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tu vois ce que je veux dire, vivre avec un handicap visuel d

 
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lulu galipette
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MessagePosté le: Dim Jan 14, 2007 18:02    Sujet du message: tu vois ce que je veux dire, vivre avec un handicap visuel d Répondre en citant

regardons de plus près le handicap visuel

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Pirlouit
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MessagePosté le: Mar Jan 16, 2007 22:24    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Je me joins aux louanges de Lulu.
Very Happy Ce livre est extrêmement riche et dense en anecdotes, explication et réflexion à propos du handicap.
Cy Jung a réussi à concilier l’anecdotique –avec des histoires qui font sourire ou bien émeuvent- et le didactique –expliquer quels peuvent être les repères et les informations sensorielles que perçoit une malvoyante-.
La grande force de ce livre c’est aussi qu’il ne se contente pas d’être descriptif et/ou narratif –ce qui soit dit en passant est déjà pas mal-, Cy nous y invite à réfléchir sur la perception du handicap par autrui et par la société ainsi que sur la façon dont un individu se construit avec son handicap. (Ma phrase n’est pas très claire, je le crains.)
Confused
Vous l’aurez compris je vous recommande donc chaudement la lecture de Tu vois ce que je veux dire.
Déjà parce qu’au fil des pages, on rit et on pleure. (Je n’exagère pas : ma mère avait les larmes aux yeux en lisant certains passages. Elle n’est peut-être pas tout-à-fait objective non plus Wink )
C’est donc un livre vivant.
Ensuite, parce qu’effectivement je pense qu’il peut permettre à n’importe quel lecteur, que celui-ci ait ou non eu l’occasion de côtoyer le handicap dans sa vie, d’appréhender ce que peut être le ressenti d’une personne handicapée –malvoyante en l’occurrence-.
Et enfin surtout parce qu’il est le fruit d’un formidable travail de réflexion.

Difficile de reprendre l’intégralité des questions soulevées dans le livre.
L’analyse que fait Cy Jung du handicap m’a tout particulièrement interpellé.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, parler de handicap ne signifie pas seulement faire allusion à la situation d’une personne –une situation scientifiquement, médicalement et donc objectivement mesurable-, c’est aussi renvoyer à tout un imaginaire social –des préjugés, des attentes, etc- qui existe autour du terme de « handicap ».
C’est en ce sens que l’expérience de Cy est d’autant plus enrichissante. Sa malvoyance lui a permis par exemple de comparer les réactions de ses interlocuteurs suivant que ceux-ci étaient ou non conscients de son handicap.
La visibilité du handicap change pas mal de chose. Sans tomber dans une paranoïa excessive, le handicap renvoie plus ou moins consciemment à des peurs et à des schémas profondément ancrés dans la tête de tout un chacun ; Ce qui explique que le handicap puisse parfois biaiser la réaction d’un interlocuteur. Mais encore une fois : peut-être suis-je trop parano ?

Il est intéressant de noter au passage qu’homosexualité et handicap ont en commun ce qui peut apparaître comme un paradoxe mais qui n’en est pas un : d’une part, vouloir que son handicap ou son homosexualité soit reconnu comme un élément constitutif de son identité –dont on a pas honte voire que l’on revendique afin d’obtenir une égalité de droit et de fait- et d’autre part, la volonté de ne pas se laisser enfermer par la société ou par autrui dans un rôle social prédéfini –Je crois qu’il n’est pas nécessaire de développer les stéréotypes existant sur les homo, tout le monde les connaît par cœur ici-.

