Où vais-je ?

Pour eux.
Mahé
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Où vais-je ?

Message par Mahé »

Bonsoir,
Je ne sais pas si je suis dans la bonne partie du forum, au quel cas, j'en suis désolé.

Je vais prendre un peu de votre temps, pour vous parler de ce qui m'arrive. Enfin essayer d'en parler. J'espère être assez clair, je n'ai pas l'habitude d'exprimer ce que je ressent.
Pour ça je vais devoir vous re-contextualiser un peu ce qui se passe depuis janvier, j'espère que ça ne se finira pas en pavé indigeste.

Alors, tout commence donc en Janvier, à un apéro étudiant hebdomadaire. Je discute avec un autre gars, le courant passe bien. On échange, on papote, et il propose de m'aider par rapport à certains de mes cours. On en vient donc à s'échanger nos facebook. Je reçois dans la soirée même après que l'on se soit quitté un message. " Bonne nuit beau gosse". Je rougis intérieurement. Après quelques années dans le déni total, on me perce à jours.

On se revoit le lendemain. J'en viens à lui expliquer que, je pense aimer les hommes, mais que je n'ai finalement jamais eu de vrai expérience. Il m'explique qu'il est en couple mais que ça ne va pas forcément bien. Après 2 heures passés ensemble, on se quitte puisqu'on nous avons tous les deux quelques choses à faire pour la soirée, mais nous avons quand même échangé nos numéros. Je ne le sais pas encore, mais on se reverra très vite.

On échange quelques messages pendant nos soirée respectives. Il est à l'écoute. Il sait que c'est la seule et unique personne au courant de mon attirance pour les hommes. Finalement nous nous retrouvons en fin de soirée chez lui et nous dormons ensemble.

Le lendemain je me sens très bien. Je dois néanmoins partir tôt, je dois retourner chez mes parents pour des histoires de familles. Le souvenir de cette nuit en tête. Le midi je ne mange rien. Il me semble que mes histoires de famille me tracasse un peu ( ... bien sûr c'est ça ... :roll: ). Je rentre le soir même dans ma ville d'étude puisque je devais heberger des amis de Paris et de Strasbourg pour participer à un festival de cinéma.

Le week-end passe, on s'échange des messages. Bizarrement... je ne comprend pas, je n'arrive toujours à manger. Fait étonnant vu que je suis un ventre sur patte normalement. En parallèle de ce week-end cinéma, je parle toujours au Monsieur de l'apéro par message. Je comprend vite que mon manque d’appétit est du à cette rencontre. Et lorsque je me retrouve seul avec ma colocataire, elle me met un peu au pied du mur en me demandant ce qui ne va pas. Je lui raconte. Elle réagit très bien, ce qui m'enlève un poids énorme, mais je ne me sens pas encore au top de ma forme.

Je revois très vite le jeune homme. Je ne me sens pas bien, et j'ai besoin d'éclairer certain points. Les choses sont claires. Il n'est pas en couple avec l'homme de sa vie. On souhaite être un peu plus que des amis, mais " il ne peut pas m'offrir son coeur" ( tant mieux, je ne suis pas aussi exigent au bout de 3 jours ...) et que nous verrons bien ou tout ça nous mène.

On se voit plusieurs fois par semaines. Je commence à m'attacher un peu. un peu trop peut-être.

J'en parles à des amies proches de ma fac. Et à mon deuxième coloc. J'avais extrêmement peur d'être rejeté. Heureusement, ce ne fût pas le cas.

A ce moment de l'histoire nous somme en mi-février. Nous nous voyons toujours un peu.Mon cercle d'amis proche est au courant de ma situation, mais je ne leur parle pas forcément de mes états d'âmes.

J'en finis avec l'histoire du jeune homme. Depuis Mars, nous nous parlons toujours, un peu moins peut-être, et nous nous voyons toujours un peu. Mais je ne sais toujours pas où cela va nous mener. Puis ce n'était pas le sujet de mon topic.

