Mais étant donné que tes parents sont au courant pour toi et pour vous deux, pourquoi tu ne l'inviterais pas chez tes parents pour les faire se rencontrer ? Il n'aura pas de coming-out à faire puisque tu l'as outé, ni à avoir peur de se faire rejeter puisque tes parents ont tacitement approuvé votre relation. Honnêtement, çà facilite vachement la tâche. Ton mec, il a besoin j'ai l'impression d'être mis en confiance et d'intégrer une "famille" où il puisse se sentir accepter par avance.
Et puis, cela ne lui implique nullement de devoir s'outer auprès des autres en faisant çà.
Ce serait une bonne idée si ce n'est le fait qu'il a 38 ans et qu'il aime le fils de 17 ans.
Perso, je serais amoureux d'un mec de 17 ans, ce qui pourrait très bien arriver vu mes préférences, je me sentirais hyper mal vis à vis des parents que je serais amené à rencontrer.
Si je prend mon cas personnel, le fait d'être attiré par des jeunes hommes qui ont plus de dix ans de différence avec moi me pose problème. C'est quelque chose qui peut être très difficile à assumer, et dans l'hypothèse où ce mec de 38 ans serais comme moi, le problème pourrait se situer en partie sur ce point.
looping3539 > Je ne m'attendais pas à ce que l'on complimente mon écriture en elle-même ! C'est arrogant de ma part mais ça fait plaisir à entendre, j'ai tout écrit d'un jet, nerveusement et je ne me suis même pas relu... à part il y a quelques minutes, d'ailleurs je m'excuse pour toutes les fautes d'orthographe et ses phrases nominales décidément trop nombreuses, mon prof de français serait furieux ! En tout cas merci de ton message, ça me fait plaisir. Chaque voix que j'entends ici, si je puis dire, m'aide à prendre un peu plus de recul.
les textes écrits sans relecture et sous le coup de la nervosité, pour vider son sac, sont toujours les plus beaux. Pour les fautes d'aurtograffe t'inquiète suis pas mieux
Bonjour à tous, pas mal de réactions à ce que je vois, je vais essayer à mon tour de réagir ! Je vais le faire dans le désordre depuis mon intervention de la veille, j'espère que je resterai clair.
Looping3539 > Je ne sais pas... dans tous les cas je déteste relire ce que j'ai fait ! C'est vrai que des fautes j'en fait beaucoup. Intégrons donc cela dans le charme et l'insouciance du récit !
Tinnitus > Oui il est plus vieux c'est vrai... nos visions des choses divergent sur certains points certes mais je dirais qu'étonnamment nos pensées convergent, et ce, bien plus qu'on ne pourrait le croire. Je n'ai fait que relater nos divergences en ce lieu mais bien sûr je pourrais vous faire part de tous nos instants de joie partagée, tous nos points communs et ce que j'ai appelé des "ponts générationnels" qui font que je suis bien plus proche avec lui qu'une quelconque personne de ma génération. Je pense qu'en effet je vais devoir peut-être me faire soigner. Mais il faut savoir qu'il ne prend qu'une part dans mes problèmes de santé. J'ai aussi d'autres problèmes qui génèrent du stress, un comming out récent ou une situation familiale devenue ingérable depuis peu, je ne mets pas tout sur son dos.
Nicofoto > Je réagis d'abord à toi avant tkf. Tu vises juste. C'est son cas. On en avais parlé ensemble avec lui. Pour ma part l'âge je m'en fiche royalement mais pour lui c'est tout à fait différent. Alors que je passerais pour un naïf complètement débile et facilement manipulable, lui porterait le lourd rôle du pervers manipulateur aux tendances presque pédophiles (il ne faut pas oublier qu'à l’heure actuelle je suis toujours vierge et lui aussi... on a pas vraiment fait l'amour). Il n'était pas prêt pour une relation car dépressif et moi non plus je pense car en pleine crise d'adolescence... mais des sentiments ça ne se force pas, ça explose ! Je suis tombé amoureux et lui aussi. On a lutté pour renier nos sentiments mais nous n'y sommes pas parvenu, on a pesé le pour et le contre, on a tenté notre chance, c'est tout. Et puis il y a eu cette alchimie, croyez moi quand je vous dis que l'âge ne se ressent plus du tout en amour. On est juste en harmonie. Et puis il avait besoin de ressortir de toutes ces années de dépression qui gangrenaient, j'en reparlerais plus tard dans mon message.