Encore une fois merci Cy
Very Happy
Et au plaisir de vous lire... Wink
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lulu galipette
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MessagePosté le: Mer Jan 17, 2007 11:53    Sujet du message: Répondre en citant

haa oui tiens, je me rappelle, y a un passage qui m'a vraiment fait marrer, c'est quand elle essaye de se faire passer pour handicapée mais moteur! mdr, elle tente le coup avec béquille, après avec fauteuil roulant....etc

et elle regarde les réactions des gens! Laughing je me suis dit que j'aurais jamais eu ce toupet! Laughing

et en fait, une question me brule les lèvres, évidement, à la fin du livre, elle s'oriente plus vers admettre qu'elle est réellement handicapée, elle l'accèpte mieux, l'intègre, alors que précédement elle le rejettait, mais elle dit aussi (je sais pas je dois dire "vous" ou "elle" c'est aggaçant!) que sa vue diminue progressivement et que potentiellement devenir aveugle est un des paramètres à intégrer... et donc évidement à la fin du livre, on prie juste pour que sa vue ne baisse pas plus....


et alors???? aujourd'hui??? où est-ce que ça en est??? voilà, moi j'avais très envie de savoir ça, puisque ayant donc accompagné une personne au cours e ce livre très vivant, on arrive à la fin assez angoissé, et on se demande bien ce qu'il va en être quelques années plus tard!


(merci pirlouit pour ton intervention! Wink )
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Spoutnik
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MessagePosté le: Jeu Jan 18, 2007 19:47    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Avant toute chose, je tiens à remercier Lulu Galipette et Pirlouit pour leur présentation respective, leurs remarques et leurs éloges. Je suis touchée. Vraiment.

C'est donc avec plaisir que je réponds à la question de Lulu Galipette : ma vue va très bien ! En fait, il faut que je vous l'avoue, depuis que j'ai écrit ce livre, sans aller à Lourdes, j'ai recouvré la vue. Cela s'est passé à la piscine de la Plaine, à Paris (il fallait bien de l'eau). Le monsieur à la caisse a remis en cause la qualité de guide à la personne qui m'accompagnait, considérant qu'elle ne me tenait pas la main. Very Happy

Un malvoyant est donc quelqu'un à qui l'on prend la main.

Et j'ai beau avoir écrit ce livre, la remarque de ce monsieur m'a blessée… On n'est jamais complètement à l'abri. Et d'ailleurs, doit-on se protéger ? Je laisse la réponse à Pirlouit… Wink

Bonne soirée à vous tous
Cy
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iorini
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MessagePosté le: Jeu Jan 18, 2007 20:14    Sujet du message: Répondre en citant

je n'ai pas encore lu votre livre mais je vais le faire rapidement.
ça me fait mal que des imbéciles aient le pouvoir de vous blesser.
merci à vous spoutnik
iorini
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lulu galipette
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MessagePosté le: Ven Jan 19, 2007 19:56    Sujet du message: Répondre en citant

... je viens de me rappeller un détail, c'est lorsque spoutnik dit en substance, qu'elle est surprise qu'aucun de ses lecteurs n'ait jamais remarqué au travers de ses romans qu'elle soufrait d'une déficience visuelle.... j'avoue que j'ai été vexée, bah oui... quand même.... c'est mon métier, j'aurais pas du manquer ça. Celà étant, il faudra d'une que je relise attentivement pour voir si en étant concentré ça se remarque effectivement, je me suis tout de même dit que l'outil littéraire n'est pas censé nous renvoyé à l'univers de celui qui l'a écrit. Le bon sens même voudrait que si c'est bien écrit on y pense précisément jamais de façon consciente (bon heu, atobiographie mise à part!) et je me suis dit encore que finalement, les autres écrivains ne peuvent pas techniquement réaliser une description bien faite sans passer par autre chose que la vue. C'est un fait avéré et bien connu des critiques qu'un portrait physique réussi ne fait jamais référence à des caractéristiques proprement dites "physiques" on a le gout l'odeur, la métaphore, les formes, même les couleurs sont codifiées de façon à ce qu'aucune couleur humaine n'apparaisse, prenons par exemple la couleur de peau de lèvres, de cheveux...bim on va tomber sur des adjectifs du style "incarnat", "blanc comme neige" "transparent" "flamboyant".... il me semble qu'ils ne sont pas fait pour tenter de reproduire une quelconque réalité de façon objective, ils ne sont qu'une codification universelle qui parle au voyant comme au non voyant de la même façon... on sait bien que tel personnage n'a pas la peau "soyeuse", les cheveux de jais qui ondulent souplement, la bouche qui ressemble à une fraise, ou les yeux qui brillent "comme des diamants"...etc.

