je suis perdu, je dois changer de vie.

Pour eux.
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D-E-G
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je suis perdu, je dois changer de vie.

Message par D-E-G »

Je tiens a dire qu'actuellement j'ai un autre probleme avec ma soeur mais j'y ai consacré beaucoup de temps et d'énergie. Tellement que maintenant j'en ai plus et que je retrouve mon bon vieux désespoir qui m'est surement intrinsèque.

J'ai lu sur ce forum des histoires qui me ressemble un peu pourtant je veux raconter mes années de dérive inconsciente et pathétique pour que vous compreniez, depuis le début.

J'ai commencé a avoir une attirance pour les gars vers l'age de 12 ans (comme de nombreuses personnes ici je supppose). A cet age je ne me rendais sans doute pas compte de ce qui m'attendais: une torpeur délicieusement mortelle.
A 13 ans j'ai déménagé pour une autre région (le sud, moi qui aurait pu ma marier avec n'importe qui sauf le soleil mon ami de toujours).
A cette époque j'étais relativement heureux et je suis arrivé en 5em comme un niais, n'ayant pas réellement eut une réflexion sur ma personne.

J'ai rapidement fais la connaissance de celle qui devait devenir ma meilleur amie. Une fille assez garçon manqué qui me ressemblait étrangement mentalement. Cinglée comme je le suis et trash comme raison d'être nous dérangions pour le plaisir. Cela ne présageait rien de réjouissant.
Je me suis mis a sortir le week end avec tout une bande d'amis qui ne demandais qu'a se dépraver. On buvait beaucoup: a tel point que je me suis parfois sorti de lieux loufoques ou glauques dans lesquels je n'avais aucun souvenir d'avoir pénétré. C'était drole et trés palpitant, j'adorais le sentiment de surpuissance procuré par l'alcool.
J'ai du tempérament et cette substance décuplait ma verve, ma sauvagerie et j'étais capable de faire n'importe quoi pour m'amuser. M étais aussi déjantée que moi ce qui donnait un cocktail détonnant. On riait sans qu'aucun mots ne soient dis et on était considéré comme des terreurs insolentes et "cool". Enfin, toujours aussi empreint d'inconscience, je dérivais lentement vers l'alcool. Mon look de skater aux bracelets barbelés et constamment en noir ne semblait donner la puce a l'oreille a personne.

A 14 ans je me suis rendu compte que j'étais homo mais je me mentais et refusais d'y penser. Seul remède: l'oubli. Noyade dans l'alcool. Une bouteille de porto par ci par la. Après 2 mois de régime éthanol je me sentais assez mal. Mes parents ne voyaient rien, je suis depuis petit un enfant "difficile". Comment faire? J'étais seul et je devais me battre je ne voulais pas être un déchet comme j'en voyait au collège et a la télé. En apparence j'étais toujours aussi marrant avec mes potes mais j'étais en vérité au plus mal. Qui pourrait se douter que ce gars, si sur de lui pouvait être une telle épave hein?
J'arrêtai l'alcool journalier en luttant contre cette soif heureusement encore un peu prés maitrisable et ma dépression que je me devais de camoufler ( je déteste parler de moi ou me plaindre en face des autres). Mais enfin j'étais peut être attiré par les mecs pourtant j'étais le sympathique opposé des prototypes de garçons efféminés et je développais a leur égard une homophobie stupide (qui résultait d'un dégout de moi même).
La 3eme je m'en souviens même plus j'étais vraiment ailleurs. J'étais assez intelligent ce qui m'a évité les désagréments scolaires. Ma musique était mon essence, la seule vie dans mes veines mortes. A cette époque je me forgeais un regard lointain, le plus monotone possible. Avec M je riais toujours autant et les soirées pendant les weekend étaient l'occasion de me plonger dans ma musique, complètement bourré. Mutisme jusqu'au lendemain.

