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La procréation assistée face à l'adoption
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Thunder Bird
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 13:17    Sujet du message: La procréation assistée face à l'adoption Répondre en citant

Salut à tous,

Suite à un débat fort intéressant que j'ai eu avec la belle Keero, je voudrais exposer ici mes vues sur les questions de l'adoption et de la procréation pour les couples homosexuels :

Ma position est à peu près la suivante : je suis tout à fait pour l'adoption par des couples de gays et de lesbiennes, car je suis intimement convaincu qu'un tel couple est tout à fait à même d'apporter à un enfant tout ce qu'il lui faut en matière d'épanouissement affectif et intellectuel, d'attention, d'écoute et d'amour : puisque je pense que tout cela suffit au bien-être et au développement correct d'un enfant, rien à mon sens ne vient s'opposer avec suffisamment de force de persuasion à l’adoption par les couples homosexuels.

Si, bien sûr, trêve de mauvaise foi : quelques chose vient s’y opposer. Il s’agit bien sûr du danger potentiel que représente pour l’enfant le fait d’évoluer avec un couple homosexuel : quelles répercussion cela peut-il avoir sur lui ?
Tout d’abord, et je tire cet exemple de ma propre expérience, je ne vois pas dans quelle mesure les jeunes enfants « intègrent » la sexualité de leurs parents , que ce soit consciemment ou inconsciemment : certes, je ne suis pas psychiatre, et donc d’aucun me répondront que je n’ai absolument pas les compétences requises pour me montrer aussi péremptoire, mais pour ma part, ce n’est vraiment pas par le biais de la relation de mes parents que j’ai compris les tenants et les aboutissants des relations sexuelles entre adultes : mes parents ne se roulaient jamais de pelles devant nous, ni ne se faisaient de câlins excessivement tendres, et ce n’est que dans un cadre purement scolaire et académique que j’ai appris qu’en fait les adultes avaient des relations sexuelles. Tout ça pour étayer l’idée suivante : pour ma part, j’ai la sensation qu’avoir été le témoin de la vie de couple de mes parents a été responsable à 0 % de mon éveil et de mon rapport à la sexualité. Aussi, je ne suis pas réceptif à l’argument suivant, avancé par bon nombre de mes connaissances, qui affirme que bien sûr que si, le rapport à l’autre sexe est totalement conditionné par la vision qu’on en a eue à travers l’image de nos parents. Bon, alors certes, j’imagine qu’en psychiatrie, de nombreux travaux ont été menés sur le sujet, qui me contredisent… la remarque suivante est peut-être irrecevable, mais depuis le fiasco du procès d’Outreau, où les psychiatres ont foutu tous les interpellés en taule, en ne voulant pas revenir sur leur diagnostique quant au témoignage des enfants impliqués dans ce procès (les pédopsychiatres affirmaient que les enfants qui témoignaient n’affabulaient pas, alors que si en fait !), j’ai pris un certain recul vis-à-vis du pouvoir « normatif » de la psychiatrie…

Les plaintes de mes interlocuteurs qui sont contre l’adoption présentent deux facettes : d’une part, ils me rétorquent que l’absence d’un des deux sexes dans un couple porte un préjudice certain à l’enfant. D’autre part, ils m’affirment également que pour l’enfant, le fait de « voir » deux personnes du même sexe s’aimer sans complexe risque de leur faire adopter ce modèle et de les rendre sans vergogne gay ou lesbienne.

En ce qui concerne l’absence de l’un des deux sexes dans le couple, j’invite tous les détracteurs de l’adoption à examiner le cas des enfants issus de familles monoparentales (un seul parent, soit la mère, soit le père) : ont-ils l’air de souffrir éperdument de l’absence de leur autre parent ? Développent-ils d’horribles troubles durant l’adolescence ? J’en connais intimement deux exemples (ma cousine et l’une de mes meilleurs amies, ce qui est un peu maigre, je vous le concède, pour se lancer dans l’énoncé d’une vérité universelle), mais ces deux jeunes filles m’ont l’air parfaitement équilibrées et épanouies. De toute façon, si les enfants issus de telles familles allaient systématiquement très très mal à l’âge adulte, « ça se saurait », quand même !

En ce qui concerne le fait d’être témoin de l’amour de deux personnes du même sexe, et la capacité de cette vision à déteindre sur la personnalité de l’enfant, j’ai déjà fourni un élément de réponse dans mon premier paragraphe : en réalité, l’enfant est (à mon sens, hein !) pas tellement témoin de la relation intime de ses parents.

Mais il ne faut pas faire la sourde oreille à la critique : après tout, peut être que si, quand même, le risque pour les enfants adoptés n’est pas nul :

Bon, déjà, entendons-nous sur « le risque » en question : risque de quoi ? Si c’est le risque de devenir serial killer juste parce que papa et papa étaient pédés, ou maman et maman étaient gouines, là ça me fait bien rire, hein ! Non, honnêtement, je ne vois pas de quel autre « risque » on peut parler, à part le « risque » que l’enfant lui-même devienne homosexuel : très sincèrement, quel autre danger encoure-t-il, le pauvre petit chérubin ? Je vais donc m’en tenir pour la suite au strict risque accru d’homosexualité chez l’enfant adopté.

Déjà, ce risque me parait très pipo : bon, je n’ai pas de nom de directeur de recherche sous la main, et je serais le premier à rire à gorge déployée si j’entendais quelqu’un m’avancer un argument commençant par « j’ai eu vent d’une étude qui dit que… », sans autre détail sur l’origine de sa source. Ben tant pis, mais je vais le faire pour une fois : j’ai donc eu vent d’une étude menée aux USA sur une centaine de couples gays et lesbiennes qui étaient parvenus à avoir des enfants (méthodes diverses : insémination pour les femmes, ou bien accords tacites avec un homme leur ayant fait un gosse qu’il ne reconnaît pas à la naissance pour le leur céder, recours à des mères porteuses pour les hommes, et bien d’autres stratagèmes encore) : les conclusions de cette étude étaient sans précédents : les gosses de ces couples ne développaient pas plus d’homosexualité à l’âge adulte que chez la moyenne des gosses d’hétéros. Il y avait quand même un « bémol » : l’acte sexuel homosexuel ne les dégoûtait pas (même ceux qui se disaient hétéros), et lorsqu’on leur posait la question, ils se disaient quasiment tous prêts à essayer un jour, si l’occasion se présente, le rapport sexuel avec quelqu’un de leur sexe. Là, oui, c’est clair, on ne peut pas nier que ça, les gosses d’hétéros ne le disent pas Very Happy !

Quoiqu’il en soit, la conclusion que j’ai envie de garder en tête, c’est quand même que la proportion de ces enfants qui se disent « hétéros » est la même que chez les gosses d’hétéros, même s’ils sont moins dégoûtés que les gosses d’hétéros par l’acte sexuel homosexuel. Donc à mon sens, le « risque » en prend un sacré coup, là !

Cependant, on peut quand même s’employer à limiter ce fameux « risque » : déjà, il me semblerait acceptable d’obliger les couples homosexuels, si l’adoption leur est accordée, à adopter uniquement des enfants du sexe opposé au leur, afin de limiter l’impact de l’homosexualité de leurs parents sur eux. En effet, on peut supposer qu’une petite fille sera plus encline à aimer les garçons si elle se rend compte qu’à la maison, papa et papa aiment les garçons. Moi, ça me parait recevable, et personnellement, si l’on accède à l’adoption avec cette seule restriction, j’arrêterai de me battre, parce que ça me conviendrait tout à fait.

Pour en finir avec ce « risque » d’homosexualité de l’enfant adopté, j’aimerais rappeler qu’il est quand même à franchement minimiser !! En effet, de nos jours, être gay ou lesbienne, ce n’est quand même pas la mer à boire, on peut très bien s’en sortir comme ça, surtout quand on croise en chemin des sites tels que www.monchoix.net ou www.et-alors.net ( Very Happy). Mais d’aucuns me répondront que non, que c’est terrible de favoriser comme cela l’homosexualité d’une partie de la population (à savoir, donc, les orphelins), parce que si y’a plus que des pédés et des gouines, y’aura plus de gosses et ce sera la fin du monde ! Je suis réceptif à cet argument (comme je le montrerai plus loin), mais pas du tout, mais alors pas du tout lorsqu’on le met en regard des bienfaits de l’adoption !! En effet, il faut arrêter de s’imaginer les orphelins comme une monstruosité conceptuelle idéale, à savoir comme une réserve d’enfants souriants, enjoués, et plein d’avenirs, et prêts à faire la fine bouche sur le choix de leur papa et de leur maman. Non, justement, un orphelin, c’est un gosse qui n’a qu’un très faible horizon d’avenir, ou tout du moins dont l’avenir est franchement compromis ; ça vaut pour les orphelins en France, mais aussi et surtout pour tous les miséreux des pays du tiers et du quart-monde ! Alors je trouve totalement irrecevable cet argument de protection de l’hétérosexualité chez les orphelins, parce que je pense très pragmatiquement qu’un gosse crevant de fin et luttant pour survivre préfèrera 100 000 fois courir le risque de finir pédé ou lesbienne dans un pays riche, plutôt que de mourir en brave, dans son bidonville, en ayant su sauvegardé cette hétérosexualité à laquelle il tenait tant… [ironie inside, of course !]. Un avenir, à mes yeux, ça vaut un milliard de fois plus qu’une orientation sexuelle. Et pour m’enfoncer encore plus dans l’ironie, j’aimerais faire remarquer à ces personnes qui ne sont toujours pas d’accord, qu’en matière de probabilité et d’espérance combinatoire, on s’y retrouve aussi : un petit miséreux d’un pays du tiers-monde aura beaucoup plus de chances de faire des enfants (et donc de sauvegarder l’humanité) s’il est adopté, (même s’il court le risque de devenir gay), plutôt qu’en restant dans sa misère, où il risque de mourir à dix ans de malnutrition.

