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alex3fr Khype in the Pub


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2005 Age : 22
Localisation: Dublin, ROI
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Posté le: Jeu Juil 12, 2007 20:06 Sujet du message: |
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Coucou,
Tiens c'est tres interressant ca, parce que ici (en ireland) c'est plutot l'opposé. Le milieu gay devient de plus en plus lesbien... les bars les plus gay deviennet tres ouvert et au contraire attire de plus en plus de filles...
Il y a meme des soirees totalement lesbienne... Je sais comparer a PAris qui a un quartier lgbt et de millions de bar ca parait riducule mais ici c'est un grand signe d'ouverture, d'une scene qui s'accepte et qui accepte tout le monde _________________ And it's true we are immune
When fact is fiction and T.V. is reality
And today the millions cry
We eat and drink while tomorrow they die |
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Fade Out Khîpe on rockin'


Sexe:  Inscrit le: 04 Juil 2005
Localisation: Dans la Lune
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Posté le: Jeu Juil 12, 2007 21:30 Sujet du message: |
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Intéressant effectivement !
Et il y a des quartiers gays dans certaines villes ? Ou au moins une rue ?
Est-ce qu'il y a surtout des bars ou bien aussi des boutiques ?
On dirait que ce n'est pas partout la même histoire...
C'est marrant car en France les pubs "irlandais" ça fait cliché hétéro (celui où on regarde le sport en buvant de la bière...)  _________________ Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie |
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alex3fr Khype in the Pub


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2005 Age : 22
Localisation: Dublin, ROI
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Posté le: Jeu Juil 12, 2007 22:02 Sujet du message: |
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| Fade Out a écrit: | Intéressant effectivement !
Et il y a des quartiers gays dans certaines villes ? Ou au moins une rue ?
Est-ce qu'il y a surtout des bars ou bien aussi des boutiques ?
On dirait que ce n'est pas partout la même histoire...
C'est marrant car en France les pubs "irlandais" ça fait cliché hétéro (celui où on regarde le sport en buvant de la bière...)  |
non ni quartier, ni meme rue, enfin c'est un peu compliqué a expliqué. Gay en ireland c'est moins "extravagant" mais en meme temps c'est plus facile... il n'y a pas vraiment de bar gay, sur dublin en peu compter les bar gay sur les doigts de la main ( je deconne pas ) cependant si je sors dans un bar hetero avec mon copain (un grand mot quand on connait mes relations...) et mes amis personne ne s'en fout si j'embrasse mon mec dans le pub, ...
En gros il s'avere que l'ireland s'ouvre enromement pour les gays, et honnetement c'est tres agreable:) _________________ And it's true we are immune
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tkf Rainbow-warrior


