Bon c'est ma dernière intervention allez sans rancunelloyd a écrit :Norma a écrit :Je suis plus agée que toi, si c'est la question.lloyd a écrit :Je ne généralise rien mais à te lire tu donnes l'impression qu'un couple ça doit avoir une sexualité libérée dans tous les sens du terme et je trouve ça quand même hallucinant d'entendre un discours pareil. Dis moi tu as quel âge ? A croire que tu es pour le libertinage sexuel pour tous les couples sans limite tant que les deux partenaires sont consentants c'est le plus important n'est ce pas ? Et tu voudrais qu'on trouve l'amour dans ces conditions non ? Et les notions telles que la fidélité, le respect, l'engagement tu en fais quoi ? Je suis pour le fait de faire l'amour et pas la guerre mais il y a quand même des limites, si toi tu veux multiplier des partenaires en plus de ton conjoint ça ne regarde que toi mais je pense que certaines personnes quand même aspire à mieux.
Je ne crois pas au libertinage sexuel pour tous les couples. Certaines personnes sont heureuses ainsi, d'autres sont plus heureuses dans la monogamie.
Je ne prone en aucun cas ca pour tout le monde.
Je rappelle que ca existe, et que oui, si c'est entre adultes consentants qui en font librement le choix, on doit pas juger, et on doit accepter que ca existe, et que certaines personnes sont heureuses de vivre de cette manière.
Que leur bonheur n'est pas plus ou moins sincère que celui d'un couple monogame heureux.
La notion de fidélité, de respect et d'engagmeent, n'est pas la meme pour tou. Tout le monde ne prend pas les memes engagement, tout le monde ne concoit pas la fidélité de la meme manière.
Certains considère qu'etre fidèle c'est ne pas avoir d'expériences sexuelles avec quelqu'un d'autre qu'un partenaire particulier. D'autres, que c'est de ne pas avoir d'engagement sentimentaux avec quelqu'un d'autre. d'autre, que c'est garder à son partenaire principale la premiere place, la priorité. Tout cela dépend de ce que le couple a décidé entre lui, et le regarde. Et en tant que personne extérieur, on ne peut pas juger de la manière dont ils ont décidé d'etre heureux.
Incompréhensible, un vrai imbroglio justement tu es plus âgée mais ta façon de penser laisse à désirer sérieux et à juste titre je n'ai jugé personne. Généralement les gens que je côtoie n'ont pas forcément envie de partager la personne qu'ils aiment avec d'autres ou du moins si c'est le cas ils n'ont pas envie d'y être mêlées ou même d'y participer ils préfèrent que leurs partenaires le fassent mais discrètement sans vouloir en savoir plus.
Couple gay Black and White
Re: Couple gay Black and White
Re: Couple gay Black and White
Je crois que je n'ai jamais vu deux parties de phrases qui se contredisent aussi bien l'une l'autre.lloyd a écrit :ta façon de penser laisse à désirer sérieux et à juste titre je n'ai jugé personne.
Re: Couple gay Black and White
Non c'est ton qui laisse à désiré sur ce coup (et je me permet le jugement).lloyd a écrit : Incompréhensible, un vrai imbroglio justement tu es plus âgée mais ta façon de penser laisse à désirer sérieux et à juste titre je n'ai jugé personne. Généralement les gens que je côtoie n'ont pas forcément envie de partager la personne qu'ils aiment avec d'autres ou du moins si c'est le cas ils n'ont pas envie d'y être mêlées ou même d'y participer ils préfèrent que leurs partenaires le fassent mais discrètement sans vouloir en savoir plus.
Tu vois le mot que j'ai agrandi? reprenons une citation précédente :
(certes dites avant mais je présume que la généraliser aux propos qui suivent n'a rien d'une erreurlloyd a écrit :Je ne généralise rien
Je rajouterais de plus que les personnes que tu côtoies ne te disent pas forcément tout ou évites de t'en parler de peur d'une mauvaise réaction (je parle en cas général je ne parles pas de toi en particulier).
Quand au fait que tu trouves le post de Norma incompréhensible je ne dirais qu'une chose : bienvenue dans le monde des relations humaines ou chacun est différent et ou la majorité n'a pas à empiéter sur le reste.
Traduction : ce n'est pas parce que la majorité vis en couple monogame fermé, que tous le font, et ces minorités on n'a pas a les stigmatiser pour autant. C'est tout ce que dit Norma. Si tu y vois là une apologie aux autres modes de vie que celle du couple monogame fermé, je ne peux vraiment rien pour toi
Re: Couple gay Black and White
Holala lloyd, je trouve que tu es sacrément plein de préjugés O_O
Je suis tout à fait d'accord avec Norma !
