Et votre CO à vous même ?

Sortez de l'ombre !
sandoval

Message par sandoval »

C'est vers le lycée que j'ai commencé à me poser sérieusement des questions.

Avant, primaire et collège je les ai passé en me croyant un pur hétéro. Héréto naïf car je fantasmais à fond sur les mecs et je n'en éprouvais aucune inquiétude. Je croyais tomber amoureux de filles bien que je n'éprouvais aucune attirance physique.

Arrivé au lycée, à force de me faire des fantasmes physiques sur les mecs je me suis dis que je devais réellement me poser certaines questions ^^

Bon ça été un choc pour moi de me dire homo mais je l'accepte à peu près (oh menteur ^^).

Voilà aussi simple que ça^^
Zünisch
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Re: Et votre CO à vous même ?

Message par Zünisch »

Chrysé a écrit :C'est bien gentil d'entendre que le CO est moment clef de l’acception de soi et de l’épanouissement personnel
C'est plutôt le moment de l'acceptation des autres. Quand tu fais un CO tu peux t'être accepté mais à ce moment là tu attends la même chose de ton entourage.

De plus je considère qu'on ne peux pas faire un CO aux autres si l'on a pas déjà fait un auto-CO. Réussi qui plus est. Comment on peut dire à quelqu'un "je suis homosexuel" si on ne veut pas l'admettre soi même.
Enfin je digresse^^.

Donc pour en revenir au sujet principal, je dirais que mon auto-CO c'est bien passé. Je savais que je ne voyais pas les choses que la même manière que mes charmants petits camarades ( :roll: ) mais je ne mettais jamais posé le pourquoi du comment.
C'est vers 15 ans que j'ai pleinement compris. Et ça ne m'a pas dérangé outre mesure. Peut être parce que je savais que mon ceux à qui je tenais le prendrai bien, donc pas de problème avec le regard des autres. Et ceux à qui je ne tiens pas, eh bien ce qu'ils pensent de moi m'est relativement égal.
Et pour finir je trouvais et trouve toujours mon attirance naturelle, ce qui m'a plutôt aidé.
Chrysé
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Message par Chrysé »

C'est plutôt le moment de l'acceptation des autres. Quand tu fais un CO tu peux t'être accepté... oui jusque là je te suis et ça me parait un point essentiel à sa propre survie en milieu hostile :lol: mais à ce moment là tu attends la même chose de ton entourage. or là je me demande si finalement on doit reellement "attendre" en ce sens où selon vous est-ce... un dû ? ...Si indispensable d'avoir cette acceptation de cet entourage proche s'entend, et pourquoi si c'est le cas ? L'acceptation peut venir d'ailleurs, aussi, mais la priorité serait-elle de bien s'accepter déjà ou y'a t-il une sorte de jeu de miroir incontournable...?

"A" s'accepte totalement mais pour être "complet" il doit recevoir l'acceptation de "B" néanmoins il vit mieux du fait de son auto acceptation donc l'acceptation de "B" est très utile mais pas essentielle ?
"A" ne s'accepte pas mais il peut le faire grace à l'acceptation de "B" et est-ce suffisant ? Pourqu'il accède à sa propre acceptation ou y'a t'il d'autres choses plus floues en jeu...? (sans faire de généralités mais de manière globale...)
La société, donc les autres au sens extra large hors cellule familiale ? etc....

"Intégrer" son particulatisme en fait, ok, c'est une des bases, être intégrer dans sa totalité par les "autres" premiers entourage proche devient un plus, sur lequel s'appuyer, ok, être intégrér par une part de la société dans laquelle on circule ok, mais n'est-ce pas aussi un plus d'avoir une "non-acceptation" afin de prendre conscience de son individualité, de son particularisme tout simplement de nos qualités et limites propres (euh s'entend dans un équilibre relatif bien-sur car parfois trop c'est trop... nous sommes d'accord :? ).
Rampou
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Message par Rampou »

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Dernière modification par Rampou le ven. mai 18, 2012 11:53 pm, modifié 1 fois.
Lyly
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Message par Lyly »

J'ai réalisé pdt les fetes 2006,j'ai pas mangé pendant des semaines tellement ca me perturbait mm si je m'étais dit au moins 2 ans que il y avait qq chose de différent chez moi.

Ensuite je l'ai bien accepté et aujourd'hui ce n'est plus un probleme
Littleyoda69
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Message par Littleyoda69 »

Ca m'a explosé en pleine poire pendants les fêtes de Noël (après des années à nier, comme quoi, le chemin a été long), du coup, je suis encore dedans...

Au début, j'y pensais tout le temps et je ne faisais que chialer dès que j'étais seul, je pense même que ça a failli me tuer (ce qui avait déjà failli et serait forcément arrivé de toute façon à force de nier) mais maintenant, ça va un peu mieux. Par contre, j'arrête tellement pas de cogiter que tout se bouscule dans ma tête en ce moment (quoi faire? qu'est ce qui m'attends? qu'est ce que je recherche vraiment dans ma vie? ...). Par contre, ça m'a quand même fait super bizarre au début (de ne plus savoir qui j'étais, de ne pas reconnaitre ma vie...) et ça m'a fait flipper. D'un autre coté, pour la premère fois de ma vie d'adulte, je me suis senti enfin moi et en paix avec moi-même.