Bon, ça c’était pour la partie adoption. Passons maintenant au vif du sujet : la procréation !!!

Et là, héhé, au risque de choquer, je suis CONTRE ! Et j’ai plusieurs arguments, of course :

En tout premier lieu, je tiens à signaler que je suis également contre la procréation assistée pour les couples hétérosexuels, toujours à cause de ces petits orphelins : en effet, lorsque la vie vous met à l’épreuve en vous empêchant d’avoir des enfants, je trouve stupide d’égoïstement chercher à tout prix à concevoir, alors qu’en adoptant un gosse pauvre, le couple peut à la fois combler son désir de paternité et offrir un avenir à un enfant qui n’en avait pas.

Alors on me rétorquera que faire son propre enfant, c’est pas pareil… et bien là, je dis que vraiment ça me désole : qu’est-ce qui fait qu’un enfant est ‘sien’ après tout ? C’est le fait de lui avoir inculqué des valeurs qu’on estime justes ? D’avoir pris part à son éveil à la sensibilité, à l’intellectuel ? De lui avoir donné ce qu’il faut pour vivre heureux ? Ou bien d’avoir 50 % de son patrimoine générique en commun avec lui ?? A l’instar de Platon, pour moi, clairement, la bonne réponse, ce n’est pas la dernière, mais toutes les précédentes !! A cette considération s’ajoute le fait que je n’ai encore jamais vu de parents ayant adopté des enfants me dire que « les enfants adoptés, c’est pas pareil » : même ceux qui avaient à la fois des gosses à eux et des gosses adoptés n’ont jamais semblé faire de distinction entre leurs « vrais gosses » et les autres. J’attends les contre exemples, parce qu’après tout, je me fais peut être des idées sur l’adoption, mais de tous mes arguments, c’est bien celui dont je suis le plus sûr (lol ! s’il est complètement attaquable, j’ai l’air d’un con !).

Ainsi, je peux préciser ma position face à la procréation pour les couples homosexuels : pour ma part, si le lobby homosexuel parvient à rendre légal l’adoption, je cesserai de me battre, parce que pour moi, c’est amplement suffisant et qu’on n’a pas besoin de plus. Pour autant, je ne blâme pas du tout les homos qui ont recours à la procréation (par toutes voies existantes) à l’heure actuelle, vu que l’adoption n’est pas encore autorisée. En revanche, si l’adoption est autorisée un jour pour les couples homosexuels, et bien là, je qualifierai franchement le recours à la procréation assistée comme un gaspillage de temps, d’argent, et d’amour et d’avenir qui aurait pu être apporté à un gosse dans le besoin.

Pour en finir, j’aimerais avancer un dernier argument, qui là fera grincer les dents, j’en ai bien conscience, puisqu’il parle de génétique et de transmission de l’homosexualité. Pour l’étayer, je voudrais d’abord prendre l’exemple similaire des diabétiques (vous êtes en train de vous dire : mais qu’est-ce qu’il raconte ??). Dans les années 70 étaient organisées des colonies de vacances spécialement pour les diabétiques, afin que ceux-ci puissent bénéficier de centres aérés dont le rythme s’adapte spécialement à leurs besoins physiologiques particuliers (il y avait la pause piqûre pour tout le monde, comme ça). Ces colonies ont eu un certain succès, mais à l’heure actuelle, on grince des dents quant à leurs répercutions plutôt néfastes : en effet, qui dit « colonies de vacances entre diabétiques » dit « formation d’un réseau de connaissances entre diabétiques », et dit donc « encouragement des mariages entre diabétiques », ce qui fut le cas… et déjà que si l’un des parents est diabétique, le risque pour le gosse de l’être n’est pas négligeable, alors si les deux parents le sont, c’est foutu, le chérubin le sera quasiment à coup sûr ! Se pose alors un problème éthique !! Le diabète rend quand même la vie pénible aux diabétiques, même si Sanofi-Aventis leur a apporté le Lantus (molécule qui limite la prise d’insuline à une piqûre par jour, je crois) ; aussi, mettre en place un service qui finalement répand le gène du diabète dans la population, c’est pas bon ! C’est pourquoi de telles colonies de vacances n’ont plus lieu, parce qu’entretenir le diabète, vous admettrez, je pense, que c’est idiot, surtout si l’on peut l’éviter. Pour autant, les diabétiques sont des gens très respectables.

Et bien pour les homosexuels, je dirais que c’est à peu près pareil : les homosexuels sont des gens très respectables (ben oui, la preuve, tout notre charmant staff de et-alors et gay, et ce sont des gens très respectables, qui font vivre un forum rendant service à tous Very Happy) ; pour autant, répandre l’homosexualité alors qu’on peut l’éviter, je trouve ça crétin. Mais je m’explique : la cause profonde de l’homosexualité n’a bien sûr pas été identifiée. Cependant, on peut concéder que la génétique joue sûrement un rôle là-dedans : en effet, si on prend deux jumeaux qu’on sépare à la naissance, et bien si l’un est pédé, l’autre le sera avec une probabilité de plus de 55%, ce qui empêche d’interpréter ce phénomène par de la coïncidence (source : TETU, numéro je sais plus combien. Ouais, je sais, over-précise, la source…). On peut donc admettre que parmi les multiples causes de l’homosexualité, la cause génétique est une cause de premier ordre (bien qu’elle soit sans doute à minimiser en regard de l’impact de l’éducation, de l’environnement affectif, ou encore de l’évolution utérine (ben oui, on soupçonne aussi les petits pédés et les petites lesbiennes d’être des petits embryons ayant pas trop bien réussi leur définition de sexe, à l’état embryonnaire Very Happy : hey ! pas taper ! j’ai entendu ça sur France 5 !! )). Une fois l’importance de la génétique admise (tout mon raisonnement repose là-dessus : si en fait génétique et homosexualité n’ont rien à voir, mon argument tombe à l’eau, et à la limite tant mieux : je trouverais ça plus rassurant de savoir que génétique et homosexualité n’ont rien à voir, parce que qui dit « cause générique » dit « interprétation de l’homosexualité comme une malformation », dans les esprits tordus), et bien le raisonnement est simple : une lesbienne ou un gay portent en eux la part génétique de l’homosexualité, donc s’ils ont un enfant issu du brassage génétique de leurs gènes, et bien ce gosse portera cette part en lui, et donc le phénotype de l’homosexualité sera répandu, et donc, dans cette acception, le risque que le gosse soit gay par cause génétique s’en voit accru.