Quand on fait un plan cul, il peut arriver que certains mecs veulent jouer des rôles (genre soumis/dominés etc) mais la plus grosse majorité du temps, quand on fait un plan cul on ne joue pas un rôle.
On rencontre une personne, dans la réalité ou sur le net, on a une envie de sexe mutuel et on le fait.
En général d'ailleurs, le sexe ça vient naturellement, c'est toujours mieux quand on se laisse guider par ses envies ce qui implique donc qu'on reste soit-même et non qu'on joue un rôle.
En ce qui concerne les couples gays qui durent, ça existe.
Et même des couples ou les deux partenaires sont physiquement différent.
Les couples que tu décris lorsque tu parle des bears qui sortent avec des bears, ou des "bogosses" avec des "bogosses", c'est le fait d'une minorité VISIBLE.
Peut-être que beaucoup de couples gay ne sortent pas dans le "milieu" et sont donc moins visibles.
Evidemment pour ça il faut sortir du microcosme du "milieu" de la nuit, où là je pourrais à la rigueur te rejoindre un peu dans le sens où ce sont surtout les apparences qui priment (et encore, je ne suis même pas sûr d'avoir moi aussi des préjugés sur la question).
Il faut aussi prendre en compte le fait que les hétéros sont bien plus majoritaires que les homos, ce qui fait qu'un ou une hétérosexuelle à plus de chance qu'un ou une homo de tomber sur la bonne personne.
Ceci dit, il y a quand même assez de cas de couples mariés qui divorcent pour se dire que les problèmes de couple sont loin d'être l'apanage des homosexuel(le)s !
En ce qui concerne le fait que les relations entre homos tournent beaucoup autour du sexe :
Les hétéros qui pensent BEAUCOUP au cul, on en trouve beaucoup et parfois ce n'est pas tant l'orientation sexuelle qui détermine cet appétit sexuel que les hormones.
Un(e) ados-jeune, qu'il/elle soit homo ou hétéro est tiraillé par les hormones, il/elle a très souvent envie de cul.
Seulement il y a cette rumeur persistante qui voudrait que les femmes sont des princesses qu'il est difficile d'aborder pour le cul, et quand elle veut bien elle passe souvent pour une salope ou une cochonne.
On peut comprendre alors que d'un côté beaucoup de jeunes mecs hétéro hésitent d'aller aborder la gente féminine, et que de l'autre les jeunes femmes soient un peu réticente à avoir des relations sexuelles.
Alors quand on est entre homo, il n'y a pas cette barrière et je pense que pour cette raison, les plans cul sont plus courant chez les homos que chez les hétéros.
Cependant, le plan cul entre hétéros, ça existe, c'est même beaucoup plus fréquent qu'on ne le pense.
Et par ailleurs, les jeunes hétéros sont de plus en plus débridés.
Je pense aussi que le sexe à bien mauvaise réputation, on en parle un peu trop souvent comme quelque chose de sale et beaucoup de personnes ont tendance à voir les gens qui font des plans cul d'un mauvais oeil, j'aurais pourtant tendance à penser que tout les mecs qui jouent les vierges effarouchées quand on leur propose des plans cul mourraient d'envie de jouer plus souvent avec des zizouilles
Les plans cul, d'ailleurs, ne sont pas forcément exempts de tendresse et d'attention pour l'autre.
En fait les plans cul, il faut cesser d'avoir dans la tête l'image du mec qui va chez l'autre, le baise directe et repars sans même savoir comment sa pompe à jus s'appelle (je fais exprès d'être vulgaire hein !).
Un plan cul ça ne veut dire qu'une chose : deux personnes ou plus, qui ont envie d'avoir une relation sexuelle sans s'engager pour "la vie".
Et on peut donc trouver des plans cul de toute sorte, même par exemple ceux qui aiment discuter avec son partenaire, boire un verre, échanger de la tendresse, passer la nuit etc etc.
Dans les raisons aussi qui font que les gays ont peut-être tendance à passer plus souvent à l'acte sexuel, ça peut venir aussi de ce que Serge Hefez qualifiait de "bulle de paréxitation". C'est à dire que certains homos ont pendant longtemps refoulé leur homosexualité parcequ'ils ne l'assumaient pas, on refoulé leur pulsion et renié leurs attirances.
Ils se sont crée cette bulle dans laquelle ils ont complètement rejeté leurs pulsions et le jour où enfin ils assument et s'acceptent, cette bulle explose se lâchent carrément, certains ayant l'impression de vouloir rattraper le temps perdu.