Sexe:  Inscrit le: 06 Juin 2006 Age : 33
Localisation: Paris
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Posté le: Sam Aoû 25, 2007 9:22 Sujet du message: |
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| Fade Out a écrit: | Potiron : je n'ai toujours pas compris ce que tu voulais dire. Le fait que les associations LGBT contiennent surtout des hommes rend les femmes moins visibles, donc elles sortent moins ?
Je pensais à une autre chose après avoir lu la page dont tu as donné le lien.
On peut voir le Marais comme un lieu de consommation (beaucoup plus qu'un lieu de résidence). Or il est clair qu'il existe un très fort marketing destiné aux gays (vêtements, déco, produits cosmétiques, parfums, etc) et nettement moins pour les lesbiennes.
Dans le Marais il y a beaucoup de lieux de consommation (magasins) destinés aux gays, très peu aux filles. Beaucoup de lieu de socialisation (bars, etc) pour les mecs, et juste un peu pour les filles.
Il manque donc peut être un "marché" lesbien. (après ce n'est pas forcément quelque chose de positif) |
Bon, je n'ai toujours pas lu mon bouquin sur la géographie des sexualités, et je ne pense pas le faire avant un moment, alors autant participer au débat maintenant (je m'étais retenu).
Le mot consommation me semble approprié d'une certaine manière. Il faudrait ajouter celui de sociabilisation.
Mais bon, avant que ne soit créés les quartiers gays dans les grandes villes occidentales, tout ceci n'existait pas. En fait, pour moi, les premiers espaces gays qui ont été créés ont été les espaces informels de drague (genre les parcs, les bois, les quais, souvent la nuit...). Il ne pouvait en effet pas exister de lieu spécifique fixe et officiel ( à part quelques bars cachés et fragiles) lorsque l'homosexualité était illégale. Ces espaces informels étaient le principal moyen aux gays de faire des rencontres, et bien souvent la consommation sexuelle se faisait sur place (trop risqué de ramener quelqu'un à la maison face au regard des voisins). Son anonymat était donc son principal avantage. Et quand on pense que les premiers commerces gays ont été soit des cafés (pour remplacer les espaces extérieurs, souvent équipés de backrooms) et des magasins vendant des articles sexuels (genre porno, accessoires, etc...), sans compter sur le minitel (téléphones roses...), on peut donc dire que la quête de partenaires sexuels (et/ou amoureux) a beaucoup contribué à la création des premiers espaces homosexuels.
Mais voilà, pour les lesbiennes, le processus de création semble différent, et je me demande si c'est parce que la pratique de la sexualité est différente. Je m'explique : pour pas mal d'hommes, le sexe en extérieur est plus simple (à la limite on sort juste la bistouquette et on baisse juste un peu le patalon), ce qui fait que l'on peut remonter ses vêtements plus facilement si arrive la police. L'existence des espaces informels (parcs, quais, etc... qui existent toujours d'ailleurs) est donc possible notamment parce que la pratique sexuelle en extérieur n'est pas trop compliquée à mettre en oeuvre sans qu'elle ne soit trop visible, relativement rapide et facilement "effaçable". De plus, soyons clair, dans ce contexte de répression policière et d'illégalité de l'homosexualité, beaucoup d'hommes ne cherchent alors que des relations non suivies. Ces espaces sont alors de vastes marchés de drague.
Mais pour les femmes lesbiennes ? Certes, il y avait les contraintes sociales machistes qui faisaient que les femmes étaient mal vu de sortir seules, surtout la nuit. Aussi pour faire des rencontres, c'est plus dur. Mais surtout, le sexe épisodique et anonyme, en extérieur, allant de partenaires en partenaires, était/est- il courant, envié, possible ? Les relations sexuelles entre lesbiennes peuvent-elles aussi "rapides" tout en conservant la majorité des vêtements ? Je me demande si la différence de pratique de la sexualité lesbienne par rapport à la sexualité gay ne serait pas laclef de cete diférence dans l'inscription de l'espace géographique. Mais comme je n'y connais pas grand chose dans la sexualité lesbienne, j'aimerai bien que nos amies et-aloriennes m'éclairent sur le sujet.
En tout cas, je lance l'hypothèse que les rares créations d'espaces informels lesbiens au temps où l'homosexuaité était illégale est la conséquence de la mode, car les femmes devaient porter des robes ! Peu pratiques pour le sexe anonyme, rapide, en extérieur, il aurait favorisé plutôt la sociabilisation lesbienne dans des espaces privés (un peu comme dans "Tipping the velvet"), si discret qu'on n'en a garder aucune trace autre que celle des mémoires des participantes ...
Bref, on ne fait pas l'amour dans les mêmes types de lieux pour faire simple. D'où une géographie différenciée. Qu'en pensez-vous ? |
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Potiron Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 24 Juil 2005
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Posté le: Sam Aoû 25, 2007 11:20 Sujet du message: |
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| tkf a écrit: | | Les relations sexuelles entre lesbiennes peuvent-elles aussi "rapides" tout en conservant la majorité des vêtements ? |
Oui. [Quant aux pantalons, je crois que les femmes en portent depuis l'entre-deux-guerres, d'abord très longs et amples, et surtout dans les classes supérieures]
Je crois que tu soulèves toutefois un point important, car en effet les pratiques sexuelles socialement acceptées (ou du moins tolérées) diffèrent selon les sexes, et notamment lorsqu'il s'agit des pratiques "cachées"/épisodiques/anonymes (notamment la prostitution). Les hommes, auxquels on réserve l'espace public, peuvent sortir du foyer pour entretenir des relations sexuelles -qu'elles soient extra-conjugales ou non. Les femmes, par contre, confinées dans l'espace privé, ne sortent que pour rerentrer dans un espace clos (d'où les salons et bars lesbiens). Les rencontres "à l'air libre" ont donc plus de chances d'être développées chez les hommes (cf. bois de Boulogne), d'autant plus que l'on accepte mieux des hommes qu'ils aillent se balader aussi bien la nuit que le jour, alors que, comme tu l'as remarqué, on pense des femmes qu'elles se mettent en danger dès qu'elles sortent, a fortiori lorsqu'elles sortent seules.
Néanmoins, cette différence n'explique pas que l'on perçoive aujourd'hui une différence d'effectifs, de visibilité et de répartition géographique significatifs entre les lieux réservés aux homosexuels et les lieux réservés aux homosexuelles, puisque justement les femmes se réunissaient aussi dans des endroits dédiés. Les hommes comme les femmes ont donc toujours eu des lieux plus ou moins formels de drague, mais ça n'explique pas en soi la densité ni la visibilité (d'autant plus que s'il n'y avait pas d'autres raisons plus fortes, ce résultat ne serait dû qu'à une sorte d'atavisme des pratiques passées malgré le changement de contexte, ce qui me semble pour le moins farfelu). Je pense que l'explication la plus pertinente dans ce cas reste l'explication politique et sociologique de l'organisation comme groupe d'appartenance à forte valeur revendicative. |
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