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Balthazar Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 08 Avr 2006 Age : 25
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Posté le: Ven Mar 21, 2008 8:42 Sujet du message: |
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| Bliss a écrit: | | luluth a écrit: | | Et personne a vu Redacted ? J'ai l'impression qu'il ne passe plus... Pourtant c'était vraiment bien. |
Je l'ai vu quasi le jour de sa sortie avec des amis. Ce fut un peu la grosse déprime en sortant du ciné C'est vraiment un film choc. Un très bon film mais qui met vraiment le spectateur mal à l'aise. Une expérience vraiment unique qui aurait mérité une plus grande diffusion. Et c'est aussi et surtout la renaissance de Brian De Palma \o/ |
Mon dieu, je confirme... Personne osait rien dire. Le pire c'est qu'on connait l'histoire, on attend ce qui va se passer, et quand ça arrive ça nous étale d'autant plus. Et les dernières scènes nous achèvent... _________________ Balthazar
"Si les points de suspension pouvaient parler, ils en auraient des choses à dire !" Pierre Dac
Paroles de point http://parolesdepoint.blogspot.com
"Certains diront que la perçeuse c'est un symbole phallique. Paaaas du tout vous n'avez rien compris. C'est juste super COOL. C'est un sommet de coolitude, du coup c'est l'inverse: ce qu'on peut trouver cool dans le phallus, c'est l'aspect perçeuse. En fait c'est le phallus qui est un symbole perçeusique." - Boulet |
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luluth Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 04 Juil 2005 Age : 20
Localisation: Angers & Paris 17ème
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Posté le: Dim Avr 06, 2008 9:38 Sujet du message: |
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| Citation: | | Jai juste pas aimé le pseudo docu français lent et chiant avec la zic de barry Lyndon je crois en fond sur 10mn |
Ce n’est pas la musique de Barry Lyndon mais une adaptation orchestrale de la sarabande de Haendel. Moi aussi, j’avoue, je pensais un peu trop à Kubrick à cause du choix de ce morceau… de même, dernièrement, en entendant la sarabande de Bach jouée dans Un cœur simple je pensais à Bergman, qui l’a utilisé dans deux films différents… Mais est-ce un véritable défaut, après tout ?
J’ai vu J’ai toujours voulu être un gangster. Le navet à ne pas rater, avec presque que des sketch qui se terminent en queue de poisson, et des personnages qui n’évoluent pas, qui font du sur place. Normal, c’est le thème du film, la nullité, le sur place, alors bien sûr ça facilite l’écriture du scénario. J'aurais dû aller voir Astérix & Obélix pour pouvoir apprécier ce film, je crois
| Citation: | | Y'a soyez sympa rembobinez aussi (deuxième semaine d'exploitation) qui dans le genre petit film atypique serait à ne pas louper. |
Ouais… je n’ai pas aimé, mais le film se défend. En fait, j’ai énormément ris au début du film et lors du tournage de « SOS fantômes », et puis, petit à petit, l’ennui c’est installé. Le gag devient une recette qui se répète tout au long du film, donc bon… Autrement, oui, c’est un hommage au cinéma, et je dirais même aux premiers temps du cinéma, quand les films étaient des pièces uniques, et tournés plus ou moins à l’arrache…
| Citation: | | A bord du darjeling limited à l'air pas mal non plus d'après la bande annonce (mal noté par positif par contre, donc à tester) |
Mouais... |
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Rakanishu Khîpe Kinder


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005 Age : 24
Localisation: Alsakie-Land
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Posté le: Dim Avr 06, 2008 11:56 Sujet du message: |
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| luluth a écrit: | | Citation: | | Jai juste pas aimé le pseudo docu français lent et chiant avec la zic de barry Lyndon je crois en fond sur 10mn |
Ce n’est pas la musique de Barry Lyndon mais une adaptation orchestrale de la sarabande de Haendel. Moi aussi, j’avoue, je pensais un peu trop à Kubrick à cause du choix de ce morceau… de même, dernièrement, en entendant la sarabande de Bach jouée dans Un cœur simple je pensais à Bergman, qui l’a utilisé dans deux films différents… Mais est-ce un véritable défaut, après tout ?