Encore une autre raison à laquelle je pense, le fait que la relation sexuelle homosexuelle est mal vue par la société, et des homosexuel(le)s rejetés peuvent à mon avis passer à l'acte sexuel comme une sorte de "provocation".
Enfin bref... nous sommes des êtres humains avec des pulsions, et je trouve que la société fait tellement pression que certains pulsions en deviennent "honteuse". Peut-être que pour vivre heureux il faut relativiser et dire merde à la société et ses codes de morale à la con.
Je suis tout à fait d'accord avec Norma !
Quand on fait un plan cul, il peut arriver que certains mecs veulent jouer des rôles (genre soumis/dominés etc) mais la plus grosse majorité du temps, quand on fait un plan cul on ne joue pas un rôle.
On rencontre une personne, dans la réalité ou sur le net, on a une envie de sexe mutuel et on le fait.
En général d'ailleurs, le sexe ça vient naturellement, c'est toujours mieux quand on se laisse guider par ses envies ce qui implique donc qu'on reste soit-même et non qu'on joue un rôle.
En ce qui concerne les couples gays qui durent, ça existe.
Et même des couples ou les deux partenaires sont physiquement différent.
Les couples que tu décris lorsque tu parle des bears qui sortent avec des bears, ou des "bogosses" avec des "bogosses", c'est le fait d'une minorité VISIBLE.
Peut-être que beaucoup de couples gay ne sortent pas dans le "milieu" et sont donc moins visibles.
Evidemment pour ça il faut sortir du microcosme du "milieu" de la nuit, où là je pourrais à la rigueur te rejoindre un peu dans le sens où ce sont surtout les apparences qui priment (et encore, je ne suis même pas sûr d'avoir moi aussi des préjugés sur la question).
Il faut aussi prendre en compte le fait que les hétéros sont bien plus majoritaires que les homos, ce qui fait qu'un ou une hétérosexuelle à plus de chance qu'un ou une homo de tomber sur la bonne personne.
Ceci dit, il y a quand même assez de cas de couples mariés qui divorcent pour se dire que les problèmes de couple sont loin d'être l'apanage des homosexuel(le)s !
En ce qui concerne le fait que les relations entre homos tournent beaucoup autour du sexe :
Les hétéros qui pensent BEAUCOUP au cul, on en trouve beaucoup et parfois ce n'est pas tant l'orientation sexuelle qui détermine cet appétit sexuel que les hormones.
Un(e) ados-jeune, qu'il/elle soit homo ou hétéro est tiraillé par les hormones, il/elle a très souvent envie de cul.
Seulement il y a cette rumeur persistante qui voudrait que les femmes sont des princesses qu'il est difficile d'aborder pour le cul, et quand elle veut bien elle passe souvent pour une salope ou une cochonne.
On peut comprendre alors que d'un côté beaucoup de jeunes mecs hétéro hésitent d'aller aborder la gente féminine, et que de l'autre les jeunes femmes soient un peu réticente à avoir des relations sexuelles.
Alors quand on est entre homo, il n'y a pas cette barrière et je pense que pour cette raison, les plans cul sont plus courant chez les homos que chez les hétéros.
Cependant, le plan cul entre hétéros, ça existe, c'est même beaucoup plus fréquent qu'on ne le pense.
Et par ailleurs, les jeunes hétéros sont de plus en plus débridés.
Je pense aussi que le sexe à bien mauvaise réputation, on en parle un peu trop souvent comme quelque chose de sale et beaucoup de personnes ont tendance à voir les gens qui font des plans cul d'un mauvais oeil, j'aurais pourtant tendance à penser que tout les mecs qui jouent les vierges effarouchées quand on leur propose des plans cul mourraient d'envie de jouer plus souvent avec des zizouilles
Les plans cul, d'ailleurs, ne sont pas forcément exempts de tendresse et d'attention pour l'autre.
En fait les plans cul, il faut cesser d'avoir dans la tête l'image du mec qui va chez l'autre, le baise directe et repars sans même savoir comment sa pompe à jus s'appelle (je fais exprès d'être vulgaire hein !).
Un plan cul ça ne veut dire qu'une chose : deux personnes ou plus, qui ont envie d'avoir une relation sexuelle sans s'engager pour "la vie".
Et on peut donc trouver des plans cul de toute sorte, même par exemple ceux qui aiment discuter avec son partenaire, boire un verre, échanger de la tendresse, passer la nuit etc etc.
