 |
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Comte de Talmont Distin-Gay


Sexe:  Inscrit le: 11 Juil 2005 Age : 22
Localisation: Lyon
|
Posté le: Dim Jan 15, 2006 16:12 Sujet du message: |
|
|
Wow, j'aurais tellement de choses à dire que je sens que je vais en oublier et certainement dériver vers d'autres choses qui n'ont rien à voir, mais tant pis! On va essayer de faire dans l'ordre...
Déjà cette histoire de génétique. Je comprends tout à fait ce que tu veux dire ThunderBird, la récessivité explique bien pourquoi deux personnes non atteints peuvent avoir un enfant atteint (euh désolé de parler en terme d'atteint, mais je vais pas me prendre la tête à arrondir les angles. Sachez juste que je parle d'un modèle génétique et je n'assimile pas l'homosexualité à une maladie). C'est finalement pas si mal que Mat ait parlé de ça, ca réglera ptet la chose une bonne fois pour toutes. Soit. Tu parlais de mucoviscidose, donc on va prendre le même schéma. Les homos porteraient les deux alleles recessives, et donc dans ce cas-là, l'enfant ne peut avoir que les deux allèles récessives lui aussi, donc forcément homosexuel aussi. Et bien si c'est ça, je te fais le pari de te trouver un enfant né de deux homosexuels qui ne le sera pas
Hem, bref tout ça pour dire que même si c'est génétique, c'est 10 fois plus complexe que cela et donc interdire la FIV aux homos avec ce genre d'arguments, mouais. Et puis dans ce modèle génétique, où se placent les bisexuels? Ce sont les heterozygotes? Dans ce cas là, je suis ravi de savoir qu'un de mes parents est forcément bisexuel
Bref, laissons tomber ces histoires de génétique. Même s'il y a aussi un facteur génétique à l'homosexualité (qui reste à prouver), c'est bien plus complexe que la notion de récessivité (donc dans un sens Mat a raison ), qui commence en plus à être largement discuté par les scientifiques. Le modèle de la shizophrénie est assez interessant (si je retrouve le bouquin qui l'expose, je vous en fais part si ca vous interesse) mais je suis même persuadé que l'homosexualité est bien plus complexe. Bon là, je n'ai aucune preuve mais bon... Et puis notre débat prouve bien que s'il y a une part de génétique, le génotype fait pale figure devant l'influence de l'environnement. Pour ma part je considère même qu'on peut négliger ce facteur, donc interdire la FIV à cause de la génétique, désolé, c'est irrecevable à mon goût.
Après, la comparaison adoption/procréation. En effet, il est temps que tu saches qu'un foetus est loin d'etre qu'une bonne machinerie cellulaire bien huilée aux hormones . Il est tellement réceptif à plein d'autres choses... On sait qu'il entend les voix de ses parents et qu'il y est réceptif, par exemple. Bref c'est pour ça que je peux comprendre ce besoin de procréer pour une femme (et attention, il n'existe pas chez toutes les femmes, donc la psychologie féminine, on en reparlera ). Pour les hommes, j'avoue que j'ai un peu plus de mal. Disons que mon sentiment varie souvent à ce sujet. Bon déjà je suis sûr que je veux être père, ca me hante tellement depuis longtemps. Des fois, je ne vois pas pourquoi je devrais me sentir différemment devant mon fils adopté ou mon fils qui porte 50% des gènes. Peut-être que lui ressentira forcément les choses, cette histoire de décalage et tout ça mais perso je ne vois pas ce que ça change pour ma part. Avoir un enfant, c'est avant tout un partage et je crois que cette histoire d'adopté ou non ne changera rien de mon coté. Mais d'un autre coté, ce partage, j'avoue que j'aimerais l'avoir dès la fécondation (ou presque... faut pas abuser non plus), parce que, comme le disent nos chères representantes féminines, le foetus est déjà très receptif et je crois que c'est une magnifique expérience celle de la grossesse (et pas que forcément pour les femmes, là je suis désolé de vous le dire mais pourquoi les hommes n'auraient pas une influence non plus?).
Mais de toute façon, en tant qu'homme, pour l'instant je ne veux pas qu'il y ait l'intervention d'une tierce personne si j'ai un enfant. Donc j'attendrais (ne bondissez pas sur vos chaises ) que la fusion des spermatozoïdes avec developpement dans un utérus artifiel soit possible. Autant dire que ca ne le sera jamais... Et d'un coté j'espère qu'on en arrivera jamais là!