la description est par excelence un exercice codifié auquel on ne prend absolument pas garde en littérature.... si vous voulez, je vous mettrai quelques descriptions phénoménales de Balzac par exemple... qui lorsqu'on les lit en oubliant de se laisser propulser par les codes nous parraissent tout à fait ridicules, elles sont myriades.

Bref, je vous les mettrai, mais c'était juste pour comprendre de quelle façon celà avait pu m'échapper. En ce qui concerne maintenant les lieux... il est vrai que dans mon souvenir ils ne sont décrit chez Cy que de façon très succinte, avec quelques traits précis, on ne s'attarde pas. Mais j'irai quand même jetter un oeil, cette remarque m'intrigue quand même beaucoup! Wink
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lulu galipette
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MessagePosté le: Ven Jan 26, 2007 22:39    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Un jeune homme… traçons son portrait d’un seul trait de plume : figurez vous don Quichotte décorcelé, sans haubert et sans cuissards, don Quichotte revêtu d’un pourpoint de laine dont la couleur bleue s’était transformée en une nuance insaisissable de lie de vin et d’azur céleste. Visage long et brun ; la pommette des joues saillante, signe d’astuce ; les muscles maxillaires énormément développés, indice infaillible auquel on reconnaît le Gascon, même sans béret, et notre jeune homme portait un béret orné d’une espèce de plume ; l’œil ouvert et intelligent ; un adolescent, trop petit pour un homme fait, et qu’un œil peu exercé eût pris pour un fils de fermier en voyage, sans sa longue épée qui, pendue à un baudrier de peau, battait les mollets de son propriétaire quand il était à pieds, et le poil hérissé de sa monture quand il était à cheval.
Dumas, Les trois mousquetaires, Gallimard, Folio classique, p. 8.


Citation:

Petit et gros, brusque et leste comme un singe, quoique d’un caractère calme, Michu avait une face blanche, injectée de sang, ramassée comme celle d’un Kalmouk et à laquelle des cheveux rouges, crépus, donnaient une expression sinistre. Ses yeux jaunâtres et clairs offraient, comme ceux des tigres, une profondeur intérieure où le regard de qui l’examinait allait se perdre sans y rencontrer de mouvement ni de chaleur. Fixes, lumineux et rigides, ces yeux finissaient par épouvanter. L’opposition constante de l’immobilité des yeux avec la vivacité du corps ajoutait encore à l’impression glaciale que Michu causait au premier abord. Prompt chez cet homme, l’action devait desservir une pensée unique ; de même que, chez les animaux, les vie est sans réflexion au service de l’instinct. Depuis 1973, il avait aménagé sa barbe rousse en éventail. Quand même il n’aurait pas été, pendant la Terreur, président du club de Jacobins, cette particularité de sa figure l’eût, à elle seule, rendu terrible à voir. Cette figure socratique à nez camus était couronnée par un très beau front, mais si bombé qu’il paraissait être en surplomb sur le visage. Les oreilles, bien détachées, possédaient une sorte de mobilité comme celle des bêtes sauvages, toujours sur le qui-vive. La bouche entr’ouverte par une habitude assez ordinaire chez les campagnards, laissait voir des dents fortes et blanches comme des amandes, mais mal rangées. Des favoris épais et luisants encadraient cette face blanche et violacée par places. Les cheveux, coupés raz sur le devant, longs sur les joues et derrière la tête, faisaient, par leur rougeur fauve, parfaitement ressortir tout ce que cette physionomie avait d’étrange et de fatal. Le cou, court et gros, tentait le couperet de la loi.