tkf > Attention roman en perspective ! Bon je vais devoir réfléchir sérieusement à consulter un professionnel alors. Je dois avouer que je déteste cela, aujourd'hui la psychologie est devenue la panacée universelle... enfin c'est un autre débat ça ! Le "il m'aime, je l'aime" est la seule chose pour laquelle j'ai réfléchi avant d'écrire mon histoire. Mon intention est de marteler, ce sont les seuls moments où je suis objectif dans mon récit. Quand il a prononcé le mot "rupture", ceux qu'il a utilisé juste après furent "je t'aime"... mais m'a-t-il quitté "parce qu'il m'aime" ou "alors qu'il m'aime" ? Si je le répète autant c'est aussi pour me déculpabiliser... je ne le montre pas assez quand j'écris mais je suis invivable, surtout dans les débuts. Je doutais tout le temps, j'étais très jaloux, j'ai pour habitude de dire que "le premier amour apprend à aimer". Jusqu'à cette fameuse rencontre, j'étais toujours dans le doute et je comprends qu'il puisse se vexer que j'ai pu douter de ses sentiments. Je ne m'en suis rendu compte que quand j'ai vu cet homme qui me dévorait des yeux et qui débordait d'amour à mon égard. Justement, ce que vous dites avec Nicofoto je ne l'ai compris que plus tard. Cet homme est fou amoureux mais fonctionne juste différemment, c'est encore plus marqué dans une relation longue distance où seuls les mots peuvent être des témoignages d'affection. mais quand je l'ai rencontré j'ai rencontré un tout autre personnage, il était passionné, attentif, on était pareil pour le coup, sans cesse à chercher l'attention de l'autre, à le séduire, d'où cette harmonie, cette "fusion" (j'aime beaucoup le terme). C'était fantastique car au contraire de certains couples qui se rencontrent sur internet par exemple, qui ont des échanges passionnants et débordent d'affection mais dès qu'ils se rencontrent c'est la désillusion, nous n'étions en harmonie que en présence de l'autre, tous les doutes et querelles s'évaporaient. Mais je sais qu'il m'aime, et très fort. Nous fonctionnons juste différemment et c'est important la différence dans un couple, d'ailleurs sa façon d'aimer est peut-être même plus saine et plus intense que moi, qui sait ? J'ai appris à le décrypté, mais tardivement...
Parlons de lui maintenant... il me l'a longtemps caché mais il manque énormément de confiance en lui en effet. Il est très passif dans la vie. Moi j'ai essayé de l'aider à redynamiser tout ça, sur le plan professionnel par exemple où je lui ai prouvé qu'il faut savoir forcer les choses et résultat il a eu une promotion. J'ai toujours essayé de manifesté de l'enthousiasme, en même temps comment ne pas l'être en sa présence ! Il faut savoir qu'il a un passé très lourd. L'acceptation de son homosexualité s'est très mal passée car il l'a reniée... à l'aube de la vingtaine il est tombé amoureux d'une femme... mais bien sûr c'était une relation fragile, c'était plus un amour intellectuel et platonique. Alors qu'il était avec elle son père est mort, il avait 23 ans. Il a bien sûr déprimé et sa compagne ne l'a pas soutenu, il a perdu son travail puis trois mois plus tard c'est sa mère qui est morte. Tout cela en à peine trois mois. Et j'ai l'impression qu'en 15 ans il n'a pas tant évolué... même appartement, même orientation professionnelle, mêmes lieux, mêmes idées noires... et j'ai débarqué, je lui ai "retourné l'esprit" comme il a l'habitude de dire. Je lui ai montré qu'il pouvait faire de moi le plus heureux des hommes, ce que je fus grâce à lui. J'ai voulu lui donner de l'enthousiasme, des rêves, des projets, de l'espoir... peut-être que ça lui fait peur. Je voudrais tellement pouvoir l'aider. J'ai tellement été égoïste ces derniers mois que je n'ai rien vu. Si mon état physique laisse à désirer le sien est encore pire. Il ne me l'a dit que très tardivement mais il a enchaîné les arrêts maladie après mon coup de gueule de juin. Quand on s'est reparlé il était encore plus dévasté, je voudrais tellement l'aider, je culpabilise tellement. J'avais envie de le mettre entre chaque phrase : à quel point il est fantastique.
