Amour inconditionnel
Trop de prise de tête, mon gars. Et quand la tête est prise, le poisson commence à pourrir - toujours par là que ça commence.
Laisse tomber les si-ceci, si-cela. Ca ne sert à rien - sinon à faire durer le plaisir. Si ton homme est heureux comme il est, tu n'as pas trop de choix : ce n'est pas lui qui changera. Ce sera donc : ou bien toi, ou bien votre relation, ou bien rien du tout au risque de l'approfondissement de ton malaise. La balle est dans ton camp, pas dans le sien.
Rechercher des responsabilités et savoir qui est le salopard dans l'histoire ne sert à rien. Stérile. Ce qui compte, c'est ce que tu veux, ce que tu peux, et ce qui te permets d'aller mieux, les choses étant ce qu'elles sont. C'est tout.
M'est avis que si tu lui dis que toi tu souffres, et que lui te réponds, indirectement ou non, que lui est heureux, il y a un problème, et sérieux, à résoudre. Et vite. On ne reste pas à côté de quelqu'un qui ne se sent ni chaud ni froid de vous savoir souffrir. Même si on lui a fait des promesses : cela s'appelle une relation perverse, elle ne mène à rien, sinon à mourir un peu plus vite.
L'idée n'est pas de faire du chantage mais d'exposer des faits. Il est heureux comme ça. Tu souffres. Point. Des faits. Ce que vous ressentez. De ces faits, on peut tirer des conversations qui partent au moins d'une base solide - un partage de ce qu'on ressent de part et d'autre ; ce qu'on ressent ne peut être mis en doute, alors que "tu as un problème", si (un problème pour quoi ?). Et de là, des lignes d'actions.
Maintenant, tu peux aussi te la jouer romantique, faire une sortie fracassante, le foutre à la porte et briser le vaisselier de grand-manman. Le chaos des émotions a parfois du bon - ça dépend avec qui, en fait.
Laisse tomber les si-ceci, si-cela. Ca ne sert à rien - sinon à faire durer le plaisir. Si ton homme est heureux comme il est, tu n'as pas trop de choix : ce n'est pas lui qui changera. Ce sera donc : ou bien toi, ou bien votre relation, ou bien rien du tout au risque de l'approfondissement de ton malaise. La balle est dans ton camp, pas dans le sien.
Rechercher des responsabilités et savoir qui est le salopard dans l'histoire ne sert à rien. Stérile. Ce qui compte, c'est ce que tu veux, ce que tu peux, et ce qui te permets d'aller mieux, les choses étant ce qu'elles sont. C'est tout.
M'est avis que si tu lui dis que toi tu souffres, et que lui te réponds, indirectement ou non, que lui est heureux, il y a un problème, et sérieux, à résoudre. Et vite. On ne reste pas à côté de quelqu'un qui ne se sent ni chaud ni froid de vous savoir souffrir. Même si on lui a fait des promesses : cela s'appelle une relation perverse, elle ne mène à rien, sinon à mourir un peu plus vite.
L'idée n'est pas de faire du chantage mais d'exposer des faits. Il est heureux comme ça. Tu souffres. Point. Des faits. Ce que vous ressentez. De ces faits, on peut tirer des conversations qui partent au moins d'une base solide - un partage de ce qu'on ressent de part et d'autre ; ce qu'on ressent ne peut être mis en doute, alors que "tu as un problème", si (un problème pour quoi ?). Et de là, des lignes d'actions.
Maintenant, tu peux aussi te la jouer romantique, faire une sortie fracassante, le foutre à la porte et briser le vaisselier de grand-manman. Le chaos des émotions a parfois du bon - ça dépend avec qui, en fait.
Je viens de me faire un peu de bien en écrivant mon histoire... Vous en connaissez une partie, vous verrez alors "l'évolution" des choses.
Cela aurait fait cinq années le 24 décembre 2009.
Cinq années où je l'ai aimé éperdument, inconditionnellement, où je lui ai étais fidèle, où les projets fusaient (emménagement, PACS).
Il y a un mois tout est tombé à l'eau. Mon monde s'écrouler. Celui qui me faisait rire, vibrer, sourire, aimer la vie, m'avait trahit. Celui avec lequel se dessinait mon avenir et avec qui je voulais marcher main dans la main, jusqu'à la fin, s'était trompé de chemin.
Par le plus pur des hasards, j'ai appris qu'il m'avait trompé. Une fois, avec un couple, dans un hôtel. Seulement au bout d'un an et demi de relation, lorsque tout allait pour le mieux.