A 15 ans je faisais un séjour de 3 semaines chez mes grands parents comme punition pour avoir littéralement massacré la salle des profs avec mon cousin. Heureusement mon père connaissait le proviseur du collège pour des raisons que je n'expliquerai pas. Pas de renvoi mais passage obligé à la case grands parents. Ma grand mère qui est une fervente catho et mon grand père ayant inventé une pseudo science qui relevait plus de docteur maboul que du prix Nobel. J'étais encore seul face a mes démons et un soir en réfléchissant à la mort me vient une terrible peur panique de mourir. J'y réfléchis 24heures sur 24 et oublie l'homoséxualité un moment pour devenir un brin parano.
Tout l'été je ne ressemble plus a rien (je me lave plus, je dors plus, je fume, je bois en soirée plus que de raison, j'écoute du métal bourrin a la slipknot). Redépression mais surtout je me met a évaluer en permanence ma durée de vie. Je compte les secondes et mes parents qui me disent que je suis une loque inutile et que je n'écoutes rien. Oui je compte les secondes qui s'écoulent: autant de moins à exister. Je ne parle a personne et ne fais des soirées que très rarement et que parce que je veux boire comme un trou.
Ressurgit la société au moment d'entrer au lycée ou je retrouve M qui, aussi trash que moi, est devenue anorexique et a perdu 25 kilos. Grosse baffe. Je me dis que finalement ya peut être pire que moi et que j'aurais dû essayer de l'aider. Je sais pertinemment que le vide ne peut rien donner mais j'ai des remords. Je m'interdis tout pensée concernant la mort qui m'effraie et finit par me faire à l'idée qu'il est inutile d'avoir peur de mourir toute sa vie.

A 16 ans je me sens enfin légèrement mieux. Mon année de seconde dans la même classe que M est très distrayante et nous évitons tous les deux le renvoi par calcul. Affabilité envers la moitié des profs et les autres qu'on déteste on leur crash dessus sans peur. Je fume du shit de temps en temps histoire de meubler l'ennui mais vers la fin de la seconde M sort avec T et me laisse un peu tomber. Merde plus rien de très amusant a l'horizon alors dépression encore. Je suis fatigué de vivre c'est trop lourd a supporter. Je couche avec une fille pour confirmer que je n'aime pas les filles et que je suis effectivement quelque chose qui ne me correspond pas et que je n'assume pas. J'atteins le summum de la douleur durant l'été de la seconde à la première.
Un soir je décide sans grande conviction de mourir avec betsuri ro de Kagerou dans les oreilles. Je m'entaille les veines mais pas assez parce que j'en ai pas le courage tellement je suis minable. J'ai mal et je saigne mais je nettoies et mets des manches longues pendant quelques temps. Je dis a mes parents que c'est une lubie passagère.
La première je suis en mode assez bien dans mes pompes tout en sachant qu'il faut que je sois occupé sinon comme tous les soirs je rentre triste. Alors cette année la je me fais des entailles sur les jambes pour être sur que personne ne les voient. Je les fait parce que je souffre beaucoup et qu'elle permettent d'être certains que ma souffrance n'est pas qu'inventée. Du coup psychologiquement je suis mieux puisque ma douleur est sur mes jambes.
Durant l'année avec T et M on devient un trio bizarre. Je suis officiellement hétéro ainsi que les deux autres d'ailleurs. M et T s'aiment pourtant ils nous arrivent de faire des séances de calins (pas sexuel évidemment) mais très tactiles. Ça ne m'interpelle pas on est tellement étranges nous 3... J'arrête les scarifications et me met a faire des dessins assez glauques avec des monstres de chaires informes et aux yeux durs; comme la pierre qui pèse sur mes épaules. Personne ne les comprend et personne ne les trouvent beaux. C'est pourtant le reflet d'une partie de mon âme délabrée. Un message d'appel à l'aide que j'envoie parce que je ne sais pas communiquer sur mon petit problème.
Mes relations avec mon père deviennent encore plus tendues qu'avant (on ne se comprend pas et c'est comme ça encore aujourd'hui)

17ans, je suis en terminale et je suis toujours mal mais moins qu'avant. Je sais désormais que je suis gay et j'invente la théorie de la malédiction. J'ai été maudit a ma naissance et depuis j'ai une existence malheureuse constituée d'une perpétuelle épreuve. Je m'autorise pourtant a fantasmer sur quelques gars notamment un asiatique assez petit qui s'averre être surdoué et remarquablement de l'espèce hétéro. Je suis d'ailleurs quasiment exclusivement attiré par des hétéros. Ma soeur fini par apprendre que je suis homo parce qu'elle trouve mon historique sur l'ordi. Elle pleure mais elle est trés tolérante donc elle m'accepte ce qui me permet de ne plus etre totalement seul.
J'ai mon bac haut la main, ce qui me surprend mais ne me fait ni chaud ni froid.
Je fête mes 18ans avec ma famille parce que je n'ai pas la motivation de rameuter la foule pour une énième méga teuf avec piscine de vodka etc.