Honoré de Balzac, Une ténébreuse affaire (1842).



voici deux exemple il me semble assez parlants.... je pourrais même ajouter ce troisième de balzac toujours qui est assez drôle je trouve pour ma part...

Citation:
Mes yeux bleus ne sont pas bêtes, il sont fiers, entourés de deux marges de nacre vive nuancée par de jolies fibrilles et sur lesquelles mes cils longs et pressés ressemblent à des franges de soie. Mon front étincelle, mes cheveux ont des racines délicieusement plantées, ils offrent de petites vagues d’or pâle, bruni dans les milieux et d’où s’échappent quelques cheveux mutins qui disent assez que je ne suis pas une blonde fade et à évanouissements, mais une blonde méridionale et pleine de sang, une blonde qui frappe au lieu de se laisser atteindre.



ou même celle qu'il fait dans la peau de chagrin. C'est simple à mes classes je leur demande d'essayer de les dessiner pour qu'ils se rendent bien compte qu'on est parti dans un délire artistique total, et qu'en réalité une desciption littéraire ne correpond à rien est essentiellement parcellaire. Ce qu'évidement on ne voit pas du tout quand on est emporté dans le roman!!!
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siobban80
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MessagePosté le: Sam Jan 27, 2007 12:38    Sujet du message: Répondre en citant

Et après les profs s'étonnent que les élèves détestent les commentaires de texte...
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Spoutnik
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MessagePosté le: Lun Jan 29, 2007 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

siobban80 a écrit:
Et après les profs s'étonnent que les élèves détestent les commentaires de texte...

Je ne comprends pas le sens de votre remarque. Pourriez-vous argumenter ?

Pour en revenir aux citations de Lulu Galipettes, je les trouve truffées de détails : couleurs, formes, aspect de tout ou partie du visage, etc. Il me semble qu'à l'inverse, dans mes textes, mes personnages ne sont absolument pas décrits, au moins pas en ces termes de "voyants".
Pour les nécessités de Tu vois ce que je veux dire, j'avais des recherches… ; d'où l'affirmation à laquelle vous faites référence. j'aurais donc tendance à maintenir l'idée que ma défiscience visuelle me fait décrire les gens par le senti et non le vu et qu'aucun détail ordinaire du vu (hormis ceux que j'ajoute au petit bonheur la chance pour faire plaisir à mes correcteurs) et que donc, leur physique (comme le physique des lieux), n'y est pas…

Je veux donc bien que vous développiez encore… Wink

Bonne journée
Cy
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lulu galipette
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MessagePosté le: Mar Jan 30, 2007 18:59    Sujet du message: Répondre en citant

mdr j'y reviendrai dès que je trouverai trois minutes!
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siobban80
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MessagePosté le: Jeu Fév 08, 2007 21:27    Sujet du message: Répondre en citant

Spoutnik a écrit:
Bonjour,

siobban80 a écrit:
Et après les profs s'étonnent que les élèves détestent les commentaires de texte...

Je ne comprends pas le sens de votre remarque. Pourriez-vous argumenter ?


Comme l'a dit lulu galipette, les descriptions dans les écrits littéraires ne sont pas réalisées de façon à apparaître objectives aux yeux du lecteur. Mais ce procédé de la codification, ce raffinement excessif, ces mots qui ne sont pas justes mais qui "sonnent" pourtant si justes, tout cela rend l'exercice de la description très artificiel à mes yeux.

Pour ma part, il m'a très souvent été impossible de distinguer la véritable utilité des figures de style auxquelles ces chers professeurs essaient de nous sensibiliser, du simple exercice de style ou de la pure esthétique.

