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Inna Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 29 Jan 2006
Localisation: Noisy-le-Sec
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Posté le: Mer Mai 02, 2007 10:05 Sujet du message: |
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| Spoutnik a écrit: | J'écris en général entre 2 et 5 pages/jour pour une moyenne de 15 par semaine.
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2 à 5 pages par jour. D'accord, il s'agit d'une moyenne. Mais il y a bien des jours où les pages demeurent blanches, non ? Comment est-ce que vous réagissez lorsque le manque d'inspiration commence à s'éterniser ? Dans quelle mesure est-ce que cela vous affecte ?
Autre question quand est-ce que vous écrivez le mieux ? Sous l'effet de la colère, de la souffrance, d'une joie immense ou autre ? En gros, quel est le détonateur pour écrire de belles pages, des pages de qualité selon vous ? _________________ - Où étais-tu depuis une heure ? Je t'ai cherchée.
- J'étais derrière toi, tu es trop bête pour te retourner. [Twin Peaks] |
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Ligeia Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 15 Déc 2006 Age : 19
Localisation: Nancy
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Posté le: Mer Mai 02, 2007 16:38 Sujet du message: |
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Je n'ai encore jamais été publiée, mes projets ne sont pas terminés mais j'y travaille régulièrement depuis un certain temps (j'espère donc pouvoir répondre à quelques questions du sujet…).
| Citation: | | Ce n'est pas vraiment une question indiscrète (dites moi si je dois effacer mon message) mais j'aime particulièrement savoir comment les auteurs écrivent : leurs conditions environnantes, si c'est à la main, à la machine, quel stylo, le style de papier, si c'est dans un bureau, une chambre, à quel moment de la journée, s'ils font autre chose entre 2 moments d'écriture où s'ils se concentrent uniquement à ce qu'ils font etc... |
Sauf exception, j'écris surtout le matin ou le soir, sans préférence particulière pour le lieu, pourvu qu'il y règne un silence parfait. J'ai tendance à écrire d'abord à la plume, sans m'attarder sur le style ni rien, si je m'interromps, j'aurais souvent du mal à me replonger… Ensuite, je tape mon texte à l'ordinateur en développant davantage mes idées.
| Citation: | | se peut-il qu'une histoire que vous écrivez soit profondément modifiée par des événements que vous vivez en cours d'écriture? |
Profondément, non, mais, même si j'essaie d'avoir un plan un minimum précis en tête, j'ai bien du mal à le suivre. Au fil de l'écriture, je peux m'apercevoir que je n'avais pas pensé à tel ou tel détail, ou partir à la dérive malgré moi. Et entre temps, de nouvelles découvertes, de nouvelles réflexions, peuvent venir enrichir mes idées. Un auteur s'exprime beaucoup à travers ses textes.
| Citation: | | procédez-vous en créant un canevas global de l'intrigue pour affiner ensuite ou commencez-vous sans trop savoir dans quel sens vous allez partir??? |
Je me fais toujours un plan en fixant les grands évènements de l'histoire et j'essaye de me visualiser toutes les scènes. Si elle est courte, je ne l'écrirais pas sans avoir déjà envisagé le dénouement, afin de savoir où je vais. Tout ce que j'écris est ensuite calculé pour amener le lecteur à la fin, essayer de le surprendre et de l'induire en erreur.
Du reste, je ne me suis jamais attaquée à une histoire plus longue, mais j'y pense beaucoup. Je fais beaucoup de recherches pour l'instant. Là, un plan précis sera impératif, cependant, il devra se construire au fur et à mesure je pense…
| Citation: | | "Est ce que vous faites vivre encore vos personnages dans votre imagination après le roman? Ou est ce que vous les oubliez totalement?" |
Tout dépend des personnages. J'oublies vite ceux d'histoires courtes, car j'y privilégie l'histoire aux personnages qui ne sont que des figurants à la psychologie peu développée et qui se veut proche du lecteur en général. Là, il est surtout question de permettre une certaine identification au lecteur.
