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lulu galipette Khîpequipique


Inscrit le: 30 Juin 2005
Localisation: montpellier - bruxelles - strasbourg - auvergne
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Posté le: Ven Mar 28, 2008 21:47 Sujet du message: la fabrique des sentiments |
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Alors tout début sur une musique kischissime sur fond de bimbo fluos sur fond noir, genre james bond façon néon, et on se dit direct "hooo chouette ! on va passer un bon moment!"
on commence donc à regarder le film avec la banane, on sait qu'on va voir pendant une heure et demi Elsa Zylberstein et qu'elle crève l'écran tellement qu'elle est trop belle.
et puis le film commence sur une Elsa sapée façon vieille qui longe un couloir sordide avec un pull moutarde mal boutonné une jupe droite que ma grand mère n'aurait pas renié et... il me semble bien, un bandeau noir pour cheveux. Elle tire la tronche. La caméra oscille, elle parle à un couple...on dirait bien qu'il se passe un truc grave, qu'elle désapprouve l'achat qu'il font d'un appart... on entre comprend que ça se passe dans un cabinet de notaire que c'est son boulot.... l'entretient s'achève sur elsa qui relonge le couloir dans l'autre sens, et semble faire un malaise, elle se retient au mur....
et tac! on passe à autre chose, je sais plus genre elle au hammam qui masse le dos de sa pote.
La. On se dit. Merde. C'est pas si marrant.
Mais bon. On sait qu'ensuite elle va a un speed dating, et là on se dit qu'on va rigoler deux minutes.
Sauf que. ça tourne à la prise de tête glauque et emmerdante avec des gros plans faciaux crispants, des blancs, ou des conversation façon "moi au speed dating tout le monde sait que j'ai bac + 12 car je philosophe à tout crin sur l'existence, et si nous dissertions sur les fondements du moi, et Sartre? vous aimez? Camus peut-être?"
a cet instant je me suis dit... là ça commence à puer.
Mébon. l'héroine tire toujours la tronche est de plus en plus dépressive, on a un vague espoir que le romantisme remonte un peu à la surface algueuse bourbeuse de l'ensemble. Aller, elle va rencontrer LE mec!! Sauf que le mec c'est Puzulu, qu'il est mignoooon. Ben voila. même la scène de cul (qui est en fait passée sous ellipse, c'était trop fun) dégage l'énergie sexuelle d'une sole meunière.
La j'ai commencé sérieusement à avoir le sentiment de tirer un caillou.
Deux secondes plus tard elle retape un malaise et on a un gros plan sur son sein qui coule. Elle pleure. On sait que c'est pas grave ce qu'elle a, mais!!! qu'il faut quand même faire une opération tout ça.
La l'ensemble se glauquifie encore un chouilla, parce que les scènes de malaise avec arrière plan flou caméra amateur qui bouge et images strombiscopiques qui font mal à la tête s'enchainent.
Je crois que c'est la que j'ai commencé à avoir le sentiment de trainer un ROCHER.
C'est encore un peu plus tard que j'ai commencé à me balancer d'avant en arrière en me répétant que ça allait bien se passer.
Ce film file mal aux yeux, mal au coeur, mal au crane, on a l'impression que c'est un dépressif qui s'est demandé de quelle façon rendre Elsa le plus moche possible en la filmant le plus près possible qu'au bout d'un moment t'as juste envie de dire au caméraman "hooo tu recules oui!! laisse moi respirer!!!" et pourtant. Je rappelle c'est Elsa.
Bref. Stu tiens à la vie évite d'aller voir ce chef d'oeuvre du 7e art pendant lequel si tu as la chance de pas te faire chier, tu auras invariablement envie d'aller acheter un stock de cordes en promo au mètre chez Casto, et à la fin duquel, cette solution ne paraissant pas suffisamment radicale, tu en profiteras finalement pour compléter la panoplie avec une dizaine de bidons d'acide pour en finir aussi avec ton copain ou ta copine, ou ton ex, ou ta mère.
Saloperie de film capitaliste!
(note : j'ai préféré 10000)
Elsa est quand même une vachement bonne actrice. ils ont du tourner le fim pour qu'elle gagne un prix.
 _________________ Ne pas se pencher au dehors. Cela est en effet si dangereux, pour ceux qui se sont assis dans la vie et dans leur tête, qu'un fauteuil a poussé à l'intérieur de leur corps, auquel il sert de structure et de squelette. TZARA, grains et issues, p. 66. |
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Paulette Homo-érectus


Inscrit le: 03 Juil 2006
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Posté le: Sam Mar 29, 2008 9:37 Sujet du message: |
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Bahhhh...
J'ai trouvé ça long,
le scenario vide (et prévisible, sauf les 2 dernières minutes),
le relancement du film autour de sa santé carrément lourdingue.
Pour Elsa, je ne suis pas d'accord...
la dernière fois que je l'avais vue, c'était dans "la petite Jerusalem"
elle jouait comme une carpe (pression religieuse). Les mêmes expressions tout le temps, et l'impression qu'elle récitait son texte.
Cette fois-ci, j'ai ressenti la même chose : regard vide du début à la fin...
un peu trop juste pour juger le talent d'une actrice. Elle est jolie certes,
mais elle ne dégage rien, je trouve.
Même critique pour Putzulu, qui n'a aucune nuance dans son personnage...
Elle est aussi à l'affiche en ce moment dans "il y a longtemps que je t'aime",
j'ai bien peur qu'elle soit dans l'ombre de Kristin Scott Thomas ! |
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lulu galipette Khîpequipique


Inscrit le: 30 Juin 2005
Localisation: montpellier - bruxelles - strasbourg - auvergne
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Posté le: Sam Mar 29, 2008 10:05 Sujet du message: |
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ho ben non moi j'ai trouvé qu'elle donnait des nuances assez subtiles quand même. a mon avis le regard vague et perdu c'est quand même vachement spécifique à ce role de fille dépressive.
Puzulu ouais. Il m'a agacée au bout de deux prises cantonné dans le rôle du séducteur bogoss qui sourit niaisement et qu'a pas de profondeur même que son texte semble indiquer qu'il est fiable. Toutes façon le fait qu'elle soit malade sert à rien, leur relation sert à rien et au final même la relation qu'elle a avec l'autre gars sert à rien.
On dirait que tous les personnages jouent sans arrêt à contre temps. Pis je trouve la chute à chier. _________________ Ne pas se pencher au dehors. Cela est en effet si dangereux, pour ceux qui se sont assis dans la vie et dans leur tête, qu'un fauteuil a poussé à l'intérieur de leur corps, auquel il sert de structure et de squelette. TZARA, grains et issues, p. 66. |
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