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Ah vala, je suis une brèle en zic classique, mais je savais dans quel film elle apparaissait ^^ Mais Coppola a surement volontairement choisi celle-ci, apparaissant dans Barry Lyndon, dans son film. Je pense vraiment pas que ce soit une coincidence entooka, c'est pour ça que j'avais dit ça. _________________ "Une scène ratée de Battlestar Galactica reste toujours plus intelligente que l'intégralité de Stargate SG-1" - Mad Movies, qui fait du bon troll ^^
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luluth Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 04 Juil 2005 Age : 20
Localisation: Angers & Paris 17ème
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Posté le: Dim Avr 06, 2008 12:04 Sujet du message: |
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| Citation: | | Je pense vraiment pas que ce soit une coincidence entooka, c'est pour ça que j'avais dit ça. |
Moi aussi je me suis tâté mais je n'ai trouvé que des rapports très vagues avec Barry Lyndon... Dans le film de Kubrick la sarabande apparaît lors des duels, et lors de la mort de l’unique fils du personnage, donc, aux tournants tragiques de son aventure… Dans le Palma, elle est bien située au moment où une voiture passe le barrage ? En tous cas l’effet est super bizarre, entendre du Haendel sous le soleil de Bagdad ça fait son effet. |
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Rakanishu Khîpe Kinder


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005 Age : 24
Localisation: Alsakie-Land
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Posté le: Dim Avr 06, 2008 12:06 Sujet du message: |
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Ah je me suis pas torturé la tête comme ça, j'me suis juste dit que c'était un clin d'oeil ^^ Comme ça les gens comme moi qui se croient des fois culturés se sentiront intelligents en se disant "oh mais tiens !" \o/ _________________ "Une scène ratée de Battlestar Galactica reste toujours plus intelligente que l'intégralité de Stargate SG-1" - Mad Movies, qui fait du bon troll ^^
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luluth Homolo-Gay


Sexe:  Inscrit le: 04 Juil 2005 Age : 20
Localisation: Angers & Paris 17ème
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Posté le: Dim Avr 06, 2008 13:23 Sujet du message: |
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Si c’est de la torture, ça, alors je dois être masochiste.  |
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.: prise multiple :. Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 03 Avr 2008 Age : 19
Localisation: Toulouse
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Posté le: Dim Avr 06, 2008 19:51 Sujet du message: |
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| luluth a écrit: | J’ai vu J’ai toujours voulu être un gangster. Le navet à ne pas rater, avec presque que des sketch qui se terminent en queue de poisson, et des personnages qui n’évoluent pas, qui font du sur place. Normal, c’est le thème du film, la nullité, le sur place, alors bien sûr ça facilite l’écriture du scénario. J'aurais dû aller voir Astérix & Obélix pour pouvoir apprécier ce film, je crois
| Citation: | | Y'a soyez sympa rembobinez aussi (deuxième semaine d'exploitation) qui dans le genre petit film atypique serait à ne pas louper. |
Ouais… je n’ai pas aimé, mais le film se défend. En fait, j’ai énormément ris au début du film et lors du tournage de « SOS fantômes », et puis, petit à petit, l’ennui c’est installé. Le gag devient une recette qui se répète tout au long du film, donc bon… Autrement, oui, c’est un hommage au cinéma, et je dirais même aux premiers temps du cinéma, quand les films étaient des pièces uniques, et tournés plus ou moins à l’arrache…
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C'est dommages que tu n'aie pas apprécié ces deux films qui parlent tout deux, dans un ton différent, de l'amour du cinéma.
Je n'ai pas lu le topic en entier, mais tu aime quoi comme film sinon ? |
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Zünisch Queer-Master


Sexe:  Inscrit le: 30 Mai 2007
Localisation: Centre
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Posté le: Lun Avr 07, 2008 16:50 Sujet du message: |
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Voilà une petite critique de 3h10 pour Yuma.
Ce film est le remake d'un western homonyme des années 50. Pour le petit résumé, c'est l'histoire d'un fermier, un rien looser, qui accepte de convoyer un dangeureux criminel, pour la gloire et la prime qui va avec. Il doit l'ammener prendre le train, ce fameux qui va à Yuma.
J'ai bien aimé ce film, qui, pour moi, marque le renouveau du genre western. Genre quelque peu abandonné par les USA ces dernières années. Si on excepte les néo-western comme L'assassinat de Jesse James...
Les scènes du fusillades sont puissantes, dignes des films de Leone. Et les relations entre les personnages, parfois ambigües, sont plutôt bien traitées. J'ai trouvé Russell Crow excellent en bandit terreur des diligences et des hommes.
Je lui est quand même trouvé un défaut. Les scènes d'actions prennent parfois un peu trop facilement le pas sur les scènes d'introspections, qui pourrait dresser un portrait plus appronfondie de certains personnages.
