Vu que je suis encore tout neuf sur le site, je prends le train en marche des diverses réflexions sur l’histoire de zphir… et la question des enfants.
Je rejoins complètement Védra (sur le décalage entre la « théorie » et le vécu) et éma2505 : « gare à l’adolescence : période maudite ! ».

Les trois miens ont aujourd’hui 14, 12 et demi et 11 et sont en pleine adolescence pour les deux premiers. Je savoure les derniers mois d’enfance du dernier, parce qu’il va bien s’y mettre tôt ou tard lui aussi. Et si je le dis ainsi, vous en déduirez que ce n’est pas de tout repos, hélas… Cela fait 3 ans et demi maintenant qu’ils sont au courant que je suis homo. Je le leur ai dit 8 mois après ma séparation (en fait, ils avaient compris, vu les insultes qu’ils ont entendu de leur mère à mon égard).
Curieusement c’est pour ma fille que ce fut au début le plus dur, et elle a refusé de me voir pendant 8 mois

. Ses peurs irrationnelles étaient hélas suralimentées par la haine de sa mère qui a tout fait pour me disqualifier. Aujourd’hui cela va beaucoup mieux, c’est pas toujours simple, mais le sujet ne semble plus (je reste prudent) ni tabou ni traumatisant pour ma fille. En revanche ça semblait mieux passer pour les deux garçons. J’ai cru naïvement que pour l’ainé la question était réglée … et en fait pas du tout. Depuis 6 mois, il est en pleine rébellion, dégoût de ce que je suis, dans l’insulte régulière (y compris celles que vous pouvez imaginer...

) et paniqué de devenir homo puisque je le suis

. Il est même convaincu que je désire qu’il le devienne, que j’ai fait exprès de le devenir pour me faire remarquer (texto !)

. La première fois qu’il m’a sorti toutes ses peurs et dégoûts, (ce qui est au demeurant une très bonne chose qu’il me les ait sortis, même jetés à la figure !), je lui ai tenu des discours sensés être très convaincants du style des réflexions de chrysé… sans aucun succès. J’étais tellement décontenancé, que je me suis embourbé dans des considérations du style « tu es fou : j’en ai tellement bavé que c’est la dernière chose que je te souhaite !!

». C’est malin ! Et si finalement il était homo lui aussi, bien que j’ai beaucoup de mal à l’imaginer ?! J’aurais été tout sauf rassurant et constructif. Le dialogue est quasi rompu avec lui, en tout cas sur les questions de fonds… Il voit de temps en temps un pédopsychiatre avec sa mère, ça semble l’aider à prendre du recul.
Heureusement je pense qu’avec le dernier cela devrait être plus cool… En fait, lui il sait clairement que ce sont les filles qui l’intéresse, et ça ce voit ! et du coup il se fiche que je sois homo. Il m’a même souhaité récemment que je rencontre un homme pour que je sois heureux ! hmmm, je l’aurait croqué de plaisir

!!
Je suis très démuni pour aider mon fils ainé, surtout que sa mère ne fait rien pour le rassurer, c’est le moins que l’on puisse dire ! Je crois que je n’ai qu’à patienter.
Je vais dire quelque chose de dur, dont je ne suis pas vraiment fier

, mais parfois (souvent… ?) je regretterais presque d’avoir des enfants. Et pourtant j’y tiens comme n’importe quel père et les aime du mieux que je peux !
Parfois, je me dis que c’est pour cela que je n’ai encore rencontré personne avec qui construire une relation durable et au grand jour vis-à-vis de mes enfants, comme si inconsciemment je me l’empêchais pour ne pas avoir à me confronter à leur rejet. Pourtant je sens que j’en ai sacrément envie ! Enfin normalement nous seront enfin divorcés en septembre ou octobre (4 ans de lourde procédure !) et ça devrait être une page importante.
Bon, comme je l’ai précisé dans mon message de présentation, je ne sais pas faire court, et je parle beaucoup de moi… suis de nouveau tombé dans le panneau ! Désolé…
