Il n'y a rien de pire que les étiquettes. Tu te construis, tu découvres ta personnalité d'adulte et ta sexualité. Peu importe que tu sois homo, bi, hétéro, ce n'est pas ça le plus important ; tu es avant tout un être humain, avec des sentiments et des désirs. Et l'essentiel est de vivre pleinement tes désirs.
Je vais te raconter une chose qui t'aidera peut-être.

Je me sens homo depuis l'âge d'environ 8 ans, j'en ai la certitude à l'adolescence et je n'ai toujours eu du désir que pour des garçons depuis la puberté et que ma sexualité s'est mise en place. Et puis un jour, à la fac, j'ai rencontré une fille avec laquelle il y a d'abord eu une amitié très forte. Nous avions énormément de choses en commun et une grande complicité. Elle savait que j'étais homo, et m'avait même vu avec des mecs. Et un jour, va savoir pourquoi, nous sommes tombés amoureux. Notre histoire a duré quatre ans, un vrai petit couple hétéro (bon, c'est vrai, avec le mec un peu efféminé), sexuellement ça fonctionnait relativement bien ; je dis relativement parce que, sans entrer dans les détails, je ne pouvais pas lui donner certaines choses que lui aurait donné un mec hétéro et elle ne pouvait pas me donner ce qu'un mec m'aurait donné. Bref, nous en avons discuté, ça c'est terminé, et nous sommes restés amis.
C'était une relation très étrange, je dis souvent que c'était presque un amour lesbien. Son côté masculin (moralement, pas physiquement) et mon côté féminin constituaient un équilibre. Personne n'y comprenait plus rien dans notre entourage (et ma mère qui croyait son fiiiiils "
sauvé", la mère méditerranéenne est terrible !

), mais ça n'avait aucune importance. Nous avons vécu ce que nous avions à vivre ensemble, voilà tout.
Par la suite, je n'ai plus jamais ressenti aucune attirance pour une femme, je n'ai eu que des mecs. Simplement une rencontre particulière, une relation particulière que je n'ai jamais regretté.
Voilà la petite histoire vécue. Si elle peut t'aider à vivre mieux ta situation actuelle, j'en serai ravi. Courage, et évite de te poser trop de questions inutiles.
Dernière remarque : la pornographie ne doit en aucun cas être un modèle ou une référence pour ta vie sexuelle ; la tendance actuelle à donner un rôle exagéré à la pornographie, sans jouer les prudes, me semble dangereuse. Il faut la prendre comme un jeu, quelque chose qui pimente la vie sexuelle. Mais sûrement pas comme un modèle.
