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spécimen Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 08 Déc 2007
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:03 Sujet du message: Juste une réflexion sur la nature de l'Homme |
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Je crois je peux synthétiser en une seule phrase l'ensemble de ce que je vais écrire dans ce post.
Cette phrase m'avait interpellé à l'époque. Certainement car je n'avais pas compris l'intégralité de sa portée
L'Homme est un loup pour l'Homme
Développons si vous me le permettez. J'y perdrais sans nul doute certains de mes idéaux naïfs à l'aune de ce que je peux lire/entendre de ci de là... M'enfin spa grave... Si ça peut m'aider à évoluer
Donc. J'ai le sentiment que la fourberie, la sournoiserie, la trahison, la perfidie, la bassesse etc etc ne sont que l'exclusivité de l'Homme dans le monde animal. Je m'explique.
J'ai le sentiment que l'intelligence, la conscience humaine développent des travers comportementaux que l'on ne retrouvera chez aucune autre espèce animale vivante sur Terre. Est-ce à conclure que c'est notre intelligence qui peut nous rendre mauvais ? Est-ce notre intelligence qui nous pousse à être mauvais ?
Comment devient-on mauvais ? Qu'est ce qui pousse à être mauvais ? C'est quoi la définition du mauvais ? Pourtant des exemples historiques montrent (enfin je crois enfin j'espère ) qu'être bon et droit permet aussi d'arriver à nos fins ?
Est-ce que les bonnes_poires_à_la_ramasse sont condamnées à être écrasées par ceux qui sont manipulateurs ?
Je crois l'exemple le plus criant, c'est de travailler dans un grand groupe ! C'est incroyable : les dents qui rayent le parquet, les manipulateurs, les politicards etc etc qui peuvent sévir dans les différentes services. Les luttes de pouvoir, les défenses de plate-bandes ou de pré carrées. Pourquoi faut-il jouer des coudes pour s'élever dans la hiérarchie ?
Ou alors, est-ce mon incompréhension du comportement humain qui me fait considérer que tel comportement ; différent du mien ; est forcément mauvais / manipulateur / fourbe / sournois etc etc ?!?
'fin bref, je suis impatient de vous lire  |
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yellowfaith Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 03 Juil 2005 Age : 21
Localisation: quelque part dans le 78(500)
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:26 Sujet du message: |
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"l'Homme est un loup pour l'Homme"
j'pensais que ça voulais dire que le plus grand ennemi /predateur de l'homme c'est l'homme...
après le fait que l'homme détruise consciemment ou inconsciemment les siens son environement d'une part ne l'empêche pas d'autre part de se(le) prêserver.
on m'a fais des sales coups, comme des bons...
j'avoue être deçut par l'homme mais c'est pas pour autant qu'il faut qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne...
voili. _________________ Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il
n'y est pas.
"ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent a ceux qui rêvent endormis"
Présidente du CHNI,
membre du CVAC, de la Dream Tim, de l'AMFC et du FLASH. |
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Willou Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 03 Mar 2006 Age : 18
Localisation: Over the rainbow, under the sun.
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:40 Sujet du message: |
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Ha... MC Solaar...
So, je ne pense pas que ce soit spécifiquement l'intelligence qui nous donne le côté mauvais, mais tout bonnement la société, comment elle est construite.
Tu est le meilleur DONC tu fera de grande choses. Sauf que des meilleurs, il y en a sur cette petite planète. Et un seul "méchant" contamine tout le groupe.
Maintenant, le règne animal comporte des attitude assez négatif... Le chat qui tu une portée juste pour pouvoir se re vider les bourses, c'est pas génial non plus...
Les gènes ? L'inconscient ? Autre choses ? _________________ I am Paris Hilton and I approve this message !
- L'éternel insatisfait -
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spécimen Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 08 Déc 2007
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:42 Sujet du message: |
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| Yellow a écrit: | "l'Homme est un loup pour l'Homme"
j'pensais que ça voulais dire que le plus grand ennemi /predateur de l'homme c'est l'homme... | Ah ptêt que j'ai mal interprété cette phrase alors
Mais peu importe, la discussion porte sur le point essentiel que ; il me semble ; aucune autre espèce animale peut être aussi machiavélique que l'espèce humaine. Et je tendrais à croire que c'est du fait de son intelligence.