Donc dans l'ensemble je dirais que c'est un bon film. On ne s'ennuie pas. Et la scène finale est digne de ce nom.  _________________ Dieu a dit : "Tu aimeras ton prochain comme toi même".
Premièrement, j'ai horreur qu'on me tutoie, et deuxièmement je préfère moi-même, c'est quand même pas ma faute...
Pierre Desproges.
Membre du CJES et du GDC |
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Coco Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 19 Juin 2007
Localisation: Paris
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Posté le: Mer Avr 16, 2008 17:05 Sujet du message: |
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| brita a écrit: | Je viens de voir télépolis, film argentin de son vrai nom La Antena. (vive les traductions)
M'est avis que pas mal du tout....
D'abord, ce film est un vrai ovni. Un conte sous forme de film presque muet en noir et blanc. Poétique, mais pas que.
Une merveille technique en matière d'écriture et de mise en image, une mise en son parfaite. techniquement je dis un grand grand oui.
Ensuite, Un fable intelligente sur la dictature, mais aussi sur les nouvelles formes de dictatures, qui ne se voient pas. Pour le dire franchement, le film est communiste. Ou du moins d'extrême gauche. parfois il use de symboles un peu grossiers. mais.....
mais il est super (et c'est pas un peu d'extrême gauche qui va me gêner.)
Ne serais ce que pour la phrase clef.
"on nous a volé notre voix, mais il nous reste les mots.".
un hymne pour redonner la parole à ceux qui ont accepté qu'on la leur prenne. Une parole qiu récupérée, se mue en un immense crie.
Bah c'est magnifique et vous aurez peu de chances de le voir, et surtout peu de chance de voir un film comme ça aussi ovni-esque dans votre vie, alors si il passe chez vous, foncez.
(j'ai linké un très bon site sur le film qui en parlera mieux que moi.) |
J'ai vu ce film il y a quelques jours, et j'adhère entièrement à tout ce que dit Brita.
J'ai franchement adoré, et je trouve dommage qu'on passe à côté de ce genre de films tandis que des navets qui incarnent la beaufitude française dans toute sa splendeur font un carton au cinéma...  _________________ Verbal : How do you shoot the devil in the back? What if you miss?
[The Usual Suspects] |
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.: prise multiple :. Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 03 Avr 2008 Age : 19
Localisation: Toulouse
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Posté le: Jeu Avr 17, 2008 17:51 Sujet du message: |
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| Coco a écrit: |
J'ai vu ce film il y a quelques jours, et j'adhère entièrement à tout ce que dit Brita.
J'ai franchement adoré, et je trouve dommage qu'on passe à côté de ce genre de films tandis que des navets qui incarnent la beaufitude française dans toute sa splendeur font un carton au cinéma...  |
Tout à fait d'accord,à toulouse, Telepolis n'est resté qu'une semaine en salle et dans les touts petits ciné ! J'ai pas eu le temps d'aller le voir, j'ai été dégoutée.
J'adorre le cinéma Argentin, et le cinéma sud americain en général, les réalisateur ont une façon de filmer tellement humble et tellement parlante à la fois.
J'ai vu récemment XXY de lucia Puenzo, qui parle d'une jeune fille hermaphrodite. Ce film est quasiment muet, et est vraiment magnifique, grande claque. |
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Luka Homo ?


Sexe:  Inscrit le: 14 Avr 2008
Localisation: ici, il semble
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Posté le: Jeu Avr 17, 2008 18:29 Sujet du message: |
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j'avais vu XXY dans le cadre d'un festival donc bien avant qu'il sorte en France et ça a été un gros choc. les acteurs sont excellents, l'atmosphère est pesante, étouffante, j'ai rarement aussi bien ressenti le mal être d'un personnage. cela en plus d'être très intéressant, nous donner des clés sur la rechercher et l'acceptation de soi, qui que l'on soit, quoi que l'on soit.
un très beau film, hors de tout cliché, ou plutôt dans les clichés, mais les clichés de la vraie vie, ceux que l'on croise et se prend en pleine figure tous les jours, ceux qui sont si violents quand on se sent différent.
bref, ça fait partie de mes gros coups de coeur de cette année, même s'il m'a laissée un peu sans voix pendant quelques jours, j'avais du mal à en parler, j'y pensais souvent.
