Bienvenue dans la cour des grands.

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Roxas
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Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Roxas »

Bien le bonjour à tous !

Je me suis inscrit il doit y avoir deux ou 3 semaines de cela, mais étant en vacances la semaine dernière, j'avais relativement disparu (en espérant que quelqu'un se souvienne de moi :-P ). Me voilà de retour, et donc bien décidé à continuer mon intégration, que ce soit sur ce forum ou bien d'une manière plus générale en tant que gay.

Car oui voilà je le suis, ce qui est assez banal au final, surtout sur ce forum. Mais bien entendu, ça ne l'est pas pour moi. Je rappelle ma situation telle qu'explicitée dans ma présentation : Je m'assume que depuis très récemment, après une longue période passée à desespérement essayer de changer, et donc tout ça est très nouveau pour moi.

Grosso-modo, je le sais depuis environ 4 ou 5 ans. Entre temps, je suis passé par plusieurs phases :

- Non je ne le suis pas
- C'est juste passager
- Ok je le suis mais ça me donne envie de crever.

Cette dernière phase étant celle qui a durée le plus longtemps, et ce jusqu'à il y a encore quelques mois. Pour nuancer un peu mes propos et comprendre un peu mieux ma personnalité, lorsque je dis "ça me donne envie de crever", j'entends par là que ce "problème" m'a déjà fait songer au suicide, mais jamais sérieusement.
Je n'ai pas et je n'ai jamais eu l'intention de mettre fin à mes jours, menant une vie très heureuse. C'est juste que le fait d'être gay me plongeait dans un profond mal-être et il m'arrivait souvent de penser (et ça encore maintenant par contre) que ma vie serait parfaite si je n'avais pas ce "problème".

On comprend donc aisément que le fait d'être gay ne me plait pas sur le principe. Je n'aime pas les gens efféminés (dans le sens où je n'ai pas envie de l'être moi-même) et donc n'avais pas du tout envie d'être associé à l'homosexualité.
Car oui, dans la tête de beaucoup de gens, et pour être tout à fait honnête dans la mienne également, les deux sont étroitement liés. Comme je l'avais déjà précisé dans ma présentation, j'ai parfaitement conscience de dire des choses méprisantes/inadaptées, et j'en suis vraiment sincèrement désolé. Mais si je veux avancer avec mon problème, j'ai besoin de dire les choses telles qu'elles je les ressens. Peut-être est-ce normal chez les "nouveaux-gays" après tout ? Ou peut-être pas, qu'en sais-je.

Ce qu'il faut retenir de cette version simplifiée des choses : l'assomption de mon homosexualité s'est trouvée considérablement retardée par mon propre dégoût envers cette idée. Attention, non pas que je sois homophobe, pas du tout, mais c'est juste que je ne voulais pas de ça pour moi.
Enfin, à présent, j'ai compris qu'il était plus simple de simplement accepter cette vérité à laquelle je ne peux rien, plutôt que de me torturer inutilement l'esprit.

Première question donc : Est-il possible de démarrer sa vie homosexuelle sur de telles bases ? Ou bien ai-je encore du chemin à faire avec moi-même ?
En d'autres termes, suis-je prêt à chercher/commencer une relation alors que je ne suis pas satisfait de ma condition ?

Car l'autre problème, c'est qu'en tant que "nouveau-gay" (j'aime cette expression, ça fait un peu jeu de mots en plus) la question du CO se pose de manière inévitable. Enfin elle ne se pose pas vraiment, car je sais que je dois le faire, je ne veux pas passer ma vie dans le mensonge.
Seulement voilà, je n'en ai aucune réelle envie. Autant, me présenter à partir de maintenant à de nouvelles personnes en tant qu'homo (même si c'est stupide de se présenter ainsi), pourquoi pas.
Autant le dire à toutes ces personnes à qui j'ai toujours fait croire, en même temps qu'à moi, que j'étais hétéro, ça me bloque complètement. Je n'aime pas le fait d'être gay. Je m'en accommode, et au final pourquoi pas, il faut bien avoir une orientation après tout. Mais comment révéler à tous mes amis, ma famille, que je suis quelque chose qui ne me plait même pas à moi-même ? Comment espérer une réaction positive quand moi-même je suis incapable d'en faire de même vis-à-vis de moi ?

J'en arrive donc à ma deuxième question. Suis-je normal sur ce point ? J'entends par là, est-ce un problème classique des gays ? Ou bien est-ce quelque chose sur laquelle il va falloir que je travaille, que je fasse des efforts particuliers ?

Disons le clairement : à l'heure actuelle, je me sens incapable de faire un CO à ma famille. Pourquoi particulièrement eux ? Surement parce que ce sont eux que je connais depuis le plus longtemps. C'est donc à eux que j'ai menti le plus longtemps. Mais aussi, ce sont surement eux qui ont le plus d'estime pour moi. Comment pourrais-je les decevoir ainsi ?

