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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Mar Jan 31, 2006 19:54 Sujet du message: Les nominés au Oscars 2006 |
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Voici enfin les nominés pour la 78e cérémonie des Oscars: "Le Secret de Brokeback Mountain" d'Ang Lee, avec huit citations, part favori...
Lire l'article dans Art et Culture > Ciné, DVD |
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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Sam Fév 11, 2006 8:26 Sujet du message: |
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Lu sur liberation.fr
En colère contre Bush, Hollywood s'engage dans des Films politiques
Peter Biskind, critique, journaliste et auteur de nombreux livres sur le cinéma américain, explique pourquoi, aux Etats-Unis, le réveil militant passe par Hollywood, où les stars jouent le rôle tenu en Europe par les intellectuels.
Le secret de Brokeback Mountain, l'histoire d'amour interdite entre deux cow-boys dans l'Amérique profonde des années 60, est en tête pour les oscars avec huit nominations. Dont meilleur film, meilleur metteur en scène pour Ang Lee... Une première. Un western gay ne choque plus personne ?
Pas si facile. Brokeback Mountain a été produit par Focus, la branche «art et essai» du studio Universal. Mais jamais, jamais, le studio Universal n'aurait lui-même produit ce film. Et on veut bien le sortir sous le sigle «Focus» mais pas sous le label «Universal». C'est encore un sujet trop sensible pour les studios, cela leur fait peur. Universal aurait craint un appel au boycott lancé par les lobbies des millions d'électeurs d'extrême droite, ce qui est arrivé à Disney en 1995 : Miramax, alors filiale de Disney, avait acheté Priest, un film anglais sur un prêtre homosexuel. Disney, le bon studio des familles, s'est retrouvé inondé de lettres de haine, menacé de boycott de ses dessins animés et ses parcs d'attraction. Les frères Weinstein, fondateurs de Miramax, qui avaient pour philosophie et pratique que toute publicité est utile, qu'elle soit bonne ou mauvaise, là, ont dû reculer. Pour Priest, et aussi pour un autre film sulfureux, Kids, qu'ils ont dû racheter à Disney et sortir sous une autre étiquette.
Quant aux gays, Universal avait déjà refusé en 1998 de distribuer Happiness, comédie anglaise produite par Good Machine (qui est devenue Focus) où un pédéraste était présenté d'une façon plutôt sympathique et, en plus, il y avait une scène de masturbation à la fin. C'est October, autre filiale d'Universal, qui a sorti le film. Dans le cas d'Ang Lee, il s'agit d'un grand cinéaste, d'un film très artistique, sensible et de très bon goût, produit par Focus, société très respectée à Hollywood : pour toutes ces raisons, Focus s'est senti assez protégée pour faire Brokeback Mountain. Mais cela a pris huit ans pour qu'Ang Lee puisse monter ce western gay, cela n'avait jamais été fait. Dans les années 80, il y avait eu quelques films gays, Philadelphia avec Tom Hanks, mais c'était plus sur le sida que sur l'amour et le sexe. Et Boys don't Cry, mais il ne s'agissait pas de l'amour entre hommes, l'héroïne était lesbienne. Curieusement, la droite chrétienne a décidé cette fois de ne pas manifester contre Brokeback Mountain. Ang Lee pense que c'est pour éviter de faire de la publicité au film, les conservateurs espéraient qu'il allait rester dans des circuits confidentiels. Erreur, c'est un succès commercial et les oscars vont rapporter en plus une vingtaine de millions de dollars.
On peut interpréter ce succès comme le recul des préjugés envers les homosexuels en Amérique avec la progression du mariage gay (légal dans l'Etat du Massachusetts, ndlr) et de l'union civile entre personnes de même sexe et se dire que les Américains deviennent plus tolérants. Ou constater que c'est un succès parce que c'est un très bon film avant d'être un western gay.
La saison des oscars n'a jamais été aussi politique : Brokeback Mountain, mais aussi Good Night and Good Luck, de George Clooney, flash-back sur le maccarthysme, Collision, de Paul Haggis sur le racisme à Los Angeles, le Munich, de Spielberg, sur le conflit israélo-palestinien... D'où vient ce réveil militant à Hollywood ?
