Je suis heureuse que tu aies un peu "progressé" dans ta vie sociale, notamment. Tu dois avoir l'impression de mieux gérer certaines choses (le premier post me faisais te représenter avec une vie qui se déglingue de tous côtés sans savoir quel côté gérer en premier).
Les nouvelles rencontres, c'est vrai que ça a un côté rafraîchissant, mais l'amitié qui en découle est un peu trop souvent éphémère (enfin, moi, j'trouve). Les mEAtings = le bon plan, apparemment. Moi, j'y suis allée et j'ai rencontré un prof d'origami vraiment charmant, la dernière fois Le problème, c'est que les rencontres, ça va souvent de manière exponentielle: plus tu rencontres des gens, plus ils te proposent de faire des trucs avec eux, où tu rencontres des gens, etc, etc. Faut enclencher l'engrenage, seulement. Parfois, avec un sourire, ça marche du tonnere. (Ouais, bon, c'est nul, mais pas si faux).
Yep, en fait c'est à ce paragraphe que je voulais répondre ! "Bonjouuur ! Je m'appelle Péronnelle et je n'ai jamais eu le moindre doute quant à mon orientation professionnelleEt puis, comme la question était aussi de savoir ce que j'allais devenir dans l'immensité cosmique intersidérale, là je dois dire que j'en suis toujours au même point (ou presque). Je suis tiraillé entre mes aspirations et, dirons-nous, les "pressions" d'ordre parental/familial. Je voudrais vraiment, d'ailleurs, avoir l'avis de quelqu'un qui a toujours su ce qu'il voulait. Je ne suis pas sûr, au fond, que ce soit plus positif et plus enrichissant d'avoir toujours eu une voie toute tracée. Mais quand même, ça doit bien exister?
Toujours est-il que face au découragement qui est le mien, et ce au grand dam de mes parents, j'ai arrêté d'aller en cours à la fac, pour me concentrer sur mon mémoire de recherches, et tenter peut-être de le sauver. Je n'aurai certainement pas mon année (rien que cette idée est assez dérangeante et difficile à accepter pour mon égo! ), mais je voulais tout de même terminer mon sujet qui me passionne, malgré un directeur de recherches absent qui ne fait pas son boulot, histoire de ne pas avoir un goût d'inachevé...
Mais pour ce qui est de la suite... Je me suis aperçu qu'en fait je tenais trop à l'art pour ne pas m'y consacrer en partie. Et ça, ça fait peur (non?). Surtout à mes parents, qui espèrent secrètement que je vais reprendre la fac après mon année de pause musicale prochaine (information fournie par ma sœur, efficace agent double), mais à moi aussi, puisque resurgit fortuitement mon complexe de jugement/anticipation: "de toute façon je ne vais pas y arriver/ça va être nul". Hum. On tourne en rond, je sais. Je dois avoir un problème d'éternel retour.
C'est nul de savoir exactement de quoi notre vie sera faite (même si on aime ce futur et qu'on s'en réjouit). Ca me manque, de me dire "Quand je serai grande, je travaillerai soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, soit en équipe, soit non, soit à l'étranger..." bien-sûr, y'a toujours une part de hasard et d'incertitude, mais l'aventure n'a plus vraiment sa place. J'ai parfois l'impression d'avancer sur une route toute tracée et je me demande si ça en vaut vraiment la peine, du coup.
Moi, qui ne suis pas une conseillère d'orientation et qui ne connais rien au monde du travail, je te dirais de suivre ton instinct et tes passions. Stadiiir terminer ton mémoire et te consacrer à la musique un petit temps, si j'ai bien compris. Si tu as envie de le faire, tu le feras avec plaisir, et tu le feras bien. Tu aimeras le mec que tu es et hop, engrenage de choses positives. C'est ce qui compte, non ? On peut comprendre tes parents, mais quelque part, ce n'est pas eux qui se farcissent tes cours, ni la culpabilité de peut-être louper une année consciemment... Mieux vaut avoir peur de ne pas y arriver, essayer et se planter, que de le regretter toute sa vie, selon moi.
Bon courage pour ton "vaste programme", alors