Mon rêve maintenant : l'accepter vraiment (mon conditionnement hétéro résiste encore...) et trouver un garcon pour me prendre dans ses bras. Quand on dit que l'espoir fait vivre, ça n'a jamais été aussi vrai pour moi...
chemin faisant
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Message par chemin faisant »

C'est pas rien ce que tu écris-là Littleyoda. Je dois avouer que je m'y reconnais largement: "Par contre, ça m'a quand même fait super bizarre au début (de ne plus savoir qui j'étais, de ne pas reconnaitre ma vie...) et ça m'a fait flipper".

Bon courage à toi pour la suite.
Gina
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Message par Gina »

Mon auto-CO s'est fait en deux temps, et ça s'est très bien passé (surtout la deuxième fois).
J'ai commencé à comprendre vers 14-15 ans (avant, c'était là mais je ne l'avais pas pris comme une sexualité à part entière, je ne connaissais pas les mots pour le dire, je ne savais même pas que c'était possible d'être lesbienne, mais le désir était bien là), quand je n'avais d'yeux que pour ma belle prof de latin ! Mais je le niais intérieurement toutes les deux minutes. C'était un coup "J'aime une fille" et le quart d'heure d'après "nan mais j'suis grave, comment j'ai pu penser ça, pas du tout...", etc.

Et puis un été, je devais avoir 17ans, j'ai rencontré une fille en vacances, il ne s'est strictement rien passé du tout. On dormait dans la même maison parce que j'étais chez une copine et qu'"Elle" aussi était invitée par le frère de ma copine, bref, on s'en fout, elle était de deux ans mon aînée, et je la trouvais super. Un jour, ma copine m'a dit que cette fille était lesbienne, et j'ai senti un truc bizarre dans ma tête :lol: .
Puis vint le jour de mon départ, avant tout le monde, et cette fille a tenu à m'accompagner à la gare elle-aussi. Puis rien ! :lol:
Et quand je suis montée dans le train, que je suis entrée dans mon compartiment tout vide, je me rappelle avoir eu cette pensée : "ben voilà, maintenant tu sais. Y'a plus rien à nier ma cocotte !"

Et j'ai été folle de joie. Dans les 6 heures de trains qui ont suivies, j'ai réalisé toutes les perspectives qui s'ouvraient à moi, j'avais envie de le crier sur tous les toits (ce que je n'ai pas fait !), de le dire à tout le monde (non plus), bref, j'étais enfin heureuse, épanouie.
Le lendemain, j'en ai parlé à une fille que je connaissais et qui avait vraiment un truc de spécial que je n'avais pas réussi à définir avant mes vacances, et deux mois après, nous sortions ensemble. Ca fait plus de deux ans maintenant qu'on est ensemble. (Snif, c'est beau)
Garry
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Message par Garry »

Dans mon cas, ça s'est réellement fait pendant mes 13-14 ans, je m'en doutais depuis longtemps (mais vraiment longtemps, je suis a peu près certain d'avoir essayé de me croire hétéro pendant près de la moitié de ma vie (j'ai 15 ans)).

Je regrette de ne pas me l'être avoué avant, ça pèse moins lourd dès qu'une personne est officiellement au courant (moi-même en l'occurence). Ça aurait été grotesque de ma part de continuer à me mentir, je me sens plus libre maintenant, bien que je n'aie qu'une déplacardisation à mon actif (Je me suis juré que je ferais des CO à mes amies/parents au plus tard lors de ma rentrée au cégep, soit lorsque j'aurai 17 ans, période où je serai plus libre et, je l'espère, dans un graaaande ville (Montréal, m'v'là!).)
nuitdesade
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Message par nuitdesade »

Je pense que la première étape est évidemment de s'accepter soi-même.

Pour ma part je me suis rendu compte du fait d'avoir un faible pour les garçons assez tôt, vers 11-12 ans. Mais durant des années je n'ai pas mis de mots sur ce que je ressentais pour eux, je pensais que c'était normal. Puis après on grandit, vers 16-17 ans, je commence à me rendre compte qu'en fait ce que je ressens pour les garçons ce n'est pas "normal". Commence alors un véritablement refoulement de mon homosexualité, je me répète sans arrêt "j'aime les filles, j'aime les filles"... Je sors avec pas mal de filles, j'ai des relations sexuelles avec certaines d'entre elles, mais je ne sais pas il manque quelque chose, ce n'est pas aussi bien que ce que me raconte mes amis.

Puis un jour à 19 ans, le 24 Juin 2004, je me rappellerai de cette date toute ma vie, on était en boîte avec des amis, et en plein milieu de la piste de danse, il y avait deux garçons qui dansaient l'un contre l'autre, et s'embrassaient de temps en temps. Je suis resté bouche bée devant la scène et j'entendais mes amis se moquer d'eux, les insultes fusaient, et l'un d'eux dit alors "c'est dégueulasse"... et en moi même je me dit "pas du tout, c'est beau..." et depuis cet instant je m'assume complètement, il a fallu ce déclic, parce qu'avant ça je n'avais jamais vu d'actes homosexuels et j'avais cette idée des homos fondée sur les préjugés que l'on entend dans les cours de récréation.
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