La désillusion. La situation américaine est déprimante, avec chaque jour de nouvelles révélations : on découvre les écoutes illégales, la tentative de contrôle de Google, la Cour suprême de plus en plus à droite. Tout cela galvanise les gens. En colère contre Bush, Hollywood s'engage dans des films politiques. Les gens (acteurs, producteurs, scénaristes, etc.) sont désespérés et effrayés. Et c'est plus large que le noyau habituel des activistes de gauche. On voit des stars s'engager comme George Clooney, qui réalise Good Night and Good Luck mais joue aussi dans Syriana, un film dénonçant la politique américaine dans un pays fictif qui ressemble à l'Irak. Ou Robert De Niro Ñ pas vraiment quelqu'un de politique qui a décidé de réaliser The Good Shepherd, un film à gros budget avec Matt Damon et Angelina Jolie sur la vraie histoire d'un «chasseur de taupes» complètement paranoïaque à l'intérieur de la CIA, qui voyait des espions du KGB infiltrés partout. C'est un film très critique de la CIA. Il sort au printemps, et s'il marche, ce sera un signe positif pour continuer sur cette voie. Un autre film politique, c'est Lord of War avec Nicolas Cage. Andrew Niccol est un cinéaste très intéressant, mais cette histoire de trafiquants d'armes n'aurait jamais été tournée si Nicolas Cage n'avait décidé de jouer dans le film.
Il y a aussi une renaissance des documentaires politiques. Le cinéaste Robert Greenwald, qui a fait un film sur Fox News et un autre sur la chaîne de magasins Walt Mart, vend ses DVD sur l'Internet par les réseaux politiques comme Move On et autres organisations militantes proches des démocrates. C'est un marché alternatif énorme, qui permet à de nombreux réalisateurs de documentaires de financer et de distribuer des films politiques qui n'auraient pas pu survivre financièrement. Pendant que les studios continuent à fabriquer des grosses machines. Avec la baisse de fréquentation et l'augmentation des budgets, les studios deviennent très nerveux, pris de panique quand on approche les 100 millions de dollars. Ils préfèrent alors se rabattre sur des films dont le public existe déjà : les suites, la reprise de vieux succès de télé, des BD, des best-sellers... ou des stars.
Aux Etats-Unis, ce sont les stars de Hollywood, des Warren Beatty, Martin Sheen ou George Clooney, qui jouent le rôle contestataire et polémique des intellectuels en Europe...
On n'a pas ce type de tradition politico-littéraire européenne. Nous avons une culture de la célébrité basée sur l'image. Il est plus facile d'attirer l'attention si vous êtes movie star ou rock star, que si vous êtes Philip Roth. Pourtant, pendant la guerre du Vietnam, des intellectuels avaient joué un rôle décisif : Susan Sontag, Norman Mailer... Encore après les attentats du 11 septembre, Sontag a eu beaucoup de problèmes parce qu'elle a écrit dans le New Yorker qu'on ne pouvait pas traiter de «lâches» les kamikazes qui s'étaient écrasés contre le World Trade Center. Les gens de Hollywood savent mobiliser les médias et, comme ils sont politiques, ils les utilisent. La droite a toujours cherché à diaboliser les stars : «Qu'est-ce qu'ils savent ? Quelle compétence ? De quel droit parlent-ils ?» Cela a commencé avec la visite de Jane Fonda à Hanoi pendant la guerre du Vietnam qui a provoqué des réactions très violentes. Ensuite, pendant longtemps, les stars ont choisi de se taire.
Mais tout cela a changé. En 1999, quand Warren Beatty a parlé de se présenter à la présidentielle, il a eu une presse extraordinaire, très enthousiaste. Surtout que les deux candidats à la présidence, George Bush et Al Gore, étaient très ennuyeux alors que Beatty est drôle, séduisant et intelligent.
Warren Beatty voulait sérieusement se présenter à la présidence ? Et il repart aujourd'hui en campagne pour le poste de gouverneur en Californie, contre un autre acteur, Arnold Schwarzenegger ?