Dans les raisons aussi qui font que les gays ont peut-être tendance à passer plus souvent à l'acte sexuel, ça peut venir aussi de ce que Serge Hefez qualifiait de "bulle de paréxitation". C'est à dire que certains homos ont pendant longtemps refoulé leur homosexualité parcequ'ils ne l'assumaient pas, on refoulé leur pulsion et renié leurs attirances.
Ils se sont crée cette bulle dans laquelle ils ont complètement rejeté leurs pulsions et le jour où enfin ils assument et s'acceptent, cette bulle explose se lâchent carrément, certains ayant l'impression de vouloir rattraper le temps perdu.
Encore une autre raison à laquelle je pense, le fait que la relation sexuelle homosexuelle est mal vue par la société, et des homosexuel(le)s rejetés peuvent à mon avis passer à l'acte sexuel comme une sorte de "provocation".
Enfin bref... nous sommes des êtres humains avec des pulsions, et je trouve que la société fait tellement pression que certains pulsions en deviennent "honteuse". Peut-être que pour vivre heureux il faut relativiser et dire merde à la société et ses codes de morale à la con.
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Sycomore73
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Re: Couple gay Black and White
Nicofoto a très bien réagi: Norma a tout à fait raison de souligner la diversité des expériences qui "font" la communauté homo au-delà de la photo commerciale bourrée de stéréotypes. En effet, il y a plus de plans q chez les homos parce qu’on doit tracer notre propre route vu que nous sommes interdits sur les sentiers battus et rassurants. On s'affirme toujours en prenant des risques.
La question initiale de Qibyx (27 ans) est la suivante: "Y a t'il d'autre mec comme moi qui cherche un mec de couleur opposé ou une fille d'ailleurs ?"
Lloyd, 22 ans, "kiffes les blancs à fond" mais souligne que son désir est confronté au racisme anti-noirs qu'il observe au sein de la communauté gay. Il est choqué qu'une communauté aussi stigmatisée que les gays soient aussi racistes que les hétéros, et que les gays ne sortent qu'avec des jumeaux.
La communauté gay est certes marginalisée. Et une façon de résister à cette discrimination est de se construire une meilleure image de soi. C'est pour ça que l'image commerciale/vendeuse/rassurante dominante de la communauté gay en Europe semble être un idéal de relations entre hommes blancs, de classe moyenne, jumeaux et suivant le principe chrétien du partenaire unique jusqu’à la mort. Pour vaincre le complexe d’infériorité du marginalisé, il faut collectionner les aventures avec son propre miroir… Le processus est thérapeutique et, au même moment, pervers... Mais pas de la même façon pour tout le monde.
Je suis black/métis, 38 ans, ai vécu un peu ici, un peu là-bas. J’ai eu des relations avec un peu tout le monde dans chacun des endroits où j'ai vécu.
En France, je passe pour rebeu, métis, black ou latino... Aux US, je suis black, caribéen ou "blatino". Au pérou, je suis afro-péruvien mais en général brésilien. Au mexique, je suis caribbéen. En afrique du sud, je suis "capetonian" ou "colored", selon la région. Mon identité dépend de celle de mon partenaire et vice-versa. J'ai beaucoup joué avec ça.
Les "rôles" de dominant/blanc - dominé/black, ces rôles qui gênent tant de personnes de couleur, disparaissent relativement dans des relations entre personnes « de couleur », et les relations sont donc plus saines. Bien sur, il y a des problèmes qui se posent, mais plus celui de la relation coloniale strictement parlant. Entre colonisés, disons qu’on arrive à bien se comprendre.
Quand je vivais en France dans les années 90, 99% de mes partenaires étaient blancs.
Il était difficile de trouver des partenaires d'une autre couleur dans le milieu (dans ma ville, qui n'était pas Paris). Et quand j'en trouvais, ils jouaient tous à la chasse aux blancs, comme Lloyd et Qibyx qui jouent une sorte de safari inversé. Comme eux deux, je me concentrais donc sur les blancs qui, dans la grande majorité, me voyaient alternativement comme un objet décoratif rebeu, black, antillais, "épicé", etc... Je m'en contentais, c'était facile, je n'exigeais que de bonnes performances au lit.
Comme Lloyd et Qibyx, j'étais invisible. Etant métis et gay, j'étais doublement marginalisé (par les noirs chasseurs de blancs, les blancs, la sous-communauté blanche appelée « gay »)... Les miens en rajoutaient une couche en n'envisageant des relations qu'avec des blancs (du plan direct au plan amour éternel - bénédiction nuptiale - crédit - chiots et chatons).