Il faut que je rajoute un détail sur cette fameuse déclaration d'amour de juillet... je n'ai pas eu le temps de la faire, j'ai tout de suite vu qu'il allait mal alors je l'ai écouté et face à son désarroi j'ai forcé les choses et il a prononcé le mot "rupture"... mais tant de choses sont restées en suspens, des promesses, des déclarations d'amours, de témoignages d'affection... en fait juste avant cette "rupture" (ce mot me tue) il m'a dit "je t'aime" et c'est le seul moment où j'ai flanché et je lui ai dit "moi aussi je t'aime".
Maintenant il est temps de faire une grosse grosse clarification. Mes parents connaissent mon bel allemand, ils savent qui il est mais ignorent tout de la relation amoureuse. Je leur ai appris récemment que c'est avec lui que je passais mon temps à parler. Ce que je disais en réalité c'est qu'ils se sont montrés étonnamment compréhensifs en ce qui concerne le fait d'avoir un partenaire plus âgé. Ils le voient bien au quotidien, la plupart de mes amis sont plus âgés et c'est pareil en amour. Alors ils sont dans l'optique "si tu l'aimes et si il t'aime on acceptera". Mais à lui ça lui fait peur, ce n'est pas sa réaction exacte mais il a dit quelque chose comme "je suis incroyablement fier de toute la volonté et le courage que tu emploies pour faire avancer notre relation et faciliter les choses mais j'ignore pourquoi, même si je t'aime plus que tout, je ne veux pas ça". Pour son comming out c'est pareil, il dit que ces proches et ses amis seraient très compréhensifs mais "il n'est pas prêt". A chaque fois ce sont ses mots.
Voilà j'ai réagi à chacun.
Je voulais vous prévenir que je partirais en vacances demain, sans aucun accès internet et j'ai effacé son numéro de portable en me forçant à l'oublier, ainsi je ne pourrais pas le contacter. C'est pour moi l'occasion de m'amuser, de danser, de jouer les dépensiers et les gloutons ! ^^
Lui aussi est parti il y a quelques jours. Je suis vraiment content d'avoir réussi à ne pas le contacter jusqu'à aujourd'hui. Avec l'épreuve des dernières semaines, vu son état, il ne fallait absolument pas que je le trouble en le dérangeant et que je sois un peu altruiste pour une fois. Mais voilà... le fait est qu'il me manque énormément et mes sentiments à son égard demeurent immuables... je ne peux pas me passer de lui, c'est impossible... chaque jour qui passe j'ai l'impression de l'aimer davantage, au moindre détail, aussi insignifiant soit-il, qu'il s'agisse d'un mot ou d'un chiffre en particulier, je pense à lui.
J'ai donc pris la résolution de le contacter après mes vacances, dès que je serais rentré. Le but de mon message ne serait pas de provoquer de nouvelles insomnies de sa part. Je ne veux pas lui faire part de mon état pour faire du chantage affectif puéril. Je voudrais lui écrire un message, simple, doux et spontané... je suis vraiment désolé, je sais que certains me blâmeront ici pour mon manque de bravoure et de force. Mais j'ai besoin de lui. Je dois lui montrer à quel point il est merveilleux.
Mais rien est sûr, la mer me portera conseil, je pourrais relâcher toutes cette pression, prendre du recul et méditer. Je m'autorise une ultime faiblesse, j'ai besoin de sa photo avec moi...