Le pire, c'est que je ne pense pas que ma famille prendrait mal une telle chose. Il s'en foutrait certainement, en disant "et bien c'est cool que tu nous l'aies dit, mais ça ne change rien". Mais malgré tout, je ne peux m'empêcher de penser que c'est "decevant". Même s'ils ne sont pas homophobes. Ajoutez-à cela le fait que je sois une personne relativement confiante, dans le sens où j'ai beaucoup d'amour propre, du coup cela m'infligerait vraiment un gros coup de révéler une telle "faiblesse" à des gens, surtout des gens proches.

Je ne sais plus quoi faire pour me convaincre que ce n'est pas une faiblesse. Je SAIS que ce n'en est pas une. Seulement, uniquement chez les autres. Je ne vois pas comment régler ce problème, et je ne pense pas réussir à effectuer le moindre CO utile (à des gens qui auraient "besoin" de le savoir) dans cet état, ou du moins pas en en ressortant indemne. Je serais par exemple capable d'avoir tellement honte de ce que j'ai dit que je n'adresserai quasiment plus la parole à la personne concernée. Et ça non merci, je préfère encore ne rien dire.

Je ne sais pas si ça aide, mais dans un souci d'être complet sur mon cas, j'ai déjà fait un CO cet été, mais c'était auprès d'une collègue de travail d'un stage de deux mois, dont je savais qu'elle n'aurait jamais une importance cruciale sur ma vie, même si je l'apprécie beaucoup.
Et pour être tout à fait exacte, elle m'a tendu une grosse perche. Elle me parlait des gays dans la fameuse boîte de mon stage, conversation me mettant au passage assez mal à l'aise, comme à chaque fois qu'on aborde la question gay en ma présence. Et là subitement, elle me demande : "et d'ailleurs tu ne le serais pas toi ?". Pris de court, et de toute façon conditionné par mon propre cerveau, j'ai répondu "non". En outre, j'étais horriblement contrarié qu'elle ait pu s'en rendre compte alors que je faisais pourtant tout pour ne rien laisser paraître.
Etant assez salement desarçonné sur le coup, la collègue a compris qu'elle avait touché un point sensible, et a eu la justesse de me laisser seul à ce moment là, tout en spécifiant qu'elle n'était pas loin. Le reste s'est passé assez vite : une sorte de petite voix intérieure m'a dit "ras-le-bol de jouer la comédie, saississons cette perche tendue, d'accord ?" et c'est donc plus ou moins la mort dans l'âme que je suis allé lui confirmer ses soupçons.

C'était mon premier CO, et je n'en ai pas vraiment tiré du reconfort ou un quelconque soulagement. Je me suis senti faible, et j'ai été dérangé par les messages de sympathie de ma collègue censés pourtant me reconforter. "T'inquiète pas, y'a pas de mal à être gay. N'ai pas honte, y'a aucun souci". Bah oui, mais si c'était vraiment le cas, pourquoi se sent-elle obligée de le préciser ? Je le savais, elle a pitié de moi. J'ai échoué. Je suis faible.
Quelque chose de ce genre là :roll:

C'est ce que j'ai ressenti sur le coup. Avec le recul, je pense à présent pouvoir être capable de faire un CO comme si c'était quelque chose de normal et donc à ne pas en avoir honte. Ce qui est une bonne chose.
Néanmoins, je ne pense pas être capable de le faire de manière si détachée avec ma famille.

Parfois, je me dis que je devrais peut-être d'abord essayer de me trouver un copain, ce qui m'aiderait à moi mieux m'assumer encore, mais aussi à rendre mon CO auprès de ma famille moins en mode "je vous avoue une faiblesse" mais plutôt "ah tiens j'ai un copain, et donc oui ça veut dire au passage que je suis gay".
Vous pensez que c'est une bonne idée sur le principe ?

En sachant que me trouver un copain peut prendre beaucoup de temps, surtout dans ma situation : Je ne connais rien au milieu gay et en plus je suis loin de mon pays pour une longue période. Bref, cela pourrait retarder longuement mon CO. Mais en même temps, je me sens pas forcément prêt à le faire maintenant.

Et sinon, tant que j'y suis, vous pensez qu'un CO par Skype c'est acceptable ? Pour moi ça l'est bien entendu, c'est même surement plus simple, mais pour ma famille ? Car je ne pourrai pas leur parler face à face avant l'année prochaine, ce qui représente tout de même beaucoup de temps.

J'ai également un autre problème. Je vais le mettre ici également, mais ça fait peut-être beaucoup d'un coup, donc n'hésitez pas à laisser celui-ci de côté dans un premier temps si cela fait trop.
Je vis actuellement en colocation avec deux mecs, dont un que je connais de mon école en France. Pensez-vous qu'il est de bon ton d'annoncer mon homosexualité dans un tel contexte ?
Je veux dire, vie commune avec deux autres mecs. Non pas que j'ai peur de leur réaction, je soupçonne fortement l'un des deux d'être gay et je sais de manière certaine que mon pote n'a aucun problème avec l'homosexualité.