Les choses ont radicalement changé quand j'ai commencé à vivre dans des endroits plus cosmopolites que le milieu gay français des années 90, dans des pays où la communauté gay avait déjà intégré une énorme quantité de non-blancs: du canada au sud de l'argentine, il s'en passe des choses...
Découvrir les immenses boites gay de Montréal où des gens de toutes les couleurs se draguent les uns les autres fait un bien fou (1er étage: reggae, 2ème: hip-hop, 3ème: musiques afro-caribéennes, 4ème: techno). Je vous passe les relations en Amérique du sud, aux US, et ailleurs avec des "non-blancs".
20 ans après, de retour en France, je trouve un pays plus cosmopolite, mais une communauté gay détruite par les problèmes économiques. Les unions "inter-raciales" existent, comme elles existaient avant mon départ derrière la façade dominante du « milieu » et de la pub. Par contre, j'ai l'impression que la société est plus raciste et plus homophobe qu'il y a 20 ans. Je peux me tromper.
Que puis-je répondre à Qiby et Lloyd?
1- le pire des ages pour nous: 20-30 ans.
2- oui, il y a des gens comme vous deux qui sont blacks et qui n'aiment que les blancs.
3- Tant qu'ils ne développeront pas une meilleure image d'eux-mêmes, ils ne seront jamais heureux. Le plus important est que nous arrivions à voir au-delà d'une culture dominante qui nous impose le blanc comme unique repère racial ou ethnique. Sortir du modèle d'attirance physique dominant est une forme de guérison du racisme que l'on internalise en grandissant dans ces sociétés européennes post-coloniales (mais toujours violemment colonialistes).
Et comment on fait ça? En lisant Frantz Fanon, par exemple. En ayant un meilleur rapport avec nous-même et les gens qui nous ressemblent (comme la thérapie commerciale blanche gay : osons regarder nos jumeaux dans les yeux). Tant qu'on ne sera pas en phase avec nous-même et qu'on cherchera notre salut dans un miroir raciste, nous serons à coté de la plaque et nous serons éternellement déçus par nos rêves de princes charmants qui ne s'intéressent à nous que pour nos membres gigantesques.
4- Mon profil d'homme "par défaut" il y a 20 ans: comme Qiby et Lloyd : blanc.
Mon profil d'homme idéal aujourd'hui:
-curieux et cosmopolite
-affirmé et courageux
-humaniste et solidaire
Le besoin d'être regardé ou touché pour se sentir validé, même par des racistes, on en guérit (et ça fait un bien fou). Après ça, on peut arriver à voir au-delà de la couleur de peau et développer des relations de qualité dans le respect mutuel. Se concentrer sur le blanc, c’est comme dire « je ne mangerai que des pommes jusqu’à la fin de mes jours » et passer à coté d’une salade de fruit monumentale…
Maintenant, un peu de bois vert pour ma pomme…
La question initiale de Qibyx (27 ans) est la suivante: "Y a t'il d'autre mec comme moi qui cherche un mec de couleur opposé ou une fille d'ailleurs ?"
Lloyd, 22 ans, "kiffes les blancs à fond" mais souligne que son désir est confronté au racisme anti-noirs qu'il observe au sein de la communauté gay. Il est choqué qu'une communauté aussi stigmatisée que les gays soient aussi racistes que les hétéros, et que les gays ne sortent qu'avec des jumeaux.
La communauté gay est certes marginalisée. Et une façon de résister à cette discrimination est de se construire une meilleure image de soi. C'est pour ça que l'image commerciale/vendeuse/rassurante dominante de la communauté gay en Europe semble être un idéal de relations entre hommes blancs, de classe moyenne, jumeaux et suivant le principe chrétien du partenaire unique jusqu’à la mort. Pour vaincre le complexe d’infériorité du marginalisé, il faut collectionner les aventures avec son propre miroir… Le processus est thérapeutique et, au même moment, pervers... Mais pas de la même façon pour tout le monde.
Je suis black/métis, 38 ans, ai vécu un peu ici, un peu là-bas. J’ai eu des relations avec un peu tout le monde dans chacun des endroits où j'ai vécu.
En France, je passe pour rebeu, métis, black ou latino... Aux US, je suis black, caribéen ou "blatino". Au pérou, je suis afro-péruvien mais en général brésilien. Au mexique, je suis caribbéen. En afrique du sud, je suis "capetonian" ou "colored", selon la région. Mon identité dépend de celle de mon partenaire et vice-versa. J'ai beaucoup joué avec ça.