Ça fait plaisir de te lire Yellow 
Dernière édition par spécimen le Lun Déc 15, 2008 21:44; édité 1 fois |
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Guillaume86 Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 02 Juil 2005 Age : 22
Localisation: Rennes !
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:44 Sujet du message: |
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A mon humble avis l'homme dans la majorité des cas est effectivement un loup pour l'homme.
Comme tu dis, regarde l'histoire, regarde tes collègues et regarde les informations.
Comment devient-on mauvais ? Aigreur, ambition, colère, complexes, peine... Tous les sentiments négatifs, toutes les frustrations peuvent ressortir de manière négative et pousser quelqu'un à faire souffrir les autres. Toi tu déprimes dans ton coin. Un autre martyrisera ceux qui sont sous ses ordres. Question de tempérament.
Je pense que l'éducation joue aussi : un gamin pourri gâté à qui tout est dû sera probablement moins facile à vivre que le rejeton d'une fratrie de 5 élevée dans une famille joyeuse mais pas exempte d'autorité. A moins que celui-ci développe une certaine frustration et tombe dans le cas précédent.
Il y a aussi des gens méchants "de naissance". Je n'en ai vu qu'un seul cas dans ma vie, mais c'était impressionnant. Ce petit avait un mauvais fond ET un manque cruel d'autorité, ce qui l'a transformé en monstre (il a sciemment cassé le bras de sa petite soeur quand il avait 3 ans et elle six mois par exemple).
Voilà pour les origines de la méchanceté.
Est-ce que c'est le propre de l'homme ? Hum, est-ce qu'une orque qui s'amuse à lancer des otaries dans les airs, est-ce qu'un chat qui fait pareil avec une souris sont moins "méchants" qu'un homme qui bat sa femme ou qu'un enfant qui fait griller des fourmis à la loupe ( ) ? Pas sûr, c'est une question de point de vue. On absout le chat et l'orque parce que "c'est naturel", mais au final les humains cruels ont peut-être simplement grattés un peu loin le vernis de civilisation que nous avons presque tous... Dans ce cas, notre intelligence sert juste à nous donner des moyens "ingénieux" de faire souffrir. Je suis sûr que si mon chat comprenait comment fonctionne une fronde, il s'éclaterait comme un malade à lancer des souris contre un mur avec.
Ceci dit, pour être positif (puisque je sais que Phoenix va creuser l'aspect négatif ), je crois qu'on peut parvenir à ses fins de manière "pacifique". Exemple : j'ai tendance à manipuler les gens en douceur, pour qu'ils adoptent mon point de vue sans se sentir brusqués, écrasés ou vexés. J'appelle ça de la diplomatie, d'autres de l'hypocrisie, mais quoiqu'il arrive ça permet d'avancer dans la vie sans faire reculer les autres. Seulement j'agis comme ça parce que j'ai des valeurs qui m'interdisent de froisser les susceptibilités quand je peux l'éviter. Tout le monde ne les a pas.
Par contre : "Est-ce que les bonnes_poires_à_la_ramasse sont condamnées à être écrasées par ceux qui sont manipulateurs ?". Oui, évidemment. Quelqu'un qui ne sait pas se défendre ou au moins faire abstraction de la cruauté des autres se fera bouffer. Le coup du "Pouce" et du "Drapeau blanc", ça ne fonctionne pas, faut pas trop se leurrer. Au contraire, plus on voit que le gars passe pour une victime, plus on a envie de l'enfoncer. C'est naturel. Cf le chat : si la souris lui foutait un gros coup de dents dans les *******, ça le calmerait. Bref, "défends-toi pour avoir la paix, ou tais-toi et souffre".
Et concernant la dernière question, il se peut que tu vives dans une telle naïveté que des trucs totalement banaux (le mensonge, l'hypocrisie) t'apparaissent comme des comportements presque diaboliques. Là je n'ai qu'un conseil : sors de ta carapace et apprends à utiliser les armes qui ont fait leurs preuves. Ca peut aussi être des armes pacifiques, mais c'est une voie plus difficile (Gandhi pourrait t'en parler s'il étaient encore là) et qui n'apporte pas plus de reconnaissance. _________________ Si si, la vie est belle.  |
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chemin faisant Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 22 Mar 2006
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:45 Sujet du message: Re: Juste une réflexion sur la nature de l'Homme |
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| spécimen a écrit: | Pourquoi faut-il jouer des coudes pour s'élever dans la hiérarchie ?