Mais voilà, ça ne pourrait pas créer une sorte de gêne ? J'entends par là, je ne suis pas sûr qu'un hétéro soit ravi d'apprendre qu'il vit sous le même toit qu'un homo. Sans même parler d'homophobie ni rien, mais je ne veux pas par exemple qu'il se pose des questions chaque fois qu'il traverse une pièce en caleçon ou même qu'il se sente gêné par rapport à ça, ce qui me semblerait pourtant assez naturel.
Car si c'est le cas, je préfère encore ne rien dire, surtout qu'ils n'ont pas besoin de savoir. Mais bon je traine très souvent avec mon coloc', et à partir du moment où j'ai décidé de m'assumer, je peux être amené à révéler à n'importe quel moment en sa présence, en parlant avec quelqu'un d'autre par exemple, que je sus gay. Et on tomberait à ce moment-là dans le problème du-dessus. Pour autant j'ai pas envie de mentir juste pour ça...
Bref des avis sur la question m'aideraient beaucoup ;-)

Merci à vous tous qui êtes arrivés jusqu'à la fin de ce très long message, et merci encore plus pour vos futures aides et conseils. Cela m'a fait du bien d'écrire ce message en tout cas, ça m'a permis de voir où j'en étais. Parfois il faut savoir s'arrêter faire un point sur la situation :wink:
Tsar
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Tsar »

Bon, déjà, avoir honte de son homosexualité, la refuser, puis en souffrir au point de se dégoûter, la rage impuissante sur le thème du "pourquoi moi ?", je pense que la majorité d'entre nous est passée par là. Quasiment tout les homos, en fait. Le tout, et je dirais même le plus dur, c'est d'en sortir, ce qui est déjà largement fait en ce qui te concerne . J'ai presque envie de dire que c'est le principal, et que le reste suivra^^

Lorsque le processus d'acceptation sera achevé (ce qui semble en bonne voie), les choses te paraîtront beaucoup plus simples. Ce que tu considères être une faiblesse deviendra un simple détail de ta personnalité. Ça prend toujours du temps, pour accélérer les choses je pense que te renseigner sur l'homosexualité, le "milieu", les associations, les luttes etc, pourrait t'aider à "relativiser" ta situation, à la "banaliser" en quelque sorte : tu verras, comme tu as pu le savoir en parcourant ce site, que tu n'es pas seul, et que finalement, il y a pas mal d'histoires semblables à la tienne qui finissent bien, et qui continuent d'ailleurs de s'écrire.

Pour les CO, ne les fait que lorsque tu t'y sens prêt, inutile de te précipiter. Ce n'est pas leur mentir, tu n'es pas obligé de leur parler de ta vie privée. C'est garder pour toi un détail dont la révélation immédiate te ferait apparemment plus de mal que de bien. Donc la question serait plutôt de savoir si tu ressent le besoin impérieux de le dire.

Faire un CO à tes potes ne me semble pas être une mauvaise idée d'après ce que tu dis d'eux.

Bon courage !
Dernière modification par Tsar le jeu. avr. 26, 2012 4:36 pm, modifié 1 fois.
Wolfy
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Wolfy »

Tsar a écrit :Bon, déjà, avoir honte de son homosexualité, la refuser, puis en souffrir au point de se dégoûter, la rage impuissante sur le thème du "pourquoi moi ?", je pense que la majorité d'entre nous est passée par là. Quasiment tout les homos, en fait. Le tout, et je dirais même le plus dur, c'est d'en sortir, ce qui est déjà largement fait en ce qui te concerne . J'ai presque envie de dire que c'est le principal, et que le reste suivra^^
Vrai!
Je n'aime pas les gens efféminés (dans le sens où je n'ai pas envie de l'être moi-même) et donc n'avais pas du tout envie d'être associé à l'homosexualité [...] Car oui, dans la tête de beaucoup de gens, et pour être tout à fait honnête dans la mienne également, les deux sont étroitement liés.
Alors euh... déjà... comment dire.. être gay c'est pas forcément être efféminé Roxas!
J'ai l'impression que t'as une vue assez stéréotypé sur les homosexuels. Chaque personne est unique, tu ne peux pas mettre tout le monde dans le même panier.


C'est possible que les gens font le lien entre homo et efféminé mais c'est quoi le problème au juste? C'est que les gens qui te connaissent fassent le rapprochement ou que ce soit des inconnus?

Parce que dans ce cas, si c'est des inconnus, tu t'en fou, ils te connaissent pas.
Et si c'est des connaissances, ils se baseront sur le Roxas qu'ils connaissent.