Comment commenter ce genre de texte qui apparaît dès lors biaisé ? En effet, dans le commentaire on ne doit pas uniquement se contenter de repérer la figure de style, encore faut-il l'analyser et en en apprécier la portée, le rendu. Exercice on ne peut plus difficile dès lors que la vision est obscurcie par la critique du "les mots sont là pour faire jolis". C'est pourquoi le commentaire de texte est un exercice que j'ai toujours trouvé compliqué, lui préférant de loin le sujet d'invention dans lequel on peut se mettre dans la peau d'un auteur et travailler soi-même ses propres récits à grands coups de litotes, de métaphores et de système ternaire. (Qui veut généreusement m'expliquer l'intérêt d'un système ternaire parce que je n'en ai jamais vu d'autre que l'harmonie de la phrase ?)
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lulu galipette
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MessagePosté le: Jeu Fév 08, 2007 21:51    Sujet du message: Répondre en citant

mdr tu mélanges tout!
les figures de style sont destinées à être vue et analysée. Ensuite on les aipme ou on ne les aime pas. Question de gout.

Ce que tu dis à propos de la description est amusant. Depuis la nuit des temps court chez les plus grand écrivains ainsi que chez les plus grands critiques une polémique sur l'utilité, la noblesse, le sens même de la description. Ce n'est donc pas anodin que tu te poses cette même question, pour ou contre? Perte de temps ou gain esthétique? portée symbolique, ou simple interférence inutile à la narration plus substancielle?

Ensuite on peut mettre des figures de style dans une desciption évidement, mais dans tous les autres cas ou elles sont utilisées ces famueses tropes, ne sont-elle pas magnifiques? Entre ne pas aimer une métaphore artificielle dans une description et décréter que parceque de telles métaphores existent on déteste le commentaire de texte, c'est comme décréter qu'on détester voir le sens, chercher la façon dont fonctionne telle ou telle chose telle ou telle émotion. Les tropes sont l'armature la magie, le sens, la seule possibilité de l'écriture. écrire sans tropes est tout simplement impossible. D'où l'utilité d'analyser la langue et sa portée. Ne pas comprendre son fonctionnement c'est refuser de voir le monde qui ne se transmet que par elle. Ne pas comprendre la langue, donc c'est ne pas comprendre le monde.

Préférer écrire que d'analyser l'écriture est une chose, mais l'un sans l'autre est impossible. Tout comme jouer de la musique sans en écouter, et ne pas voir le sens qu'il y a a analyser telle ou telle utilisation de telle ou tel accord de telle ou telle tessiture pour faire passer telle ou telle émotion. c'est faire usage d'une chose sans la comprendre. C'est faire de la peinture les yeux bandés.
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siobban80
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MessagePosté le: Jeu Fév 08, 2007 22:15    Sujet du message: Répondre en citant

lulu galipette a écrit:
mdr tu mélanges tout!

Je sais et c'était bien là mon problème.


lulu galipette a écrit:
Ensuite on peut mettre des figures de style dans une description évidement, mais dans tous les autres cas ou elles sont utilisées ces fameuses tropes, ne sont-elle pas magnifiques?


Heureusement qu'il y en a des magnifiques, et si elles provoquent chez le lecteur un ressenti, c'est que le pari de l'écrivain est gagné. Mais ce que je n'arrivais pas dans le commentaire de texte, c'est d'expliquer le pourquoi de la chose en quelque sorte.


lulu galipette a écrit:
Entre ne pas aimer une métaphore artificielle dans une description et décréter que parceque de telles métaphores existent on déteste le commentaire de texte


Ce que je voulais dire, c'est que, vu que je les ressentais comme teintées d'artifices, je trouvais l'exercice du commentaire difficile. Je ne voyais pas pourquoi rechercher la raison d'être de quelque chose qui, pour moi, n'en avait aucune. La plupart du temps, elles n'étaient là, selon moi,que pour faire joli donc je ne faisais aucun effort pour m'élever au delà de mes a priori.
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