Je suis maintenant a la fac et je vais sur mes 19 ans mais je n'ai plus aucune motivations. Je n'en avait pas beaucoup avant ( en y réfléchissant aucune) et du coup ma vie maintenant se résume a dériver au grès des courants. L'existence me dicte ce que je fais et je ne fais que ce qui est nécessaire à vivre mais sinon je suis là a attendre quelque chose. Je ne sais pas un truc qui me sorte de mon sommeil. En fait je ne fais qu'exister bêtement parce que je n'ai plus vraiment de force. Voila est-ce que je suis barge? Est-ce que je suis trop différent des autres par mon caractère pour pouvoir un jour rencontrer quelqu'un qui arriverait a m'intéresser et a décongeler ma cervelle?

Cette année j'ai dis ce que j'étais a une bonne amie seulement je ne me sens pas soulagé. J'ai aussi rencontré des gars avec qui je suis sorti sans que je ne ressente quasiment rien pour eux. Ma vie est un quasi échec aux vues de mon passé alors je fais quoi maintenant?

Bon ce que j'ai dis c'est pas trés clair et je suis perdu au milieux du désert comme d'habitude mais pour une fois je demande un peu d'aide. Une aide que j'ai apporté a beaucoup de gens mais que je n'ai jamais été capable de réclamer.
Nomade
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Message par Nomade »

Wouw...
Bon déjà c'est bien d'arrêter un peu de jouer les samaritains et de te donner enfin l'autorisation de demander de l'aide pour toi, ça montre que tu as quand même un brin de motivation : celle de t'en sortir. :wink:

Si je comprends bien, une de tes difficultés c'est que tu n'as rien pour canaliser tes pensées vers un but positif. Une partie de la solution serait de trouver une activité pour t'occuper sainement : sport, théâtre, impro, association, travailler à la SPA, écrire dans un journal étudiant, est-ce qu'il y a un truc susceptible de te plaire ? Ca ne réglerait évidemment pas tous les problèmes mais ça te donnerait des moments au cours desquels tu pourrais faire un break. C'est du curatif superficiel quoi... :oops:

Est-ce qu'il te serait possible de rétablir un contact avec tes proches ? Leur expliquer qui tu es, ce que tu as fait, ce que tu attends d'eux (en face à face ou par courrier)... Cest très difficile et ça peut être très douloureux (à partir du moment où tu te mets à nu, il est très facile de te blesser même sans le vouloir), mais s'ils réagissent positivement ça peut faire beaucoup de bien.

Après il reste toujours l'option "psy" pour avoir une personne neutre à qui évoquer tes difficultés et qui pourrait te conseiller sur la marche à suivre pour aller mieux, mais là je ne suis pas du tout expert et je laisse les autres s'exprimer.

Bon, j'espère que mon message est un minimum utile...
Bon courage à toi ! :wink:
Jimbo
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Message par Jimbo »

D'abord D-E-G, tu as une façon très romanesque de raconter ta vie, ce qui prouve un certain talent pour l'écriture (la création et l'expression) et donc une grande sensibilité et une certaine force d'esprit en toi, deux armes essentielles pour revivre, ou commencer à vivre.
A toi de puiser dans cette force d'esprit pour sortir de cette adolescence troublée et entrer dans une vie sereine.

Tu as peint trop de noir sur ton visage, il est temps d'y mettre des couleurs. Ouvre-toi aux bonheurs de la vie : écoute une musique douce, observe une brise caressant les arbres, regarde un ciel plein de nuages aux formes rêveuses ou d'étoiles si lointaines qu'elles nous font voyager à l'autre bout de l'univers. Perçois le monde différemment, et alors tu te percevras autrement.

C'est seulement lorsque tu auras fait ce voyage spirituel très personnel dans le monde et en toi-même que tu pourras retrouver ton chemin et t'aimer. Et c'est seulement là que tu pourras donner de l'amour à quelqu'un d'autre et en recevoir.

Ta quête porte un nom si ça peut t'aider à la poursuivre. Elle s'appelle Harmonie.
Je te souhaite de la trouver de tout coeur ! :wink:
Nicofoto
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Message par Nicofoto »

Salut D.E.G

Tout d'abord je tiens à te dire que ton histoire m'a émue.
Aussi, tu as pris le parti de te livrer, de raconter ton histoire et c'est quelque chose qui n'a peut-être pas été facile tellement tu as eu l'habitude de camoufler ta véritable personnalité.