C’est aussi pour cela que je suis contre la procréation assistée pour les couples homosexuels, à cause de ce risque de transmission du caractère génétique de l’homosexualité. Attention : en disant cela, j’ai l’air de donner raison à ceux qui disent qu’il faut stopper les pédés, que s’il n’y a plus que des pédés, c’est la fin du monde. Non ! Je n’en suis pas là ! Dans tout mon discours il faut prendre en considération le fait que je défends l’adoption : lorsque je critique la procréation assistée, c’est toujours face à l’adoption. Je dis juste que je trouve ça d’une part dommage de tenter la procréation assistée alors qu’on peut adopter un enfant pauvre, et d’autre part je trouve ça « risqué », parce qu’en transmettant ses gènes, on a là une chance non négligeable de rendre son enfant gay (je sais, je sais, là, je suis attaquable, vu que la part de génétique dans l’homosexualité n’a rien de prouvé : c’est un présupposé que j’adopte, il va de soit que mon argument ne tient pas debout si se refuse à croire à ce présupposé). J’ajouterai pour finir que pour ma part, je suis gay, et j’ai très envie d’être papa un jour. Cependant, tant que possible, je voudrais éviter à mes rejetons d’être homosexuels à leur tour, parce que quand même, ça simplifie la vie de ne pas l’être. Aussi, je me refuse d’égoïstement recourir à la procréation assistée, parce que j’ai peur de ce risque de transmission par voie génétique : j’aurais nettement meilleur conscience d’offrir un avenir à un gosse pauvre en l’adoptant, quitte à lui faire courir un petit risque de devenir gay en le laissant être témoin malgré lui de l’amour que j’aurai pour mon compagnon (je t’attends toujours mon petit compagnon, d’ailleurs…) : au moins, il aura un futur, ce qui est toujours mieux, au demeurant, que de mourir jeune et hétéro dans la misère Very Happy.
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"J'aimais les catalogues de vacances, leur abstraction, leur manière de réduire les lieux du monde à une séquence limitée de bonheurs possibles et de tarifs ; j'appréciais particulièrement le système d'étoiles, pour indiquer l'intensité du bonheur qu'on était en droit d'espérer." (Michel Houellebecq, Plateforme)
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Mystigris
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 13:49    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Cependant, on peut quand même s’employer à limiter ce fameux « risque » : déjà, il me semblerait acceptable d’obliger les couples homosexuels, si l’adoption leur est accordée, à adopter uniquement des enfants du sexe opposé au leur, afin de limiter l’impact de l’homosexualité de leurs parents sur eux. En effet, on peut supposer qu’une petite fille sera plus encline à aimer les garçons si elle se rend compte qu’à la maison, papa et papa aiment les garçons. Moi, ça me parait recevable, et personnellement, si l’on accède à l’adoption avec cette seule restriction, j’arrêterai de me battre, parce que ça me conviendrait tout à fait.



Excuse moi mais je trouve ça grotesque d'obliger des parents à adopter un enfant du sexe opposé, juste pour de vagues suppositions sans Aucun fondement (au contraire).
En suivant ton raisonnement, qui sous entend que voir des parents homos s'embrasser par exemple peut développer une attirance homo chez un enfant, tu donnes raison à ces personnes qui voudraient que les couples homos restent discrets ou cachés.
(cf affiches dans le métro.)

Citation:
Bon, ça c’était pour la partie adoption. Passons maintenant au vif du sujet : la procréation !!!

Et là, héhé, au risque de choquer, je suis CONTRE ! Et j’ai plusieurs arguments, of course :

En tout premier lieu, je tiens à signaler que je suis également contre la procréation assistée pour les couples hétérosexuels, toujours à cause de ces petits orphelins : en effet, lorsque la vie vous met à l’épreuve en vous empêchant d’avoir des enfants, je trouve stupide d’égoïstement chercher à tout prix à concevoir, alors qu’en adoptant un gosse pauvre, le couple peut à la fois combler son désir de paternité et offrir un avenir à un enfant qui n’en avait pas.

Alors on me rétorquera que faire son propre enfant, c’est pas pareil… et bien là, je dis que vraiment ça me désole : qu’est-ce qui fait qu’un enfant est ‘sien’ après tout ? C’est le fait de lui avoir inculqué des valeurs qu’on estime justes ? D’avoir pris part à son éveil à la sensibilité, à l’intellectuel ? De lui avoir donné ce qu’il faut pour vivre heureux ? Ou bien d’avoir 50 % de son patrimoine générique en commun avec lui ?? A l’instar de Platon, pour moi, clairement, la bonne réponse, ce n’est pas la dernière, mais toutes les précédentes !! A cette considération s’ajoute le fait que je n’ai encore jamais vu de parents ayant adopté des enfants me dire que « les enfants adoptés, c’est pas pareil » : même ceux qui avaient à la fois des gosses à eux et des gosses adoptés n’ont jamais semblé faire de distinction entre leurs « vrais gosses » et les autres. J’attends les contre exemples, parce qu’après tout, je me fais peut être des idées sur l’adoption, mais de tous mes arguments, c’est bien celui dont je suis le plus sûr (lol ! s’il est complètement attaquable, j’ai l’air d’un con !



Pourtant, c'est étrange de voir que la majorité des enfants adoptés ressentent ce lien du sang dont tu parles et font parfois des recherches toute leur vie, simplement pour connaitre leurs parents biologiques.Je ne pense pas qu'on puisse dire que ce lien est si anodin, dans le sens enfant/parents ou parents/enfants.
Autre chose, tu es un mec, mais pour une femme porter son enfant doit être quelque chose de merveilleux j'imagine, et je comprends tout à fait qu'une femme veuille connaitre cette expérience.

Pour le reste, ça me choque de voir que tu parles de l'homosexualité quasiment comme d'une tare ou maladie.
Oh et des enfants issus de familles homoparentales il en existe un paquet maintenant quand même, et Aucune étude n'a pu mettre en évidence un % plus élevé d'homos chez les enfants issus de couples homos, et aucune conséquence néfaste.

Je tiens à rappeler que L'Académie américaine de pédiatrie (AAP), qui regroupe plus de 55 000 médecins, a annoncé, en février 2002, qu'il n'existe aucune raison légitime pour empêcher un individu ou un couple homosexuel de devenir parent. L'institution recommande d'ailleurs que les enfants élevés par des couples homosexuels soient adoptés par le partenaire de leur parent, estimant que "les enfants naturels ou adoptés d'un partenaire dans un couple d'homosexuels masculins ou de lesbiennes ont droit à la sécurité (qu'apportent) deux parents légalement reconnus". L'AAP affirme que la sécurité des enfants est mieux assurée par deux parents reconnus juridiquement comme tels : "L'adoption par le second parent protège le droit de l'enfant à garder des relations avec les deux parents", en cas de disparition du père ou de la mère, ou de séparation du couple. La stabilité apportée par un second parent légal joue en matière de droit de garde ou de visite, de couverture médicale (largement privée aux Etats-Unis), de responsabilité juridique et de sécurité financière pour l'enfant.

Il y a pas mal d'autres études, et toutes vont dans le même sens.

sources
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 14:09    Sujet du message: Répondre en citant

Mystigris a écrit:
Citation:
Cependant, on peut quand même s’employer à limiter ce fameux « risque » : déjà, il me semblerait acceptable d’obliger les couples homosexuels, si l’adoption leur est accordée, à adopter uniquement des enfants du sexe opposé au leur, afin de limiter l’impact de l’homosexualité de leurs parents sur eux. En effet, on peut supposer qu’une petite fille sera plus encline à aimer les garçons si elle se rend compte qu’à la maison, papa et papa aiment les garçons. Moi, ça me parait recevable, et personnellement, si l’on accède à l’adoption avec cette seule restriction, j’arrêterai de me battre, parce que ça me conviendrait tout à fait.



Excuse moi mais je trouve ça grotesque d'obliger des parents à adopter un enfant du sexe opposé, juste pour de vagues suppositions sans Aucun fondement (au contraire).
En suivant ton raisonnement, qui sous entend que voir des parents homos s'embrasser par exemple peut développer une attirance homo chez un enfant, tu donnes raison à ces personnes qui voudraient que les couples homos restent discrets ou cachés.
(cf affiches dans le métro.)


je suis tout a fais d'accord avec mystigris...
Il est absolument grotesque de limiter l'adoption, pour les couples homosexuels, a un enfant du sexe opposé aux leurs!
Ce serait alors reconnaitre qu'il y a un risque concernant l'adoption des couples homosexuels et par la même occasion donner raison a tous les opposants à l'adoption!
nous devons avoir les mêmes droits et libertés que les couples hétérosexuels, et en aucun cas se résigner à accepter des compromis!
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C'est Biba !
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Thunder Bird
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 14:53    Sujet du message: Répondre en citant

Mystigris a écrit:

Excuse moi mais je trouve ça grotesque d'obliger des parents à adopter un enfant du sexe opposé, juste pour de vagues suppositions sans Aucun fondement (au contraire).
En suivant ton raisonnement, qui sous entend que voir des parents homos s'embrasser par exemple peut développer une attirance homo chez un enfant, tu donnes raison à ces personnes qui voudraient que les couples homos restent discrets ou cachés.
(cf affiches dans le métro.)


Je ne suis pas d'accord avec l'absence de fondements : ok, je me contredis un peu si j'admets qu'en fait, une petite fille qui se fait influencer "dans le bon sens" lorsqu'elle voit ses deux papas s'aimer, plutôt que de voir ses deux mamans, puisque ça contredit le paragraphe où je prétends que les enfants n'intègrent pas la sexualité de leurs parents. Cela dit, je ne vois pas en quoi ce raisonnement est sans fondements : vivre dans un milieu exclusivement féminin (une fille adoptée par un couple de femmes), on peut penser que ça constitue une obstruction à l'éveil vers le sexe masculin. Pour ma part, j'ai quand même le bien-être de l'enfant en tête avant tout, et malgré la relativisation dont je fait montre quant à ça, l'augmentation du risque que mon gosse soit homosexuel, je ne la vois pas trop d'un très bon oeil, parce que tant que je peux lui éviter (vu que j'ai pu expérimenter les déboires que ça occasionne), je le fais. Si tu as un argument qui expédie ça au tapis, donne le, plutôt que de rétorquer que le mien est "sans fondements", en nous laissant sur notre faim (car j'ai soif d'apprendre Very Happy !)



