Je ne sais pas si je suis dans la bonne partie du forum, au quel cas, j'en suis désolé.
Je vais prendre un peu de votre temps, pour vous parler de ce qui m'arrive. Enfin essayer d'en parler. J'espère être assez clair, je n'ai pas l'habitude d'exprimer ce que je ressent.
Pour ça je vais devoir vous re-contextualiser un peu ce qui se passe depuis janvier, j'espère que ça ne se finira pas en pavé indigeste.
Alors, tout commence donc en Janvier, à un apéro étudiant hebdomadaire. Je discute avec un autre gars, le courant passe bien. On échange, on papote, et il propose de m'aider par rapport à certains de mes cours. On en vient donc à s'échanger nos facebook. Je reçois dans la soirée même après que l'on se soit quitté un message. " Bonne nuit beau gosse". Je rougis intérieurement. Après quelques années dans le déni total, on me perce à jours.
On se revoit le lendemain. J'en viens à lui expliquer que, je pense aimer les hommes, mais que je n'ai finalement jamais eu de vrai expérience. Il m'explique qu'il est en couple mais que ça ne va pas forcément bien. Après 2 heures passés ensemble, on se quitte puisqu'on nous avons tous les deux quelques choses à faire pour la soirée, mais nous avons quand même échangé nos numéros. Je ne le sais pas encore, mais on se reverra très vite.
On échange quelques messages pendant nos soirée respectives. Il est à l'écoute. Il sait que c'est la seule et unique personne au courant de mon attirance pour les hommes. Finalement nous nous retrouvons en fin de soirée chez lui et nous dormons ensemble.
Le lendemain je me sens très bien. Je dois néanmoins partir tôt, je dois retourner chez mes parents pour des histoires de familles. Le souvenir de cette nuit en tête. Le midi je ne mange rien. Il me semble que mes histoires de famille me tracasse un peu ( ... bien sûr c'est ça ...
Le week-end passe, on s'échange des messages. Bizarrement... je ne comprend pas, je n'arrive toujours à manger. Fait étonnant vu que je suis un ventre sur patte normalement. En parallèle de ce week-end cinéma, je parle toujours au Monsieur de l'apéro par message. Je comprend vite que mon manque d’appétit est du à cette rencontre. Et lorsque je me retrouve seul avec ma colocataire, elle me met un peu au pied du mur en me demandant ce qui ne va pas. Je lui raconte. Elle réagit très bien, ce qui m'enlève un poids énorme, mais je ne me sens pas encore au top de ma forme.
Je revois très vite le jeune homme. Je ne me sens pas bien, et j'ai besoin d'éclairer certain points. Les choses sont claires. Il n'est pas en couple avec l'homme de sa vie. On souhaite être un peu plus que des amis, mais " il ne peut pas m'offrir son coeur" ( tant mieux, je ne suis pas aussi exigent au bout de 3 jours ...) et que nous verrons bien ou tout ça nous mène.
On se voit plusieurs fois par semaines. Je commence à m'attacher un peu. un peu trop peut-être.
J'en parles à des amies proches de ma fac. Et à mon deuxième coloc. J'avais extrêmement peur d'être rejeté. Heureusement, ce ne fût pas le cas.
A ce moment de l'histoire nous somme en mi-février. Nous nous voyons toujours un peu.Mon cercle d'amis proche est au courant de ma situation, mais je ne leur parle pas forcément de mes états d'âmes.
J'en finis avec l'histoire du jeune homme. Depuis Mars, nous nous parlons toujours, un peu moins peut-être, et nous nous voyons toujours un peu. Mais je ne sais toujours pas où cela va nous mener. Puis ce n'était pas le sujet de mon topic.
Si je vous raconte cela, c'est parce que j'ai quelques questions. Ce fût pour moi une "révélation" inattendue, ça m'est tombé dessus comme ça. La période Janvier/ février n'a pas été très rigolote. Je me sentais mal. Je faisais des siestes,( grande pratique vénérée par beaucoup mais dont je ne suis pas fan) et me réveillais finalement les larmes aux yeux. J'espérais même me faire renverser pas une voiture et me réveiller dans 20 ans. Lorsque le matin je partais de chez lui, j'avais l'impression que le monde entier me jugeait.
Maintenant, ça va un peu "mieux" je suis juste mal dans ma peau ....
J'en viens donc à ces fameuses questions :
Ce sentiment de gènes, d'autres l'on ressenti ? J'imagine que c'est passé alors, enfin j'espère que ça passe. Si oui, vous savez comment ? ( je ne demande pas une recette miracle, juste des "témoignages" )
Est-ce que ce malaise que je ressent est juste une étape d'une certaine forme d'acceptation de soi ?
Et si je peux me permettre, est-ce que certain - certaine, d'entre vous on eu du mal à accepter le fait qu'ils puissent être homo et pourraient parler de leur parcours ?
Il me semble que j'avais d'autres interrogations, mais je me suis un peu égaré, elles reviendront surement au fil des discussions...
Merci de m'avoir lu. J'espère avoir été assez clair. Je reconnais que je n'ai pas beaucoup de recule sur ce qui se passe, et j'avance( et écris ce message) un peu dans le brouillard, en tâtonnant. Si jamais vous avez besoin que j'éclair certains points que j'aurais pu négliger n'hésitez pas ...