Si je vous raconte cela, c'est parce que j'ai quelques questions. Ce fût pour moi une "révélation" inattendue, ça m'est tombé dessus comme ça. La période Janvier/ février n'a pas été très rigolote. Je me sentais mal. Je faisais des siestes,( grande pratique vénérée par beaucoup mais dont je ne suis pas fan) et me réveillais finalement les larmes aux yeux. J'espérais même me faire renverser pas une voiture et me réveiller dans 20 ans. Lorsque le matin je partais de chez lui, j'avais l'impression que le monde entier me jugeait.
Maintenant, ça va un peu "mieux" je suis juste mal dans ma peau ....

J'en viens donc à ces fameuses questions :
Ce sentiment de gènes, d'autres l'on ressenti ? J'imagine que c'est passé alors, enfin j'espère que ça passe. Si oui, vous savez comment ? ( je ne demande pas une recette miracle, juste des "témoignages" )
Est-ce que ce malaise que je ressent est juste une étape d'une certaine forme d'acceptation de soi ?
Et si je peux me permettre, est-ce que certain - certaine, d'entre vous on eu du mal à accepter le fait qu'ils puissent être homo et pourraient parler de leur parcours ?
Il me semble que j'avais d'autres interrogations, mais je me suis un peu égaré, elles reviendront surement au fil des discussions...

Merci de m'avoir lu. J'espère avoir été assez clair. Je reconnais que je n'ai pas beaucoup de recule sur ce qui se passe, et j'avance( et écris ce message) un peu dans le brouillard, en tâtonnant. Si jamais vous avez besoin que j'éclair certains points que j'aurais pu négliger n'hésitez pas ...
Nomade
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Re: Où vais-je ?

Message par Nomade »

Salut, et déjà, c'est bien d'avoir réussi à poser par écrit tes questions et tes doutes.

On apprend rarement qu'on est gay dans un déferlement de bonheur pailleté, avec défilé de licornes et spectacle de pompom boys. Donc oui, le sentiment de gêne, l'impression que c'est écrit sur ton front et que le monde entier te juge dès que tu mets le nez hors de ta couette, la volonté de trouver une solution plus ou moins définitive à cette situation qu'on n'a pas choisie, ce sont des réactions assez fréquentes, voire logiques vu la société dans laquelle on évolue, même si leur intensité varie en fonction de la personnalité de chacun.
Dans ton cas, on dirait que tu es passé très très vite de "Je ne vois rien, il ne se passe rien, tout va bien ou en tout cas j'y crois" à "Je suis en train de tomber sous le charme d'un mec, c'est réciproque... et c'est un mec". Deux mois, c'est peu pour se prendre tout ça dans la tronche et réagir sereinement, je peux comprendre la tornade permanente qui s'agite sous ton crâne.

La bonne nouvelle, c'est que la plupart des gens qui sont passés par là finissent par devenir des gens tout aussi épanouis que le commun des mortels. Comment on s'y prend ? Je ne sais pas trop. Je pense qu'on finit par comprendre, une fois le choc passé, que ce n'est juste pas grave, que ça ne sert peut-être à rien, en fait, de se faire une montagne de cette homosexualité quand nos amis/colocs réagissent à l'annonce par un "Ah ? Ben ok. Passe-moi le sel s'il te plait". Qu'on peut être heureux "quand même", que ça n'empêche pas de vivre de vraies histoires d'amour, que ça permet de sortir un peu du moule dominant, ce qui est certes parfois difficile à vivre, mais franchement plus intéressant que passer sa vie sans jamais réfléchir à certaines choses...
En fait, pour qu'on puisse t'aider efficacement, il faudrait que tu définisses ce qui te gêne, vraiment, dans le fait de préférer les garçons. On n'a pas tous le même parcours et donc les mêmes appréhensions ou aspirations. Dis-nous en quoi c'est grave, pour toi, d'être homo, qu'est-ce qui te reste en travers de la gorge quand tu penses à ta situation, et on pourra peut-être préciser nos réponses.
Dernière modification par Nomade le mar. mars 17, 2015 10:53 am, modifié 1 fois.
Régal Délice

Re: Où vais-je ?