Quand je te lis j'ai du mal à imaginer que tu as 19 ans car ton écriture démontre que tu es quelqu'un d'intelligent et de cultivé.

En ce qui concerne les scarifications, comme tu l'as dit, c'était une manière d'évacuer ta souffrance. Le fait que tu sois mis ensuite au dessin a dû être une façon de faire ressortir ta souffrance autrement qu'en te faisant physiquement mal.

Ton témoignage démontre qu'on peut être entourer de personnes qui souffrent, qui vont mal, qui risquent de faire une grosse connerie, sans même s'en douter une seconde.

J'espère que tu trouvera un peu de paix dans ta vie tourmentée, tu semble avoir des ressources :wink:

Bon courage pour la suite, n'hésite pas à faire ressortir des choses si tu en ressens le besoin, c'est très important.

Bisous
D-E-G
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Message par D-E-G »

Merci de me répondre, je me sens un peu mieux mais il m'est arrivé quelque chose d'étrange. J'étais sur le point de pleurer en lisant les réponses pourtant je refoule tellement ma peine... je n'ai pas pleuré depuis 5 ans. En fait je ne sais plus pleurer il y a quelque chose qui m'en empêche.

Oui c'est vrai que je devrais me mettre a pratiquer une activité. J'aime écrire pourtant mon manque d'allant ne me permet que d'inventer de courtes nouvelles d'un dizaine de page maximum.

Ralala je sais plus ou j'en suis mais comme personne ne se rendait compte de mon état je devais en parler alors j'ai le vague espoir que ça me serve. Faut que j'aille voir un psy alors parce que peut etre que je suis cinglé? Pose réflexion. Je devrais aller consulter, tout débaler a cet inconnu.
Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous exploser la tête contre un mur volontairement? Je viens de m'en souvenir et ça me conforte dans l'optique d'un rendez vous chez un psy.
Je vous remercie pour le soutien je vais réfléchir dans mon coin. A plus tard.
lestump
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Message par lestump »

lm'exploser la tête contre un mur ?? ouais je l'ai déja fait même que le mur il a eu mal !! je crois que tu as raison, peut être un rendez vous chez un psy s'impose...
et puis 19 ans, je crois que tu es assez mur pour savoir une chose, avoir 19 ans c'est l'assurance que tu es loin de savoir, de comprendre, ce que la vie va t'offrir, parfois on se forge son avenir en ne laissant pas les choses se faire, c'est ce que tu fais, tu empêche les choses d'arriver parce que tu éloigne tout et tout le monde... il faut prendre un virage, en avoir la force, on peut se complaire dans ce que l'on connait, je ne vais pas faire l'analogie entre ta vie et la mienne ca n'a aucun sens, mais tu as encore le temps de changer les choses, prendre en main ce qui t'appartient... ta vie... ou tu peux rester là en spectateur et la regarder s'enfuir, tout est une question de choix, tu peux t'accorder une chance de changer, ou tu peux t'enfoncer... tout va être dur, difficile, mais tu as pour toi ta jeunesse et un certain regard parfois tu regarde juste du mauvais côté...
Nicofoto
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Message par Nicofoto »

Un rendez-vous chez un psy serait une bonne chose, mais cela ne veut pas dire que tu es cinglé.
Tu dis que tu n'arrive pas à pleurer et pourtant tu semble en avoir besoin... ds fois pleurer ça fait du bien, on évacue et après on va mieux.
Quelques scéances chez un psy te permettrons de faire le point et de découvrir entre autre ce qui bloque chez toi.

Je ne veux pas m'avancer, mais j'ai l'impression que tu as tellement refoulé tes sentiments pour afficher aux autres quelqu'un qui n'est pas toi, que maintenant tu ne sais plus comment les exprimer.

Je ne veux pas verser dans la psychologie de comptoir :wink:

Bon courage :wink:
Arcadium
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Message par Arcadium »

D-E-G a écrit :Merci de me répondre, je me sens un peu mieux mais il m'est arrivé quelque chose d'étrange. J'étais sur le point de pleurer en lisant les réponses pourtant je refoule tellement ma peine... je n'ai pas pleuré depuis 5 ans. En fait je ne sais plus pleurer il y a quelque chose qui m'en empêche.

Oui c'est vrai que je devrais me mettre a pratiquer une activité. J'aime écrire pourtant mon manque d'allant ne me permet que d'inventer de courtes nouvelles d'un dizaine de page maximum.