Il a d'abord niait l'évidence, puis m'a demandé si je tenais vraiment à savoir la vérité. Je lui ai répondu que oui, j'en avais besoin. Il me mit alors en garde: "Elle sera dure à entendre".
J'imaginais bien qu'elle serait dure. Savoir qu'on a été trompé sans même l'avoir venir, par une personne qu'on aime plus que tout au monde, c'est dur. Et pire encore. Mais je ne m'attendais pas à une telle révélation: "Voilà, ça fait quatre ans que je te trompe, que je me rends dans un sex-club (sauna). J'ai eu une vingtaine de partenaires différents, sans protection."
Les cris, les larmes, la haine, l'envie de mourir, de se jeter par la fenêtre, de le tuer... Tant d'émotions, en si peu de temps. En l'espace de quelques secondes c'est ma vie qui a basculé, tout ce que nous avions construit. Je l'ai toujours aimé plus que tout, j'aurais donné ma vie pour lui, je n'ai jamais désiré aucun autre homme que lui durant ces cinq années. Il n'avait de cesse de me répéter qu'il m'était fidèle, que j'étais le plus beau du monde, et que son corps m'appartenait. Oui, il m'appartenait, c'était mon mari. Il avait également mis nos vies en danger en omettant d'utiliser une protection. L'image de ces débauchés qui lui touchaient le corps alors que je l'attendais patiemment à la maison, en toute confiance et insouciance m'a empêché dormir, m'a fait cauchemarder, m'a fait pleurer des jours et des nuits entières.
Mais il s'est mis à pleurer, me disant qu'il regrettait ce qu'il avait fait, qu'il avait été faible, qu'il ne voulait pas gâcher notre histoire et qu'il aurait tant aimé mener nos projets à bien mais qu'il n'a tout simplement pas su communiquer avec moi. J'ai cru en la sincérité de ses larmes, je lui ai dis que je l'aimais, que cela ne changeait rien à mes sentiments et que j'allais essayer de guérir cette blessure pour que l'on puisse continuer à avancer ensemble. Imaginer ma vie sans lui m'est impossible.
Les vacances sont arrivées, ces visions dégoûtantes on continuait de me hanter. Je lui posais des questions afin d'entâmer une sorte de deuil. Chaque réponse qu'il me donnait, chaque description qu'il me faisait de ses aventures me faisait infiniment mal, comme un débris de verre qu'on ôte d'une blessure. Mais c'était, à mon avis, une étape nécessaire: refermer cette blessure en y laissant tout ce mal aurait été pire, elle aurait finit par s'ouvrir un jour ou l'autre.
Les semaines ont passées, je commençais à moins y penser, je guérissais - lentement mais sûrement - et commençait à retrouver le sourire. Être dans ses bras, l'embrasser, le toucher, rien n'était plus important à mes yeux.
La fin des vacances sonna. Horloge sinistre. Après une soirée une boîte de nuit, où je l'ai laissé aller seul (malgré le coup qu'avait prit la confiance que je lui portais), il semblait s'éloigner de moi. "Qu'est-ce qui ne va pas mon coeur", lui demandai-je insouciant. "Je ne suis plus heureux avec toi, j'aimerais qu'on en finisse".
Un coup de poignard dans le dos.
J'avais réussi, ou presque, avec toute la peine du monde à lui pardonner ses infidélités multiples et retrouver ma joie de vivre. "Je ne veux plus d'une vie de couple, j'aimerais avoir une vie de célibataire". Des mots cruels, des maux inimaginables. Quelques semaines auparavant il me sait vouloir continuer à mes côtés, vouloir se marier avec moi, vieillir avec moi.
Les jours qui suivaient furent horribles. Je le suppliais de rester, de ne pas faire cette bêtise, nous avions été tant heureux ensemble. Certes, nous avons tous les deux fait des erreurs, et j'ai de grandes parts de responsabilités dans ce naufrage spectaculaire, mais j'ai conscience des fautes commises, nous serions capables de traverser cette épreuve qui nous rendrait plus forts, plus proches, plus solides. Une fois que la mal est ciblé, il est de son ressort de faire changer les choses. "L'amour ne fait pas tout" me rétorque-t-il, mais je suis persuadé du contraire. Qu'est-ce qui peut bien faire plus que l'amour? L'argent, le sexe peut-être? Rien n'est impossible par amour, pour preuve, j'ai su lui pardonner ses infidélités, le fait qu'il ait mis ma vie en danger, qu'il m'ait menti pendant tant d'années. Certes, il y a eu des ultimatums, des signes de malaise, mais je n'avais absolument pas conscience de la gravité de la situation, je n'imaginais pas qu'il puisse me tromper ou même songer à le faire. Pourtant certaines connaissances m'avaient mis en garde, en connaissance de cause puisqu'il s'était confiait à d'autres. Mais je ne les ai pas cru, cet amour m'a rendu aveugle.