Bref, j'ai déjà l'impression de me perdre là. Quoi d'autre? Ah oui un petit mot sur la possibilité de changer de sexualité et d'avoir un enfant homosexuel. Pour moi la vie n'est que la recherche du bonheur, et facilité ne rime pas avec bonheur. Certes, une vie d'heterosexuel serait certainement plus facile sur certains points mais m'apporterait-elle forcément plus de bonheur? Pas sûr. Donc j'ai appris à me contenter de ce que j'ai, vivre avec, voire passer outre, et c'est ainsi que je suis heureux. Je ne suis pas fier de cette homosexualité, elle est là c'est tout. Elle fait tous les jours ce que je suis et la pilule magique changerait beaucoup trop de choses. Je ne mets pas ma sexualité au centre de ma vie, loin de là, mais elle fait partie de moi et je ne trouve aucune raison valable pour qu'on me l'enlève.
Quant à avoir un enfant homo, et alors? Il aurait certainement les mêmes problèmes que nous avons tous vécu, mais quel enfant n'a pas de problèmes? Refuserais-tu d'avoir un enfant diabétique? (puisque tu en parlerais) Je prefère encore rassurer mon enfant, lui apprendre à se sentir indifférent d'insultes, plutôt que de lui chercher un nouveau point d'injection après lui avoir fait le bras, le bide, etc... à cause de l'intolérance de l'insuline. Enfin de toute façon c'est ridicule de dire pour un enfant "je prefererais...". Si tu veux tant un enfant, je te souhaite juste d'en avoir un, de savoir le rendre heureux autant qu'il te le rend. Peu importe le reste et les obstacles que ca peut impliquer.
Voilà, je sais que j'ai dit un peu tout et rien mais tant pis, c'est bien les débats constructifs mais quand c'est long, j'ai tendance à m'égarer  _________________ Je suis Jeanne d'Arc, avec un foie bousillé et un pénis inexploité... |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Mat Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 01 Nov 2005
Localisation: Lyon
|
Posté le: Dim Jan 15, 2006 17:05 Sujet du message: |
|
|
| Thunder Bird a écrit: | | J'aimerais juste revenir deux secondes aussi sur ma réplique à l'intervention de Mat. D'aucuns ont eu l'air de ne pas trop apprécier. A la relecture, c'est vrai que le "non, sans rire ??" était un peu sec, et donc je m'en excuse : désolé, Mat, c'était un peu brutal, je te l'accorde. | Je ne t'en veux pas. Tu as très bien compris la pensée de mes 2 phrases. Et je comprends ton raisonnement. Mais je te rappelle juste que, comme tu l'as bien dit dans ton premier message, aucune étude n'a exposé que l'homosexualité était génétique. Et que si ça l'était je serai le plus heureux du monde : en effet, s'il existait un gêne de la sexualité, cela signifierait que l'homosexualité serait aussi naturelle que l'hétérosexualité  |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
keero Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 04 Juil 2005 Age : 23
Localisation: Panam
|
Posté le: Dim Jan 15, 2006 17:24 Sujet du message: |
|
|
| Thunder Bird a écrit: | | keero a écrit: |
D'abord, je crois que tu vis ton homosexualité comme d'un véritable poids lourd autour du cou |
non, je n'ai jamais dit ni écrit ça |
Me rappelle plus de pourquoi je t'ai dit ça... probablement par les mots que tu emploies ... (je cherche masi je retrouve plus dans ce que tu as écrit)
| Thunder Bird a écrit: | | keero a écrit: |
Je ne vois pas vraiment mon homosexualité comme un fléau, j'en suis même fière et je crois que si on me demandait de choisir à l'heure actuelle, je crois bien que je choisirais d'être lesbienne |
Et bien là, on rentre dans un tout autre débat, que je pense lancer sous peu d'ailleurs, parce qu'il me passionne tout autant que celui-ci : en effet, resterions-nous homos si nous pouvions choisir ?