En revanche, pour une histoire qui s'attarde vraiment sur chaque personnage, là, oui, j'y pense constamment, et cela me permet de m'imprégner au mieux de leur caractère. Je me demande souvent comment ils auraient réagis dans telle ou telle situation, quels pourraient êtres leurs goûts littéraires, musicaux, etc. Je me demande aussi ce que je penserais d'une personne avec le même caractère d'un de mes personnages si je venais à la rencontrer…
| Citation: | | Comment est-ce que vous réagissez lorsque le manque d'inspiration commence à s'éterniser ? Dans quelle mesure est-ce que cela vous affecte ? |
Je n'insiste pas, et j'essaye de passer à autre chose, mais j'en tire toujours une certaine frustration, et je perds confiance en moi… Dans cette mesure, l'inspiration peut influer sur mon humeur. Lorsque j'arrive à écrire des pages et des pages sans m'épuiser, tout va bien. A l'inverse, quand je bloques, je finis vite par poser un regard très négatif sur tout ce que j'ai pu écrire avant…
| Citation: | | Autre question quand est-ce que vous écrivez le mieux ? Sous l'effet de la colère, de la souffrance, d'une joie immense ou autre ? En gros, quel est le détonateur pour écrire de belles pages, des pages de qualité selon vous ? |
Je ne sais pas. Rien de tout ça je pense. J'écris le mieux lorsque j'arrive à "éprouver" l'atmosphère d'une histoire ou les sentiments d'un personnage, et cela se fait généralement en cours d'écriture, si j'y suis disposée… Du reste, c'est un sentiment assez étrange qui me pousse à écrire. Je ne pourrais le décrire. Un état soudain qui s'impose à moi, une impression de vide peut-être. Et là, je sens qu'il faut que j'écrive et que ça sera "bien"… (je ne suis pas sûre d'être claire pour le coup…) _________________ "Ce qui est en nous sera, en dépit de tous." A.J Cronin.
Vive la mort. |
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Spoutnik Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 09 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mai 02, 2007 18:41 Sujet du message: |
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Bonsoir,
| Inna a écrit: | | 2 à 5 pages par jour. D'accord, il s'agit d'une moyenne. Mais il y a bien des jours où les pages demeurent blanches, non ? Comment est-ce que vous réagissez lorsque le manque d'inspiration commence à s'éterniser ? Dans quelle mesure est-ce que cela vous affecte ? |
Ecrire est mon métier. J'appréhende donc l'écriture comme un travail d'artisan. A partir d'une technique fruit d'un apprentissage, je dois être en mesure de produire une certaine quantité de texte quelle que soit mon humeur, ma fatigue ou le degré d'humidité dans l'air. La question ne se pose donc pas de savoir si la page peut demeurer blanche et, à l'instar de tous les travailleurs, j'ai des jours avec (5 pages) et des jours sans (2 pages).
L'écriture, d'ailleurs, au moins à mon sens, ne se résume pas à écrire. Il y a tout un travail préparatoire et un travail de correction. Ces deux aspects me prennent plus de 50% de mon temps de travail sur un texte. Et dans ces temps-là, une fois encore, la technique permet de pallier les troubles de l'humeur et du voisinage.
| Inna a écrit: | | Autre question quand est-ce que vous écrivez le mieux ? Sous l'effet de la colère, de la souffrance, d'une joie immense ou autre ? En gros, quel est le détonateur pour écrire de belles pages, des pages de qualité selon vous ? |
Vous aurez compris à ma réponse à votre première question que les sentiments que vous citez n'ont pas lieu d'influer mon écriture. Ces sentiments que bien sûr j'éprouve ont une incidence sur ma production, pas sur la manière de produire.
Reste à définir ce que serait "écrire le mieux"… et ce que seraient de "belles pages" ou des "pages de qualité". Qu'est-ce qui fait la qualité d'un texte ? Je crois que ce débat-là n'a jamais été tranché et je serais bien incapable de le trancher.
Je peux juste vous dire quand je suis contente de mon travail : quand je ne m'ennuie pas à le relire. Et qu'est-ce que je fais quand je m'ennuie ? Je mets à la poubelle. Le reste de l'appréciation appartient au lecteur.