Non, il cherche seulement à influencer le débat, à faire avancer les idées. Je ne pense pas qu'il voulait être candidat à la présidence des Etats-Unis comme je ne pense pas qu'il va se présenter cette année contre Schwarzenegger. Il a quatre jeunes enfants, il veut tourner des films et il n'a pas le temps d'être gouverneur. Mais il s'est engagé contre les référendums soutenus par Schwarzenegger en novembre : il le suivait en campagne dans un bus pour apporter la contradiction dans ses meetings. Il était dehors, et Schwarzenegger à la tribune, mais c'est Beatty qui a attiré le plus de journalistes. Il est extrêmement efficace dans ses attaques contre Schwarzenegger qu'il dénonce comme un «républicain Bush». Deux piliers de Hollywood qui font de la politique. D'ailleurs Schwarzenegger n'arrête pas de dire qu'il ne comprend pas ces attaques : «On est amis, c'est un acteur comme moi...»
La bataille politique semble s'être déplacée, depuis la dernière campagne présidentielle, sur le terrain de la culture, du cinéma, de la télévision...
Quand la droite saute sur la Marche de l'empereur pour s'en emparer et affirmer que c'est un film pentecôtiste, c'est de la folie. On voit dans le Monde de Narnia une supposée allégorie chrétienne... Tout objet culturel est maintenant examiné sous un angle politique et idéologique. La culture devient un enjeu politique. Une série comme Sex and the City devient un show radical et contestataire par le seul fait de montrer des femmes célibataires qui ont une vie sexuelle intense. Ou d'autres shows sur HBO où chaque mot est une obscénité alors que nous vivons dans un pays où la droite veut supprimer tous les gros mots sur les ondes. Politique aussi une série comme 24 Heures chrono sur ABC : l'année dernière, les méchants terroristes étaient musulmans, mais, cette année, le méchant c'est... le président des Etats-Unis. Le gouvernement. C'est un changement radical.
On a toujours été conscients politiquement, mais on devient plus vocal. On ne se rallie plus derrière le drapeau. Et il y a des gens à la télévision comme l'humoriste Jon Stewart qui critiquent sans cesse l'administration Bush. Or, selon les sondages, les shows comiques comme celui de Jon Stewart sont la source numéro 1 d'info pour les jeunes.
Steven Soderbergh (Traffic, Ocean 11, etc.), George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon s'engagent de plus en plus dans des films à contenu ou à message, mais continuent en même temps à faire des films populaires et commerciaux. On peut jouer sur les deux tableaux ?
Pendant longtemps, les studios ont pensé que film et politique n'était pas un bon mélange. On se souvient de la fameuse phrase d'un mogul de studio : «Si tu as un message à envoyer va à la poste» (If you have a message to send, call Western Union). Aujourd'hui les cinéastes qui ont réussi à Hollywood cherchent à faire des films qui leur tiennent plus à coeur. Ils vieillissent et se disent qu'ils ne vont pas réaliser des films nuls toute leur vie. Ainsi, Matt Damon a tourné dans des thrillers, il a gagné une fortune et maintenant on le retrouve dans beaucoup de ces films politiques.
C'est un classique à Hollywood : «J'en fais un pour eux, un pour moi.» Quand Paramount a proposé à Coppola de tourner le Parrain, il a refusé parce qu'il trouvait que c'était un best-seller merdique. Bob Evans lui a alors dit : «Fais ce film, tu vas gagner plein de fric et ensuite tu pourras tourner tous les films que tu veux.» Martin Scorsese fonctionne comme cela, Clint Eastwood a construit sa carrière sur les westerns et a entamé ensuite une carrière formidable de cinéaste. Spielberg est le meilleur exemple de cette dichotomie. Il a tourné la Liste de Schindler et monté en même temps Jurassic Park. J'ai toujours pensé que Spielberg est un cas de schizophrénie : deux cinéastes dans un seul corps. C'est étonnant, on a l'impression que, pour lui, tout est sur le même plan. Ainsi, dans la Guerre des Mondes, il montre des images de cadavres flottant dans l'Hudson et ensuite un happy end ridicule avec la famille réunie à Boston comme s'il ne s'était rien passé.
Hollywood va continuer sur cette voie engagée ?
Aujourd'hui, on a plus de films politiques, mais, à l'avenir, cela dépendra tout de même de leur réussite au box-office : rapportent-ils de l'argent ? C'est toujours la ligne finale. Hollywood est une arme non seulement à cause du cinéma et de la télévision, mais aussi parce que c'est l'une des principales sources de financement des campagnes politiques américaines. Quand on rentrera dans la prochaine campagne présidentielle, on va voir un assaut politique contre Hollywood. On critiquera les films qui «ne luttent pas» contre le terrorisme, soi-disant antipatriotiques. Tout dépendra aussi de la situation politique dans le pays. Si les démocrates s'en sortent bien aux élections du mid-term en novembre prochain, cela donnera du souffle à Hollywood. Si, au contraire, le Congrès reste républicain on aura un retour en arrière. On ne peut pas éternellement aller contre le vent.