Mystigris a écrit:

Pourtant, c'est étrange de voir que la majorité des enfants adoptés ressentent ce lien du sang dont tu parles et font parfois des recherches toute leur vie, simplement pour connaitre leurs parents biologiques.Je ne pense pas qu'on puisse dire que ce lien est si anodin, dans le sens enfant/parents ou parents/enfants.


Ce lien est tout sauf anondin, comme tu le fais remarquer, mais ce que tu dis ne vient pas du tout me contredire, il me semble : je dis qu'en matière d'amour et d'affection, adopter un enfant ou avoir le sien, c'est pareil. Ce n'est pas du tout incompatible, à mon sens, avec le besoin organique que peut ressentir l'enfant adopté de savoir d'où il vient, et de connaître ses origines. Parce qu'un enfant que tu aurais adopté te ferait savoir qu'il veut connaitre ses parents biologiques, tu l'aimerais moins ? Je ne pense pas, parce que tu aurais passé des années à t'occuper de lui, et au final, c'est ça qui compte, non ? Qu'il recherche ses parents n'amoindrit pas le lien que tu auras construit avec lui.


Mystigris a écrit:

Autre chose, tu es un mec, mais pour une femme porter son enfant doit être quelque chose de merveilleux j'imagine, et je comprends tout à fait qu'une femme veuille connaitre cette expérience


Alors là, on n'est vraiment pas d'accords, mais ça ne nous empêche pas de discuter, hein Very Happy !! Les femmes font des gosses parce que c'est merveilleux de les avoir neuf mois dans le bide ? Je ne pense pas. La plupart des mamans avec qui j'ai abordé le sujet de la grossesse m'en ont plutôt parlé comme d'une corvée, eu égard aux séances de gerbes matinales, de dépenses matérielles pour augmenter leur garde-robe, de l'arrêt de travail, et de l'accouchement. Donc rétorquer que la procréation assistée c'est défendable face à l'adoption d'un enfant orphelin, juste parce que les femmes ont envie d'expérimenter les joies de la grossesse, comme je l'ai dit, je trouve ça égoïste, et limite consumériste. mesdames, si vous mourrez d'envie de vomir, il vous suffit d'attraper une gastro ; si vous mourrez d'envie de prendre 10 kilos en neuf mois, il vous suffit d'aller au McDo ; si vous mourrez d'envie d'arrêter de bosser, rien ne vous en empêche ; si vous mourrez d'envie de sentir un truc bouger dans votre corps, il vous suffit de chopper un Tenia ! Oui, bon, là j'ai dit n'importe quoi, c'était juste pour rire, s'entend, hein !

Mystigris a écrit:

Pour le reste, ça me choque de voir que tu parles de l'homosexualité quasiment comme d'une tare ou maladie.


Encore une fois, on n'est pas d'accords, et encore une fois, c'est pas grave, on peut en parler Very Happy ! Je ne parle pas de l'homosexualité comme d'une tare ou d'une maladie, mais comme quelque chose qu'on peut vouloir éviter dans la mesure du possible à ses enfants. Pour ma part, je fais partie encore de ces gays qui s'en passeraient bien de l'être, même si j'ai vécu des choses formidables grâce à l'homosexualité depuis un an. Il y a une nuance entre dire qu'"être homosexuel, ce n'est en rien une honte" (ça, bien sûr, j'en suis intimement convaincu), et "être homosexuel, c'est parfaitement opérationnel d'un point de vue évolutif" (ça, j'en suis nettement moins convaincu, déjà) : je suis de ceux qui, s'il existait une pilule miracle qui ôte, sans aucun effet secondaire, toute pulsion homosexuelle, la prendrait, tout simplement parce que la vie est plus simple quand t'es hétéro, ne serait-ce que pour être parent. Mais là, c'est tout un autre débat qui s'ouvre, et je n'y ai pas encore assez réfléchi. Maintenant, on peut aussi considérer que la présence des gays et des lesbiennes occasionne une externalité positive pour tout le monde, vu qu'elle pousse les mentalités à évoluer vers la tolérance. Certes, je suis d'accord. Pour autant, je trouverais ça absurde, s'il existait un traitement miracle, que nous nous campions à rester homosexuels.


Mystigris a écrit:

Oh et des enfants issus de familles homoparentales il en existe un paquet maintenant quand même, et Aucune étude n'a pu mettre en évidence un % plus élevé d'homos chez les enfants issus de couples homos, et aucune conséquence néfaste.


j'ai dit le contraire quelque part ?

Mystigris a écrit:

Je tiens à rappeler que L'Académie américaine de pédiatrie (AAP), qui regroupe plus de 55 000 médecins, a annoncé, en février 2002, qu'il n'existe aucune raison légitime pour empêcher un individu ou un couple homosexuel de devenir parent. L'institution recommande d'ailleurs que les enfants élevés par des couples homosexuels soient adoptés par le partenaire de leur parent, estimant que "les enfants naturels ou adoptés d'un partenaire dans un couple d'homosexuels masculins ou de lesbiennes ont droit à la sécurité (qu'apportent) deux parents légalement reconnus". L'AAP affirme que la sécurité des enfants est mieux assurée par deux parents reconnus juridiquement comme tels : "L'adoption par le second parent protège le droit de l'enfant à garder des relations avec les deux parents", en cas de disparition du père ou de la mère, ou de séparation du couple. La stabilité apportée par un second parent légal joue en matière de droit de garde ou de visite, de couverture médicale (largement privée aux Etats-Unis), de responsabilité juridique et de sécurité financière pour l'enfant.


et bien, je trouve ça absolument formidable, car je suis totalement d'accord avec les conclusions de l'AAP !
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"J'aimais les catalogues de vacances, leur abstraction, leur manière de réduire les lieux du monde à une séquence limitée de bonheurs possibles et de tarifs ; j'appréciais particulièrement le système d'étoiles, pour indiquer l'intensité du bonheur qu'on était en droit d'espérer." (Michel Houellebecq, Plateforme)
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Mystigris
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 15:48    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Je ne suis pas d'accord avec l'absence de fondements : ok, je me contredis un peu si j'admets qu'en fait, une petite fille qui se fait influencer "dans le bon sens" lorsqu'elle voit ses deux papas s'aimer, plutôt que de voir ses deux mamans, puisque ça contredit le paragraphe où je prétends que les enfants n'intègrent pas la sexualité de leurs parents. Cela dit, je ne vois pas en quoi ce raisonnement est sans fondements : vivre dans un milieu exclusivement féminin (une fille adoptée par un couple de femmes), on peut penser que ça constitue une obstruction à l'éveil vers le sexe masculin. Pour ma part, j'ai quand même le bien-être de l'enfant en tête avant tout, et malgré la relativisation dont je fait montre quant à ça, l'augmentation du risque que mon gosse soit homosexuel, je ne la vois pas trop d'un très bon oeil, parce que tant que je peux lui éviter (vu que j'ai pu expérimenter les déboires que ça occasionne), je le fais. Si tu as un argument qui expédie ça au tapis, donne le, plutôt que de rétorquer que le mien est "sans fondements", en nous laissant sur notre faim (car j'ai soif d'apprendre Very Happy !)


Il ne me semble pas que les enfants issus de familles monoparentales aient des problèmes particuliers au niveau de l'eveil envers le sexe opposé au parent restant pourtant.
Et c'est facile d'avancer des théories sans fondement en demandant aux autres de prouver que tu as tort, mais ce n'est pas à moi de le faire.

C'est comme si je disais:
"Bah peut être qu'il y a un risque pour que les enfants issus de familles homoparentales deviennent fous à l'âge adulte.Je n'ai aucune source, aucun argument, mais prouvez moi que j'ai tort, sinon j'pense qu'on doit prendre ce risque en compte.Donc on devrait interdire l'homoparentalité par mesure de précaution en fait."



Citation:

Les femmes font des gosses parce que c'est merveilleux de les avoir neuf mois dans le bide ? Je ne pense pas.


C'est gentil de déformer mes propos, mais si tu pouvais t'abstenir stp.
J'ai pas dit que les femmes faisaient des gosses pour le plaisir d'être en cloque hein...



