Ici, un titre accrocheur.

Pour eux.
Péronnelle
Messages : 377
Inscription : dim. sept. 13, 2009 5:01 pm

Message par Péronnelle »

Bonne idée, de t'être répondu à toi-même, j'ai pu découvrir ton topic (et faire une pause dans mon boulot pour tout lire consciencieusement). Je voudrais d'abord dire que ta façon d'écrire te rend vraiment sympathique. T'es sûr que c'est la musique que tu veux faire ? :wink:

Je suis heureuse que tu aies un peu "progressé" dans ta vie sociale, notamment. Tu dois avoir l'impression de mieux gérer certaines choses (le premier post me faisais te représenter avec une vie qui se déglingue de tous côtés sans savoir quel côté gérer en premier).
Les nouvelles rencontres, c'est vrai que ça a un côté rafraîchissant, mais l'amitié qui en découle est un peu trop souvent éphémère (enfin, moi, j'trouve). Les mEAtings = le bon plan, apparemment. Moi, j'y suis allée et j'ai rencontré un prof d'origami vraiment charmant, la dernière fois Le problème, c'est que les rencontres, ça va souvent de manière exponentielle: plus tu rencontres des gens, plus ils te proposent de faire des trucs avec eux, où tu rencontres des gens, etc, etc. Faut enclencher l'engrenage, seulement. Parfois, avec un sourire, ça marche du tonnere. (Ouais, bon, c'est nul, mais pas si faux).
Et puis, comme la question était aussi de savoir ce que j'allais devenir dans l'immensité cosmique intersidérale, là je dois dire que j'en suis toujours au même point (ou presque). Je suis tiraillé entre mes aspirations et, dirons-nous, les "pressions" d'ordre parental/familial. Je voudrais vraiment, d'ailleurs, avoir l'avis de quelqu'un qui a toujours su ce qu'il voulait. Je ne suis pas sûr, au fond, que ce soit plus positif et plus enrichissant d'avoir toujours eu une voie toute tracée. Mais quand même, ça doit bien exister?
Toujours est-il que face au découragement qui est le mien, et ce au grand dam de mes parents, j'ai arrêté d'aller en cours à la fac, pour me concentrer sur mon mémoire de recherches, et tenter peut-être de le sauver. Je n'aurai certainement pas mon année (rien que cette idée est assez dérangeante et difficile à accepter pour mon égo! ), mais je voulais tout de même terminer mon sujet qui me passionne, malgré un directeur de recherches absent qui ne fait pas son boulot, histoire de ne pas avoir un goût d'inachevé...
Mais pour ce qui est de la suite... Je me suis aperçu qu'en fait je tenais trop à l'art pour ne pas m'y consacrer en partie. Et ça, ça fait peur (non?). Surtout à mes parents, qui espèrent secrètement que je vais reprendre la fac après mon année de pause musicale prochaine (information fournie par ma sœur, efficace agent double), mais à moi aussi, puisque resurgit fortuitement mon complexe de jugement/anticipation: "de toute façon je ne vais pas y arriver/ça va être nul". Hum. On tourne en rond, je sais. Je dois avoir un problème d'éternel retour.
Yep, en fait c'est à ce paragraphe que je voulais répondre ! "Bonjouuur ! Je m'appelle Péronnelle et je n'ai jamais eu le moindre doute quant à mon orientation professionnelle :D ". Les doutes, je les ai eus au début, en me demandant si j'allais y arriver. Tu as raison, quand je vois les gens qui doutent et qui font des études "ouvertes", souvent, je les envie.
C'est nul de savoir exactement de quoi notre vie sera faite (même si on aime ce futur et qu'on s'en réjouit). Ca me manque, de me dire "Quand je serai grande, je travaillerai soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, soit en équipe, soit non, soit à l'étranger..." bien-sûr, y'a toujours une part de hasard et d'incertitude, mais l'aventure n'a plus vraiment sa place. J'ai parfois l'impression d'avancer sur une route toute tracée et je me demande si ça en vaut vraiment la peine, du coup.

Moi, qui ne suis pas une conseillère d'orientation et qui ne connais rien au monde du travail, je te dirais de suivre ton instinct et tes passions. Stadiiir terminer ton mémoire et te consacrer à la musique un petit temps, si j'ai bien compris. Si tu as envie de le faire, tu le feras avec plaisir, et tu le feras bien. Tu aimeras le mec que tu es et hop, engrenage de choses positives. C'est ce qui compte, non ? On peut comprendre tes parents, mais quelque part, ce n'est pas eux qui se farcissent tes cours, ni la culpabilité de peut-être louper une année consciemment... Mieux vaut avoir peur de ne pas y arriver, essayer et se planter, que de le regretter toute sa vie, selon moi.