A force de supplications, il a cédé. "Je te donnerai du temps si c'est ce que tu demandes, mais rien de plus". Au bout d'une semaine, il abandonna cette idée. "Non finalement j'ai vraiment envie de me retrouver seul". Supplications, larmes, pathétisme. "On peut être un couple libre si cela te convient". Par amour on est prêt à tout accepter, je l'ai fais. Je l'ai vu écrire à d'autres hommes, leur dire qu'il les trouvait beaux, qu'il avait envie d'eux et qu'il aimerait les rencontrer dès que possible. Mais mes sentiments n'ont pas changé depuis cinq ans, je l'aime toujours autant, démesurément, et voir ces choses, le voir s'éloigner de moi, m'appartenir de moins en moins, me brisaient le coeur. "C'est mon mari, je ne veux que personne d'autre le touche".
Ma jalousie allant naturellement à l'encontre de ses attentes, il se rendit compte que cette idée de "couple libre" n'était pas si bonne que ça. "J'en ai marre, on arrête, ma décision est prise, plus de retour en arrière possible".
Cette fois, les larmes, les déclarations d'amour enflammées et tout le reste ne servirent à rien. Je pris alors la décision de partir quelques temps, en lui faisant promettre que pendant un mois minimum il ne fréquenterait personne pour me prouver qu'il ne me quittait pas sur un coup de tête et pour des raisons purement sexuelles, une aspiration à une vie de débauche. Il le fit. Je fis mes valises, et sur le point de partir, les larmes aux yeux, il me serra fort contre lui en me disant qu'il était triste. Il m'embrassa pour me saluer, alors que je m'attendais à un simple "Au revoir" un peu distant comme il aurait été nécessaire.
Mais non, cette attitude me redonna espoir. Je me dis qu'il m'aimait encore et qu'il s'en rendrait compte. D'ailleurs, le lendemain (hier) de mon départ, il me confia que la maison était vide sans moi, que ma présence lui manquait, tout comme mes câlins, mes bisous.
Du baume au coeur, j'étais confiant en l'avenir. Mon amour restant le même, malgré toutes ces épreuves que j'aurais cru insurmontables, je n'aspirais qu'à une seule chose: le reconquérir. J'avais conscience de mes fautes, de mes erreurs. Je l'ai étouffé, je lui en demandais trop, mon manque d'affection et ma peur de l'abandon viscérales y sont sûrement pour beaucoup. J'avais besoin qu'il soit à moi, rien qu'à moi, et qu'il m'aime autant que possible. Ce fut une erreur. Cela engendra jalousies et autres vilaines choses. Rien de monstrueux, mais des choses qui rongent et font tanguer le navire.
Mais ce matin, à mon réveil, j'appris qu'il n'avait pas tenu parole. Il me souhaita bonne nuit hier soir vers 21h. Puis il se rendit dans le célèbre parc de La Citadelle et dit une rencontre. Il coucha avec un autre homme, brisant une fois de plus ma confiance en trahissant sa promesse. Cela fait à peine deux jours que je suis parti qu'il retourne à sa vie de débaucher sexuel. Mais cette fois ce fut pire: au Sex-Club il faisait "son affaire" puis repartait comme si de rien n'était. Alors que là, ils se sont échangés leurs numéros de téléphone et se sont écrits plusieurs fois dans la nuit. Je l'ai appelé, furieux. Il m'a dit qu'il ne comprenait pas, qu'il avait passer la soirée à la maison. Puis il a fini par avouer qu'il s'était rendu dans ce parc, avant de me raccrocher au nez en refusant de me dire ce qu'il avait fait avec cet homme. Sous l'emprise de la colère, je suis rentré. Je ne l'ai pas encore vu, nous ne nous sommes pas encore expliqué.