Citation:
Alors là, on n'est vraiment pas d'accords, mais ça ne nous empêche pas de discuter, hein Very Happy !! La plupart des mamans avec qui j'ai abordé le sujet de la grossesse m'en ont plutôt parlé comme d'une corvée, eu égard aux séances de gerbes matinales, de dépenses matérielles pour augmenter leur garde-robe, de l'arrêt de travail, et de l'accouchement. Donc rétorquer que la procréation assistée c'est défendable face à l'adoption d'un enfant orphelin, juste parce que les femmes ont envie d'expérimenter les joies de la grossesse, comme je l'ai dit, je trouve ça égoïste, et limite consumériste. mesdames, si vous mourrez d'envie de vomir, il vous suffit d'attraper une gastro ; si vous mourrez d'envie de prendre 10 kilos en neuf mois, il vous suffit d'aller au McDo ; si vous mourrez d'envie d'arrêter de bosser, rien ne vous en empêche ; si vous mourrez d'envie de sentir un truc bouger dans votre corps, il vous suffit de chopper un Tenia ! Oui, bon, là j'ai dit n'importe quoi, c'était juste pour rire, s'entend, hein !



Même si c'est fatiguant, parfois difficile, je vois avec mes soeurs et belle soeur ça reste quand même quelque chose de magique, sentir le bébé bouger dans son ventre,de lui parler cela crée déjà une relation très forte que tu es loin d'imaginer.
Sans compter le fait de pouvoir le nourrir au sein et de bien d'autres choses qui peuvent être très importantes pour une maman.
Résumer la grossesse à une envie égoiste et consumériste, ça me fait doucement rigoler quand même.
Enfin bon, de toute façon ni toi ni moi ne pouvons savoir réellement ce que cela représente (cela dépend beaucoup de la maman je pense aussi), cela dit en partant de ce principe je préfère leur laisser le choix plutot que de leur en imposer un sans avoir la possibilité de juger exactement ce que la grossesse signifie pour la personne concernée.

Citation:

Ce lien est tout sauf anondin, comme tu le fais remarquer, mais ce que tu dis ne vient pas du tout me contredire, il me semble : je dis qu'en matière d'amour et d'affection, adopter un enfant ou avoir le sien, c'est pareil. Ce n'est pas du tout incompatible, à mon sens, avec le besoin organique que peut ressentir l'enfant adopté de savoir d'où il vient, et de connaître ses origines. Parce qu'un enfant que tu aurais adopté te ferait savoir qu'il veut connaitre ses parents biologiques, tu l'aimerais moins ? Je ne pense pas, parce que tu aurais passé des années à t'occuper de lui, et au final, c'est ça qui compte, non ? Qu'il recherche ses parents n'amoindrit pas le lien que tu auras construit avec lui.


Je suis d'accord sur le fait qu'en matière d'amour et d'affection c'est pareil.Mais si j'avais la possibilité de choisir, je préfère avoir un enfant moi même, je trouve pas ça choquant ni égoiste.
Ensuite ça peut parraitre futile et enfantin, mais ne serait ce que la ressemblance physique j'trouve ça touchant, quand je vois mon dernier petit neveux qui est le portrait craché de mon frère, le même sourire, les même yeux etc
Il y a vraiment peu de couples qui choisissent l'adoption sans y être obligés, et ce n'est pas quelque chose que je trouve révoltant.



Citation:
Encore une fois, on n'est pas d'accords, et encore une fois, c'est pas grave, on peut en parler Very Happy ! Je ne parle pas de l'homosexualité comme d'une tare ou d'une maladie, mais comme quelque chose qu'on peut vouloir éviter dans la mesure du possible à ses enfants. Pour ma part, je fais partie encore de ces gays qui s'en passeraient bien de l'être, même si j'ai vécu des choses formidables grâce à l'homosexualité depuis un an. Il y a une nuance entre dire qu'"être homosexuel, ce n'est en rien une honte" (ça, bien sûr, j'en suis intimement convaincu), et "être homosexuel, c'est parfaitement opérationnel d'un point de vue évolutif" (ça, j'en suis nettement moins convaincu, déjà) : je suis de ceux qui, s'il existait une pilule miracle qui ôte, sans aucun effet secondaire, toute pulsion homosexuelle, la prendrait, tout simplement parce que la vie est plus simple quand t'es hétéro, ne serait-ce que pour être parent. Mais là, c'est tout un autre débat qui s'ouvre, et je n'y ai pas encore assez réfléchi. Maintenant, on peut aussi considérer que la présence des gays et des lesbiennes occasionne une externalité positive pour tout le monde, vu qu'elle pousse les mentalités à évoluer vers la tolérance. Certes, je suis d'accord. Pour autant, je trouverais ça absurde, s'il existait un traitement miracle, que nous nous campions à rester homosexuels.



Un traitement?
Déjà le terme m'énerve, m'enfin bon...je fais partie de ces gens absurdes qui resteraient tels qu'ils sont (il y avait un post ou j'avais expliqué mes raisons, je vais pas recommencer, surtout que ce n'est pas le sujet du débat.)



Citation:
et bien, je trouve ça absolument formidable, car je suis totalement d'accord avec les conclusions de l'AAP !


Citation:
Je tiens à rappeler que L'Académie américaine de pédiatrie (AAP), qui regroupe plus de 55 000 médecins, a annoncé, en février 2002, qu'il n'existe aucune raison légitime pour empêcher un individu ou un couple homosexuel de devenir parent.


Tu n'es pas vraiment d'accord puisque tu emets des objections/conditions:
-Qu'il soit de sexe différent du couple.
-Qu'il ne soit pas un enfant naturel.
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fredouille
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 18:34    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, je vais un peu m'en meler Mr. Green

Concernant la grossesse: tu n'as pas dû en parler avec beaucoup de monde....
Parce que ça a pas mal pondu autour de moi et je te certifie que toutes etaient raaaavies d'avoir un gosse dans le bide, comme tu dis. Ca tient des hormones entre autre. Pour preuve tu as le fameux baby blues apres l'accouchement qui peut parfois etre assez rude. Et les nanas enceintes sont souvent resplendissantes, plus rien ne les atteints. C'est d'ailleurs un des signes qui ne trompe pas avec les caresses repetées sur le ventre, lorsque ce n'est pas encore visible.


Concernant l'adoption ou la grossesse par FIV:
Interdire la FIV, a moins d'etre integriste d'une religion quelconque je ne vois par en quoi ce serait a interdire. Les delais d'adoption sont treeees longs, ca se compte en années et si il y a possibilité d'avoir un gosse autrement c'est plutot pas mal. De plus, ya un mythe qui veut que il y ait une grosse offre et peu de demande, c'est completement faux. Des enfants adoptables, il n'y en a pas des masses, la raison c'est que la mere signe rarement un abandon total, et donc l'adoption pleiniere n'est pas possible, le resultat c'est que le gamin est elevé par la DASS et qu'il doit changer defamille d'accueil reguliermeent pour eviter l'attachement, ce qui est terrible pour le gosse et les parent d'accueil. Ensuite, les enfants eligibles a l'adoption pleiniere sont souvent des gosses "a problemes", en tout cas plus que la moyenne, or parmis les couples qui ont des difficultés a avoir des gosses, il y en a pas des masses qui ont les reins assez solides pour accueillir ce genre d'enfants. Ce n'est pas un jugement c'est un constat. Enfin, l'adoption à l'etranger... Ou ca passe par la dass cf plus haut. Ou le circuit est souterrain et on ne sait jamais si l'enfant est enlevé ou pas... D'autre part ca coute un max de fric, et acheter un enfant a plutot tendance a me faire gerber

Concernant l'adoption homoparentale, je suis comme St Thomas, je regarde ce qui se passe. Il y a eu de multiples études au Canada et en Californie la dessus. Il ressort de cela que les enfants de couples homoparentaux n'ont ni plus ni moins de problemes que les autres, le sexe de l'enfant par rapport a celui des parents n'a absolument aucune incidence. Le seul fait qui en a une, parce qu'il y en a une, c'est lorsque il y a non dit vis a vis de l'entourage et du milieu scolaire, bizarrement. A savoir que le gosse vit bien la situation lorsque tout le monde est au courant qu'il a 2 papas ou 2 mamans que lorsque ca reste caché.

Enfin, fecondation in vitro ou pas, les grossesses chez les lesbiennes sont une realité, le choix qui se pose est de permettre un geste medical ou pas. La chose qui faut avoir a l'esprit c'est que en l'interdisant il y a recours ou au methodes artisanales ou alors a l'insemination naturelle avec une fecondation vecue comme une agression par la mere...
posé en ces termes, le choix n'en est plus un, a mon avis
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Mat
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 19:14    Sujet du message: Répondre en citant

wahoo...
Moi je vais faire court :
- Je comprends une femme qui fait appel à la procréation car "porter" un enfant, "vivre" cela 9 mois, "partager" ça avec lui c'est in-dé-fi-ni-ssable.
- Concernant la génétique : aux dernières nouvelles : ni ma mère, ni mon père sont gays !!!!!!
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Thunder Bird
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 19:47    Sujet du message: Répondre en citant

Mat a écrit:

- Concernant la génétique : aux dernières nouvelles : ni ma mère, ni mon père sont gays !!!!!!