Surtout n'hésitez pas à réagir, ici même ou pourquoi pas via message privé. je recevrais cela avec plaisir et intérêt, soyez en assurés. A mon retour je vous tiendrais au courant et je vous dirais ce qu'il en est c'est promis.
Je reste tout de même présent ce soir mais je ne me sentirais pas la force d'écrire des messages aussi longs de nouveau ! ^^
Tu sais, le psy, j'y pense surtout à cause de l'anorexie qui se rajoute pas dessus et qui te provoque des malaises répétées et nombreux. On guérit rarement de l’anorexie tout seul.
Désolé d'avoir cru que tes parents étaient au courant pour vous deux, je ne sais pas pourquoi, il me semblait l'avoir lu, et deux fois qui plus est lors d'une relecture, et puis là, plus rien
M'enfin bon, çà ne change pas fondamentalement les données du problème. Finalement, il y a deux principales options : soit vous casser, soit vous consolider votre couple. Vu comment votre séparation vous rend malades tout les deux, et n'est pas désirée de toute façon, pour moi, je fais alors le pari de la consolidation. Mais c'est peut-être aussi que finalement au fond de moi, malgré ma grosse carapace, je suis un peu romantique.
Mais bon, c'est vrai que là, lui, c'est comme si je me le visualisais dans une lande austère, au bord d'un précipice qui le sépare d'une prairie verdoyante où la vie est plus douce. Et il a beau être attiré par cette prairie, la peur de franchir le précipice l'en empêche. Cela va en prendre, du temps, pour qu'il ose enfin s'affranchir de sa peur de franchir ce précipice. Vu sa passivité, ton rôle serait en tout cas de construire un pont, le sien serait d'accepter de le franchir. Mais, cela va prendre du temps. Est-ce que vous allez supporter tous les deux ce temps d'attente ? Là est la question.
Bon, bonne vacances mon petit banaman et prends soin de toi.
Et voilà ! 9 mois de lecture !
Bon, il faut prendre en compte le fait que j'écris à 01H00 du matin et que je suis fin plein (je rigole).
Inutile de préciser que tu l'aimes à la fin de ton message, la façon dont tu as écrit ce récit nous transporte dans cet amour (bon t'en as peut être rien à foutre qu'on te parle de ta façon d'écrire puisque le problème c'est le sujet de cet écrit).
Je pense que cet amour est en train de (vous) te détruire. Souviens toi que peut importe dans la situation dans laquelle tu te trouves tu dois te faire passer en priorité car personne ne le fera pour toi. D'après ce que tu dis tu es en train de tomber malade. Je pense qu'un psy serait une bonne solution, ça n'engage à rien, et puis si écrire sur ce forum te fais du bien, en parler et mettre des mots sur ce qu'il t'arrive ne pourra que t'aider.
Pour ce qui est de la gestion de ton amour je suis plutôt d'accord avec l'analyse de Zphyr (je n'ai pas lu toutes les réponses), mais je pense sincèrement que tu dois rationaliser ta relation avec cet homme. Généralement soit on pense avec le cerveau, soit on pense avec le cœur. Je pense que le souci c'est que tu dose mal les deux.
Et il faut se rappeler que même si vous vous aimez, vous êtes deux individus différents. L'amour c'est avoir les mêmes envies au même moment et être prêt au même instant... Autant dire que ce n'est pas évident. Je pense qu'il faut être plus tolérant avec lui et être patient.
J'ignore si mon topic est toujours suivi mais je tiens tout de même à mettre un point d'honneur à réagir et à vous tenir au courant. J'avais dans l'idée de vous narrer mon séjour comme je l'avais fait à l'origine, en vous faisant part de mes sentiments personnels de façon chronologique mais ça serait bien trop ennuyeux et rebutant pour vous je pense. Alors je vais adopter un style "vrac". Je m'occupe de cela dès demain mais je dois avouer que je suis exténué, je viens tout juste de rentrer et j'ai besoin d'une bonne nuit de sommeil.
Je vous raconterais tout cela à mon réveil, promis ! Et j'espère que de votre côté vous allez bien.