Diplômé de la prestigieuse université de Yale, professeur de littérature à l'université de Santa Barbara en Californie, Peter Biskind a glissé vers le cinéma en réalisant des documentaires engagés dans les années 1960-1970. Il est ensuite devenu critique de cinéma pour le magazine Rolling Stones, directeur adjoint du Première américain, journaliste à Vanity Fair. Après un livre sur l'idéologie et la politique dans les films hollywoodiens (Seeing is Believing), il a décrit la «révolution d'une génération» dans Easy Rider, Raging Bull (Le Nouvel Hollywood au Cherche-Midi) et la montée du cinéma indépendant dans un livre qui paraît cette semaine en français : Sexes, Mensonge et Hollywood (Cherche-Midi). Il écrit actuellement la biographie de Warren Beatty. |
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Val Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 19 Jan 2006
Localisation: 14 (on ne choisit pas toujours ...)
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Posté le: Sam Fév 11, 2006 13:03 Sujet du message: |
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Mmm, très interessant.
Ce que je peux detester ces fanatiques religieux qui cherchent à bloquer tous les films qui ne décrivent pas le monde tel qu'ils veulent qu'il soit !
Je sais que je ne devrais pas mais j'ai des pulsions de haine envers eux ... _________________ You touched my heart you touched my soul.
You changed my life and all my goals.
And love is blind and that I knew when,
My heart was blinded by you. |
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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Lun Fév 13, 2006 22:54 Sujet du message: |
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Lu sur matin.qc
George Clooney se dit peu confiant
Bien qu'il bénéficie de trois nominations aux prochains Oscars, George Clooney ne pense remporter aucune récompense cette année.
George Clooney est nommé dans les catégories de meilleur réalisateur et meilleur scénariste pour «Good Night, and Good Luck», et dans celle de meilleur second rôle pour son interprétation d'un agent de la CIA dans «Syriana».
"Je ne pense pas que nous allons gagner quelque chose", a déclaré l'acteur, pince-sans-rire, la semaine dernière à Berlin, où «Syriana» était présenté dans le cadre du festival de cinéma. Pour lui, c'est Brokeback Mountain, qui bénéficie de huit nominations, qui devrait rafler une bonne partie des récompenses.
Sa nomination dans la catégorie de meilleur scénariste pour «Good Night, and Good Luck» le met en compétition avec Stephen Gaghan, qui a écrit le scénario et réalisé «Syriana».
Une éventuelle récompense aux Oscars ne semble pas tellement le préoccuper. «Ce que l'on espère, c'est que les gens aillent voir le film», a conclu George Clooney. |
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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Ven Mar 03, 2006 22:18 Sujet du message: Oscars: les prédictions des journalistes d'Associated Press |
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Lu sur edicom.ch
Oscars: les prédictions des journalistes cinéma d'Associated Press
par David Germain et Christy Lemire
David Germain et Christy Lemire, les journalistes-duettistes spécialistes des Oscars à l'Associated Press, prédisent une nuit «Brokeback» pour cette cuvée riche en films originaux et performances ébouriffantes.
MEILLEUR FILM:
Nos deux compères sont convaincus que les cowboys amoureux d'Ang Lee décrocheront la récompense suprême. Pourtant, ce n'est pas leur choix personnel, pour une oeuvre qu'ils jugent certes forte mais surévaluée. Reste que «l'adouber permettra à la majorité hétérosexuelle de l'Académie de se sentir plus progressiste», glisse David Germain, qui aurait préféré tant qu'à faire que cette »sortie du placard annoncée» d'Hollywood profite plutôt au deuxième film «gay» de la sélection: «Capote», la biographie de l'écrivain américain Truman Capote. Sa collègue est d'accord, qui note que le sacre de «Brokeback» sera une manière de «déclaration de principes sociologique».