Non, sans rire ?? Il faut prendre exemple sur mystigris et fredouille, et développer un peu quand tu contestes un argument, Mat, parce que là, je trouve cette intervention assez ridicule, quand même, même si au demeurant c'est sympa de participer...

Quand un gosse a la mucoviscidose, il est fréquent que ni ses parents ni ses frères et soeurs ne l'aient : ce phénomène porte le nom de récessivité du gène. Aussi, l'aspect dormant de ce genre de phénotype chez les autres générations n'est absolument pas le manifeste de l'absence du caractère génétique correspondant. De plus, j'ai précisé plus haut qu'en plus des causes purement génétiques, il est évident de par l'expérience que l'homosexualité trouve également ses racines dans l'environnement social et affectif du petit enfant, ainsi qu'éventuellement dans son existence embryonnaire. On ne peut pas faire avancer ce genre de débat par des interventions sporadiques, il faut donner du corps à ce que tu dis, sinon personne ne comprend où tu veux en venir Very Happy

Euh, bon, là je dois partir au ski (à vos frais vu que c'est le contribuable qui paye Very Happy !!), donc je pourrai pas répondre pendant une semaine. Je voudrais juste préciser que je suis de votre bord, quand même, les enfants, et que je suis pour et fritte régulièrement mon entourage au sujet de l'adoption homosexuelle, donc on est dans le même camps Very Happy !! Fredouille, et Mystigris, j'ai été très receptifs à vos arguments (et à celui d'eskratz aussi), il faudra que j'y réfléchisse bien pour y réagir, histoire de réviser mon point de vue, même s'il y a des choses sur lesquelles nos avis diffèrent, visiblement !

à plus tard, donc, pour reprendre ce débat

françois
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darksmile87
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 21:41    Sujet du message: Répondre en citant

Thunder Bird a écrit:
Mat a écrit:

- Concernant la génétique : aux dernières nouvelles : ni ma mère, ni mon père sont gays !!!!!!


Non, sans rire ?? Il faut prendre exemple sur mystigris et fredouille, et développer un peu quand tu contestes un argument, Mat, parce que là, je trouve cette intervention assez ridicule, quand même, même si au demeurant c'est sympa de participer...

Quand un gosse a la mucoviscidose, il est fréquent que ni ses parents ni ses frères et soeurs ne l'aient : ce phénomène porte le nom de récessivité du gène. Aussi, l'aspect dormant de ce genre de phénotype chez les autres générations n'est absolument pas le manifeste de l'absence du caractère génétique correspondant. De plus, j'ai précisé plus haut qu'en plus des causes purement génétiques, il est évident de par l'expérience que l'homosexualité trouve également ses racines dans l'environnement social et affectif du petit enfant, ainsi qu'éventuellement dans son existence embryonnaire. On ne peut pas faire avancer ce genre de débat par des interventions sporadiques, il faut donner du corps à ce que tu dis, sinon personne ne comprend où tu veux en venir Very Happy

Même sans expliciter on voit tout de suite où Mat veux en venir...
D'abord comparer à chaque fois l'homosexualité à une maladie je t'avouerais que ça me gène beaucoup,
c'est pas une tare d'être homo, et même si ton fils venait à l'être aussi, je vois pas où serait le probleme,
c'est pas à toi à choisir à l'avance pour lui s'il faut qu'il soit hétéro ou pas.
Thunder Bird a écrit:
"être homosexuel, c'est parfaitement opérationnel d'un point de vue évolutif" ça, j'en suis nettement moins convaincu, déjà

Shocked excuse moi, je sais pas si j'ai bien compris ce que t'as voulu dire mais je vois pas pourquoi être homosexuel compromettrait notre évolution
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fredouille
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MessagePosté le: Sam Jan 07, 2006 22:11    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense qu'il parlait d'évolution au sens Darwinien. Et la effectivement, sensu stricto, si ya trop d'homo, il y a une chûte du renouvellement des generations, c'est mécanique, et c'est aussi pour cela que d'un point de vu strictement écologique (je parle de la science, la), il 'est pas souhaitable que chez une espece donnée il y ait une population importante d'homo.

Ceci etant, on observe des relations homosexuelles chez pas mal d'especes parmi les animaux superieurs comme les loups ou les cygnes, chez certains d'entre eux la fidelité est la regle. Donc parler de cause sociale est absurde, ou encore de dire que ce n'est pas naturel...
En allant un peu plus loin et en collant aux theories de l'evolution, il serait bon de se pencher sur l'apport de ces populations aux autres membres de la communauté. En effet, le Darwinisme est tres strict: le but c'est d'occuper la loge ecologique et de se reproduire, de croitre et d'embelir. Si une partie de la population est de facto sterile et continue a exister ca signifie que c'est un plus pour l'ensemble de l'espece, sinon elle disparait a plus ou moins longue echeance.

Par contre la genetique a bon dos. Toutes les etudes qui ont porté la dessus sont a prendre avec un max de doute, parce qu'elles ont ete menees aux USA. Le but là bas, est de demontrer qu'il y a une cause genetique, car si c'est averé les homos seront reconnus comme une minorité avec tout les avantages que cela comporte au meme titre que les noirs, les indiens... (quotas entre autre, bourses). Le revers de la medaille c'est que cela apportera du grain a moudre a l'extreme droite qui est plutot pour de parquer les homos dans des camps pour les exterminer au meme titre que les juifs, les noirs, les arabes, les mal frisés....
Sinon du point de vue strictement biologique, on sait que si c lié aux genes il y en a une charettée : les lois de Mendel ne sont pas respectées de pres ou de loin. Donc cause complexe.
D'autre part, il semble (j'insiste sur le il semble) que ce soit plutot matrilineaire, A savoir que lorsque dans une lignée on a plusieurs homos, ils sont souvent reliés par les femmes plutot que par les hommes. Ca tendrait a montrer que c'est lié au femmes. C'est d'ailleurs le cas dans ma famille... (14 cousins, 3 homos)
A ce moment la ca veut dire que c le chromosome X qui est responsable. Or on a eu beau chercher on a jamais rien trouvé... Ca veut pas dire qu'il y a rien. On s'oriente aussi vers ce que l'on appelle la genetique sociale, a savoir que les parents induiraient ce genre de choses. Dangereux aussi comme idée.. On est 3 je suis le seul homo...
Donc ya plein de trucs qui interviennent et tres franchement on sait pas trop ce qui oriente la secualité a moment donné, et tres franchement je me demande si c'est une bonne chose de vouloir absolument en trouver la ou les causes... Ca ouvre la porte aux "soins" de la part de tarés psycho rigides.

Enfin, ne pas vouloir que les homos se reproduisent pour eviter de transmettre l'homosexualité... Si on va jusqu'au bout du raisonnement, faut faire pareil avec les myopathes, les myopes, les diabetiques.....
D'autre part un truc peu connu, chaque personne est porteur de 4 tares genetiques mortelles dormantes en moyenne, c'est d'ailleurs le fondement du tabou de l'inceste. Faut steriliser tout le monde! remarque ce serait pas un mal pour la planete
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keero
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MessagePosté le: Dim Jan 08, 2006 11:46    Sujet du message: Répondre en citant

Y'a plusieurs choses qui me choquent dans ton propos thunderbird,

D'abord, je crois que tu vis ton homosexualité comme d'un véritable poids lourd autour du cou, tu veux "empêcher" que l'homosexualité se répande?? Je ne vois pas vraiment mon homosexualité comme un fléau, j'en suis même fière et je crois que si on me demandait de choisir à l'heure actuelle, je crois bien que je choisirais d'être lesbienne

Ensuite, quant à ta vision sur la grossesse, là euh.... non je crois pas que tu aies compris un soupçon de psychologie féminine.... Comment dire, je conçois la grossesse d'une femme comme une chose parmi les plus belles au monde, c'est extrêment important pour la construction du futur petit être. Une bonne partie des problemes rencontrés à l'âge adulte pourraient trouver leur origine dedans, je pense à beaucoup de problemes psychiatriques. Pour illustrer, je pense à toutes ces femmes qui n'ont jamais voulu leur enfant étant enceinte, celui-ci se retrouvent avec quand meme de sérieux problemes au niveau de leur structuration personnelle. Une énorme charge affective réside dans le fait de concevoir, c'est d'ailleurs pour ça que les relations père-enfant et mère-enfant ne sont pas tout à fait pareilles (ce qui n'empêche en rien 2 papas d'avoir un enfant ensembles...), la grossesse, ça doit être quelque chose de merveilleux à porter, sentir la vie d'un petit gnome se construire dans ton ventre, ressentir des mouvements, et toute la tendresse qui vient autour.
Tu ne peux pas dire que procréation et grossesse sont complètement les mêmes choses, il manquera toujours ce vécu du ventre, et même si dans les faits ce serait bien que tous les gens qui ont des enfants adoptés le voient exactement comme s'ils l'avaient engendré, ce ne sera jamais le cas. quelqun l'a deja dit mais je le répète, il y a toujours eu beaucoup de problemes avec les enfants adoptés et même si également beaucoup le vivent très bien (j'ai un enfant adopté dans ma famille et ça se passe très bien), ça rèste quand meme un gros soucis pour les parents.