J'ai conscience que mon positionnement est bien loin de l'image de l'auteure torturée dont l'écriture obéit à un ordre sacré indéchiffrable. En trois séances d'atelier d'écriture aux UEEH à Marseille il y a quelques années, les participants ont écrit des textes que j'aurais pu signer. Ce n'est qu'un exemple. Et pour enfoncer le clou, je crois que plus l'auteur s'affranchit de l'idée de son génie littéraire, plus ce qu'il écrit est lisible et donne plaisir au lecteur. Cela n'empêche bien sûr pas certains de maintenir un discours qui entretient la mythologie ; cela fait partie d'un certain jeu.
Mais c'est sans doute un autre débat.
Et merci de votre question, j'adore casser les mythes !
Bonne fin de soirée
Cy _________________ "Aimer, c'est donner ce que l'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas." Jacques Lacan |
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Guillaume86 Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 02 Juil 2005 Age : 21
Localisation: Rennes !
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Posté le: Mer Mai 02, 2007 18:50 Sujet du message: |
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| Inna a écrit: | | Comment est-ce que vous réagissez lorsque le manque d'inspiration commence à s'éterniser ? Dans quelle mesure est-ce que cela vous affecte ? |
Dans la mesure où je ne vis pas de ma plume, ça ne m'affecte pas. Ecrire est un plaisir, pas une nécessité. Ca vient quand ça veut, ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de forcer.
| Citation: | | Autre question quand est-ce que vous écrivez le mieux ? Sous l'effet de la colère, de la souffrance, d'une joie immense ou autre ? En gros, quel est le détonateur pour écrire de belles pages, des pages de qualité selon vous ? |
Ca dépend. Je considère que les plus beaux textes sont les plus émouvants, donc dans ce cas c'est quand j'ai un coup de blues dû au célibat. Après selon les avis, ça peut donner des trucs très niais, chacun son jugement.  _________________
Titulaire méritoire du Et-alors Stupid Award Informatique. |
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lulu galipette Khîpequipique


Inscrit le: 30 Juin 2005
Localisation: montpellier - bruxelles - strasbourg - auvergne
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Posté le: Mer Mai 02, 2007 19:15 Sujet du message: |
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| Citation: | | Cela n'empêche bien sûr pas certains de maintenir un discours qui entretient la mythologie ; cela fait partie d'un certain jeu. |
heu ... héhé... ailleuh, mon petit coeur de littéraire s'offusque un tout petit peu quand même, je pense que de bons écrivains torturés existent même si de pas torturés sont là aussi....aller aller, ne brisons pas si nettement le mythe des muses et de la possession divine de l'artiste... s'il a la peau dure ma foi c'est qu'il doit y avoir du vrai...
quand à savoir ce qu'est une bonne page d'écriture je pense qu'on peut sans trop se fouler le déterminer....quand même, sinon vous mettez tout à trac la fac de lettres à la benne et heu... non quand même! on y travaille on y travaille! |
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Spoutnik Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 09 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Mer Mai 02, 2007 20:17 Sujet du message: |
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Bonsoir,
| lulu galipette a écrit: | | quand à savoir ce qu'est une bonne page d'écriture je pense qu'on peut sans trop se fouler le déterminer....quand même, sinon vous mettez tout à trac la fac de lettres à la benne et heu... non quand même! on y travaille on y travaille! |
Y travailler est-il gage de trouver la réponse à la question ? Et moi qui croyais que le propre de l'Université était de ne jamais proposer de réponses…
Bonne fin de soirée
Cy _________________ "Aimer, c'est donner ce que l'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas." Jacques Lacan |
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lulu galipette Khîpequipique


Inscrit le: 30 Juin 2005
Localisation: montpellier - bruxelles - strasbourg - auvergne
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Posté le: Ven Mai 25, 2007 8:27 Sujet du message: |
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sisi on cherce désespérément! et parfois même , c'est convainquant!
aller questions supplémentaires :
* comment faites vous pour que vos personnages ne ressemblent pas systématiquement... à vous mêmes?
* Quelles sont vos sources d'inspiration?
* Faites-vous au préalable le genre d'enquête dont raffolaient les réalistes tels que Zola ou Flaubert pour vous documenter sur ce dont vous aller parler ou ne parlez vous que sur ce que vous maîtrisez déjà?