Voilà c'est parti. Finalement je vais vous faire un récit comme j'avais fait auparavant, certains faits paraîtront inutiles mais le besoin de parler l'emporte. Comme d’habitude je vous préviens, c’est fastidieux à lire. Je vais remonter à la veille de mon départ.
3 août 2012 :
C’est la veille du départ, la préparation des valises. Il me manque terriblement mais je tiens bon, il faut que je le laisse tranquille pour qu’il puisse se reposer et récupérer, c’est urgent. C’est la dernière étape de ma résolution, j’efface son numéro de portable pour m’isoler de lui. Je m’autorise une seule faiblesse, je prends toutes les photos que j’ai de lui avec moi, je ne pourrais pas m’apaiser sans cela.
Seulement voilà il se passe des évènements inquiétants depuis quelques jours qui prennent de plus en plus d’ampleur. Mon cœur, et ce n’est pas une métaphore, me fait souffrir. Les personnes autours de moi l’entendent battre, seulement ce ne sont pas des pulsations qu’ils perçoivent mais un étrange bruit creux. La douleur est terrible et atteint ma nuque que je ne peux plus bouger. Peu à peu elle serpente le long de ma colonne vertébrale pour atteindre le dos de bas en haut, en dernier lieu c’est mon bras gauche qui est endolori. La douleur demeure douleur en temps normal mais par moment il s’agit de véritables paralysies. Je n’en parle pas, l’ambiance ici est exécrable. Mon père et mon frère sont contre moi. Depuis deux ans mon frère s’est enfermé dans son mutisme. Il le brise ce soir. Il me dit que je suis égoïste et arrogant. Alors c’est ce que pense les autres quand ils me voient ? Ils voient un être égoïste et arrogant ?
Je vais me coucher tôt mais je ne dors pas.
4 août 2012 :
C’est le jour du départ. Il me manque. Je parle de la douleur à mes parents. Il me manque. J’entends le mot crise cardiaque, ça me fait peur. Il me manque. Car il se trouve que j’ai quelques fragilités cardiaques à la base, mais rien de bien lourd. Il me manque.
Le voyage est interminable. Il me manque. Les douleurs sont exacerbées. Il me manque. On part tôt et on arrive tard. Il me manque. Je suis assailli par une avalanche de doutes… et s’il avait rencontré quelqu’un ? Il me manque. Et si cette personne était mieux que moi ? Il me manque. Et s’il s’était rendu compte de l’enfer que je lui fais subir ? Il me manque.
Est-ce que je lui manque ?
5 août 2012 :
Une question rythme ma journée : « ça va pas ? ». Mes parents ne comprennent pas mon état, ils sont très inquiets. Ma mère en vient à me demander si je désire rentrer. Je décide de m’isoler de mes parents pour la journée, je ne veux pas entacher leur séjour. Je pars à la plage, je réfléchis beaucoup. Conclusion : je dois me ressaisir. Devant mes parents j’essaie d’être enthousiaste et insouciant mais c’est fatiguant, ils s’en rendent compte je pense.
Sourire sur les photos…
Je remarque une chose. On me regarde d’une façon bien étrange dans la rue. C’est comme de la surprise mêlée à de la peur et de l’effroi. Je me regarde dans un miroir en rentrant, je scrute mon reflet, j’ai la même réaction, le dégoût en plus. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même, j’ai des cernes, le teint pâle, au mieux je ressemble à un cadavre.
Je pense énormément à lui. Il me manque. Tout chez lui me manque. Je vis ce séjour comme un véritable blason, je repense à chaque détail de lui, ses lèvres, ses yeux, sa voix, ses mains, son humour, son sourire… ses larmes…
Je décide de faire ce qui m’a toujours détendu. Je lis. Entre deux plongeons dans la piscine je lis Madame Bovary. Ce livre me trouble au plus haut point. Je ressemble tellement à Emma sur certains points que s’en est déroutant. C’est un vrai choc pour moi. Si je ne veux pas périr de cet arsenic que je m’inocule moi même et que j’appelle communément « amour » il va falloir changer et prendre du recul.