Je vois l'adoption sous 2 angles: deja, il y a le fait que deux personnes qui s'aiment veulent fonder un avenir commun, comme tout couple, quasiment, adoption ou pas. Ensuite, il y a également le rôle "social" joué par les parents lorsqu'ils adoptent, ils aident un enfant dans le besoin etc... Mais sur ces points, nous nous rejoignons, ce qui me refait penser à l'origine de notre débat: suite à une discussion avec mes parents, je me suis apperçue qu'ils sont pour l'adoption et contre la procréation des homosexuels. Je pense que les gens qui tiennent ce genre de discours voient l'adoption par les gays comme quelque chose de social une BA en quelques sortes, c'est bien, au moins ils nous sont utiles Rolling Eyes (j'exagère mais c'est le fond de ma pensée). Par contre, si on reconnait à deux lesbiennes le droit de porter et de concevoir un enfant entre elles, le fond de la réflexion sera pas du tout le même: dans la reconnaissance du couple dans la société, permettre à deux personnes de concevoir un nouvel être ou permettre l'adoption dans la mesure ou ça "aide" quelqun, ce ne sont pas vraiment les mêmes références.

Par ailleurs, toutes ces histoires de génétique, plusieurs choses:
pas de sources, sans fondements, je demande à voir l'étude sur les jumeaux vrais.
Je n'ai pas compris le rapport avec le diabète (là faut que t'expliques)
J'en ai marre que l'on cherche toujours à vouloir trouver une cause psychologique, génétique, virale!! (après tout... Rolling Eyes ) à l'origine de l'homosexualité, mais soit, s'il y a encore des gens payés pour ce genre de travaux alors que tant d'autres études plus importantes devraient être menées dans le même temps... (mais là je crois que tout le monde me rejoint).
D'un autre côté, autre réflexion (un peu philosophique), la personnalité d'un individu est-elle totalement inscrite dans le code génétique? non, il y a aussi une grosse part d'environnement, de psychologie... (argument qui ne nous aide pas à avancer dans le sens de l'adoption par ailleurs *(ou la procréation hein, là n'étant plus le sujet)). Un caractère, c'est d'abord l'ensemble de l'expression de plusieurs gènes, modulées par pleins de facteurs externes, qui font une protéine, un membre, un être, mais là où est le probleme c'est quels sont les facteurs qui m'ont amennée à penser ça? est-ce que c'est la rencontre de 2 protéines (qui, je le rapelle sont le fruit de l'expression des gènes), qui en déclenchant tel potentiel a entraîné telle réponse etc alors, évidemment, non, c'est beaucoup plus complexe. Les chercheurs à l'heure actuelle s'interrogent sur la part de génétique dans la schizophrénie, car, comme pour ton exemple, en comparant des jumeaux entre eux, ils se sont apperçus qu'ils avaient une plus forte propension à être schizophrènes, mais pas totale, elle est le fruit de l'ensemble de pleins de facteurs, comme l'homosexualité, il me semble.
Je n'arrive pas à comprendre comment tu peux dire que c'est limite dangereux que 2 lesbiennes puissent concevoir sous argument de "gènes délétères" à l'appui. d'abord, on est 6 milliards, on a plus besoin de se reproduire, si ça continue comme ça dans 100 ans on crèvera tous de faim (à moins qu'on puisse imigrer sur Mars Very Happy ), et puis mince, on s'en fout quoi, quelles que soient tes préférences, le but de la vie n'est-il pas la quête du bonheur? et donc si on est heureux comme ça... peu importe, que je fasse des enfants homos ou hétéros, du moment qu'ils soient dans le bonheur (oui bon je me suis un peu niaiséréisée ces derniers temps Laughing et chechez pas à comprendre le sens de ce mot ho!). Non ce que je veux dire c'est que meme s'il y avait une part de génétique dans tout ça (chose à laquelle j'exprime de sérieux doutes, et je veux voir ces enquêtes (et j'ose éspérer qu'elles ne sont pas tirées de TF1)), peu importe, bah quoi mes gamins seront gays?? chouette tant mieux pour eux....

*je reviens sur ce que j'ai dit: je n'ai jamais voulu dire que les enfants d'homosexuels seront forcément homos, que les choses soient claires.

enfin, je sais pas si j'ai été claire et si tout ce que j'ai voulu dire est ressorti, juste une chose... plus tard, si j'en ai la possibilité, je veux avoir des enfants issus de la procrétion et je n'envisage pas d'avoir un enfant adopté (sauf si les choses de la vie me démontrent le contraire), je crois que si aujourdhui j'apprenais que j'étais stérile ça me foutrait quand même sacrément les boules (pour parler vulgairement), lesbienne ou pas
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MessagePosté le: Dim Jan 08, 2006 11:59    Sujet du message: Répondre en citant

Thunder Bird a écrit:
Mat a écrit:

- Concernant la génétique : aux dernières nouvelles : ni ma mère, ni mon père sont gays !!!!!!


Non, sans rire ?? Il faut prendre exemple sur mystigris et fredouille, et développer un peu quand tu contestes un argument, Mat, parce que là, je trouve cette intervention assez ridicule, quand même, même si au demeurant c'est sympa de participer...

on comprend tout a fait ce que Mat veux dire... Cela ne sert a rien d'écrire un long paragraphe quand l'essentiel est dit en une phrase!
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MessagePosté le: Dim Jan 15, 2006 14:11    Sujet du message: Répondre en citant

Ouuh ! Je m'en suis pris plein la tête en mon absence Very Happy !! Mais ce que vous dîtes est en train de pas mal refaçonner mon point de vue initial, donc ça m'est très utile, merci à tous. Réagissons maintenant sur deux ou trois choses :

Mystigris a écrit:

Et c'est facile d'avancer des théories sans fondement en demandant aux autres de prouver que tu as tort, mais ce n'est pas à moi de le faire.


Euh... là j'avoue que je ne comprends pas très bien ta réaction... c'est à qui de le faire alors, sinon aux personnes avec qui j'échange mon point de vue ? C'est quand même le but du débat, non, de tenter d'identifier les théories qui manquent de fondement, et d'en apporter de nouvelles, plus pertinentes.

fredouille a écrit:

Concernant l'adoption ou la grossesse par FIV:
Interdire la FIV, a moins d'etre integriste d'une religion quelconque je ne vois par en quoi ce serait a interdire. Les delais d'adoption sont treeees longs, ca se compte en années et si il y a possibilité d'avoir un gosse autrement c'est plutot pas mal. De plus, ya un mythe qui veut que il y ait une grosse offre et peu de demande, c'est completement faux. Des enfants adoptables, il n'y en a pas des masses, la raison c'est que la mere signe rarement un abandon total, et donc l'adoption pleiniere n'est pas possible, le resultat c'est que le gamin est elevé par la DASS et qu'il doit changer defamille d'accueil reguliermeent pour eviter l'attachement, ce qui est terrible pour le gosse et les parent d'accueil. Ensuite, les enfants eligibles a l'adoption pleiniere sont souvent des gosses "a problemes", en tout cas plus que la moyenne, or parmis les couples qui ont des difficultés a avoir des gosses, il y en a pas des masses qui ont les reins assez solides pour accueillir ce genre d'enfants. Ce n'est pas un jugement c'est un constat. Enfin, l'adoption à l'etranger... Ou ca passe par la dass cf plus haut. Ou le circuit est souterrain et on ne sait jamais si l'enfant est enlevé ou pas... D'autre part ca coute un max de fric, et acheter un enfant a plutot tendance a me faire gerber


Ah oui, là c'est sûr que j'avais totalement négligé cet aspect-là des choses. Bon, quand même, j'ai jamais dit qu'il fallait interdire la procréation assistée, hein ! Very Happy ! J'ai juste dit que l'adoption, ça me suffirait, et que la procréation assistée, ça me semblait attaquable sous beaucoup d'angles. Maintenant, c'est vrai que si on considère qu'en effet l'adoption est un chemin parsemé d'embûches, beaucoup d'arguments anti-FIV en prennent pour leur matricule. Je n'avais pas pris conscience des problèmes éthiques que peut poser l'adoption : je ne la percevais sincèrement que comme un acte de don pur, ce qui était visiblement assez naïf.


fredouille a écrit:
Je pense qu'il parlait d'évolution au sens Darwinien. Et la effectivement, sensu stricto, si ya trop d'homo, il y a une chûte du renouvellement des generations, c'est mécanique, et c'est aussi pour cela que d'un point de vu strictement écologique (je parle de la science, la), il 'est pas souhaitable que chez une espece donnée il y ait une population importante d'homo.