Ce que j'ai envie de dire, (et c'est très confus pour moi même xD) c'est que c'est pas en annonçant à des gens ton homosexualité que tu va automatiquement renvoyer cette image.
j'ai parfaitement conscience de dire des choses méprisantes/inadaptées
Du tout, c'est normal.
Enfin, à présent, j'ai compris qu'il était plus simple de simplement accepter cette vérité à laquelle je ne peux rien, plutôt que de me torturer inutilement l'esprit.
C'est déjà un grand pas, crois moi.
Est-il possible de démarrer sa vie homosexuelle sur de telles bases ? Ou bien ai-je encore du chemin à faire avec moi-même ?
Comme l'a dit Tsar, t'es déjà bien parti.
Mais comment révéler à tous mes amis, ma famille, que je suis quelque chose qui ne me plait même pas à moi-même ? Comment espérer une réaction positive quand moi-même je suis incapable d'en faire de même vis-à-vis de moi ?
Comme tu l'as dit, il faut d'abord être en accord avec soi même (être bien dans sa tête et dans sa peau) avant de le faire partager aux autres.
Mais t'as encore le temps. Rien n'est pressé!
Suis-je normal sur ce point ? J'entends par là, est-ce un problème classique des gays ? Ou bien est-ce quelque chose sur laquelle il va falloir que je travaille, que je fasse des efforts particuliers ?
Qui n'a pas eu ce problème? C'est un travail sur soi. C'est pas évident, ça prend parfois du temps, mais ce n'est pas insurmontable.
Déjà, je trouve que t'as pris beaucoup de recul sur ta situation, c'est un bon point! Mais après, je pense pas être bien placé pour dire sur quoi tu dois travailler. :euh: (Donc je vais laisser ce boulot aux anciens de EA :content: )
cela m'infligerait vraiment un gros coup de révéler une telle "faiblesse" à des gens, surtout des gens proches.[...] Je SAIS que ce n'en est pas une.
En quoi ça serait une faiblesse au juste? Comme tu l'a dit, tu sais que s'en n'est pas une mais tu le ressens comme tel. Donc... pourquoi? x)
"T'inquiète pas, y'a pas de mal à être gay. N'ai pas honte, y'a aucun souci". Bah oui, mais si c'était vraiment le cas, pourquoi se sent-elle obligée de le préciser ? Je le savais, elle a pitié de moi. J'ai échoué. Je suis faible.
Je pense qu'elle a vu que tu l'a "mal pris", que tu t'es senti mal à l'aise et elle a essayé de te réconforter comme elle a pu.
Et sinon, tant que j'y suis, vous pensez qu'un CO par Skype c'est acceptable ?
Je pense que c'est mieux de le faire face à face. (Me demande pas pourquoi, ça me semble logique pour moi xD)
Je vis actuellement en colocation avec deux mecs, dont un que je connais de mon école en France. Pensez-vous qu'il est de bon ton d'annoncer mon homosexualité dans un tel contexte ?
Si tu pense qu'ils le prendront mal vas-y. Mais rien n'est pressé! Accepte le d'abord toi même avant d'annoncer la nouvelle.


Bon je pense pas avoir été super utile sur le coup, j'arrive pas à mettre des mots sur ce que je veux dire. Mais on va dire que l'essentiel est là. :mrgreen:
Passif
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Passif »

Je pense déjà que tu dois voir "etre gay" comme quelquechose de pas négatif.Les autres l'ont dit tu es dans la bonne voie.^^

Enfin, comme quoi moi, j'ai treize ans et je l'ai déjà dit a ma mère que j'étais gay.^^




Ah! Aussi tu n'aimes pas les éfféminés, donc, malheureusement tu ne m'aimeras pas ...
Tsar
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Tsar »

Passif a écrit :Je pense déjà que tu dois voir "etre gay" comme quelquechose de pas négatif.Les autres l'ont dit tu es dans la bonne voie.^^

Enfin, comme quoi moi, j'ai treize ans et je l'ai déjà dit a ma mère que j'étais gay.^^




Ah! Aussi tu n'aimes pas les éfféminés, donc, malheureusement tu ne m'aimeras pas ...
=>
On comprend donc aisément que le fait d'être gay ne me plait pas sur le principe. Je n'aime pas les gens efféminés (dans le sens où je n'ai pas envie de l'être moi-même) et donc n'avais pas du tout envie d'être associé à l'homosexualité.
Car oui, dans la tête de beaucoup de gens, et pour être tout à fait honnête dans la mienne également, les deux sont étroitement liés. Comme je l'avais déjà précisé dans ma présentation, j'ai parfaitement conscience de dire des choses méprisantes/inadaptées, et j'en suis vraiment sincèrement désolé. Mais si je veux avancer avec mon problème, j'ai besoin de dire les choses telles qu'elles je les ressens. Peut-être est-ce normal chez les "nouveaux-gays" après tout ? Ou peut-être pas, qu'en sais-je.
C'pas de la haine, juste de la peur/incompréhension/méconnaissance/whatever. J'avais une répulsion instinctive et viscérale envers les "folles" jusque y'a pas si longtemps, j'en ai déjà parlé sur ton topic, Passif. Justement parce qu'elles ressemblaient à la caricature de l'homosexualité, ça ne m'est pas passé du jour au lendemain, et j'étais beaucoup moins conciliant que Roxas, qui reconnaît d'emblée que sa vision est faussée et s'en excuse.