Mais tu dis autre chose qui m'intéresse tout autant : "j'en suis même fière". Là, ça chatouille !! ! Je voudrais que tu expliques davantage de quel type de fierté tu parles. Si c'est la fierté au sens "strict", j'avoue que je trouve ça illégitime : on est né comme ça, non ? Donc quelle fierté peut on en retirer ?? Je ne suis pas plus fier d'être gay que d'être blanc, personnellement, c'est à dire que je trouverais ça bizare d'en tirer une quelconque fierté, en fait. Si c'est la fierté au sens "le contraire de la honte", alors là oui, je pense qu'on est d'accord, et c'est même salutaire comme fierté, puisque c'est cette auto-affirmation qui permet de se battre pour la reconnaissance des droits des homos. Mais la nuance entre les deux est subtile, et parfois m'échappe, même. Sans entrer dans les détails, parce que là encore, c'est un tout autre débat, je me demande finalement si c'est tout à fait légitime de parler de "communauté gay et lesbienne" ? En effet, on pourrait plutôt penser que ce qui soude une communité, c'est la réunion autour de valeurs, d'un certain art de vivre. Peut-on vraiment parler de ça chez les homos ? Ce qui nous unit, c'est juste notre attrait pour l'acte homosexuel, et rien d'autre, non ? Pour parler de" communauté homosexuelle", il faudrait déjà reconnaitre qu'être homosexuel, c'est un art de vivre en soi. Pourquoi pas après tout ? Il me semble que le livre "Les Khmers roses", de François Devoucoux de Buysson, traite justement de surenchère de la "communauté homosexuelle" pour masquer en quelque sorte son manque de légitimité à l'appelation de "communauté". Au delà de l'ignominie patente du titre, horriblement homophobe, ce serait quand même un propos intéressant à développer. |
viii j'y ai réfléchi après et je me suis dit que j'avais dit quelque chose qui était un peu en contradiction avec ce que je pensais, ma sexualité n'est pas ce qui me caractérise en premier lieu, je ne le clame pas sur tous les toits, et c'est en ça que je ne suis pas particulièrement "fière" mais plutot...disons que au choix, je choisirai d'être lesbienne, pas d'être un garçon hétéro etc. La notion de fierté (je crois que je l'ai lu sur un autre topic) induit une notion de position, de choix de ce mode de vie, chose qui ne m'est jamais apparu auparavant comme tel, puisque mon homosexualité s'est imposée à moi. Mais en dehors de ça, lorsque des gens me demandent si ça me pose un probleme, si je me sens bien avec cette situation, j'avoue que je mets un temps de réponse, parceque j'ai du mal à me rendre compte que les gens le voient de la sorte, "ce mal imposé". Non bien sur que non, mais ça me fait plus du tout mal à l'heure actuelle, alors je crois que ça me fait sourire quand on me dit ça. D'un autre côté, j'emploie les mêmes mots, "imposer", ce qui n'est pas tout à fait exact non plus vu que ce n'est pas quelque chose qui t'arrive dessus, comme ça du ciel... fin bref, je sais plus le qualifier et j'en ai marre de jouer sur les mots, je suis pas douée pour ça et je sais que vous m'avez comprise...
| Thunder Bird a écrit: | | keero a écrit: |
Ensuite, quant à ta vision sur la grossesse, là euh.... non je crois pas que tu aies compris un soupçon de psychologie féminine.... |
Lol !! ! C'est pas faux... heureusement que je suis gay alors, sinon quelle catastrophe ce serait avec les femmes ! ! Je comprends ta réaction à mon égard, Keero (oui, ben je trouverais ça plus naturel de t'appeler par ton prénom, mais je sais pas si toi ça t'irait...), c'est vrai que je me suis montré assez sourd à cet argument d'importance de la grossesse dans le développement premier de la relation maman-enfant (n'est-ce pas Mystigris ? !!). C'est sans doute parce que ça me chagrine un peu : en effet, dire que c'est primordial, c'est aussi reconnaître du coup qu'il manque quelque chose à la relation que peuvent avoir un parent et un enfant adopté, non ? Je ne peux que te laisser la parole sur ce point, parce que moi je n'ai pas d'enfants adoptés dans ma famille, mais je serais curieux de savoir si à cet enfant adopté de ta famille il "manque" vraiment quelque chose dans sa relation avec tes parents. Cela dit, ça me semble quand même un peu contraire à l'expérience : si effectivement cette relation mère-enfant durant la grossesse était d'une importance capitale, alors les enfants adoptés et qui le savent pas devraient ressentir une sorte de "manque" ou de "trouble" dans leur relation avec leurs parents (qu'ils ne savent pas être leurs parents adoptifs"), non ? Je n'ai jamais eu vent d'une chose pareille, en ce qui me concerne. |