Bon courage pour ton "vaste programme", alors :) . Et n'hésite pas à passer plus souvent ^^
Avatar de l’utilisateur
Soubi
Messages : 3628
Inscription : lun. mars 20, 2006 11:23 pm
Localisation : Région parisienne
Genre : icone de genre garcon
Contact :

Message par Soubi »

magicalme a écrit :Et puis, comme la question était aussi de savoir ce que j'allais devenir dans l'immensité cosmique intersidérale, là je dois dire que j'en suis toujours au même point (ou presque). Je suis tiraillé entre mes aspirations et, dirons-nous, les "pressions" d'ordre parental/familial. Je voudrais vraiment, d'ailleurs, avoir l'avis de quelqu'un qui a toujours su ce qu'il voulait. Je ne suis pas sûr, au fond, que ce soit plus positif et plus enrichissant d'avoir toujours eu une voie toute tracée. Mais quand même, ça doit bien exister?
Je n'ai pas toujours su ce que je voulais mais une chose est sûr, tes aspirations passent avant les "pressions" et les attente de ta famille, car la seule chose qui soit sûr : c'est ta vie et non pas celle qu'ils aimeraient que tu ais (oui je sais c'est totalement bateau mais j'ai l'impression que tu n'en es pas convaincu :o)

A toi donc de faire ce que tu as envie quitte à les décevoir, au moins tu n'auras aucun regret par la suite.
Bub
Messages : 100
Inscription : lun. mars 08, 2010 8:39 am

Message par Bub »

Magicalme moi je ne vais pas t'apporter de conseils, tout simplement car en te lisant, j'ai l'impression que tu as fait mon portrait concernant la relation à autrui (au niveau pro je suis casé et mon boulot me plait !).
Et pour ma part, c'est rien que le fait d'aller vers les autres qui me fait peur : peur du regard, peur du jugement, etc.
J'essaie de faire changer un peu les choses, mais j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais... :cry:
sandoval

Message par sandoval »

En te lisant, j'ai l'impression que tu te dévalorises à mort!

Pourtant je ne te connais pas mais seulement en te lisant (l'écriture j'y suis sensible) je perçois un garçon sensible et réfléchi.

Alors?

Ton problème "d'éternel retour" est un cercle vicieux. Tu manques de confiance en toi, c'est tout.

Accepte de ne pas être parfait sur certains points.

Il y a quelque chose qui semble te bloquer alors que je suis sûr qu'il n'y a rien.

Bon mes conseils sont très limités et j'avais déjà voulu répondre à ton premier message mais je ne savais pas comment formuler.

Bon courage!
Moooooog

Message par Moooooog »

sandoval a écrit :En te lisant, j'ai l'impression que tu te dévalorises à mort!
Tu manques de confiance en toi, c'est tout.
Accepte de ne pas être parfait sur certains points.
Il y a quelque chose qui semble te bloquer alors que je suis sûr qu'il n'y a rien.
Tu as très certainement raison, mais ayant un peu les mêmes difficultés, ce n'est pas si simple que ça à surmonter. Déjà avoir conscience du problème et vouloir dépasser ce stade est un bon début. Mais il faut aussi trouver ses stratégies et méthodes pour surmonter cet état de blocage. Je connais ça dans mon quotidien et je dois me faire sacrément violence pour les dépasser. Et dès que ça touche quelque chose de très personnel comme la musique ou les sentiments, c'est inimaginable l'effort que je dois faire pour essayer de dépasser ces blocages...

magicalme, ce n'était pas forcément une mauvaise idée de tenter l'option psy mais c'est difficile de trouver le bon, celui qui arrivera à établir l'échange pour analyser tes blocages et t'aider à trouver de la méthode et du recul pour avancer. Celui que tu es allé voir n'était pas le bon si ça n'a rien donné au bout de 5/6 séances.

L'option chant ou théâtre me paraît une très bonne option s'il s'agit de cours qui t'amènent à avoir un échange individuel avec un professeur ayant de la psychologie. Je dois dire que mon prof de piano m'a fait régulièrement prendre conscience de points de blocage et a toujours eu la bonne réaction pour me faire avancer. Un excellent prof dans un art comme le chant ou le théâtre pourrait effectivement être très bénéfique.

Côté musique (et côté théâtre) tu pourrais aussi regarder côté cours d'improvisation pour apprendre à lâcher prise. Il faudrait d'ailleurs que je m'y mette au piano...
Rusalka
Messages : 3885
Inscription : jeu. sept. 04, 2008 6:35 pm

Message par Rusalka »

Moooooog a écrit : Côté musique (et côté théâtre) tu pourrais aussi regarder côté cours d'improvisation pour apprendre à lâcher prise. Il faudrait d'ailleurs que je m'y mette au piano...
Tiens, c'est bizarre, en ce qui me concerne, l'impro au violon m'est très difficile, et ce n'est absolument pas ça qui m'a aidée à débloquer ma timidité !
Par contre, les joutes vocales (chantées) du cours d'impro à la fac (pourtant pas le cadre le plus agréable, même en petit groupe de TD :? ) ont été formidables.
Répondre