* n'avez vous pas peur que le style d'écriture d'un écrivain infléchisse totalement votre propre écriture au point de vous ôter votre originalité ou de sonner trop "à la manière de"
Dernière édition par lulu galipette le Ven Mai 25, 2007 19:23; édité 1 fois |
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Guillaume86 Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 02 Juil 2005 Age : 21
Localisation: Rennes !
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Posté le: Ven Mai 25, 2007 19:10 Sujet du message: |
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Mes personnages ressemblent à ce que je voudrais être, donc ils peuvent avoir chacun une personnalité différente.
Les sources d'inspiration... Les émotions du quotidien. Et mes lectures.
Pas d'enquête, mais ça conduit à des avortements de romans. Je laisse vagabonder mon stylo, et quand je me rends compte que je suis dans une impasse, ben...  _________________
Titulaire méritoire du Et-alors Stupid Award Informatique. |
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Spoutnik Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 09 Aoû 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Ven Mai 25, 2007 20:38 Sujet du message: |
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Bonsoir,
| lulu galipette a écrit: | | * comment faites vous pour que vos personnages ne ressemblent pas systématiquement... à vous mêmes? |
Quelle drôle d'idée que de croire que les personnages ressemblent à leur auteur ? Et "ressemblent" en quoi ? Physiquement ? Psychologiquement ? Mes personnages me ressemblent-ils… ? Bigre !
| lulu galipette a écrit: | | * Quelles sont vos sources d'inspiration? |
La vie, tout simplement.
| lulu galipette a écrit: | | * Faites-vous au préalable le genre d'enquête dont raffolaient les réalistes tels que Zola ou Flaubert pour vous documenter sur ce dont vous aller parler ou ne parlez vous que sur ce que vous maîtrisez déjà? |
Je vérifie toutes les informations que je transmets ; j'aime que mes romans soient ancrés dans le réel.
| lulu galipette a écrit: | | * n'avez vous pas peur que le style d'écriture d'un écrivain infléchisse totalement votre propre écriture au point de vous ôter votre originalité ou de sonner trop "à la manière de" |
Cela doit faire au moins un an que je n'ai pas lu un roman ! Et je ne lis que des polars, en général. J'avoue (j'ai honte !) : les romans m'ennuient !
Bonne fin de soirée
Cy _________________ "Aimer, c'est donner ce que l'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas." Jacques Lacan |
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VeroB Timide


Sexe:  Inscrit le: 26 Oct 2006 Age : 45
Localisation: Les pieds sur terre, la tête ailleurs...
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Posté le: Jeu Juil 26, 2007 10:45 Sujet du message: |
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Bonjour,
Je ne vais pas reprendre les questions les unes après les autres, mais plutôt faire une réponse globale…
En ce qui me concerne, plusieurs phases dans l’écriture…
La 1ère phase pour démarrer un projet c’est « attraper » l’idée Celle qui jaillit d’on ne sait où, fugace et immatérielle… C’est fou ce que c’est volatile une idée
Une fois que je la tiens, je la note quelque part et je commence à écrire tout ce qui me passe par la tête à son sujet… Une façon pour moi de voir si on va pouvoir s’entendre et vivre ensemble
Ces 1ères notes ne constituent pas en soi un synopsis, plutôt un canevas général, une ambiance… Par nature j’aime une certaine organisation mais j’ai horreur des plans. D’ailleurs si je fais un plan, je sais que mes personnages feront tout pour s’en écarter…
Avec l’idée il y a toujours un personnage. L’idée ne vient pas sans lui, ils sont indissociables. J’établi une fiche signalétique assez précise à laquelle généralement un croquis est associé. Le croquis comme la fiche évoluent dans le temps et avec l’écriture… un peu comme dans la vie…
J’écris au minimum 30 minutes par jour. Ces 30 minutes peuvent se transformer en heures lorsque je suis en we ou en vacances
L’écriture n’étant pas mon activité professionnelle principale il me faut en moyenne 9 à 12 mois pour finaliser le 1er jet d’un roman. Cela dépend aussi des recherches éventuelles à effectuer en parallèle.