Je me couche mal en point, les crises d’angoisses se succèdent. Je pense à lui. Son odeur, la douceur de sa peau, son rire, son souffle… je t’aime…
6 août 2012 :
L’ami de doctissimo dit qu’il a besoin de réflexion, à savoir s’il désire que l’on reste ami ou non. Il est fragile, ne veux pas souffrir de mon état et de mes choix. C’est quelqu’un de lucide, je m’y pllie à contrecœur. Je me retrouve avec une épée de Damoclès au dessus de la tête, à son bon vouloir je suis encore son ami ou alors je ne deviens plus rien. Une dose de stress supplémentaire. Les douleurs s’intensifient.
On passe toute la journée dehors faire les boutiques. Je n’en peux plus. Moi qui suis pudique de nature je fonds en larme en pleine rue, sous des regards, soit surpris, soit réprobateurs. Est-ce qu’il m’aime encore ? Je t’aime tellement… et toi… Ma mère me demande de lui dire ce que je lui cache. Je suis pris en étau. Je ne peux pas lui parler de cette relation, il ne le voudrait pas. Je garde tout pour moi, j’étouffe.
Je veux parler.
Je dois parler.
Je dois lui parler.
Je me maudis pour toutes ces résolutions que j’ai prises.
Je me couche avec son image en tête. Tant de souvenirs s’emmêlent. Notre premier baiser devient le dernier. Son souffle se mêle au mien. Les odeurs se mélangent, se confondent, celles de deux corps qui luttent pour fusionner. Son bonheur devient mon désespoir. Ses angoisses deviennent source de ma folie. La musique bourdonne. Les promesses sont oubliées. Les souvenirs sont escamotés. Les espoirs se muent en peur. Le sommeil devient mortel et l’ennui vital.
Pour la première fois depuis longtemps j’arrive à dormir un peu, non sans agitation.
7 août 2012 :
Mon cœur bat fort, impulsions.
Il bat pour me tuer. J’ai l’impression d’être en pleine apoptose. Je dois agir, et vite. Je n’en peux plus, la douleur est trop forte, le moindre mouvement devient lacérant, et immédiatement, mon cœur rappelle mon corps à l’ordre.
Mon cœur bat fort, impulsion.
Il bat pour lui. J’ai l’impression de ne jamais l’avoir tant aimé. Je dois agir, et vite. Je n’en peux plus tant il me manque. Au diable les résolutions inutiles, les promesses vides de sens. Je dois le contacter, par tous les moyens, je suis prêt à tout.
Je me décide. Les minutes défilent et je réfléchis. J’écris un message à son attention… mais comment l’envoyer ? Si j’ai réussi à forcer l’oubli de son numéro de portable, je me souviens toujours de son mail. Je m’en remets à mon meilleur ami, j’ai confiance en lui. Mais je dois être prudent, il ne connait rien de cette relation. Dans ce message je lui dis que j’ai besoin de lui parler et que le plus faible de nous deux ce n’est pas lui. Je m’excuse et lui donne mon numéro de portable. Je lui demande de faire un choix, soit se détendre, soit me recontacter. Pour que mon ami ne se doute de rien je fais en sorte que le message soit vague et chargé de doubles sens.
Impulsion, c’est envoyé.
Mais seulement voilà, je me relis et le vague devient synonyme de froid et les doubles sens sonnent comme des sarcasmes.
Néanmoins je me sens soulagé. Je lui tends la main. Il en fait ce qu’il en veut. Cela demeure une décision pernicieuse. Maintenant je reste suspendu à mon portable à traquer un message de sa part.
Je regarde. Rien. 5 minutes après. Toujours rien. 10 minutes. De nouveau rien. Je vais me coucher, je regarde une dernière fois. Rien. Je me réveille une heure après, je regarde, rien. Je lui trouve mille excuses et essaie de dormir. Il est minuit et toujours rien.
8 août 2012 :
Minuit et une minute : toujours rien. Je continue farouchement à guetter. Je m’endors tard, dans un sommeil dénué de tout rêve.