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Parce qu'il y a qu'un seul poste de commandant pour 100 qui le veulent. Et celui qui l'aura, c'est pas celui qui le voulait pour faire le bien, mais celui qui le voulait à tous prix.
"Celui qui obéit est presque toujours meilleur que celui qui commande."
Ernest Renan |
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ElPibe Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 18 Avr 2008 Age : 32
Localisation: Sud-Ouest
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:54 Sujet du message: |
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"L'homme est un loup pour l'homme"... Si je ne m'abuse, ce point de départ sert justement à démontrer à quel point l'état social est bénéfique à l'Homme. Quel sens de la formule ce Hobbes.
Avec une bonne dose de réalisme politique, force est de constater que si les méchants maltraitent les gentils, c'est déjà qu'ils ne les ont pas tués !!! Pour nos amis les gnous, ce serait déjà un grand progrès dans la savane !
Moins sérieusement, dans la communauté gay, qui est l'aboutissment de 10 000 ans d'évolution : l'homme est un 'tit loup pour l'homme. Tout ça pour ça ! |
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spécimen Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 08 Déc 2007
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 21:57 Sujet du message: |
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Je ne parlais pas spécifiquement de la communauté gay ElPibe
Ton développement est intéressant Guillaume. Je vais prendre le temps d'y répondre. |
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phoenix85 Rainbow-warrior


Sexe:  Inscrit le: 11 Fév 2008 Age : 20
Localisation: Wien
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:02 Sujet du message: |
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Dans ma manière de concevoir les choses, le mal n'existe pas. C'est une erreur qui entretient l'illusion morale.
Qu'est-ce que la mal ? C'est un jugement moral. Or, la moralité est avant tout un jugement personnel et subjectif. Il n'y a donc de bon et de mauvais que de manière purement relative à une opinion de ce qui est bien et mal. Donc, la morale ne peut pas être universelle, ce qui est essentiel à comprendre.
Dès lors, la moralité est une illusion, une adéquation de l'esprit entretenue par la comparaison entre la réalité donnée et concrète et un système de pensée abstrait et surtout imaginaire mais compris comme parfait. Tout rapport à ce système est donc biaisé par sa subjectivité.
Les événements en eux-même sont donc neutres. Le "mal" provient donc d'une interprétation humaine en fonction du système évoqué plus haut. "Il n'y a pas de phénomènes moraux, mais seulement une interprétation morale des phénomènes" (Par delà Bien et Mal, Nietzsche). Je pense exactement comme lui : le mal est une projection imaginaire qui a pour fonction de se rassurer en trouvant un coupable bien pratique. La vie est tragique, il faut l'assumer. Et pour pousser encore plus loin, la moralité est un boulet. Il faut se positionner au-delà d'elle pour voir justement ce qui fait la vie, c'est-à-dire la volonté de puissance, c'est-à-dire l'égoïsme, la volonté d'être soi pleinement, de jouir de la vie : l'audace. Et la morale des "faibles" n'est que la répression de ces instincts, par vengeance de ne pas pouvoir atteindre le niveau des "forts". La puissance ne s'exprime pas nécessairement pas la violence et la force mais passe par la spiritualisation de ces instincts agressifs et animaux pour les élever vers une sorte de Bien. Les réprimer au sens où c'est "mal", c'est se priver d'évolution.
Donc voilà ma conception de tout ça. Le "mal" est une illusion pratique des "faibles" pour asservir l'instinct de puissance des "forts". C'est une morale vindicative, qui se fonde sur la vengeance et la haine. Elle est donc à dépasser. L'arrivisme, l'égoïsme, la méchanceté ne sont pas "mauvais" : il faut les accepter pour les contrôler et donc s'élever vers plus de "puissance" au sens "jouir de la vie" _________________ "J'ose tout ce qui sied à un Homme , qui n'ose point n'en est plus un"
Shakespeare, Hamlet
Dernière édition par phoenix85 le Lun Déc 15, 2008 22:03; édité 1 fois |
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ElPibe Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 18 Avr 2008 Age : 32
Localisation: Sud-Ouest
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:02 Sujet du message: |
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| Citation: |
Je ne parlais pas spécifiquement de la communauté gay ElPibe
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Mais moi non plus... La dernière phrase était seulement une allusion à l'expression répandue dans les couples de garçons : "mon 'tit loup". Cela n'avait rien à voir avec le propos plus haut... Mais apparemment, je suis un incompris, comme Hobbes, mais sans son sens de la formule ! Heureusement que l'état social me protège sinon on m'aurait bouffé une cuisse pour la peine... (et je ne parle pas spécifiquement de la volaille, hein !) |
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spécimen Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 08 Déc 2007
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:16 Sujet du message: |
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Désolé ElPibe, le second degré ça fait toujours quarante douze
Quand Phoenix pffiouh... comme d'hab' je suis impressionné par ton développement. C'est aussi pourquoi je me suis permis de poser la question de la définition du "mauvais". |
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Guillaume86 Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 02 Juil 2005 Age : 22
Localisation: Rennes !