MEILLEUR REALISATEUR:
Là aussi, pas d'hésitation et unanimité. Dans leur boule de cristal nos oracles voient le couronnement d'Ang Lee, qui deviendrait ainsi le premier réalisateur asiatique à décrocher cet Oscar, manière de continuer dans le thème «politiquement correct de l'intégration et de la diversité» qui marque ces Oscars, selon David Germain. Et manière aussi de rendre hommage, certes à »Brokeback Mountain», mais aussi à la totalité d'une carrière et d'un univers visuel particulier, marqué notamment par «Tigre et Dragon», meilleur film étranger en 2000, mais qui rata les Oscars principaux.
MEILLEUR ACTEUR:
Pour la première fois de sa carrière, David Germain rêve de cinq ex-aequo... Tout en jugeant que Philip Seymour Hoffman, qui incarne de manière ébouriffante l'insupportable Truman Capote et porte le film sur ses épaules, et a déjà derrière lui une carrière riche en seconds rôles exigeants, sera l'heureux gagnant.
MEILLEURE ACTRICE:
Le pronostic le plus dur de cette saison des Oscars. Car comme chez les garçons, les filles sont excellentes. Mais June Carter, la compagne de Johnny Cash dans «Walk de Line», est véritablement le »rôle d'une vie» pour une Reese Witherspoon en pleine maturité, qui explose sous toutes ses facettes, comique, charme, intelligence, estime Christy Lemire.
Là, David Germain n'est pas d'accord. Tout en reconnaissant que l'affaire se résume à un duel entre Reese Witherspoon et Felicity Huffman, son coeur penche pour cette dernière et son rôle d'un homme qui voulait être une femme dans «Transamerica». Il la trouve époustouflante dans cet exercice transformiste, et arrive à «croire vraiment que cette femme est un homme dont le corps et l'esprit sont sur le point d'accéder à la féminité». Un jonglage d'entre-sexes meilleur selon lui que la référence en la matière, Hilary Swank dans «Boys don't Cry».
MEILLEUR SECOND ROLE MASCULIN:
Pour David Germain, George Clooney qui renonce à son glamour de beau gosse pour se fondre, impressionnant de densité -via une barbe grisonnante et 20 kilos en rab- dans le rôle d'un agent de la CIA vieillissant et désespéré trahi par les siens dans «Syriana», décrochera la statuette. Ce qui permettrait aussi à l'Académie de récompenser par la bande, sans «bloquer» les principaux Oscars, l'excellence de Clooney-réalisateur, pour son très remarqué mais un peu trop indépendant «Good Night, and Good Luck».
Et voilà sa collègue une nouvelle fois d'accord, ayant réussi à pardonner à Clooney de ne pas franchement être dans «Syriana» le célibataire le plus sexy d'Hollywood...
MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ:
Ici, Christy Lemire et David Germain boudent les conventions: à Rachel Weisz, qui incarne Tessa, la lumineuse héroïne morte du »Constant Gardener», ils préfèrent Williams, l'épouse-courage trahie par les cow-boys amoureux dans «Brokeback Mountain». »Brokeback», encore et encore... |
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gandalf Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 30 Juin 2005 Age : 21
Localisation: Paris
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 5:40 Sujet du message: |
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Dans l'ordre de présentation :
Meilleur second rôle masculin : George Clooney, Syriana
Meilleur documentaire : March of the Penguins
Meilleur court documentaire : A Note of Triumph: The Golden Age
Meilleur second rôle féminin : Rachel Weisz, The Constant Gardener
Meilleur maquillage : Chronicles of Narnia
Meilleurs Costumes : Memoirs of a Geisha
Meilleur court métrage animé : The Moon and the Son
Meilleur court métrage : Six Shooter
Meilleur film animé : Wallace and Gromit: Curse of the Were-Rabbit
Meilleurs effets spéciaux : King Kong
Meilleure direction artistique : Memoirs of a Geisha.