Effectivement, la plupart des enfants adoptés ont quelques problemes d'adptation semble t-il. Ma cousine qui a été adoptée est perçue dans ma famille (en tout cas par moi dans un premier temps) pareillement à mes cousins, je n'y pense pas souvent. Mais effectivement, parfois ça me vient à l'esprit, et si ce que j'ai dans la tête peut être ressenti par l'enfant, ça peut être mal vécu. D'autre part, tout traumatisme intervenu dans l'enfance surtout perturbera forcément l'enfant (quel qu'il soit, je me rappelle la seule fois où j'ai vu pleurer ma mère, je me rappelle de certains problemes que j'ai eu pendant mon adolescence où je me faisais frapper, de certaines remarques et tout ça m'a forgé pour faire ce que je suis maintenant, mine de rien, il me reste quand meme des résidus de tout ça, puisque j'y pense souvent et que j'agis en conséquence)... si l'on prend en compte cela, en comparaison avec ce que ma misérable petite vie a pu me faire endurer, la vie des enfants adoptés est incomparable et j'ai du mal à imaginer ce qu'ils peuvent penser de tout ça, mais ils ont surement des comptes à rendre avec leurs psy pour la plupart (et c'est pas du tout péjoratif hein! moi je demande que de la thunes pour aller en voir un). Ce trouble est forcément présent, tu te poses des questions, toi, sur tes origines?? Imagines toutes les questions qu'ils peuvent se poser...
| Thunder Bird a écrit: | | keero a écrit: | | c'est extrêment important pour la construction du futur petit être. Une bonne partie des problemes rencontrés à l'âge adulte pourraient trouver leur origine dedans, je pense à beaucoup de problemes psychiatriques. Pour illustrer, je pense à toutes ces femmes qui n'ont jamais voulu leur enfant étant enceinte, celui-ci se retrouvent avec quand meme de sérieux problemes au niveau de leur structuration personnelle. |
Alors là, je demande à voir, parce que ça me parait assez énorme comme affirmation. On a effectivement constaté, ça c'est sûr, que l'absence de communication des nourissons avec les être qui s'occupent d'eux est FATALE aux bébés : c'est en effet après la seconde guerre mondiale qu'on a pu faire ce triste constat : certains orphelinats étaient tellement pleins, y compris de nourissons, que du coup on s'occupait des bébés un peu "à la chaîne", si bien qu'en dehors des soins et de l'administration de la nourriture, les nourissons n'étaient pas en contact avec le personnel, faute de temps à leur consacrer. Et bien ces orphelinats ont été les témoins d'un nombre incroyable de décès inexpliqués de nourrissons ! C'est l'absence de stimulation du monde extérieur qui leur était fatale : sans stimulus et sans attention, les petits ne prenaient pas assez goût à la vie, et mourraient. Donc nous sommes d'accord sur le fait que la communication avec l'enfant, même tout petit, est primordiale pour lui.
En revanche, quand tu dis que la grossesse influe sur le développement psychiatrique ultérieur de l'enfant, là je suis très sceptique : quelle est la nature des échanges entre la mère et l'enfant durant la grossesse, si ce n'est purement organique ? Ils n'échangent que de la matière organique, non ? Affirmer que la grossesse a une influence aussi énorme sur le développement mental postérieur à la naissance de l'enfant, c'est quand même très très gros : ça voudrait dire que l'enfant dans l'utérus est à même d'intégrer dans son subconscient (si tant est qu'un tel niveau de conscience existe déjà chez le bébé dans l'utérus) des signaux complexes, et d'ailleurs on ne voit pas trop par quel biais ces signaux lui arriveraient... |
| Thunder Bird a écrit: | | keero a écrit: | | Une énorme charge affective réside dans le fait de concevoir |
Oui, on est bien d'accords ! Justement, je me demande si ce n'est pas ça qui fausse un peu le débat... Comment dire ça sans encore me montrer totalement rustre et sourd en matière de psychologie féminine ?... Disons que ce n'est pas parce que la grossesse est un moment clef de la relation de la mère à son enfant, qu'il en va de même pour l'enfant : ce n'est pas parce que la grossesse signifie beaucoup pour toi (c'est tout à ton honneur que cela signifie beaucoup pour toi) que forcément il faut en conclure que c'est un moment tout à fait primordial du développement mental de l'enfant. Pour ma part, je suis même convaincu du contraire, à vrai dire : je vois mal comment un être dont le cerveau n'a même pas fini de croître pourrait intégrer, en l'absence de signaux autres qu'hormonaux, des informations aussi complexes que son statut d'enfant désiré ou non (parce que mine de rien c'est quand même ce que tu as l'air de vouloir nous signifier...). J'accorde beaucoup plus d'importance, en terme d'impact sur l'enfant et sur la nature de sa relation avec la maman d'ailleurs, aux mois qui suivent le développement de la conscience du bébé (là, je suis pas pédopsychiatre, donc je n'irai pas plus loin). |
Un enfant sait à sa naissance qui est sa mère, à tel point qu'il ne se différencie pas d'elle... Pendant 2 mois après l'accouchement, l'enfant ne voit pas de distingo entre lui et sa mère... Il y a forcément des relations qui s'établissent entre les 2 pendant la grossesse. D'autre part, l'organogenèse se déroule de la troisième à la huitième semaine de vie, après tous les organes sont formés, y compris le cerveau... il est parfaitement réceptif à certaines formes de communication, nottament vocales. Je ne pense pas que l'enfant et la mère n'échangent que des matières organiques, à vrai dire je ne sais pas exactement quel est l'ordre de leurs échanges (je suis pas encore en thèse..), mais il est certain qu'il y a de l'affection dans tout ça.