Aujourd’hui est un jour au goût doux et amer à la fois. Mes douleurs s’estompent, j’ai encore mal au cœur mais je n’ai plus rien à ma nuque, mon bras ou mon dos. Cependant elles sont supplantées par l’attente… a-t-il reçu mon message ? M’aime-t-il encore ?
Je ne sais rien, je ne sais plus rien.
Je suis rien, je ne suis plus rien.
Je retrouve Emma. Ces ressemblances me troublent de plus en plus. Je m’aperçois de mes erreurs, mon amour est très destructeur. Flaubert aurait-il copié sur moi ? Suis-je atteint de bovarysme ?
J’ai bronzé.
9 août 2012 :
Une journée un peu plus joyeuse. Je me fais à l’idée qu’il ne désire pas me répondre mais les doutes subsistent. Je me demande. Que c’est-il passé pendant mon absence en juillet, jusqu’à mon retour ? Pourquoi un changement aussi rapide ? Qui est-il ? Où est-il ? A quoi pense-t-il ? Est-ce qu’il m’aime encore ? Est-il soulagé de cette rupture ?
La journée passe, lentement. Néanmoins je le vois bien, je vais un peu mieux.
Le soir on va au restaurant. Il y a une très bonne ambiance au restaurant. A chaque rue correspond à un monde à part entière, avec ses lumières, ses mélodies. Dans le restaurant, face à la mer, résonne un air de valse. Je repense à Emma pendant son bal. Je l’imagine dansant, glissant, parmi les autres cavaliers dans un décor qui exhale l’opulence. Elle danse si intensément qu’elle ignore si c’est elle qui tourbillonne ou toute cette argenterie, toutes ces personnes, toutes ces meubles virevoltent autour d’elle. Et ce, jusqu’à ce qu’à ce qu’elle repose ses pieds sur le parquet lustré, dur retour à la réalité. Ma mère m’arrache de ma torpeur, quand je me « réveille » on a fini de diner, les musiciens sont repartis. Mes parents posent sur moi un bien curieux regard.
« Ca va pas ? »
10 août 2012 :
Je décide de placer cette journée sous le signe de l’altruisme. J’achète des cartes postales. Je décide d’écrire à tous mes amis qui ne vont pas bien. Un ami qui se sent un peu seul, une autre qui vient d’essuyer une rupture… j’hésite à écrire à « l’ami de doctissimo » qui a quelques problèmes santé en ce moment… mais s’il prend la décision de mettre fin à nos échanges avant de recevoir ma carte… j’aurais l’air bien bête, je veux dire, plus qu’à l’accoutumé.
Je me sens fébrile… les doutes m’envahissent davantage.
Je me couche et je suis perdu. Je m’accroche à ma bouée : les photos… C’est qu’il est beau mon allemand… je décide d’écouter un peu de musique pour me détendre. Impossible. La majorité des morceaux ont un lien avec lui, je pleure.
11 août 2012 :
Je décide d’appréhender cette journée différemment. Peut-être que je l’idéalise trop. Aujourd’hui je vais faire l’inverse. Je fais une liste de défauts, de tous nos mauvais moment (il y en a toujours, il en faut pour mettre en valeur les bons). Rien ne fonctionne. Je l’aime toujours. Chaque jour il me manque un peu plus. Je me sens si creux… je t’aime tellement, comment dois-je lui dire ? Et lui, tu m’aimes ?
12 août 2012 :
Je ressens une certaine lassitude. Comment interpréter son silence ? C’est le temps des regrets. Nos baisers, nos câlins, toutes ces caresses verbales et corporelles… Ma peau semble si rêche sans ses mains dessus, et ma bouche si sèche sans ses lèvres pour me prouver le contraire…
Le soir sur la plage j’aperçois un couple étonnant. Un couple homosexuel. L’un doit avoir la quarantaine quand à l’autre il doit avoir mon âge, si ce n’est moins. Ils s’embrassent, ils se tiennent la main, ils s’enlacent.
La jalousie a le goût amer de mes larmes.