Message par Régal Délice »

On sent bien à te lire que tu ressens quelque chose de fort et confus à la fois, mais je n'ai pas vraiment compris ce qui te troubles le plus : évidemment tu traverses un moment de ta vie qui est délicat et fort en émotions, ce n'est pas facile d'enchaîner ainsi une série de CO et le début d'un amour qui semble compliqué, les choses semblent s'emballer et c'est bien naturel de te sentir à cran, voire épuisé.

Pour répondre à ta question, j'avoue que je ne me souviens pas exactement de comment je me sentais quand j'ai commencé à assumer mon homosexualité (hum ça fait un petit moment maintenant !), je l'ai fait parce que j'étais amoureux à mort d'un hétéro et à un moment donné il a bien fallu le lui dire ; je me suis pris un gros râteau qui m'a rendu très triste, puis, comme les choses étaient révélées, je n'ai plus ressenti le besoin de me cacher et j'ai commencé à assumer ; je crois que j'étais un peu euphorique, mais aussi anxieux, c'était un état d'esprit particulier qui s'est assez vite estompé.

Je pense que ce serait bien que tu fasses le tri dans tes pensées et tes ressentis, et aussi que tu continues à écrire à propos de ce que tu vis de façon à en épuiser la substance (et aussi à nous faire partager ça !). Il me semble que dans ce que tu vis il y a en même temps :
- une série de CO express auprès de tes colocataires, qui se sont bien passés mais qui t'ont troublés ; tes colocs ont l'air sympa, ça ne leur pose pas de problème, mais bien sûr c'est un peu effrayant pour toi.
- le fait que tu sois brusquement obligé d'assumer ton attirance pour les hommes ; si j'ai bien compris tu en avais déjà conscience, mais tu voulais éviter de t'y confronter, est-ce parce que cela heurtait tes valeurs ? Comment le vis-tu, comme un truc naturel ou comme un déchirement ?
- des problèmes de famille, selon les problèmes et selon les familles ça peut être important, que se passe-t-il en fait ?
- une relation qui a l'air un peu compliquée, il est en couple, il semblerait que tu es en train d'en tomber un peu amoureux mais ce n'est pas sûr, tu devrais nous en parler plus je crois...
Mahé
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Re: Où vais-je ?

Message par Mahé »

Bonsoir,

Déjà merci d'avoir prit le temps de me répondre.

Je vais essayer d'être assez clair dans mes réponses, mais c'est pas gagné. :oops:
Régal Délice a écrit : le fait que tu sois brusquement obligé d'assumer ton attirance pour les hommes ; si j'ai bien compris tu en avais déjà conscience, mais tu voulais éviter de t'y confronter, est-ce parce que cela heurtait tes valeurs ? Comment le vis-tu, comme un truc naturel ou comme un déchirement ?
Alors, j'ai découvert que je pouvais être attiré par des garçons au milieu du collège. Je me suis dit que ça allait passer. Non pas que je vois l'homosexualité comme une sexualité déviante. Loin de là. Mais j'ai grandi dans une famille perpétuant le " Je rencontre mon âme-sœur très vite et à 25 ans je suis fiancé, une maison, un chien et on parle de bébé et mariage".
Ceci n'a dont pas heurté mes valeurs, mais plus celle qu'on a voulu m'inculquer. Même si je ne partage donc pas ce même état-d'esprit qu'eux et que je leurs fait savoir. Il m'y confronte toujours en me demandant quand je vais leurs présenter une fille. ( D'ailleurs, j'aurais probablement encore le droit à cette fameuse question ce week-end lorsque je vais les revoir.)