Et tout le monde n'est pas capable de faire un CO familial à 13 ans, j'ai pas de statistiques sous la main, mais ça ne m'étonnerait pas que tu sois l'exception plutôt que la règle^^
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Nomis
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Nomis »

Roxas a écrit :Je rappelle ma situation telle qu'explicitée dans ma présentation : Je m'assume que depuis très récemment, après une longue période passée à desespérement essayer de changer, et donc tout ça est très nouveau pour moi.
Roxas a écrit :Ce qu'il faut retenir de cette version simplifiée des choses : l'assomption de mon homosexualité s'est trouvée considérablement retardée par mon propre dégoût envers cette idée. Attention, non pas que je sois homophobe, pas du tout, mais c'est juste que je ne voulais pas de ça pour moi.
Roxas a écrit :Le pire, c'est que je ne pense pas que ma famille prendrait mal une telle chose. Il s'en foutrait certainement, en disant "et bien c'est cool que tu nous l'aies dit, mais ça ne change rien". Mais malgré tout, je ne peux m'empêcher de penser que c'est "decevant". Même s'ils ne sont pas homophobes.
Roxas a écrit :Grosso-modo, je le sais depuis environ 4 ou 5 ans. Entre temps, je suis passé par plusieurs phases :

- Non je ne le suis pas
- C'est juste passager
- Ok je le suis mais ça me donne envie de crever.
Mince. Je suis exactement dans le même cas. Sauf pour les phases, moi c'était plutôt: "Non je le suis pas (largement conforté par le fait que je suis malgré tout attiré par les filles)/C'est juste passager/peut être mais c'est juste sexuel, je sortirai qu'avec des filles". Le plus drôle c'est que j'ai eu presque la même réaction quand j'ai commencé à croire que j'étais gay, je me suis demandé un moment si je me faisais pas des idées sur mon attirance pour les filles pour me cacher la vérité... Bon j'ai pas mal avancé :^^:
Roxas a écrit :Et pour être tout à fait exacte, elle m'a tendu une grosse perche. Elle me parlait des gays dans la fameuse boîte de mon stage, conversation me mettant au passage assez mal à l'aise, comme à chaque fois qu'on aborde la question gay en ma présence. Et là subitement, elle me demande : "et d'ailleurs tu ne le serais pas toi ?". Pris de court, et de toute façon conditionné par mon propre cerveau, j'ai répondu "non". En outre, j'étais horriblement contrarié qu'elle ait pu s'en rendre compte alors que je faisais pourtant tout pour ne rien laisser paraître.
Etant assez salement desarçonné sur le coup, la collègue a compris qu'elle avait touché un point sensible, et a eu la justesse de me laisser seul à ce moment là, tout en spécifiant qu'elle n'était pas loin. Le reste s'est passé assez vite : une sorte de petite voix intérieure m'a dit "ras-le-bol de jouer la comédie, saississons cette perche tendue, d'accord ?" et c'est donc plus ou moins la mort dans l'âme que je suis allé lui confirmer ses soupçons.

C'était mon premier CO, et je n'en ai pas vraiment tiré du reconfort ou un quelconque soulagement. Je me suis senti faible, et j'ai été dérangé par les messages de sympathie de ma collègue censés pourtant me reconforter. "T'inquiète pas, y'a pas de mal à être gay. N'ai pas honte, y'a aucun souci". Bah oui, mais si c'était vraiment le cas, pourquoi se sent-elle obligée de le préciser ?
J'ai vécu quasiment la même scène pour mon premier co avec ma meilleure amie x). Sauf que j'ai pas répondu non, j'ai rien répondu erf: Je lui ai dit un peu plus tard dans la soirée, exactement comme toi, et elle a réagi à peu près pareil. Ça ne m'a pas vraiment réconforté non plus, je me sentais un peu idiot, mais comme c'est ma meilleure amie j'étais content qu'il y ait une personne au courant dans mon entourage.
Roxas a écrit :Parfois, je me dis que je devrais peut-être d'abord essayer de me trouver un copain, ce qui m'aiderait à moi mieux m'assumer encore, mais aussi à rendre mon CO auprès de ma famille moins en mode "je vous avoue une faiblesse" mais plutôt "ah tiens j'ai un copain, et donc oui ça veut dire au passage que je suis gay".
Vous pensez que c'est une bonne idée sur le principe ?
Encore une fois, exactement pareil :copain: . Mes parents je sais pas trop comment ils prendraient une annonce officielle, et comme il y a une chance que je ramène une fille j'ai pas trop envie de me faire chier pour rien, et ma vie ne les regarde pas. (pas tant que ca). Alors le jour ou j'aurai quelqu'un je leur présenterai, et ils diront ce qu'ils voudront. C'est la décision officielle pour l'instant :hehehe:
OFF-Topic :
[quote="Roxas"]Entre temps, je suis passé par plusieurs phases :