Tout ce que je peux dire à l'heure actuelle, c'est que je suis perdu, je l'aime toujours autant et je trouve cela pathétique. Je devrais le détester pour ce qu'il m'a fait. Un monstre. D'autres personnes mettent un terme à leur histoire d'amour pour un simple baiser infidèle. J'ignore comment je fais pour supporter tout ça, pour être encore debout à l'heure actuelle. J'ignore pourquoi j'aimerais encore le retrouver, et reprendre notre histoire où elle s'est arrêté. Je devrais le haïr, le faire souffrir à mon tour, mais je ne veux pas de ces choses-là. Je l'aime, malheureusement.
Certains d'entre vous penseront sûrement que ce n'est plus de l'amour, que c'est autre chose, qui s'apparente peut-être même à la soumission. Mais non, je ne suis pas soumis, je suis libre, j'ai conscience de ce qu'il m'a fait, j'en souffre, mais je reste convaincu au fond de moi qu'il s'agit d'erreurs, d'un égarement, et je ne veux pas l'abandonner sur le chemin de la débauche. C'est mon mari, je lui ai promis amour et fidélité, pour le meilleur et pour le pire, je ne veux pas le lâcher en chemin bien qu'il prétende pouvoir être heureux en menant ce genre d'existence. Je reste persuadé que non. Je ne veux que son bien, je lui propose quelque chose de stable, de sérieux, à long terme. Je veux que l'on répare nos erreurs, que nous apprenions à nous connaître à nouveau, sans l'ombre d'un mensonge ou d'un malentendu. Je l'aime démesurément, inconditionnellement et je serai prêt à tout pour lui.
Pour moi, aimer, c'est ce donner sans retenue, sans conditions. J'ai peut-être une vision trop romantique, trop chevaleresque, mais j'en ai conscience. Lorsque je regarde la société actuelle je me demande où sont passées les vraies valeurs, l'amour n'y a que trop rarement sa place. Certes, à moi seul, je ne pourrais pas changer le monde. Mais ce qui m'intéresse avant tout c'est de sauver mon couple, car je sais qu'il s'agit-là de l'Homme de ma vie, celui avec qui je n'ai plus peur de vieillir, de mourir. Je n'ai peur de rien dans ses bras, il est ma force, mes armes, mon bouclier. Et j'aimerais qu'il en soit de même pour moi, qu'il se sente en sécurité à mes côtés, bienheureux.
Cela aurait fait cinq années le 24 décembre 2009.
Cinq années où je l'ai aimé éperdument, inconditionnellement, où je lui ai étais fidèle, où les projets fusaient (emménagement, PACS).
Il y a un mois tout est tombé à l'eau. Mon monde s'écrouler. Celui qui me faisait rire, vibrer, sourire, aimer la vie, m'avait trahit. Celui avec lequel se dessinait mon avenir et avec qui je voulais marcher main dans la main, jusqu'à la fin, s'était trompé de chemin.
Par le plus pur des hasards, j'ai appris qu'il m'avait trompé. Une fois, avec un couple, dans un hôtel. Seulement au bout d'un an et demi de relation, lorsque tout allait pour le mieux.
Il a d'abord niait l'évidence, puis m'a demandé si je tenais vraiment à savoir la vérité. Je lui ai répondu que oui, j'en avais besoin. Il me mit alors en garde: "Elle sera dure à entendre".
J'imaginais bien qu'elle serait dure. Savoir qu'on a été trompé sans même l'avoir venir, par une personne qu'on aime plus que tout au monde, c'est dur. Et pire encore. Mais je ne m'attendais pas à une telle révélation: "Voilà, ça fait quatre ans que je te trompe, que je me rends dans un sex-club (sauna). J'ai eu une vingtaine de partenaires différents, sans protection."
Les cris, les larmes, la haine, l'envie de mourir, de se jeter par la fenêtre, de le tuer... Tant d'émotions, en si peu de temps. En l'espace de quelques secondes c'est ma vie qui a basculé, tout ce que nous avions construit. Je l'ai toujours aimé plus que tout, j'aurais donné ma vie pour lui, je n'ai jamais désiré aucun autre homme que lui durant ces cinq années. Il n'avait de cesse de me répéter qu'il m'était fidèle, que j'étais le plus beau du monde, et que son corps m'appartenait. Oui, il m'appartenait, c'était mon mari. Il avait également mis nos vies en danger en omettant d'utiliser une protection. L'image de ces débauchés qui lui touchaient le corps alors que je l'attendais patiemment à la maison, en toute confiance et insouciance m'a empêché dormir, m'a fait cauchemarder, m'a fait pleurer des jours et des nuits entières.