Les "rôles" de dominant/blanc - dominé/black, ces rôles qui gênent tant de personnes de couleur, disparaissent relativement dans des relations entre personnes « de couleur », et les relations sont donc plus saines. Bien sur, il y a des problèmes qui se posent, mais plus celui de la relation coloniale strictement parlant. Entre colonisés, disons qu’on arrive à bien se comprendre.
Quand je vivais en France dans les années 90, 99% de mes partenaires étaient blancs.
Il était difficile de trouver des partenaires d'une autre couleur dans le milieu (dans ma ville, qui n'était pas Paris). Et quand j'en trouvais, ils jouaient tous à la chasse aux blancs, comme Lloyd et Qibyx qui jouent une sorte de safari inversé. Comme eux deux, je me concentrais donc sur les blancs qui, dans la grande majorité, me voyaient alternativement comme un objet décoratif rebeu, black, antillais, "épicé", etc... Je m'en contentais, c'était facile, je n'exigeais que de bonnes performances au lit.
Comme Lloyd et Qibyx, j'étais invisible. Etant métis et gay, j'étais doublement marginalisé (par les noirs chasseurs de blancs, les blancs, la sous-communauté blanche appelée « gay »)... Les miens en rajoutaient une couche en n'envisageant des relations qu'avec des blancs (du plan direct au plan amour éternel - bénédiction nuptiale - crédit - chiots et chatons).
Les choses ont radicalement changé quand j'ai commencé à vivre dans des endroits plus cosmopolites que le milieu gay français des années 90, dans des pays où la communauté gay avait déjà intégré une énorme quantité de non-blancs: du canada au sud de l'argentine, il s'en passe des choses...
Découvrir les immenses boites gay de Montréal où des gens de toutes les couleurs se draguent les uns les autres fait un bien fou (1er étage: reggae, 2ème: hip-hop, 3ème: musiques afro-caribéennes, 4ème: techno). Je vous passe les relations en Amérique du sud, aux US, et ailleurs avec des "non-blancs".
20 ans après, de retour en France, je trouve un pays plus cosmopolite, mais une communauté gay détruite par les problèmes économiques. Les unions "inter-raciales" existent, comme elles existaient avant mon départ derrière la façade dominante du « milieu » et de la pub. Par contre, j'ai l'impression que la société est plus raciste et plus homophobe qu'il y a 20 ans. Je peux me tromper.
Que puis-je répondre à Qiby et Lloyd?
1- le pire des ages pour nous: 20-30 ans.
2- oui, il y a des gens comme vous deux qui sont blacks et qui n'aiment que les blancs.
3- Tant qu'ils ne développeront pas une meilleure image d'eux-mêmes, ils ne seront jamais heureux. Le plus important est que nous arrivions à voir au-delà d'une culture dominante qui nous impose le blanc comme unique repère racial ou ethnique. Sortir du modèle d'attirance physique dominant est une forme de guérison du racisme que l'on internalise en grandissant dans ces sociétés européennes post-coloniales (mais toujours violemment colonialistes).
Et comment on fait ça? En lisant Frantz Fanon, par exemple. En ayant un meilleur rapport avec nous-même et les gens qui nous ressemblent (comme la thérapie commerciale blanche gay : osons regarder nos jumeaux dans les yeux). Tant qu'on ne sera pas en phase avec nous-même et qu'on cherchera notre salut dans un miroir raciste, nous serons à coté de la plaque et nous serons éternellement déçus par nos rêves de princes charmants qui ne s'intéressent à nous que pour nos membres gigantesques.
4- Mon profil d'homme "par défaut" il y a 20 ans: comme Qiby et Lloyd : blanc.
Mon profil d'homme idéal aujourd'hui:
-curieux et cosmopolite
-affirmé et courageux
-humaniste et solidaire
Le besoin d'être regardé ou touché pour se sentir validé, même par des racistes, on en guérit (et ça fait un bien fou). Après ça, on peut arriver à voir au-delà de la couleur de peau et développer des relations de qualité dans le respect mutuel. Se concentrer sur le blanc, c’est comme dire « je ne mangerai que des pommes jusqu’à la fin de mes jours » et passer à coté d’une salade de fruit monumentale…
Maintenant, un peu de bois vert pour ma pomme…
Dernière modification par Sycomore73 le ven. août 24, 2012 9:04 pm, modifié 2 fois.