c'est à voir en tout cas, un très beau/bon film. _________________ "I remember one morning getting up at dawn, there was such a sense of possibility. You know, that feeling? And I remember thinking to myself this is the beginning of happiness. This is where it starts. And of course there will always be more. It never occurred to me it wasn't the beginning. It was happiness. It was the moment. Right then. " |
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phoenix85 Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 11 Fév 2008 Age : 20
Localisation: Lyon
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Posté le: Jeu Avr 17, 2008 18:32 Sujet du message: |
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En tant que passioné des "seigneurs de la mer", je suis allé voir le documentaire de Rob Stewart. Cela reste un film au demeurant agréable à voir, combinant images chocs (ces milliers d'ailerons séchant au soleil) avec d'autres, enchanteresses. Je recommande ce film aux traumatisés des Dents de la mer et qui n'osent plus mettre un orteil dans l'eau, de peur de finir en paté pour requins. Avec une certaines efficacité, Steward démontre le caractre inoffensif des requins qui ne tuent que 5 personnes en un an pour 100 par les crocodiles (qui sont une espèce protégée alors que les requins ne le sont pas). Visiblement inspiré par Le cauchemar de Drawin, Steward monre l'impact qu'aurait la disparition des requins de l'écosystème marin : une vraie catastrophe.
Cependant, il faut aussi faire des critiques : le film pêche par auto-glorification de son réalisateur, se mettant en scène et se filmant dans des situations impossibles, risquant la prison ou la mort. De plus, le portrait qu'est fait de Paul Watson (baroudeur dont Greenpeace s'est séparé pour ses méthodes ... radicales) est dérangeant quand on a lu L'hiver indien de Frédéric Roux qui, sous le personnage glaçant de Saul Holmes, nous livre un portrait en filigrane de Roux. _________________ "La seule chose dont nous pouvons décider, c'est que faire du temps qui nous est imparti" Gandalf
Vivre est-ce prouver que l'on vit ?
Membre du Club Zero (pas pour très longtemps j'espère ...) |
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.: prise multiple :. Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 03 Avr 2008 Age : 19
Localisation: Toulouse
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Posté le: Jeu Avr 17, 2008 22:45 Sujet du message: |
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| phoenix85 a écrit: | En tant que passioné des "seigneurs de la mer", je suis allé voir le documentaire de Rob Stewart. Cela reste un film au demeurant agréable à voir, combinant images chocs (ces milliers d'ailerons séchant au soleil) avec d'autres, enchanteresses. Je recommande ce film aux traumatisés des Dents de la mer et qui n'osent plus mettre un orteil dans l'eau, de peur de finir en paté pour requins. Avec une certaines efficacité, Steward démontre le caractre inoffensif des requins qui ne tuent que 5 personnes en un an pour 100 par les crocodiles (qui sont une espèce protégée alors que les requins ne le sont pas). Visiblement inspiré par Le cauchemar de Drawin, Steward monre l'impact qu'aurait la disparition des requins de l'écosystème marin : une vraie catastrophe.
Cependant, il faut aussi faire des critiques : le film pêche par auto-glorification de son réalisateur, se mettant en scène et se filmant dans des situations impossibles, risquant la prison ou la mort. De plus, le portrait qu'est fait de Paul Watson (baroudeur dont Greenpeace s'est séparé pour ses méthodes ... radicales) est dérangeant quand on a lu L'hiver indien de Frédéric Roux qui, sous le personnage glaçant de Saul Holmes, nous livre un portrait en filigrane de Roux. |
Tout à fait d'accord, ce documentaire pêche par son manque flagrant d'objectivité et de recul. De plus, les sois disant responsables du massacre des requins pointés du doigt sont ici les pêcheur illégaux, diabolisés au maximum au point qu'on pourrait presque croire qu'ils torturent les requin par pure gratuité, et on ne se questionne pas une seconde sur pourquoi les pêcheurs sont ils contraints a pratiquer ces pêches illégales : la hausse du prix du carburants, la disparition progressive des bancs de poissons conduisant à des quotas draconniens, la pauvreté des familles de ces pêcheur, la mafia et le manque d'information de l'opinion publique. Toute l'argumentation du documentaire est vaine, puisque l'action (plus qu'abusée) conduit par le réalisateur et sont ami facho écolo ne les mêne à rien sinon manquer de tuer des hommes et de se faire arrêter.
Et puis comme le dis phoenix85, le documentariste s'aime et il le montre, en se filmant en moule cojones et en gros plan sur ses abdos d'acier dans les lagons bleus. Et puis je n'ai pas cru une seconde à sa pseudo infection mortelle qui a faillit lui faire perdre sa jambe, soit 10 min d'impasse dans le documentaire, un flagrante erreur de rythme -_-'
Bref, les bon documentaire destinés au cinéma sont rares, surtout quand ils parlent de sujets grave. Comme si ont été pas capable de comprendre un message sans scénario bidon, bogosse à l'écran et surtout, sans divertissement (Michael Moore sort de ce corps).
