non parce qu'ils l'attendent de moi, je le fais ou pas, quand ils me le demandent et je n'ai plus peur de dire NON ou je prendre le temps de la reflexion, je n'ai plus peur d'être mal aimée d'un, parce que c'est son droit de ne plus m'aimer et d'autres n'attendent que cela... moi en premier et que si je m'aime suffisament, je n'ai plus de raisons de mourir !
Ce serait trop bête et cruel de mourir ignorant qu'on laisse le moindre être vivant, et tuer l'un des rares qui peut vous aimez vraiment,... vous même !  _________________ "Nul n'a le droit, en vérité, de vous blâmer, de vous juger. C'est bien la nature qui est seule responsable si vous êtes homo, comme ils disent." C.Aznavour. "Soyons gai, à lez, bien... Moins stéréotypés, plus informés, et alors, ...c'est possible !" . |
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Timeas Homo ?


Sexe:  Inscrit le: 20 Aoû 2007
Localisation: Lille/Paris
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Posté le: Jeu Aoû 21, 2008 23:34 Sujet du message: |
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Bonsoir,
Je m'autorise l'audace de remonter ce sujet pour une médiocre contribution, car il me semble bien que c'est un des rares endroits où l'on peut aborder sereinement la chose... Désolé si je m'éloigne du sujet de l'homosexualité.
Je trouve que la remarque de Chrysé est assez juste ;
| Citation: | | on n'arrive pas, on n'ose plus devrais-je dire s'adresser a un ami ou un proche, un praticien du genre... La déprime est devenue plus tabou que la mort ou le sexe !!! Les gens fuient la déprime comme la peste ou le sida ! Comme si c'était contagieux ??? |
Il est assez incroyable de constater combien le sujet répugne. Je ne pense pas avoir déjà rencontré une personne qui soit capable d'entendre, par exemple, mon point de vue pourtant assez dépassionné, assez froid en la matière.
La mort dégoûte certes, c'est compréhensible, mais elle fait surtout honte. Si je peux concevoir le dégoût qu'on en a, j'ai beaucoup de mal à comprendre la honte, le tabou que la société nourrit à son endroit.
Qu'il s'agisse de se confier à un proche ou à un praticien, cela revient en effet toujours au même : le désert. Je vais peut-être établir un parallèle douteux, mais j'ai le sentiment que les pensées morbides sont traitées comme le sont les obsessions sexuelles. Elles font honte, elles sont pénalement répréhensibles, et on refuse d'en parler, à défaut même de les traiter (si c'est possible).
C'est avec quelque réticence que j'aborde à présent ma propre expérience comme illustration.
J'ai dû me confronter à un psychiatre pour cause de dépression il y a maintenant... deux ans or so (je précise que je n'ai pas la vingtaine). Ce fut un échec total, une thérapie complètement inutile, si ce n'est le bénéfice des antidépresseurs. J'attribue cela au fait que le praticien en question ait été un psychiatre, donc quelqu'un dont la formation est très limitée sur le plan psychanalyse. Il n'a rien compris à mon affaire, et me l'a même avoué en toute honnêteté.
Là où mon expérience intéresse notre discussion, c'est qu'il se trouve que j'ai eu un petit "incident". J'ai fait une bêtise, ma mère découvrant que je m'apprêtais à me shooter à mort avec un sympathique cocktail de cachetons. Je n'avais rien pris, c'était tout comme si j'avais renoncé à la dernière minute, même si la vérité était un peu différente - assez con de se faire prendre en flag pour un crime même pas commis tout de même !
Et là, stupeur... zéro prise en charge, zéro discussion. J'ai tout simplement joué celui que je joue d'habitude, celui qui maîtrise la situation, qui domine les problèmes, dont le discours est fondamentalement sensé et équilibré. Et ça a fonctionné, parce que je suis quelqu'un de sensé, même si je n'avais pas les idées forcément bien claires à l'époque (voilà qui peut changer des a priori sur les suicidaires en passant). Idées plus claires en tout cas que celles du psy et de ma mère, qui ne savaient plus à quel saint se vouer. J'ai échappé à l'hospitalisation à force de persuasion, alors que j'avais tout de même dévoilé malgré moi le symptôme qui aurait dû interpeller le corps médical.
Les envies morbides, ça n'existe donc pas. J'ai été surpris de constater comme psy et mère ont été pressés de se faire entuber. Il est beaucoup plus facile de croire à un "appel au secours", qu'à une tendance de fond. Ma mère n'aurait pas été capable de supporter une seule seconde l'idée d'avoir mis au monde un enfant qui ne rêve que de mourir.
Tout cela pour illustrer comme la société, et en particulier certains membres du corps médical qui est pourtant le premier concerné, refusent en bloc l'idée de morbidité. Idée inconcevable, on n'en parle donc pas.
Pour reprendre mon exemple, je ne me plains pas. Je préfère avoir gardé cela pour moi que de parler avec des gens incapables de comprendre. Mais il me semble assez hallucinant que lorsqu'on surprend un ado de 16 ou 17 ans sur le point de se donner la mort, personne ne soit capable de simplement lui poser quelques questions sur les pensées qui lui traversent l'esprit. Pourquoi, quoi, et comment, tout simplement. Je me suis personnellement retrouvé devant des adultes désemparés, transformés subitement en de petits bébés bien plus effrayés que moi par ce qu'il se passait, et qui préféraient se boucher yeux et oreilles. Pas très courageux tout cela, mais après tout je ne suis pas à leur place.
Pour finir, je pose à présent une question. Parmi vous, comment ceux qui sont concernés par ce que je ne saurais désigner comme "symptôme" ou comme "pathologie" parviennent-ils à vivre avec ? J'ai peur de me tromper, mais ce que tu sembles raconter, Chrysé, c'est l'envie morbide comme symptôme, symptôme qui semble disparaître une fois les principaux problèmes "réglés" (la dépression en premier lieu). Pas une tendance de fond, donc.
En ce qui me concerne, c'est un peu différent. De mémoire, j'ai toujours eu des obsessions morbides, déjà explicites dans mon esprit au début de l'école primaire. Une envie de mort, relativement constante et nourrie. Avec des sommets évidemment, mais je dois pouvoir vivre avec puisque je suis toujours là au bout de vingt ans et de pas mal de crises.
Je voulais donc savoir comment ceux qui doivent se reconnaître dans mon cas s'accommodent de ces obsessions. Même si elles font partie intégrante de ma personne, au même titre que la mélancolie ou l'homosexualité, et que je ne conçois pas de les bannir, ces pensées sont parfois difficiles à vivre en raison de leur caractère obsédant justement. C'est pas tous les jours facile de se sentir aspirer par une quelconque fenêtre ouverte, par n'importe quelle rambarde de n'importe quelle Tour Eiffel, ou encore d'être rongé par des plans morbides des nuits durant. Encore une fois, je crois les dominer, mais elles demeurent handicapantes, comme toute obsession. A noter pourtant, et c'est un gros paradoxe, je n'imagine pas me défaire de ces idées. Le suicide n'est pas répugnant pour moi, car c'est une option comme une autre. Cette conception pour le moins singulière est peut-être la raison pour laquelle j'ai toujours ces idées même si je vais mieux, mais sont-elles obligées de prendre la forme d'obsessions pareilles ? _________________ Membre du club zéro
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