Mes sources d’inspiration sont multiples et très hétéroclites… Il n’y a qu’à regarder autour de soi… Le monde dans lequel nous vivons offre de nombreuses perspectives…
Voilà quelques éléments de réponse, non exhaustifs…
Bonne journée à toutes et à tous… _________________ Derrière le gris, il y a le bleu... et au-delà du bleu... les étoiles... |
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lulu galipette Khîpequipique


Inscrit le: 30 Juin 2005
Localisation: montpellier - bruxelles - strasbourg - auvergne
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Posté le: Jeu Juil 26, 2007 14:29 Sujet du message: |
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mercii véro B quelle pugnacité en tout cas!!! un projet qui dure aussi longtemps à finaliser.. il faut du cran pour s'y lancer!!
Question encore : jettez vous massivement ce que vous avez écrit quand ça ne va plus que ça ne cadre pas qu'à relecture vous trouvez ça mauvais? réécrivez vous les parties les plus faibles quand tout est fini? En somme quelle proportion de temps passez vous à reprendre refaire jetter relire réécrire? _________________ Ne pas se pencher au dehors. Cela est en effet si dangereux, pour ceux qui se sont assis dans la vie et dans leur tête, qu'un fauteuil a poussé à l'intérieur de leur corps, auquel il sert de structure et de squelette. TZARA, grains et issues, p. 66. |
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Goldy Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 29 Déc 2005
Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Juil 26, 2007 15:12 Sujet du message: |
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pour pas de personnes homos dans les livres de Werber il n'a pas sut me répondre _________________ Ce qu'on reproche le plus, cultive-le, c'est toi.
Cocteau |
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lulu galipette Khîpequipique


Inscrit le: 30 Juin 2005
Localisation: montpellier - bruxelles - strasbourg - auvergne
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Posté le: Jeu Juil 26, 2007 15:14 Sujet du message: |
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et aussi accèptez vous moralement d'arrêter de travailler sur un texte si vous jugez qu'il n'est pas parfait? accèptez vous de publier des textes que vous savez pouvoir améliorer? _________________ Ne pas se pencher au dehors. Cela est en effet si dangereux, pour ceux qui se sont assis dans la vie et dans leur tête, qu'un fauteuil a poussé à l'intérieur de leur corps, auquel il sert de structure et de squelette. TZARA, grains et issues, p. 66. |
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VeroB Timide


Sexe:  Inscrit le: 26 Oct 2006 Age : 45
Localisation: Les pieds sur terre, la tête ailleurs...
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Posté le: Ven Juil 27, 2007 8:13 Sujet du message: |
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| lulu galipette a écrit: |
Question encore : jettez vous massivement ce que vous avez écrit quand ça ne va plus que ça ne cadre pas qu'à relecture vous trouvez ça mauvais? réécrivez vous les parties les plus faibles quand tout est fini? En somme quelle proportion de temps passez vous à reprendre refaire jetter relire réécrire? |
Difficile de répondre... C'est assez variable ...
En fait je ne jette rien - nature concervatrice due à mes origines campagnardes sans doute - comme la plupart du temps j'écris via l'ordi il est facile de conserver plusieurs versions...
Lorsque je suis en "extérieurs" avec mon cahier, je retrouve les bienfaits de la rature
Pour la relecture et la réécriture... à la louche, je dirai 30 % du temps... ...
| lulu galipette a écrit: |
et aussi accèptez vous moralement d'arrêter de travailler sur un texte si vous jugez qu'il n'est pas parfait? accèptez vous de publier des textes que vous savez pouvoir améliorer? ? |
Ouh là ... la perfection ...
... écrire est un plaisir, une détente, pas une contrainte. Si je commence à m'ennuyer avec un texte, j'arrête...
Pour répondre à la dernière question je crois bien qu'un texte reste toujours perfectible... il faut se résigner...  _________________ Derrière le gris, il y a le bleu... et au-delà du bleu... les étoiles... |
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Golgotino Homo sapiens

Sexe:  Inscrit le: 25 Aoû 2007
Localisation: banlieue parisienne
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Posté le: Sam Aoû 25, 2007 11:48 Sujet du message: |
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J'essaie à mon tour de reprendre les questions globalement pour y répondre.
J'écris sur un ordi, puis j'imprime. Difficile de ne relire que sur écran !