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:17 Sujet du message: |
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| phoenix85 a écrit: | | Le "mal" est une illusion pratique des "faibles" pour asservir l'instinct de puissance des "forts". C'est une morale vindicative, qui se fonde sur la vengeance et la haine. Elle est donc à dépasser. L'arrivisme, l'égoïsme, la méchanceté ne sont pas "mauvais" : il faut les accepter pour les contrôler et donc s'élever vers plus de "puissance" au sens "jouir de la vie" |
Ah, voilà du pessimisme comme je l'aime.
Selon moi (ouais, je n'appelle pas Nietzsche, moi, c'est de la concurrence déloyale), si les faibles sont effectivement faits pour que les forts les martyrisent, ces derniers ne sont pas obligés d'abuser de leur puissance. Sans même parler de morale, où est le défi à affronter quelqu'un qui est déjà vaincu ? Les "vrais forts" s'attaquent entre eux ou n'attaquent personne. Ils ne sont donc pas "mauvais" au sens où Spécimen l'entend : ils sont sûrs d'eux, de leur valeur et ce n'est pas un regard extérieur qui changera ça.
Les "mauvais", ce sont les "faux forts" (oui je sais, ma terminologie philosophique est des plus pointues ), ceux qui craignent qu'un jour on ne découvre leur imposture (les frustrés, les aigris, les complexés...) et qu'on les fasse retomber du côté des faibles et qui du coup, par réaction, agressent tout ce qui bouge. _________________ Si si, la vie est belle.  |
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ElPibe Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 18 Avr 2008 Age : 32
Localisation: Sud-Ouest
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:17 Sujet du message: |
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| Citation: |
Qu'est-ce que la mal ? C'est un jugement moral. Or, la moralité est avant tout un jugement personnel et subjectif. Il n'y a donc de bon et de mauvais que de manière purement relative à une opinion de ce qui est bien et mal. Donc, la morale ne peut pas être universelle, ce qui est essentiel à comprendre.
Dès lors, la moralité est une illusion, une adéquation de l'esprit entretenue par la comparaison entre la réalité donnée et concrète et un système de pensée abstrait et surtout imaginaire mais compris comme parfait. Tout rapport à ce système est donc biaisé par sa subjectivité.
Les événements en eux-même sont donc neutres. Le "mal" provient donc d'une interprétation humaine en fonction du système évoqué plus haut. "Il n'y a pas de phénomènes moraux, mais seulement une interprétation morale des phénomènes" (Par delà Bien et Mal, Nietzsche). Je pense exactement comme lui : le mal est une projection imaginaire qui a pour fonction de se rassurer en trouvant un coupable bien pratique. La vie est tragique, il faut l'assumer. Et pour pousser encore plus loin, la moralité est un boulet. |
Cela me paraît bien rhétorique et inapplicable au quotidien. Si la notion de mal est subjective, et je te rejoins sur ce point, je n'y vois aucune raison de la rejeter, surtout qu'elle est bien utile! L'objectivité n'est pas une fin en soi. Les systèmes de valeurs, aussi imparfaits et subjectifs qu'ils soient, permettent de prendre des décisions, de faire des choix. Je revendique ce choix comme l'expression la plus simple de la liberté et de l'existence, et je rajoute qu'il n'y a pas de responsabilité sans cette liberté de choisir. Et si nous sommes sur Terre, uniques entre tous nos semblables, c'est justement pour exprimer cette singularité dans notre propre système de valeurs, notre propre vision du bien et du mal. Exister, c'est justement ça. Sinon, nous ne serions que des perroquets savants ou pire, des esclaves d'un déterminisme quelconque... |
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spécimen Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 08 Déc 2007
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:32 Sujet du message: |
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Wouch J'ai ouvert un truc dont je ne m'imaginais même pas qu'il allait monter aussi vite dans les tours.