Meilleur musique : Brokeback Mountain
Meilleur mixage sonore : King Kong
Meilleur chanson : Hustle and Flow
Meilleur édition sonore : King Kong
Meilleur film étranger : Tsotsi (Afrique du Sud)
Meilleur montage : Crash
Meilleur acteur dans un premier rôle : Philip Seymour Hoffman, Capote
Meilleur photographie : Memoirs of a Geisha
Meilleur actrice dans un premier rôle : Reese Witherspoon, Walk the Line
Meilleur scénario adapté : Brokeback Mountain
Meilleur scénario original : Crash
Meilleur réalisateur : Ang Lee, Brokeback Mountain
Meilleur film : Crash _________________ The hardest thing in this world, it's to live in it - Buffy
Ex-président du Club Zéro. Président du CDI + Co'Prez du P.O.IL
Membre du GLA et du FLASH
Gagnant du Et-Alors Stupid Award 2006 et Et-Alors award 2007 catégorie Potin (enfin + Mr curieux en fait)
Dernière édition par gandalf le Lun Mar 06, 2006 21:05; édité 1 fois |
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alex3fr Khype in the Pub


Sexe:  Inscrit le: 29 Juin 2005 Age : 22
Localisation: Dublin, ROI
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 9:17 Sujet du message: |
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Je trouve les resultats super.
Pour une fois ca correspond a ce en koi je croyais
Juste un regret rien pour Good night good luck... _________________ And it's true we are immune
When fact is fiction and T.V. is reality
And today the millions cry
We eat and drink while tomorrow they die |
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Lithium Homo-gène


Sexe:  Inscrit le: 15 Juil 2005 Age : 24
Localisation: Sud Ouest, cong!
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 10:57 Sujet du message: |
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Le film (DVD) du meating de Lyon n'est pas nominé?  _________________
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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 13:15 Sujet du message: |
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| Lithium a écrit: | Le film (DVD) du meating de Lyon n'est pas nominé?  |
C'est gentil, mais tout le monde ne s'appele pas Ang Lee
C'est vrai que nous aurions pu jouer aux cow-boys et aux indiens dans le Parc de la Tête d'Or à Lyon  |
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Vesper Lynd Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 03 Juil 2005 Age : 22
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 18:30 Sujet du message: |
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Y'a deux "meilleur maquillage ?"
c'est quoi la différence ? _________________ Si tu n'as pas de choses gentilles à dire aux gens, Panpan, alors ne dis rien |
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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 20:04 Sujet du message: |
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| Vesper Lynd a écrit: | Y'a deux "meilleur maquillage ?"
c'est quoi la différence ? |
Ca doit être une erreur de copier/coller je suppose, le seul Oscar du Meilleur Maquillage est pour Howard Berger - Le Monde de Narnia. |
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gandalf Homo-érectus


Sexe:  Inscrit le: 30 Juin 2005 Age : 21
Localisation: Paris
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Posté le: Lun Mar 06, 2006 21:05 Sujet du message: |
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Oui désolé me suis planté
Voilà c'est corrigé _________________ The hardest thing in this world, it's to live in it - Buffy
Ex-président du Club Zéro. Président du CDI + Co'Prez du P.O.IL
Membre du GLA et du FLASH
Gagnant du Et-Alors Stupid Award 2006 et Et-Alors award 2007 catégorie Potin (enfin + Mr curieux en fait) |
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anchois-man Khîpe Tonite verte


Sexe:  Inscrit le: 01 Juil 2005
Localisation: Pas très loin de la grande bleue
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Posté le: Mer Mar 15, 2006 20:40 Sujet du message: |
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Lu sur : enprimeur.ca
L’auteur de Brokeback Mountain s’en prend à l’Académie
Annie Proulx est bien fâchée contre l’ami oscar et l’Académie. Contre tout Hollywood en fait. L’auteure a envoyé une lettre au quotidien The Guardian dans laquelle elle déplore avec cynisme le manque d’audace des membres de l’Académie, qu’elle baptise « éfélant » (traduction de heffalump) d’après le personnage des livres de Winnie l’ourson.
Pas vraiment bonne perdante, Proulx poursuit en partageant son indignation de voir le film qu’elle appelle Trash (qui veut dire déchet) au lieu de Crash remporter l’oscar du meilleur film au dépend de Brokeback Mountain, qui n’a reçu « que » trois prix (« à égalité avec King Kong s’indigne-t-elle). Non satisfaite, elle ajoute qu’il est plus facile pour un acteur d’imiter une personnalité connue comme Truman Capote ou Edward Murrow (rôles récompensés par l’oscar cette année) que de créer son personnage à partir de rien. Proulx en rajoute encore, disant qu’aller aux toilettes est une meilleure utilisation de son temps que de regarder la cérémonie des oscars.
Elle termine en faisant allusion à l’intrusion toujours plus répandue de la Scientologie, fortement opposée à l’homosexualité, à Hollywood. Mauvaise perdante vous dites ? |
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