Mais il s'est mis à pleurer, me disant qu'il regrettait ce qu'il avait fait, qu'il avait été faible, qu'il ne voulait pas gâcher notre histoire et qu'il aurait tant aimé mener nos projets à bien mais qu'il n'a tout simplement pas su communiquer avec moi. J'ai cru en la sincérité de ses larmes, je lui ai dis que je l'aimais, que cela ne changeait rien à mes sentiments et que j'allais essayer de guérir cette blessure pour que l'on puisse continuer à avancer ensemble. Imaginer ma vie sans lui m'est impossible.
Les vacances sont arrivées, ces visions dégoûtantes on continuait de me hanter. Je lui posais des questions afin d'entâmer une sorte de deuil. Chaque réponse qu'il me donnait, chaque description qu'il me faisait de ses aventures me faisait infiniment mal, comme un débris de verre qu'on ôte d'une blessure. Mais c'était, à mon avis, une étape nécessaire: refermer cette blessure en y laissant tout ce mal aurait été pire, elle aurait finit par s'ouvrir un jour ou l'autre.
Les semaines ont passées, je commençais à moins y penser, je guérissais - lentement mais sûrement - et commençait à retrouver le sourire. Être dans ses bras, l'embrasser, le toucher, rien n'était plus important à mes yeux.
La fin des vacances sonna. Horloge sinistre. Après une soirée une boîte de nuit, où je l'ai laissé aller seul (malgré le coup qu'avait prit la confiance que je lui portais), il semblait s'éloigner de moi. "Qu'est-ce qui ne va pas mon coeur", lui demandai-je insouciant. "Je ne suis plus heureux avec toi, j'aimerais qu'on en finisse".
Un coup de poignard dans le dos.
J'avais réussi, ou presque, avec toute la peine du monde à lui pardonner ses infidélités multiples et retrouver ma joie de vivre. "Je ne veux plus d'une vie de couple, j'aimerais avoir une vie de célibataire". Des mots cruels, des maux inimaginables. Quelques semaines auparavant il me sait vouloir continuer à mes côtés, vouloir se marier avec moi, vieillir avec moi.
Les jours qui suivaient furent horribles. Je le suppliais de rester, de ne pas faire cette bêtise, nous avions été tant heureux ensemble. Certes, nous avons tous les deux fait des erreurs, et j'ai de grandes parts de responsabilités dans ce naufrage spectaculaire, mais j'ai conscience des fautes commises, nous serions capables de traverser cette épreuve qui nous rendrait plus forts, plus proches, plus solides. Une fois que la mal est ciblé, il est de son ressort de faire changer les choses. "L'amour ne fait pas tout" me rétorque-t-il, mais je suis persuadé du contraire. Qu'est-ce qui peut bien faire plus que l'amour? L'argent, le sexe peut-être? Rien n'est impossible par amour, pour preuve, j'ai su lui pardonner ses infidélités, le fait qu'il ait mis ma vie en danger, qu'il m'ait menti pendant tant d'années. Certes, il y a eu des ultimatums, des signes de malaise, mais je n'avais absolument pas conscience de la gravité de la situation, je n'imaginais pas qu'il puisse me tromper ou même songer à le faire. Pourtant certaines connaissances m'avaient mis en garde, en connaissance de cause puisqu'il s'était confiait à d'autres. Mais je ne les ai pas cru, cet amour m'a rendu aveugle.
A force de supplications, il a cédé. "Je te donnerai du temps si c'est ce que tu demandes, mais rien de plus". Au bout d'une semaine, il abandonna cette idée. "Non finalement j'ai vraiment envie de me retrouver seul". Supplications, larmes, pathétisme. "On peut être un couple libre si cela te convient". Par amour on est prêt à tout accepter, je l'ai fais. Je l'ai vu écrire à d'autres hommes, leur dire qu'il les trouvait beaux, qu'il avait envie d'eux et qu'il aimerait les rencontrer dès que possible. Mais mes sentiments n'ont pas changé depuis cinq ans, je l'aime toujours autant, démesurément, et voir ces choses, le voir s'éloigner de moi, m'appartenir de moins en moins, me brisaient le coeur. "C'est mon mari, je ne veux que personne d'autre le touche".
Ma jalousie allant naturellement à l'encontre de ses attentes, il se rendit compte que cette idée de "couple libre" n'était pas si bonne que ça. "J'en ai marre, on arrête, ma décision est prise, plus de retour en arrière possible".