Oui, c'était exactement le sens auquel je l'entendais, merci beaucoup, je n'aurais pas su le formuler mieux ! Maintenant, on peut se demander si le véritable but ultime d'une espèce, c'est véritablement de se reproduire... je n'en suis pas convaincu. D'ailleurs, ça me fait me poser une question : on peut certes s'amuser à chercher une origine à l'homosexualité, mais on pourrait aussi en chercher une à l'homophobie dans ce cas. Existe-t-il un schéma explicatif spécifique de l'homophobie ? Ou bien est-ce tout banalement la haine ancestrâle de la différence ? Je me demande s'il n'y aurait pas sous l'homophobie quelques peurs latentes (et donc inconscientes) de la compromission de l'espèce, par invasion d'une population qui n'est pas à même de se reproduire... Si c'est le cas, alors à ce moment là je rejoins Keero lorsqu'elle dit qu'accepter la procréation assistée, c'est reconnaître un droit à l'existence encore plus grand à la communauté homosexuelle (je précise quand même que j'ai beaucoup de mal avec la notion de "communauté homosexuelle", mais j'y reviendrai plus loin).

fredouille a écrit:

Donc ya plein de trucs qui interviennent et tres franchement on sait pas trop ce qui oriente la secualité a moment donné, et tres franchement je me demande si c'est une bonne chose de vouloir absolument en trouver la ou les causes... Ca ouvre la porte aux "soins" de la part de tarés psycho rigides.


Oui, je suis assez d'accord que c'est la porte ouverte aux déviances... mais là ça relance aussi la question sous-jacente : "resteriez-vous homosexuels s'il existait un procédé vous ôtant toute pulsion homosexuelle sans aucun effet secondaire ?". Pour ma part, je pense que j'utiliserais un tel processus. Ca ne veut pas dire que je suis super mal dans ma peau, ou que je vis mon homosexualité très très très mal. C'est juste que quitte à choisir, je préfererais ne pas être confronté à toutes les petites difficultés que ça occasionne. C'est plus dans cette optique que je parlais de "cause" (pour amener la notion de "traitement"... et les dents grincent... Very Happy !!)

fredouille a écrit:

Enfin, ne pas vouloir que les homos se reproduisent pour eviter de transmettre l'homosexualité... Si on va jusqu'au bout du raisonnement, faut faire pareil avec les myopathes, les myopes, les diabetiques.....


Après reflexion, je suis assez d'accord, finalement ! Dire que la procréation par les homosexuels représente un danger pour la société, c'est faire le jeu de l'homophobie en fin de comptes. Je range donc mes billes...

fredouille a écrit:
Faut steriliser tout le monde! remarque ce serait pas un mal pour la planete
Lol !! Very Happy Very Happy !! Toi aussi, tu veux devenir écolo-terroriste ?? Very Happy !!

keero a écrit:

D'abord, je crois que tu vis ton homosexualité comme d'un véritable poids lourd autour du cou


non, je n'ai jamais dit ni écrit ça

keero a écrit:

tu veux "empêcher" que l'homosexualité se répande??


Je disais que l'homosexualité n'est guère opérationnelle d'un point de vue strictement évolutif, ce qu'a très bien explicité fredouille : trop d'homos = pas de renouvellement des générations. Cela dit, j'ai pris la mesure du danger que peuvent faire peser ce genre de propos sur les gays et les lesbiennes, et donc je range mes billes, donc, puisqu'en effet, se montrer hostile à la procréation des homosexuels en prétextant que l'étalement de l'homosexualité, c'est dangereux, je réalise que c'est complètement faire le jeu de l'homophobie. Ce n'est en effet pas tout à fait la même chose de vouloir éviter à ton gosse d'être homosexuel (c'est ce que je voudrais éviter si j'en ai un jour), et affirmer que c'est dangereux que les pédés et les lesbiennes se reproduisent.

keero a écrit:

Je ne vois pas vraiment mon homosexualité comme un fléau, j'en suis même fière et je crois que si on me demandait de choisir à l'heure actuelle, je crois bien que je choisirais d'être lesbienne


Et bien là, on rentre dans un tout autre débat, que je pense lancer sous peu d'ailleurs, parce qu'il me passionne tout autant que celui-ci : en effet, resterions-nous homos si nous pouvions choisir ?
Mais tu dis autre chose qui m'intéresse tout autant : "j'en suis même fière". Là, ça chatouille !! Very Happy ! Je voudrais que tu expliques davantage de quel type de fierté tu parles. Si c'est la fierté au sens "strict", j'avoue que je trouve ça illégitime : on est né comme ça, non ? Donc quelle fierté peut on en retirer ?? Je ne suis pas plus fier d'être gay que d'être blanc, personnellement, c'est à dire que je trouverais ça bizare d'en tirer une quelconque fierté, en fait. Si c'est la fierté au sens "le contraire de la honte", alors là oui, je pense qu'on est d'accord, et c'est même salutaire comme fierté, puisque c'est cette auto-affirmation qui permet de se battre pour la reconnaissance des droits des homos. Mais la nuance entre les deux est subtile, et parfois m'échappe, même. Sans entrer dans les détails, parce que là encore, c'est un tout autre débat, je me demande finalement si c'est tout à fait légitime de parler de "communauté gay et lesbienne" ? En effet, on pourrait plutôt penser que ce qui soude une communité, c'est la réunion autour de valeurs, d'un certain art de vivre. Peut-on vraiment parler de ça chez les homos ? Ce qui nous unit, c'est juste notre attrait pour l'acte homosexuel, et rien d'autre, non ? Pour parler de" communauté homosexuelle", il faudrait déjà reconnaitre qu'être homosexuel, c'est un art de vivre en soi. Pourquoi pas après tout ? Il me semble que le livre "Les Khmers roses", de François Devoucoux de Buysson, traite justement de surenchère de la "communauté homosexuelle" pour masquer en quelque sorte son manque de légitimité à l'appelation de "communauté". Au delà de l'ignominie patente du titre, horriblement homophobe, ce serait quand même un propos intéressant à développer.

keero a écrit:

Ensuite, quant à ta vision sur la grossesse, là euh.... non je crois pas que tu aies compris un soupçon de psychologie féminine....


Lol !! Very Happy ! C'est pas faux... heureusement que je suis gay alors, sinon quelle catastrophe ce serait avec les femmes ! Very Happy ! Je comprends ta réaction à mon égard, Keero (oui, ben je trouverais ça plus naturel de t'appeler par ton prénom, mais je sais pas si toi ça t'irait...), c'est vrai que je me suis montré assez sourd à cet argument d'importance de la grossesse dans le développement premier de la relation maman-enfant (n'est-ce pas Mystigris ? Very Happy !!). C'est sans doute parce que ça me chagrine un peu : en effet, dire que c'est primordial, c'est aussi reconnaître du coup qu'il manque quelque chose à la relation que peuvent avoir un parent et un enfant adopté, non ? Je ne peux que te laisser la parole sur ce point, parce que moi je n'ai pas d'enfants adoptés dans ma famille, mais je serais curieux de savoir si à cet enfant adopté de ta famille il "manque" vraiment quelque chose dans sa relation avec tes parents. Cela dit, ça me semble quand même un peu contraire à l'expérience : si effectivement cette relation mère-enfant durant la grossesse était d'une importance capitale, alors les enfants adoptés et qui le savent pas devraient ressentir une sorte de "manque" ou de "trouble" dans leur relation avec leurs parents (qu'ils ne savent pas être leurs parents adoptifs"), non ? Je n'ai jamais eu vent d'une chose pareille, en ce qui me concerne.

keero a écrit:
c'est extrêment important pour la construction du futur petit être. Une bonne partie des problemes rencontrés à l'âge adulte pourraient trouver leur origine dedans, je pense à beaucoup de problemes psychiatriques. Pour illustrer, je pense à toutes ces femmes qui n'ont jamais voulu leur enfant étant enceinte, celui-ci se retrouvent avec quand meme de sérieux problemes au niveau de leur structuration personnelle.


Alors là, je demande à voir, parce que ça me parait assez énorme comme affirmation. On a effectivement constaté, ça c'est sûr, que l'absence de communication des nourissons avec les être qui s'occupent d'eux est FATALE aux bébés : c'es