Re: Couple gay Black and White
On peut coucher avec un inconnu rencontré dans un bar sans que ce soit "un plan" puisque pas prémédité ni rien, juste le hasard d'une rencontre qui vire au flirte qui vire au sexe si l'on est du genre adulte averti pas farouche pas peur de coucher dès le premier soir. Et ensuite, on se revoit ou pas. Et ça existe chez les hétéros comme chez les homos, c'est pas propre à une catégorie.Liber a écrit :Un plan cul, c'est quoi ? C'est une rencontre entre deux personnes qui, souvent, ne se sont jamais rencontrées auparavant, qui ne se connaissent pas et qui, malgré tout, vont baiser ensemble. Bref, c'est bien un rôle que chacun se donne, d'où le terme "plan". On planifie une rencontre, un lieu, une date et on se répartit les rôles. C'est historiquement et majoritairement gay puisque c'est le regard de la société vis-à-vis de l'homosexualité qui exige ces préparatifs, ces "plans".
Ensuite, on peut aussi faire des plans cul dans le sens qu'on organise une rencontre avec un inconnu, via un site spécialisé ou pas, avec répartition de rôle ou pas... ça se pratique pas mal dans la communauté homo, c'est vrai, mais les hétéros aussi, y a qu'à voir les sites spécialisés hétéro genre couples échangistes, plan sado maso, site pour hommes ou femmes mariés cherchant un plan cul hors mariage, etc. Les homos n'ont pas le monopole d'une vie sexuelle riche en émotions diverses.
Bref, gay n'est pas égal à plan cul comme hétéro n'est pas égal à sexualité pépère avec bobonne, faut pas être réducteur.
Excuse moi mais là, je me gausse ! Y a qu'à regarder les séries télévisées (notamment américaine) et voir l'image qu'on nous renvoie : les bogosse avec les belles filles, les black avec les black, les latino avec les latino, le quaterback avec la chef des pom pom girl. Bon, je stéréotype, les choses évoluent aussi à ce niveau là, mais bon, dire que les hétéros ne portent pas de jugement de valeur et que chez eux l'apparence ne compte pas, c'est un peu illusoire. Dans mon lycée en tout cas, les belles filles ne s'interessaient pas trop aux maigrichons boutonneux à lunettes, les mecs atlhétique avec une belle gueule, curieusement, remportaient davantage de suffrage...lloyd a écrit :Les hétéros ont certes leurs défauts mais eux, ne se permettent pas d'avoir des jugements de valeur.
Ensuite, vu que l'hétérosexualité représente la norme, y a forcément davantage de couples hétéros qu'homos donc davantage de modèles, de diversité, d'occasion de voir des couples "mal assortis" se former. Et bien sûr que la communauté homosexuelle n'est pas exempte de discrimination sur le physique et l'âge, c'est certain, mais faut pas non plus généraliser et attribuer ça aux homo uniquement. Les minets avec belle gueule se font draguer en boite tandis que les vieux et les pas beau restent sur la touche, mais je suis pas certain que ce soit très différent dans les boites hétéro...
Exposé de rire !!!! Dire à Norma qu'on ne vit pas dans un monde de bisounours, sérieux, c'est la meilleure de l'année !!!! Je kiffe !!!lloyd a écrit : Moi je te parle de faits réels et avérés ou alors réveille toi, parce qu'on ne vit pas dans un monde de bisounours la réalité elle est bien là.
Sinon, pour mon exemple personnel : j'ai rencontré mon mec une première fois à une gay pride, via et.alors. Rencontre simple et sans arrière pensée, d'ailleurs purement amicale. 2e rencontre chez lui lors d'un autre meating. C'est lui qui m'hébergeait et... oui, nous sommes passés à l'acte direct mais etait-ce un plan cul pour autant ? C'était pas prémédité ni rien, ça s'est fait comme ça et c'était sympa et ça a débouché sur une relation. On est ensemble depuis plus de 2 ans, peut-être encore un peu tôt pour parler d'un couple stable mais on fait des projets en commun, on ne couche pas à droite ni à gauche, on est fidèle. Est-ce qu'on est bien assorti ou mal assorti, je ne sais pas, c'est aux autres de le dire.
En tout cas, je ne me reconnais pas dans les modèles décrits par Lloyd.