De plus, des amis m'ont raconté qu'elle haine pouvait avoir leur mère envers eux pendant la grossesse (grossesses indésirées par exemple), ce qui leur a valu plus d'une carte d'abonnement aux séances de psy.
Quant aux relations entre l'enfant né et sa mère... je n'en sais pas plus non plus
| Thunder Bird a écrit: | | keero a écrit: | suite à une discussion avec mes parents, je me suis apperçue qu'ils sont pour l'adoption et contre la procréation des homosexuels. Je pense que les gens qui tiennent ce genre de discours voient l'adoption par les gays comme quelque chose de social une BA en quelques sortes, c'est bien, au moins ils nous sont utiles (j'exagère mais c'est le fond de ma pensée). Par contre, si on reconnait à deux lesbiennes le droit de porter et de concevoir un enfant entre elles, le fond de la réflexion sera pas du tout le même: dans la reconnaissance du couple dans la société, permettre à deux personnes de concevoir un nouvel être ou permettre l'adoption dans la mesure ou ça "aide" quelqun, ce ne sont pas vraiment les mêmes références. |
Oui, ce débat m'a fait changer de point de vue sur ce point, d'ailleurs, et je finis finalement par être d'accord avec toi : je ne pensais quand même pas que c'était une "BA" de la part des couples homosexuels d'adopter un enfant, mais je n'étais pas loin de penser un truc du style "vu que c'est quand même pas rien comme demande de reconnaissance pour les couples homosexuels, de demander le droit à l'adoption, autant faire en sorte que ça ait l'air charitable, en favorisant l'adoption de gosses dans le besoin" ! lol, honte à moi, mais c'était quand même un peu ce qui sous-tendait mon propos ! Je suis finalement d'accord avec toi lorsque tu dis que reconnaître à deux personnes du même sexe le droit de concevoir leur propre enfant, c'est plus que de reconnaitre le droit à l'adoption, puisque finalement c'est reconnaitre le couple homosexuel comme une entité qui a le même droit que les autres de "laisser une marque" (non pas que je dise que les gosses adoptés laissent moins de traces, hein !). En revanche, et là je reste campé sur mes positions initiales, en matière de satisfaction du désir de parentalité, j'estime toujours qu'adoption et procréation, c'est pareil : dire le contraire, c'est pour moi accorder une importance capitale à des choses qui à mes yeux n'en ont pas tellement, parce que de mon point de vue, la magie de la relation parent-enfant, elle se construit au fil des jours, et pas en neuf mois de grossesse (et je me refuse à dire que l'absence de ce temps de grossesse dans cette relation l'ampute de quoi que ce soit, que ce soit du point de vue de l'enfant ou du parent. lol ! tu dois être en train de te dire "mais il a rien compris !!") |
Là, on est tout à fait d'accords, je ne pense pas non plus que l'adoption est une BA bien sur, mais c'était juste pour utiliser des termes forts pour appuyer la différence entre l'accord que serait éventuellement donné aux couples homosexuels pour adopter et l'accord pour la procréation. J'estime aussi qu'adoption et procréation ça devrait être pareil, chose qui l'est pour les parents surement mais probablement moins pour les enfants adoptés.
