Par où commencer?
Par ce topic, je dirais. Il résume un peu le problème de départ. A savoir, pour ceux qui auraient la flemme de lire le tout, mon incapacité à aller vers les autres, ou à établir une relation dépassant la courtoise politesse souriante. Et plus généralement, mon incapacité à lâcher du lest dans n'importe quelle situation "sociale", pour laisser libre cours à ma (folle) personnalité.
J'aimerais pouvoir dire que les choses ont changé, mais ce serait trop facile. Je n'ai par exemple pas parlé à une seule personne à la fac ces deux dernières années (pour un endroit où je passe mes journées, c'est un peu problématique...). Je pense que c'est symptomatique, aussi, même si pas important: je n'ai pas non plus fait un seul coming-out durant cette période... Bref, pas vraiment de nouveaux contacts, alors que les anciens amis, comme toujours je pense, vaquent à leur propre vie, et s'éloignent un peu plus. Du coup, le sentiment qui m'habite le plus ces temps-ci est bien celui de la solitude...
Cela dit, mes rapports familiaux se sont légèrement renforcés, notamment avec mon père. De ce point de vue là, les choses progressent. Mais ça ne fait pas tout, hélas.
De plus, une autre chose vient sacrément alourdir la barque: je me suis fait larguer, voilà bientôt deux mois. Je ne vous cache pas que ça m'a porté un sacré coup au moral (j'étais encore très amoureux, et ça allait bientôt faire trois ans). Et du coup mon estime de moi-même en a profité pour descendre au fin-fond de mes chaussettes rayées... J'aime mes chaussettes mais pas à ce point là.
Et puis, le tableau ne serait complet sans le volet "activités professionnelles". Comme ça a l'air d'être la question pour pas mal de monde sur le forum récemment, je ne vais pas faire original sur ce point: je suis en proie au doute sur mon avenir. J'ai abandonné mon idée initiale, et du coup, la volonté de reprendre autre chose de zéro se fait de plus en plus forte (en master 1, il serait temps que je m'interroge...) sans savoir si c'est réellement ce que je souhaite, ni si je vais y arriver etc. On peut ajouter à cela l'importance de finir mon année, que viennent contrer les amis du mémoire de recherche: procrastination et autres mots du même acabit, ainsi qu'un retard critique dans l'avancement de mon travail qui n'aident pas à avoir l'esprit serein...
Désolé pour ce petit tableau fourre-tout. Comme ça à la lecture, on pourrait dire que tout va à peu près. Mais vraiment, j'ai l'impression de ne "pas m'en sortir", et que cela touche toutes les sphères de ma vie. Difficile de passer toutes ses journées à se sentir minable; difficile de voir que celui qui est dans le miroir n'est pas le garçon qu'on voudrait être, et de ne même pas avoir le courage d'essayer de changer ça.
Je poste ce message, car j'ai vraiment besoin d'en parler. Je n'arrive pas à m'empêcher de ressasser sans arrêt toutes ces préoccupations, et n'importe quelle petite contrariété de merde peut foutre en l'air ma journée, ces temps-ci. Et pourtant je n'en peux plus (mon corps non plus,et il me le fait savoir...). C'est vraiment devenu insupportable. Pourtant même si j'aimerais pouvoir lâcher du lest, je n'y arrive pas...
Bon c'est très incompréhensible et peut-être infondé, comme message, mais je ne vais pas répondre à mon envie de le supprimer, ne serait-ce parce qu'il m'a tout de même fallu une heure et demie pour le taper...