- Non je ne le suis pas
- C'est juste passager
- Ok je le suis mais ça me donne envie de crever.
[/quote]
Je met hors topic parce que ca me rappelle la théorie d'une médecin américaine qui disait que les patients à qui on apprenait qu'ils allaient mourir passaient automatiquement par 2 des phases suivantes:
-déni
-colère
-marchandage (bargaining en VO, en gros tu essaye d'accepter mais en posant des conditions)
-dépression
-acceptation
A part la colère, j'ai l'impression qu'on s'est fait toutes les phases, et dans l'ordre en plus :euh:
Roxas
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Roxas »

Je vois qu'on s'est créé un petit groupe de réflexion autour de la 20aine :-P Merci à vous tous.
Les moins jeunes sont tout de même acceptés bien sûr :-P Irradiez-nous de votre sagesse et expérience absolue !

Bon, c'est rassurant tout ça :D
Je n'avais pas vraiment de point de comparaison pour savoir si ce que je traversais concernait la majorité ou non, donc c'est bon à savoir. En effet, tous les gays que je connais était déjà super assumé depuis le lycée. En même temps, si on considère que je ne peux identifier comme gay que ceux qui s'assument, les autres se cachant plus ou moins, cela devient relativement logique :roll:
Tsar a écrit :Lorsque le processus d'acceptation sera achevé (ce qui semble en bonne voie), les choses te paraîtront beaucoup plus simples. Ce que tu considères être une faiblesse deviendra un simple détail de ta personnalité. Ça prend toujours du temps, pour accélérer les choses je pense que te renseigner sur l'homosexualité, le "milieu", les associations, les luttes etc, pourrait t'aider à "relativiser" ta situation, à la "banaliser" en quelque sorte
- Le problème, c'est que je pense avoir déjà complètement banalisé ma situation. Aujourd'hui, je comprends parfaitement que je suis gay, que c'est ainsi, et je me sens capable de vivre avec ça. Il y a des gays dans mon entourage, qui n'ont jamais eu de vraiment particulier vis à vis de ça (famille qui le prend mal, agressions, que ne sais-je encore) et qui vivent une vie tout à fait satisfaisante, donc je n'ai vraiment aucune raison d'avoir des craintes vis-à-vis de ça.
MAIS... c'est au niveau de ma famille que ça ne passe pas, c'est tout. J'ai pas envie de leur cacher, mais j'ai pas envie de leur dire non plus. Comme plusieurs me l'ont dit dans ce topic, ce n'est pas un problème. Je ne "leur dois rien" et donc je pourrais toujours l'annoncer en temps voulu. Mais en saurais-je capable en temps voulu ? Comme je l'expliquais, je pense que la majeure partie (la totalité ?) de mon assomption est faite, donc pourquoi la situation vis à vis de ma famille aurait une raison d'évoluer dans le futur ?
En bref, ça aussi c'est une difficulté commune des homo' ou bien j'ai peut-être un problème plus profond à régler avec ma famille ?
Faire un CO à tes potes ne me semble pas être une mauvaise idée d'après ce que tu dis d'eux, j'ai été en colocation avec un ami hétéro qui savait parfaitement que j'étais gay et qu'il était à mon goût, ça ne l'a jamais gêné. J'ai déjà dormi dans le même lit que des amis hétéros (et mignons, tous mes potes mâles sont hétéros et beaux, c'est à désespérer ), ça ne leur a jamais posé de problèmes.
C'est un peu la même chose pour moi :-P D'ailleurs j'ai dormi dans le même lit que mon coloc' (Appelons le A) pas plus tard que toute la semaine dernière. Ton avis m'aide donc à relativiser, peut-être que ça ne changerait rien au final.
Par contre, nouvelle circonstance qui pourrait changer la donne : Je suis maintenant sûr à 100% que mon autre coloc' (appelons le B), celui que je ne connaissais pas d'avant, est bel et bien gay. C'est ça de laisser trainer son Iphone ouvert sur des sites de rencontres gays alors qu'il me fait entrer dans sa chambre pour m'aider à trouver la poste la plus proche... Mais bon ce n'est qu'une confirmation officielle, car comme je l'avais précisé dans mon précédent message, je m'en doutais déjà fortement, c'est tout de même très visible. Alors peut-être est-ce mon gaydar en action, mais peut-être que A s'en est aussi rendu compte, rien qu'en voyant les produits qu'ils utilisent en salle de bain... Du coup, savoir qu'il est coincé dans un appart avec 2 coloc' gays ne pourrait-il pas modifier la situation de base ?
Wolfy a écrit :Alors euh... déjà... comment dire.. être gay c'est pas forcément être efféminé Roxas!
J'ai l'impression que t'as une vue assez stéréotypé sur les homosexuels. Chaque personne est unique, tu ne peux pas mettre tout le monde dans le même panier.
- Oui, ça fait partie des choses que je sais mais que je n'arrive pas à appliquer à moi. Bien que je n'en ai jamais rencontré, je sais que ça existe les homos qui ne sont pas efféminés :lol: Mais franchement, vu l'over-médiatisation des "grandes folles" et le fait que la plupart des homos visibles sont ceux qui le sont, je ne suis pas sûr que grand monde soit au courant de ce fait. D'où ma crainte de rapprochement.
C'est possible que les gens font le lien entre homo et efféminé mais c'est quoi le problème au juste? C'est que les gens qui te connaissent fassent le rapprochement ou que ce soit des inconnus?