Je suis un écrivain angoissé : je mets un temps fou à oser écrire, puis j'écris 20 pages comme on vomit (désolé pour l'image, mais c'est la plus précise). Au bout de 20 pages, je relis, je trouve les 15 dernières absolument nulles et manquant de l'inspiration des 5 premières.
Quelques jours plus tard, je les relis et les trouve plus acceptables.
j'ai aussi besoin qu'on me rassure et je fais lire autour de moi au fur et à mesure.
Je suis un auteur engagé. Impossible pour moi d'écrire un récit distrayant.
J'écris toujours pour une cause ou pour quelqu'un.
C'est toujours très prenant et très impliquant sur le plan émotionnel et affectif, autant pour moi que pour le lecteur. Je pleure souvent en écrivant ou en relisant. Il y a des pages de mon premier roman que j'ai encore aujourd'hui du mal à lire en public sans pleurer.
Ayant eu des prix littéraires, j'ai pu rencontrer lors des salons correspondants d'autres auteurs. Généralement, ils écrivent assez régulièrement, genre quelques pages chaque jour.
Certains sont à l'opposé de moi, et refusent d'écrire des choses engagées ou torturées, et revendiquent une écriture distrayante. Et j'en connais d'excellents ! Chacun son truc !
J'écris également "au jugé". J'ai une construction très générale en tête, je sais où je veux arriver et j'ai l'idée d'une ou deux scènes fortes par lesquelles je veux passer. Puis je laisse aller : écrire est un truc de bavard, sinon, impossible d'écrire 200 pages !
je suis du genre à relire 20 fois, à changer les virgules sans arrêt. Mes manuscrits arrivent chez l'éditeur sans fautes d'orthographe et quasi-prêts à imprimer ! Je suis très sensible au rythme et à la respiration, d'où mon obsession pour la ponctuation et les lignes sautées.
J'ai aussi tendance à retirer des lignes, à simplifier le texte. Mes corrections visent souvent à retirer ce qui ne sert à rien. Mes textes sont donc "hyper-concentrés".
L'édition est un parcours du combattant, chacun le sait. C'est moins vrai aujourd'hui, les coûts d'impression ayant beaucoup baissé avec l'impression numérique. de nombreux éditeurs éditent plus facilement mais tirent moins d'exemplaires. Ils s'impliquent aussi moins dans la promotion. La barre à sauter n'est alors plus vraiment d'être édité, mais de réussir à ce que l'éditeur pousse le livre.
Pour la célébrité, ça dépend. J'ai eu des prix littéraires mais pas de télé : je fais donc mes courses assez tranquillement ! Mais je connais des auteurs que l'on arrête dans la rue tous les 50 mètres réellement. C'est l'effet "télé". Pour les avoir interrogés, ce n'est jamais pesant (mais ce n'est pas d'Ormesson non plus !).
Gagner sa vie en écrivant est illusoire. Je connais M. Chattam qui est un contre-exemple absolument époustouflant car il a commencé à vivre de l'écriture très jeune et dès son premier roman. Lui est tranquille car ses romans sont nombreux aujourd'hui et continuent à se vendre des années après. Mais, en général, le succès est remis en cause à chaque livre.
Certains auteurs ont aussi toutes les peines du monde à faire oublier leur premier livre très connu et à faire comprendre aux journalistes qu'ils en ont édité 4 depuis !
Un bon auteur est soit quelqu'un qui a une belle plume, soit quelqu'un qui a le don des personnages et des scénarios. Soit les deux. Harry Potter est l'exemple parfait d'un génie du scénario et des personnages, alors que certains auteurs savent tirer l'émotion presque sans histoire, à la façon d'une "nature morte".
La question classique est la dimension autobiographique des oeuvres. Je crois qu'elle y est presque toujours, parce qu'on écrit à partir de ce qu'on a dans la tête. On décrit le monde à travers son propre filtre.
C'est d'ailleurs parfois le but d'écrire : faire accepter sa vision du monde.
Il y avait aussi une question sur les délais : on livre en général son manuscrit 5 à 6 mois avant la sortie. Cela laisse non seulement à l'éditeur le temps de fabriquer le livre (corrections, impression...), mais surtout aux commerciaux de le présenter aux libraires, ce qui prend du temps. |
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