Re: Couple gay Black and White
Tu sais il fut un temps ou je me disais que la couleur, les origines et les croyances religieuses de l'homme qui me mettrait le grappin dessus m'importeraient peu, car tout comme toi mon homme je le voyais cosmopolite loin des clichés et des préjugés. Cependant, j'ai fait le bilan de mes relations passées et je me suis rendu compte, que malheureusement les ex qui m'avaient traité avec plus d'égard tout en me donnant de l'amour étaient blancs. Je suis moi même sorti avec des antillais, pour ne pas dire avec des personnes ayant la même culture que moi étant moi même antillais mais surtout noir avant tout. Je me disais que ça allait paraître plus aisé, sans prise de tête, qu'aucune barrière culturelle allait venir nous gâcher la vie. j'ai vite déchanté lorsque je me suis rendu compte de la fourberie dans laquelle ils excellaient aisément et qu'ils m'en faisaient voir de toutes les couleurs. Pas une seule fois, ils m'ont montré qu'ils étaient sincères dans cette relation, pas une seule petite tendresse ou compréhension, des mensonges à répétition du grand art dans ce domaine et de l'hypocrisie à profusion.
Re: Couple gay Black and White
C'est parce qu'ils sont noirs.lloyd a écrit :Cependant, j'ai fait le bilan de mes relations passées et je me suis rendu compte, que malheureusement les ex qui m'avaient traité avec plus d'égard tout en me donnant de l'amour étaient blancs. Je suis moi même sorti avec des antillais, pour ne pas dire avec des personnes ayant la même culture que moi étant moi même antillais mais surtout noir avant tout. Je me disais que ça allait paraître plus aisé, sans prise de tête, qu'aucune barrière culturelle allait venir nous gâcher la vie. j'ai vite déchanté lorsque je me suis rendu compte de la fourberie dans laquelle ils excellaient aisément et qu'ils m'en faisaient voir de toutes les couleurs. Pas une seule fois, ils m'ont montré qu'ils étaient sincères dans cette relation, pas une seule petite tendresse ou compréhension, des mensonges à répétition du grand art dans ce domaine et de l'hypocrisie à profusion.
D'ailleurs, ils devaient avoir des odeurs corporelles, non ?
ironie.
Re: Couple gay Black and White
Ben moi, mon ex était arabe, d'origine marocaine, et entre nous y a eu de l'amour, de la complicité, du respect, de l'estime, qui dure encore aujourd'hui même si notre relation est terminée.lloyd a écrit :Tu sais il fut un temps ou je me disais que la couleur, les origines et les croyances religieuses de l'homme qui me mettrait le grappin dessus m'importeraient peu, car tout comme toi mon homme je le voyais cosmopolite loin des clichés et des préjugés. Cependant, j'ai fait le bilan de mes relations passées et je me suis rendu compte, que malheureusement les ex qui m'avaient traité avec plus d'égard tout en me donnant de l'amour étaient blancs. Je suis moi même sorti avec des antillais, pour ne pas dire avec des personnes ayant la même culture que moi étant moi même antillais mais surtout noir avant tout. Je me disais que ça allait paraître plus aisé, sans prise de tête, qu'aucune barrière culturelle allait venir nous gâcher la vie. j'ai vite déchanté lorsque je me suis rendu compte de la fourberie dans laquelle ils excellaient aisément et qu'ils m'en faisaient voir de toutes les couleurs. Pas une seule fois, ils m'ont montré qu'ils étaient sincères dans cette relation, pas une seule petite tendresse ou compréhension, des mensonges à répétition du grand art dans ce domaine et de l'hypocrisie à profusion.
Chacun son histoire, chacun son expérience.
Mais franchement, bien triste d'associer fourberie à une religion ou une couleur de peau. Mon ancien chef de service est un catholique pratiquant, excellente famille bien blanche qui va à la messe le dimanche (donc une espèce en voie de disparition^^): en dehors de ça, il s'est avéré qu'au boulot c'était un voleur, un menteur, un pervers, accusé de harcèlement moral (ses victimes préférées : les jeunes femmes célibataires un peu fragiles) plus quelques histoires d'attouchements sexuels pas très jolies. Evidemment, je ne fais pas d'amalgame, je ne réduis pas l'ensemble des catholiques pratiquants à ce triste personnage.
Essaie de faire de même : ce n'est pas parce que tu as eu des ex black qui se sont mal comportés avec toi qu'il faut assimiler ça à la couleur de leur peau et considérer que tous les black sont comme ça.
Des connards, y en a de toutes les couleurs, dans tous les pays, de toutes les religions et si tu nous envoies à la face qu'on est à Bisounours city, toi tu es clairement à Rascisteland.
(et je le dis calmement, hein^^ Inutile de me dire de ne pas monter sur mes grands chevaux.
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Sycomore73
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Re: Couple gay Black and White
Lloyd, c'est dommage de tirer des conclusions aussi définitives sur la vie à ton age. J'ai l'impression que tu laisses tes préjugés dominer ta vie affective. Relax un peu...