Je vais donc éclairer, le "problème" de famille que j'ai évoqué au début. Il s'agit du décès de mon grand-père. Et j'étais redescendu pour l'enterrement.
Nomade a écrit :En fait, pour qu'on puisse t'aider efficacement, il faudrait que tu définisses ce qui te gêne, vraiment, dans le fait de préférer les garçons. On n'a pas tous le même parcours et donc les mêmes appréhensions ou aspirations. Dis-nous en quoi c'est grave, pour toi, d'être homo, qu'est-ce qui te reste en travers de la gorge quand tu penses à ta situation, et on pourra peut-être préciser nos réponses.
C'est là qu'on va rire un peu. Et que vous allez peut-être me prendre pour un débile. Mais, finalement, ce qui me gêne le plus dans le fait de préférer les garçons. C'est ce foutu regard de l'autre. C'est con. Mais mis à part, je ne vois pas. Ma coloc m'avait déjà posé la question. Et j'ai pu y réfléchir un peu. Certes, en Janvier, je n'aurais pas dit ça.
On va dire que lorsque j'ai eu des idées noires comme je l'avais marqué dans mon message. Ça m'a fait réfléchir. Je précise que cette idée de se faire renverser fût passagère, le temps de traverser une route. Elle m'a fait peur, et elle n'aboutira pas. Elle m'a fait me faire "T'es vraiment con. Si ton bien-être sentimental/ affectif, et avec un homme. Bah merde ! Ça ne te regarde que toi et les d'autres non pas à te juger sur ça" C'est la version courte. Juste pour vous signifier que je suis un peu plus en paix avec moi-même.
Bien évidement, si j'avais été aussi déterminé que dans mon message. Je ne serais pas en train d'écrire ces lignes. Ce qui me gêne le plus c'est d'être confronté " à l'autre". A une masse. Une masse qui n'est pas indifférente ou bienveillante. Une masse haineuse, méchante. Rajoutez à cela ce que je ne sais pas comment ma famille réagirait à mon CO ( puis je ne ressent pas le besoin de leurs dire, mais certaines choses peuvent se savoir très vite ). Sans oublier que, tout ça est allé super vite. En 2 mois. Et que je n'ai pas de quoi encaisser des remarques réellement méchante ou agressive si cela devait arriver.
Régal Délice a écrit :une relation qui a l'air un peu compliquée, il est en couple, il semblerait que tu es en train d'en tomber un peu amoureux mais ce n'est pas sûr, tu devrais nous en parler plus je crois...
/!\ Je crois que ce paragraphe n'est pas super clair. Mais je n'arrive vraiment pas l'expliquer mieux que ça.

Je finirai sur cette relation. Je ne sais pas si je tombe amoureux. Je ne l'ai jamais été. Ce que je sais, c'est que je me suis attaché à lui. Je pense souvent à lui, mais je n'arrive pas à être franc avec lui. J'ai souvent envie de jouer carte sur table. Puis je me retrouve seul, chez lui et je n'y arrive pas. Je n'arrive pas à lui parler, de comment il nous voit, ( un divertissement, un sexfriends...)s'il aimerait que ça évolue, et s'il en a envie. Comment il se sent avec son copain. Parfois, je veux arrêter, puisqu'il y a bien un moment ou je risque de m'attacher un peu trop, et de me faire jeter. Et au final on pourrait juste arrêter cette relation un peu étrange et être juste ami. Il m'a aussi dit qu'il pouvait faire la différence entre ce qui ressent pour son copain et le sexe. Et que si j'ai bien compris c'était un couple un peu libre. Lorsqu'ils se sont mit en couple. Il a dit à son copain qu'il pouvait coucher avec d'autres. Que ça ne le dérangeais pas.
Enfin, pour le moment j'essaie de ne pas trop le coller, de l'harasser de message trop souvent. Bref, je sais pas trop dans quoi je suis engagé.

Bonne soirée :)
Régal Délice

Re: Où vais-je ?

Message par Régal Délice »

Juste pour revenir sur ta relation actuelle : moi aussi en ce moment je suis plutôt dans des relations comme ça, je fréquente plusieurs mecs qui sont en couple libre, dont je suis juste l'amant, ils savent que je sors avec d'autre mecs, je sais qu'ils ne sont pas libres, il n'y a pas de perspective de couple, ni d'amour, mais une certaine amitié et du sexe quand ça nous convient, sans engagement ni d'un côté ni de l'autre, je trouve personnellement que c'est une assez bonne formule, à condition évidemment de ne rien en attendre et de ne pas tomber réellement amoureux (sinon ça ne marcherait plus). Par contre je ne sais pas trop si ça peut fonctionner sur du long terme, ça fait juste quelques mois que je fais ça et j'ai un peu l'impression d'arriver déjà au bout du truc... enfin ça m'amuse moins, ça prend un côté un peu popote qui me rappelle trop le couple régulier...
En tout cas, il faut que ce soit équitable : s'il reste avec son copain en sortant avec toi, il est normal que toi aussi tu sois libre de voir qui tu veux en plus de lui !
Nomade
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Re: Où vais-je ?