Le Cauchemar de Darwin et Grizzly Man sont de vrais exeptions. |
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phoenix85 Homo sapiens


Sexe:  Inscrit le: 11 Fév 2008 Age : 20
Localisation: Lyon
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Posté le: Sam Avr 26, 2008 22:18 Sujet du message: |
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Une nouvelle critique, celle de Funny games US de Michael Haneke.
Premièrement, film (très) choc : le film n'a rien perdu de destabilisant et reste, par certains moments, insoutenable. Ensuite, n'ayant pas eu l'occasion de voir l'original du même auteur, je ne peux que vous donner une impression et non pas une analyse comparative.
Haneke est un fieffé manipulateur. Il prend au piège le spectateur modelé par son idéologie et par son habitude de la violence au cinéma. Entre le besoin cathartique de voir la famille souffrir et l'empathie qu'elle véhicule, nous sommes mals à l'aise. C'est pour cela que ce film se distingue de banals films d'horreur qui ne font que dans le spectaculaire (je pense aux trois derniers Saw ...) et qui, invariablement, sombrent dans la sur-enchère qui, à force, ne remplit plus son rôle initial. En partant du principe que toute réception à la brutalité cinématographique est déterminée par la croyance en certains archétypes qui la rendraient acceptable (le besoin de rétribution, la recherche d'une satisfaction morale), Funny Games US entend ainsi mettre à nu ces clichés. C'est comme si l'on entendait régulièrement le ricanement d'un manipulateur fier de son coup.
Après, certain n'y verront qu'un vain exercice de style ou encore, dans le style 'violence sadique sur fond de musique classique', préféreront (re)voir Orange mécanique de Kubrick vers lequel Haneke louche, d'ailleurs peut-être un petit peu trop ... Personnellement, j'ai trouvé ce film vraiment bon, comme un retour aux sources du cinéma : le voyeurisme et la participation passive mais acceptée et tacitement reconnue des spectacteurs. _________________ "La seule chose dont nous pouvons décider, c'est que faire du temps qui nous est imparti" Gandalf
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Rakanishu Khîpe Kinder


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005 Age : 24
Localisation: Alsakie-Land
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Posté le: Dim Avr 27, 2008 0:09 Sujet du message: |
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Aucune différence avec l'original. A part la langue qui change et la possibilité de le voir sur grand écran, pour ceux qui ont pu le découvrir comme moi en DVD. Ptêt des dialogues de ci de là légèrement modifiés, et LE plan séquence tétanisant un peu raccourci (celui avec la télé, dois-je le préciser ? ^^), mais sinon le film est refait plan par plan.
Sinon oui, toujours aussi excellent et malsain. Ce film est grand, très grand. Un mec qui arrive à vous foutre une tension de tous les diables dans une simple scène où un mec vient chercher des oeufs ne peut être mauvais !
Hyper violent (mais paradoxalement une violence surtout hors champ), éprouvant, insoutenable par moments, et surtout jouant beaucoup avec le spectateur, et pas que sur les nerfs.
Haneke reprend les clichés inhérents à ce genre de films, auxquels on s'attend toujours (le couteau du tout début du film dans le bateau, on se dit "il va surement servir" comme dans tout film de ce genre où la caméra s'attarde sur un détail dont on peut être sur qu'il sera réuilité plus loin) pour les retourner et nous prendre par surprise (putain le coup de la télécommande, je m'en remettrais toujours pas !). Pire encore, il joue avec le spectateur en le rendant complice des atrocités que commettent ces deux ordures à cette pauvre famille, laissant l'un de ceux-ci s'adresser de temps en temps à la caméra pour un simple regard complice ou pour nous demander notre avis quant à la situation actuelle.
Cette "complicité" introduite rend le film vraiment malsain, moi j'ai ressenti ça un peu comme si j'étais dans la pièce avec eux et que je ne faisais rien pour aider, car après tout je voulais savoir jusqu'où ça pouvait aller.
Et y'a encore plein d'autres raisons qui rendent ce film génial. Bref, faut le regarder, c'est une occasion de voir ce film passer sur grand écran, et du coup l'original est même sorti en DVD, je sais pas lequel je vais me procurer ^^ _________________ "Une scène ratée de Battlestar Galactica reste toujours plus intelligente que l'intégralité de Stargate SG-1" - Mad Movies, qui fait du bon troll ^^
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