Idem pour la relation parent-enfant qui se construit tout autour de l'enfant pendant son enfance et son adolescence. _________________ "Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien" JCV
dormeuse à la dream tim |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
fredouille Khîpe rieuse


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2005
Localisation: gnaaaark, planete mars
|
Posté le: Dim Jan 15, 2006 17:47 Sujet du message: |
|
|
| Mat a écrit: | | Thunder Bird a écrit: | | J'aimerais juste revenir deux secondes aussi sur ma réplique à l'intervention de Mat. D'aucuns ont eu l'air de ne pas trop apprécier. A la relecture, c'est vrai que le "non, sans rire ??" était un peu sec, et donc je m'en excuse : désolé, Mat, c'était un peu brutal, je te l'accorde. | Je ne t'en veux pas. Tu as très bien compris la pensée de mes 2 phrases. Et je comprends ton raisonnement. Mais je te rappelle juste que, comme tu l'as bien dit dans ton premier message, aucune étude n'a exposé que l'homosexualité était génétique. Et que si ça l'était je serai le plus heureux du monde : en effet, s'il existait un gêne de la sexualité, cela signifierait que l'homosexualité serait aussi naturelle que l'hétérosexualité  |
Mat la question ne se pose pas.... A nature on oppose souvent ou culture ou social....
Or que ce soit un fait culturel, des homos yen a toujours eu que la societe soit permissive ou non, ce sont les homophobes qui eux varient d'une culture à l'autre. C'est un peu comme la gaucherie, la proportion est la meme ou a peu pres quel que soit la lattitude ou l'epoque....
Le fait social... Bin, quand tu apprend que ya aussi des pedes et des goudous chez les loups ou les cygnes.. Me demande ce que ca peut avoird'artificiel... Ya meme des dragg queen chez les crocos mais la c causé par la betise de l'homme _________________ "Si tu offres ce qui est en toi, ce que tu offriras te sauvera. Si tu n'offres pas ce qui est en toi, ce que tu n'offriras pas te detruira" Apocryphe de St Thomas
=> il y a loin du fond à la porte |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Mat Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 01 Nov 2005
Localisation: Lyon
|
Posté le: Dim Jan 15, 2006 18:11 Sujet du message: |
|
|
| Malheureusement certains se la posent encore, je voulais dire que cela enlèverai tout doute. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
fredouille Khîpe rieuse


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2005
Localisation: gnaaaark, planete mars
|
Posté le: Dim Jan 15, 2006 23:02 Sujet du message: |
|
|
| Mat a écrit: | | Malheureusement certains se la posent encore, je voulais dire que cela enlèverai tout doute. |
Les memes qui se demandent si la terre est bien ronde ou ont peur que le ciel leur tombent sur la tete..des fois que _________________ "Si tu offres ce qui est en toi, ce que tu offriras te sauvera. Si tu n'offres pas ce qui est en toi, ce que tu n'offriras pas te detruira" Apocryphe de St Thomas
=> il y a loin du fond à la porte |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
wigie Homo ?


Sexe:  Inscrit le: 26 Déc 2005
|
Posté le: Lun Jan 16, 2006 22:52 Sujet du message: |
|
|
Très intéressant ce débat, en tout cas merci de l'avoir lancé, je l'ai suivi avec beacoup d'intérêt.
Vouloir un enfant de moi me semble tout à fait naturel.
C'est une histoire d'éducation, de société, de modèle... Bien pénible que soit une grossesse, la plupart des femmes la désire. Quelle plus grande magie que de s'entendre dire toute sa vie " Ton fils / ta fille a tes yeux, ton nez (...) " ou que sais-je encore ?
C'est une partie de notre culture et c'est tellement ancré en nous qu'il est presque blessant de t'entendre dire que c'est de l'égoïsme. Je dis pas que tu as tort mais vouloir un enfant issu de soi-même est légitime, ça fait jurisprudence. ( moi ausis je sors des mots compliqués pour montrer que je suis cultivée ^^ )
Y a beaucoup de choses sur lesquelles j'aurais un mot à dire je crois mais actuellement je suis un peu pressée par le temps. A plus tard peut-être en tout cas je suis contente d'avoir suivi cet échange très instructif ( je parle pas de vos références à des bouquins qui me font doucement rigoler, mais vos idées personnelles ) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
| |