Parce que dans ce cas, si c'est des inconnus, tu t'en fou, ils te connaissent pas.
Et si c'est des connaissances, ils se baseront sur le Roxas qu'ils connaissent.
C'était une très bonne question, et une toute aussi excellente réponse question. Cela m'a aidé, merci :)
C'est au niveau des connaissances que cela me genait, mais après tout tu as raison, il y a peu de chances que leur image de moi change subitement comme ça, et même si c'était le cas, il me suffirait de continuer à vivre normalement pour leur montrer que non je ne suis pas comme ça. :mrgreen:
En quoi ça serait une faiblesse au juste? Comme tu l'a dit, tu sais que s'en n'est pas une mais tu le ressens comme tel. Donc... pourquoi? x)
Parce que je suis un esprit particulièrement retors et compliqué ? :roll:
Je ne sais pas expliquer ça de manière rationnelle. Mais c'est clairement ce que je ressens, et uniquement dans le cas d'un aveu à ma famille. Je ne saurais pas dire pourquoi, et c'est justement pour ça que c'est vraiment compliqué de travailler là-dessus.
En tout cas, tu m'AS été utile Wolfy, merci ;-)

- Merci pour ton témoignagne Passif, et ne t'inquiète pas, je n'ai en effet rien de particulier contre les efféminés. C'est juste que ce n'est pas ce que je recherche pour moi, comme par exemple je ne recherche pas non plus à être quelqu'un de particulièrement obéissant aux règles. Cela ne va pas plus loin :)
En tout cas, c'est assez impressionnant que tu sois déjà aussi sûr de toi à 13 ans. (et ton pseudo me donnerait enfin d'aller un peu plus loin avec de mauvaises blagues inadaptées)

- Nomis, ça fait plaisir de voir que des gens peuvent traverser exactement les mêmes situations =) N'hésite pas à me dire si jamais il y a une évolution de ta situation sur un quelconque aspect, ça pourrait me servir si on suit le même fonctionnement :lol:
En tout cas, ta petite référence psychologique est très intéressante. Et très troublante aussi :blink: C'est dingue à quel point on rentre parfaitement dans ce schéma. Surtout que je crois avoir déjà, à quelques rares moments, être passé par le stade colère. Je me rappelle une petite crise de nerf en mode enfermé dans la salle de bain :erm:
Œil-de-nuit
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Œil-de-nuit »

Bon allez, je m'invite dans ce groupe de réflexion autour de la vingtaine :souris:

Je confirme les propos de Tsar et des autres, je suis moi aussi passé par les phases que tu décris vis-à-vis de ton acceptation. Une fois l'aveuglement brisé (qui a duré 20 ans pour ma part!), c'est vraiment pas du jour au lendemain qu'on peut s'accepter totalement. Chacun a sûrement sa propre évolution psychologique passé l'instant de la "révélation"... Et le déni au départ est une réaction assez logique. Si ça peut t'aider, pour ma part j'ai très peu éprouvé du déni et me suis jamais dit "c'est passager". Sans doute logique étant donné que tout ça était une confirmation de mes doutes accumulés au fil du temps. Par contre, j'ai énormément utilisé le principe du "je mets ça de côté, hein, on verra ça plus tard".

Après en avoir été sûr, pendant 2 ans je n'ai rien fait. Je ne connaissais aucun gay dans mon entourage, et j'ai alors jamais osé franchir le pas d'aller sur un forum ou site de rencontre. Comme toi, je redoutais que tous les gays soient efféminés. Ça me repoussait totalement, et je ne pouvais pas m'imaginer l'être moi aussi. Ca a surement joué sur la longueur de cette période... Et puis au bout d'un moment, j'en ai eu marre. J'avais vraiment une envie énorme de voir "des gens comme moi" (et aussi accessoirement de voir de mes propres yeux s'ils sont tous efféminés, ou s'ils sont des gens "normaux" comme vous et moi). Un soir, je suis donc sorti seul dans des bars, alors que j'avais encore jamais franchi le pas sur internet. Et ça m'a fait un bien fou. J'ai pu constater à quel point les préjugés qu'on a sur les gays de manière générale sont ridicules. Et depuis, j'ai osé franchir le pas sur internet.