Cette fois, les larmes, les déclarations d'amour enflammées et tout le reste ne servirent à rien. Je pris alors la décision de partir quelques temps, en lui faisant promettre que pendant un mois minimum il ne fréquenterait personne pour me prouver qu'il ne me quittait pas sur un coup de tête et pour des raisons purement sexuelles, une aspiration à une vie de débauche. Il le fit. Je fis mes valises, et sur le point de partir, les larmes aux yeux, il me serra fort contre lui en me disant qu'il était triste. Il m'embrassa pour me saluer, alors que je m'attendais à un simple "Au revoir" un peu distant comme il aurait été nécessaire.
Mais non, cette attitude me redonna espoir. Je me dis qu'il m'aimait encore et qu'il s'en rendrait compte. D'ailleurs, le lendemain (hier) de mon départ, il me confia que la maison était vide sans moi, que ma présence lui manquait, tout comme mes câlins, mes bisous.
Du baume au coeur, j'étais confiant en l'avenir. Mon amour restant le même, malgré toutes ces épreuves que j'aurais cru insurmontables, je n'aspirais qu'à une seule chose: le reconquérir. J'avais conscience de mes fautes, de mes erreurs. Je l'ai étouffé, je lui en demandais trop, mon manque d'affection et ma peur de l'abandon viscérales y sont sûrement pour beaucoup. J'avais besoin qu'il soit à moi, rien qu'à moi, et qu'il m'aime autant que possible. Ce fut une erreur. Cela engendra jalousies et autres vilaines choses. Rien de monstrueux, mais des choses qui rongent et font tanguer le navire.
Mais ce matin, à mon réveil, j'appris qu'il n'avait pas tenu parole. Il me souhaita bonne nuit hier soir vers 21h. Puis il se rendit dans le célèbre parc de La Citadelle et dit une rencontre. Il coucha avec un autre homme, brisant une fois de plus ma confiance en trahissant sa promesse. Cela fait à peine deux jours que je suis parti qu'il retourne à sa vie de débaucher sexuel. Mais cette fois ce fut pire: au Sex-Club il faisait "son affaire" puis repartait comme si de rien n'était. Alors que là, ils se sont échangés leurs numéros de téléphone et se sont écrits plusieurs fois dans la nuit. Je l'ai appelé, furieux. Il m'a dit qu'il ne comprenait pas, qu'il avait passer la soirée à la maison. Puis il a fini par avouer qu'il s'était rendu dans ce parc, avant de me raccrocher au nez en refusant de me dire ce qu'il avait fait avec cet homme. Sous l'emprise de la colère, je suis rentré. Je ne l'ai pas encore vu, nous ne nous sommes pas encore expliqué.
Tout ce que je peux dire à l'heure actuelle, c'est que je suis perdu, je l'aime toujours autant et je trouve cela pathétique. Je devrais le détester pour ce qu'il m'a fait. Un monstre. D'autres personnes mettent un terme à leur histoire d'amour pour un simple baiser infidèle. J'ignore comment je fais pour supporter tout ça, pour être encore debout à l'heure actuelle. J'ignore pourquoi j'aimerais encore le retrouver, et reprendre notre histoire où elle s'est arrêté. Je devrais le haïr, le faire souffrir à mon tour, mais je ne veux pas de ces choses-là. Je l'aime, malheureusement.
Certains d'entre vous penseront sûrement que ce n'est plus de l'amour, que c'est autre chose, qui s'apparente peut-être même à la soumission. Mais non, je ne suis pas soumis, je suis libre, j'ai conscience de ce qu'il m'a fait, j'en souffre, mais je reste convaincu au fond de moi qu'il s'agit d'erreurs, d'un égarement, et je ne veux pas l'abandonner sur le chemin de la débauche. C'est mon mari, je lui ai promis amour et fidélité, pour le meilleur et pour le pire, je ne veux pas le lâcher en chemin bien qu'il prétende pouvoir être heureux en menant ce genre d'existence. Je reste persuadé que non. Je ne veux que son bien, je lui propose quelque chose de stable, de sérieux, à long terme. Je veux que l'on répare nos erreurs, que nous apprenions à nous connaître à nouveau, sans l'ombre d'un mensonge ou d'un malentendu. Je l'aime démesurément, inconditionnellement et je serai prêt à tout pour lui.