Comme l'a expliqué Guillaume (et je le rejoins en fait), tout dépend de notre passif en fait, tout dépend de notre éducation et de la façon dont on a grandi. Il faut alors introduire la notion de relativité et donc de référentiel pour d'abord donner une définition pertinente du mal.
Pourtant, le mal ou le bon sont des notions pas si relatives que cela dans la mesure ou une majorité de personnes s'entend pour définir très exactement ce qui est mal ou ce qui est bon.
On passe en effet par la notion de morale que Phoenix a très bien développée.
Mais pour autant la morale ne sert pas d'alibi à ce point pour rejeter le mal et accepter le bien.
Pour preuve, les pourfendeurs les plus virulents de la morale, les chrétiens, l'ont brandi plus d'une fois pour accomplir des actes pourtant mauvais. Et on voit bien là que la moralité n'est pas l'excuse fallacieuse pour en déduire : "ça c'est bien, ça c'est mal"...
Ptêt je suis pas clair hein Mais vous me faites tourner la tête car vous donnez beaucoup de matières pour me faire réfléchir...
Dernière édition par spécimen le Lun Déc 15, 2008 22:39; édité 1 fois |
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phoenix85 Rainbow-warrior


Sexe:  Inscrit le: 11 Fév 2008 Age : 20
Localisation: Wien
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Posté le: Lun Déc 15, 2008 22:38 Sujet du message: |
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| ElPibe a écrit: |
Cela me paraît bien rhétorique et inapplicable au quotidien. Si la notion de mal est subjective, et je te rejoins sur ce point, je n'y vois aucune raison de la rejeter, surtout qu'elle est bien utile! L'objectivité n'est pas une fin en soi. Les systèmes de valeurs, aussi imparfaits et subjectifs qu'ils soient, permettent de prendre des décisions, de faire des choix. Je revendique ce choix comme l'expression la plus simple de la liberté et de l'existence, et je rajoute qu'il n'y a pas de responsabilité sans cette liberté de choisir. Et si nous sommes sur Terre, uniques entre tous nos semblables, c'est justement pour exprimer cette singularité dans notre propre système de valeurs, notre propre vision du bien et du mal. Exister, c'est justement ça. Sinon, nous ne serions que des perroquets savants ou pire, des esclaves d'un déterminisme quelconque... |
Je n'ai pas écrit d'abandonner le système de valeur, il me semble. J'ai dit de changer ce système qui actuellement se fonde sur la répression de ce qui fait justement "l'essence" de la vie. Le mal n'est pas "utile". Il permet quoi ? De réguler une société par l'intégration forcée de ce qui est "mal" ou pas ? Et si je te soutiens le contraire : que la société n'a pas besoin d'être régulée par des opinions morales imposées par une majorité trop "faible" pour en assumer les conséquences et tenter de sublimer ses instincts ? Que le régulation sociale peut se faire en-dehors de la morale par l'égoïsme et l'appréhension de cette individualité de l'Autre qui te fait prêter de manière instinctive les même sentiments que tu éprouves face à des situations banales/désagréables ? La morale est donc inutile : elle n'a pas d'utilité sociale puisque l'être humain ne cherche pas ardemment son propre malheur. Cette régulation n'est pas immédiate et ne sera jamais totale mais, par égoïsme (parce que je ne veux pas être dans la même situation que l'Autre), on peut aussi obtenir une société viable, à mon avis.
Et pour Guillaume, comme promis, je "m'occupe" de toi !
Je n'ai pas écrit que les forts devaient réprimer/asservir les faibles. Tu étires donc ma thèse de manière à lui faire dire des choses critiquables. C'est donc un procès d'opinion !
| Spécimen a écrit: | | Pour preuve, les pourfendeurs les plus virulents de la morale, les chrétiens, l'ont brandi plus d'une fois pour accomplir des actes pourtant mauvais. Et on voit bien là que la moralité n'est pas l'excuse fallacieuse pour en déduire : "ça c'est bien, ça c'est mal"... |
Hum ... Si je comprends bien ce que tu as écrit, c'est critiquable. Mais peux-tu donner des exemples, pour vérifier que je ne me fourvoie pas dans mon interprétation ? _________________ "J'ose tout ce qui sied à un Homme , qui n'ose point n'en est plus un"
Shakespeare, Hamlet |
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