Bref, tout ça pour te dire que sortir dans le milieu peut vraiment t'aider à briser tes préjugés (sur le côté efféminé). Y'a des mecs efféminés, des mecs "normaux", des mecs ultra viriles... Y'en a vraiment pour tous les gouts et c'est ce qui compte!! :D J'imagine que tant qu'on a pas testé ça en "face à face", ce préjugé très tenace doit persister malgré tout. Et puis quant aux regards des autres sur toi... Sois toi même et ils ne feront pas le rapprochement, étant donné que visiblement, tu n'aspires pas à être efféminé.

Pour le CO et ton sentiment de faiblesse, encore une fois tu n'es pas le seul à avoir ressenti ça. J'ai pleuré lors de mon premier CO, sur le mode "pourquoi moi et pas les autres??". Heureusement j'avais fait ce CO via MSN à un très bon ami, qui n'a donc pas pu voir dans quel état j'étais. J'ai donc pu avoir un jugement "neutre" de sa part, très positif, et il n'a pas spécialement eu pitié de moi. Il éprouvait plutôt de la curiosité :) Si tu es pas encore très à l'aise, ça peut etre une piste pour toi, une manière de réaliser un CO "en direct", tout en évitant le trop plein d'émotion. Avec skype, il y a ta voix qui peut te trahir...

Pour ta famille, si tu en ressens pas vraiment le besoin pour le moment, alors vas y pas. Surtout si tu sens que tu t'acceptes encore pas totalement. Et je comprends totalement ton envie à la fois de le dire et de pas le dire. Si c'est le 2ème sentiment qui finit par l'emporter chez toi, tu peux adopter l'attitude "je le dis pas ouvertement, mais en cas d'énorme perche tendue, alors je vais pas me cacher". Ça peut donner l'impression que tu es à l'aise là dessus, et que comme tu le monde, tu aspire au bonheur. De là à attendre que tu aies un copain... Ça peut être une solution, mais c'est pas forcément la meilleure. Enfin au moins ça te donne une réelle motivation pour le faire.

Pour ton colloc, s'il n'est pas fermé sur la question, il ne devrait pas mal le prendre. Si tu penses qu'il risque d'y avoir une ambiguité, tu peux lui dire "je suis gay, mais que les choses soient claires entre nous, je n'ai jamais ressenti aucune attirance envers toi, j'espère que rien ne changera entre nous". Et puis, il devrait être content de savoir que quand il ramène une fille à la colloc, il n'y a aucun risque qu'il se la fasse piquer! :mrgreen:

Bon courage à toi pour la suite, et bon cheminement!
Tsar
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Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par Tsar »

MAIS... c'est au niveau de ma famille que ça ne passe pas, c'est tout. J'ai pas envie de leur cacher, mais j'ai pas envie de leur dire non plus. Comme plusieurs me l'ont dit dans ce topic, ce n'est pas un problème. Je ne "leur dois rien" et donc je pourrais toujours l'annoncer en temps voulu. Mais en saurais-je capable en temps voulu ? Comme je l'expliquais, je pense que la majeure partie (la totalité ?) de mon assomption est faite, donc pourquoi la situation vis à vis de ma famille aurait une raison d'évoluer dans le futur ?
En bref, ça aussi c'est une difficulté commune des homo' ou bien j'ai peut-être un problème plus profond à régler avec ma famille ?
Entre accepter son homosexualité et l'annoncer à sa famille, il y a un pas qu'on ne franchit pas toujours au même rythme. Ce n'est pas parce que tu t'es accepté que tout va désormais couler de source et que ta vie va devenir un chemin semé de pétales de roses^^ C'pas la même chose qu'un CO aux ami-e-s. Des raisons pour reporter ça, je peux t'en trouver une centaine au bas mot.

Tiens t'en au statu quo pour l'instant, tu verras bien ans un ou deux ans, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins.

Et j'vois pas trop en quoi ça peut gêner ton pote d'être en coloc avec deux gays^^
Dernière modification par Tsar le jeu. avr. 26, 2012 4:38 pm, modifié 1 fois.
ExMembre

Re: Bienvenue dans la cour des grands.

Message par ExMembre »

Roxas a écrit :Les moins jeunes sont tout de même acceptés bien sûr :-P Irradiez-nous de votre sagesse et expérience absolue !
:lol:
Non, c'est bon : vous vous débrouillez bien tout seuls ... :)
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