Pour moi, aimer, c'est ce donner sans retenue, sans conditions. J'ai peut-être une vision trop romantique, trop chevaleresque, mais j'en ai conscience. Lorsque je regarde la société actuelle je me demande où sont passées les vraies valeurs, l'amour n'y a que trop rarement sa place. Certes, à moi seul, je ne pourrais pas changer le monde. Mais ce qui m'intéresse avant tout c'est de sauver mon couple, car je sais qu'il s'agit-là de l'Homme de ma vie, celui avec qui je n'ai plus peur de vieillir, de mourir. Je n'ai peur de rien dans ses bras, il est ma force, mes armes, mon bouclier. Et j'aimerais qu'il en soit de même pour moi, qu'il se sente en sécurité à mes côtés, bienheureux.
Y a pas grand chose à te dire, hélas. Tu t'accroches à un truc de complètement perdu, tu aimes un pourri. Rien que ça :
Franchement, Incubus, y a rien de plus pitoyable que de s'accrocher à quelqu'un qui ne te respecte pas. Penses-y et arrête tes conneries ! Lâche le morceau, merde !
ça montre que c'est un gros con, qui n'a jamais eu de respect pour toi malgré tout ce qu'il a pu te dire.Incubus a écrit :"Voilà, ça fait quatre ans que je te trompe, que je me rends dans un sex-club (sauna). J'ai eu une vingtaine de partenaires différents, sans protection."
Franchement, Incubus, y a rien de plus pitoyable que de s'accrocher à quelqu'un qui ne te respecte pas. Penses-y et arrête tes conneries ! Lâche le morceau, merde !
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ShuShuFontana!
- Messages : 282
- Inscription : lun. avr. 07, 2008 6:45 pm
Juste une question ... tu l'as su comment ?Incubus a écrit :Mais ce matin, à mon réveil, j'appris qu'il n'avait pas tenu parole. Il me souhaita bonne nuit hier soir vers 21h. Puis il se rendit dans le célèbre parc de La Citadelle et dit une rencontre. Il coucha avec un autre homme, brisant une fois de plus ma confiance en trahissant sa promesse. Cela fait à peine deux jours que je suis parti qu'il retourne à sa vie de débaucher sexuel. Mais cette fois ce fut pire: au Sex-Club il faisait "son affaire" puis repartait comme si de rien n'était. Alors que là, ils se sont échangés leurs numéros de téléphone et se sont écrits plusieurs fois dans la nuit. Je l'ai appelé, furieux.
Non, parce que vous êtes séparés, il te le dit pas ... Mais toi tu le sais.
Si ce que tu racontes est réellement véridique, ton mec est contrarié. Et toi, tu souffres d'un problème de dépendance. C'est le coktail parfait pour finir soit en prison, soit dans un asile psychiatrique soit six pieds sous terre. (Lui, étant un contrarié, ressent du plaisir en te (se) faisant mal, et toi, étant un dépendant, tu coules de plus en plus et tu finiras certainement par faire une connerie) Tu essaies de te donner des excuses bidon pour expliquer ta dépendance (" Lorsque je regarde la société actuelle je me demande où sont passées les vraies valeurs, l'amour n'y a que trop rarement sa place"). Va voir un psychologue le plus rapidement possible. Tu sembles perdre tout contact avec la réalité et tes délires vont certainement te faire faire des trucs pas très joyeux.
Tu peux bien sûr nous faire le coup du "Vous ne savez pas ce que c'est que l'amour, blabla" mais dis toi au moins que quelqu'un qui a un problème ne réussit à se l'avouer que rarement, et si tu arrives à utiliser le peu de raison qui te restes, dis toi aussi que l'opinion d'une dizaine de personnes (au moins sur le forum) contre Une seule (qui est la tienne) devrait quand même te faire réfléchir un peu, voire te faire réaliser que celui qui a réellement besoin d'aide dans cette histoire, c'est toi.
Mais vas voir un professionnel, tu n'as rien à perdre.
Tu peux bien sûr nous faire le coup du "Vous ne savez pas ce que c'est que l'amour, blabla" mais dis toi au moins que quelqu'un qui a un problème ne réussit à se l'avouer que rarement, et si tu arrives à utiliser le peu de raison qui te restes, dis toi aussi que l'opinion d'une dizaine de personnes (au moins sur le forum) contre Une seule (qui est la tienne) devrait quand même te faire réfléchir un peu, voire te faire réaliser que celui qui a réellement besoin d'aide dans cette histoire, c'est toi.
Mais vas voir un professionnel, tu n'as rien à perdre.
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rbsnowtrance4
- Messages : 573
- Inscription : mer. avr. 25, 2007 8:32 pm
Pareil qu'Indigo, j'aimerais savoir comment tu le sais... à part l'espionner?