Message par Nomade »

Le regard de l'autre et le poids de l'éducation. Là encore, j'ai envie de dire que ce sont les deux ingrédients les plus classiques qui génèrent du mal-être.
Pour le second, tu as l'air d'avoir déjà pris du recul par rapport au fait qu'il existe une différence entre "ce que tes parents espèrent" et "ce que tu veux faire de ta vie". Les parents finissent aussi par devenir conscients de cette différence (avec la plupart des enfants, homos ou pas, d'ailleurs), et du fait qu'ils ont le droit de conseiller, pas un droit de prescription sur ce que doit être la vie de leur progéniture. Cette évolution est plus ou moins rapide et plus ou moins agitée, mais à moins d'être issu d'une famille très conservatrice, en général ça se passe bien. Quand le moment sera venu de leur annoncer la nouvelle (si tu sens que ce moment doit venir), sonde le terrain, appuie-toi sur les plus ouverts (frères et soeurs ?) pour avancer et te soutenir.

Pour le regard de l'autre... La "masse", comme tu dis, est foncièrement indifférente. Les "hostiles" sont une minorité, finalement, mais ce sont eux qui s'expriment et agressent (verbalement au moins, physiquement parfois), et plus encore depuis le "débat" sur le mariage pour tous. C'est certain que ça porte sur le moral, de subir des discours ou des remarques humiliantes sans que la masse réagisse dans notre sens. Mais on ne vit pas pour eux. Je me suis toujours dit qu'être homo était en fait un formidable outil pour faire le tri parmi ses connaissances, jeter les cons et garder seulement ceux qui sont ouverts d'esprit. Et en fin de compte on ne jette pas tant de monde que ça : quand les gens qu'on connaît apprennent notre homosexualité, la plupart réagissent bien et passent de "indifférents" à "bienveillants" (de vaguement à franchement, un coming-out transforme assez rarement un pote en militant ou en personne qui comprend ce qu'on vit). Ca permet de tenir "l'autre", l'hostile, à distance, de se créer un espace et une communauté de gens au sein de laquelle on peut souffler.
On se blinde aussi au fur et à mesure qu'on intègre le fait que ce n'est pas nous qui avons un problème, mais bien ceux qui voudraient nous imposer leur modèle et qui se sentent agressés quand on leur montre qu'une autre voie est possible et tout aussi viable.
Bref, on peut changer le regard de l'autre quand l'autre est proche ; pour le reste, on trouve des moyens d'atténuer le bruit de fond désagréable, jusqu'à ce qu'il devienne presque inaudible. En ce qui me concerne, ça se traduit par le fait d'être entouré (dans ma sphère personnelle) uniquement par des gens à l'aise avec la question (c'est-à-dire pour qui le trait "homosexuel" n'est pas constitutif de mon caractère, pas plus que la couleur de mes yeux), et dans ma sphère professionnelle de ne pas parler de ma vie privée (ce qui est quand même un peu relou).

Par rapport à ta relation, mon seul conseil c'est d'écouter tes désirs et d'agir en conséquence. Tant que la situation actuelle te convient, tout va bien. Si tes sentiments pour ce garçon deviennent trop intenses, que tu veux une relation plus "ferme" et que lui de son côté ne peut/veut pas te donner plus, ne traîne pas trop longtemps. Les histoires impossibles, c'est bon pour Shakespeare, en vrai si on peut éviter c'est mieux. :-P
Mahé
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Re: Où vais-je ?

Message par Mahé »

Merci de vos réponses !

J'entend ce que vous dites, et je vais essayer de le mettre en application. Essayer de ne pas me soucier du regard des autres, tout en me forgeant une armure et en m'entourant seulement de personnes que ça ne repousse pas.

Viendra surement un jour ce C.O familial, mais il attendra que je sois un peu plus prêt. D'autant que je ne pense pas qu'il y ait d'urgence pour le moment.

En espérant continuer à échanger avec vous sur ce forum !

Bonne soirée !
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