Ralala je sais plus ou j'en suis mais comme personne ne se rendait compte de mon état je devais en parler alors j'ai le vague espoir que ça me serve. Faut que j'aille voir un psy alors parce que peut etre que je suis cinglé? Pose réflexion. Je devrais aller consulter, tout débaler a cet inconnu.
Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous exploser la tête contre un mur volontairement? Je viens de m'en souvenir et ça me conforte dans l'optique d'un rendez vous chez un psy.
Je vous remercie pour le soutien je vais réfléchir dans mon coin. A plus tard.
Les états d'âmes et l'emprisonnement moral sont très loin d'être uniquement le fait des "cinglés". Beaucoup de gens qu'on imagine parfaitement sains et équilibrés se sentent suffisamment mal pour s'attaquer à leur propre intégrité, et pour perdre le goût de tout. C'est en partie mon cas, alors je me contenterais de te conseiller ce qu'on m'a conseillé : consulter un spécialiste. "psy" est un mot valise qui regroupe plusieurs professions dont certaines te seront sans doute bénéfiques.

J'ajouterais que tu as la chance de conserver une lucidité poignante et que tu sais la mettre à l'écrit, ne t'en prive pas car la créativité est et restera, aussi consensuel que ça puisse paraître, un excellent moyen d'évacuer.
oxygene
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Message par oxygene »

D-E-G,

Il semblerait que toi aussi, tu n'aies pas bien vecu ton adolescence. Mais mal vecue dans ta propre peau (sauf l'ete chez tes grand parents, ou tu devais avoir une sale peau)...

Quelque part, tu as tellement refoule tes propres emotions, que tu ne sais meme plus ou tu les as planquees...

Un psychiatre, ou un psychanalyste (fait gaffe, difference de tarif, mais pas le meme but non plus) pourrait te montrer comment les retrouver...

Le jour ou tes larmes couleront sur tes joues, rappelle-toi que ce n'est que le passe que tu evacues... Ca peut prendre plusieurs mois (ca a dure entre 4 et 6 mois chez moi, cette periode)

Ce que je peux te souhaiter, c'est de realiser a ce moment la, que tu es en train de reapprendre a vivre emotionnellement ta vie...

Bon courage a toi...
D-E-G
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Message par D-E-G »

Pour vous mettre en condition je vais vous donner le titre du morceaux que j'écoute le plus en écrivant ces lignes.

Artiste: Gackt, album: Mars, chanson: freesia opus 2

En fait j'ai oublié de préciser que ma soeur a fait un pseudo coming out récemment (j'ai fait un sujet dans la partie Co) et que ça s'est trés mal passé. Du coup c'est exclu que j'évoque le sujet a mes parents. Bin oui un potentiel de 2 homos sur 4 (enfant) reste un concept légèrement intangible pour les simples d'esprits que sont mes parents.
Mon père est intolérant et je ne sais pas lui parler sans qu'il me dénigre et qu'après je l'agresse sans ménagement. Il m'a fait beaucoup de mal avec ces phrases atroces qu'il a dit sur moi ("tout est noir en toi","arrête de manipuler l'esprit des gens ils ne t'aiment pas" etc). De son coté je n'attend plus rien: le fruit est définitivement pourri.
Ma mère sous couvert de tolérance a eut une réaction odieuse avec ma sœur et je sais que l'idée de l'homosexualité la dégoute.

En définitive je suis au cachot pour l'instant. Personne vers qui se tourner et une vie morne dans le silence de mes pensées. Je ne veux pas mourir, je me suis souvent dis que c'était probablement la meilleur solution, seulement je refuse que ma misère ai raison de moi. En conclusion je manque toujours autant de motivation pour vivre une vie qui a bien des égards me semble obstruée de tout un tas de choses désagréables que je ne peux pas surmonter.

Je voudrais bien me trouver une occupation mais rien ne me vient. J'ai envie de rien faire. Pour le psy j'irais voir celui de la fac mais la rentrée c'est dans 2 mois et demi donc...


Ps: aujourd'hui j'ai eut droit a : "t'as aucune motivation pour rien, tout te fait chier. Qu'est ce que j'ai fait pour avoir un fils si feignant?"
J'ai eu envie de lui rétorquer que c'était pas de sa faute mais que si je faisais rien de ma vie c'est que le fait d'être homo me vide de ma substance. Je leur en veux de ne pas avoir remarqué mon état déplorable a plusieurs reprises, aux même titres que mes amis. Entre nous c'est un peu dramatique de la part de parents...
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