En lisant le début de ton message, j'ai eu l'espoir que c'était finalement fini, mais visiblement non. Je plussoie PH+, étant donné qu'on arrive visiblement à rien, seul un professionnel pourra t'aider à y voir plus clairement.
Ton dernier message laisserait presque croire que c'est entièrement de ta faute, tellement tu lui fais d'excuses... tu es peut être possessif, mais ça n'a rien à voir avec ce qu'il t'a fait, arrête de le déresponsabiliser.
C'est un jeux dangereux que vous jouez maintenant - car il joue avec toi (cf le "au revoir" que tu raconte), toi à t'accrocher, et lui à essayer de se "débarrasser" de toi, vous ne pouvez plus que vous faire du mal.
En lisant le début de ton message, j'ai eu l'espoir que c'était finalement fini, mais visiblement non. Je plussoie PH+, étant donné qu'on arrive visiblement à rien, seul un professionnel pourra t'aider à y voir plus clairement.
Ton dernier message laisserait presque croire que c'est entièrement de ta faute, tellement tu lui fais d'excuses... tu es peut être possessif, mais ça n'a rien à voir avec ce qu'il t'a fait, arrête de le déresponsabiliser.
C'est un jeux dangereux que vous jouez maintenant - car il joue avec toi (cf le "au revoir" que tu raconte), toi à t'accrocher, et lui à essayer de se "débarrasser" de toi, vous ne pouvez plus que vous faire du mal.
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Panda-Eater
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- Inscription : mer. juil. 01, 2009 4:08 pm
C'est pas de l'amour là. Parce que dans l'amour, le vrai, je crois qu'il faut une certaine dose de respect entre les deux partenaires. Respect que ton partenaire n'a visiblement absolument pas envers toi.
Tu dois refuser de te faire mener en bateau juste parce que tu ressens des sentiments extrêmement forts. Tu es une personne, tu as droit au respect, et faire ce qu'il a fait, c'est la preuve suprême de l'irrespect, un crachat moral. Ne te laisse pas faire, et comme l'a dit très justement PH+, va consulter quelqu'un qui t'aidera à voir plus clair et à sortir de cette situation de dépendance.
Tu dois refuser de te faire mener en bateau juste parce que tu ressens des sentiments extrêmement forts. Tu es une personne, tu as droit au respect, et faire ce qu'il a fait, c'est la preuve suprême de l'irrespect, un crachat moral. Ne te laisse pas faire, et comme l'a dit très justement PH+, va consulter quelqu'un qui t'aidera à voir plus clair et à sortir de cette situation de dépendance.
Je suis fou de lui, que dire de plus? Je le trouve beau, gentil, et son sourire éblouit mes journées. En cinq ans je n'ai jamais eu envie d'aller voir ailleurs, c'est pour dire, je n'ai de cesse de lui répéter qu'il est le plus beau du monde.ShuShuFontana! a écrit :hmmm question (surement) con... tu lui trouves quoi au juste? pourquoi lui et pas un autre?? (dsl si ca a deja ete dit... mais a la lumiere du dernier poste, la question vau d'etre reposée).
Tu donnes la réponse dans ta question.rbsnowtrance4 a écrit :Pareil qu'Indigo, j'aimerais savoir comment tu le sais... à part l'espionner?
Il m'a raconté sa soirée d'hier dans les détails.
Il est allé faire un tour dans ce parc vers 22h car il ne trouvait pas le sommeil. Il est restait jusqu'à 23h30 puis s'apprêtait à partir car il n'y avait selon lui rien d'intéressant. Mais au moment de partir il croisait ce mec.
Il se sont embrassés, fait des câlins, masturber et sucer. Sans jouir. Il a fini son affaire seul à la maison. Puis ils se sont envoyés des SMS du type "C'était génial", "Quand aurais-je la chance de dormir sur ton magnifique torse". J'ai même vu qu'il lui avait envoyé un MMS avec une photo de lui tout souriant, ce qu'il n'a pas fait pour moi depuis belle lurette. Cela me fait mal.
Il m'a dit qu'il s'apprêtait à le revoir lundi ou mardi.
Incubus a écrit :[Je suis fou de lui, que dire de plus? Je le trouve beau, gentil, et son sourire éblouit mes journ[...]
J'ai peut être pas la même définition dans mon diccoIncubus a écrit :J'ai même vu qu'il lui avait envoyé un MMS avec une photo de lui tout souriant, ce qu'il n'a pas fait pour moi depuis belle lurette. Cela me fait mal.