13 août 2012 :
A mon réveil mes parents éclatent de rire. Je ne comprends pas pourquoi… ils me répondent que j’ai bonne mine. C’est vrai, je sourie. J’ai perdu mes traits cadavériques, mon visage n’est plus creusé… mes yeux ne sont plus cernés. Et pourtant…
J’angoisse plus que jamais. Parle ! Je t’en supplie parle ! Même si c’est pour m’insulter je m’en fiche : parle !
Je joue les dépensiers. On part faire les boutiques dans une grande ville voisine. On s’arrête à la terrasse d’un restaurant pour déjeuner. Un serveur me drague, pensant que je suis majeur. On s’arrête boire un verre l’après midi, ça recommence. Un autre serveur me drague… d’un côté ça me réchauffe le cœur et me fait plaisir… mais ils sont si fades à côté de lui, à côté de toi mon amour.
Mais je remarque une chose… je n’ai plus mal… nulle part…
Serais-je en train de me ressaisir ?
14 août 2012 :
Toujours pas de nouvelle… c’est difficile à supporter… alors je martèle le blason dont il est la muse…
Aujourd’hui c’est une fille qui vient me draguer.
Je finis Madame Bovary. Ce livre est sublime tant il est corrosif. Le serais-je également ?
Tout s’agite. Quel jour sommes nous ? Où suis-je ? Je me réveille au printemps, déjeune en été, me couche en automne et dors en hiver.
Mon père est contre moi, comme d'habitude, mais aujourd'hui encore plus. C'est quelqu'un de paranoïaque alors quand il est à mes côtés il se met en colère pour des bêtises que je n'ai pas fait et que je ne ferais jamais. Dans la journée, sans raison, pour avoir simplement ouvert une fenêtre, je me fais traiter de "gros con". De la part de mon père ces mots font mal, très mal. Peu importe ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense, ce que je tente, tout ce que je touche est condamné à partir en fumée.
15 août 2012 :
C’est le retour. Un retour moins pénible que l’aller mais je suis content de rentrer à la maison, dans un univers familier.
Je suis très fatigué. Je réfléchis. Je dois lui écrire. mais je suis résolument trop fatigué.
16 août 2012 :
L’épreuve tant redoutée arrive. La balance. 55 kg ! Je suis euphorique, j’ai retrouvé l’appétit et mon corps approuve. Plus de douleur, plus de fatigue. Mon cœur ne bat la chamade que pour lui et les sentiments que je lui porte.
Mes doigts caressent les touches du clavier avec fébrilité. J’écris le récit de mes vacances sur le site, c’est plutôt brouillon mais je n‘ai pas le courage de peaufiner, de corriger toutes les fautes. Je ne comprends pas son mutisme… je suis perdu… je n’ai qu’un pilier sur lequel me reposer : mon amour à son égard.
Réciproque ?
Voilà, mon récit est terminé, excusez moi d’avance pour quelques longueurs et une fois de plus pour les phrases nominales à foison. Maintenant se pose la question : pourquoi tout ça ? Parce que je suis plus que jamais perdu. Par rapport au moment où j’ai ouvert ce topic une seule chose a changée, c’est que je voudrais le retrouver, l’avoir à mes côtés .J’ai besoin de lui, je l’aime tellement. C’est faible je sais mais sans lui je ne suis rien… perdu l’humour, perdue la beauté, perdue l’intelligence, perdue la maturité, perdue la joie de vivre, perdu le futur, oublié le passé, désenchanté le présent.
Une chose est sûre, j’ai besoin de lui écrire. Avant qu’il ne soit engagé dans quoi que ce soit c’est pour moi que je le fais. Pour me libérer. J’ai besoin de lui dire beaucoup de choses, j’ai beaucoup à partager. C’est un besoin, bien plus qu’une simple fantaisie, un caprice d’adolescent. Autour de moi tout semble suspendu, je vis dans une confusion permanente. Mes rêves, mes peurs, tout comme mes espoirs sont comme gelés, en suspens dans un tourbillon où se mire la moindre de mes pensées me faisait osciller, à longueur de journée, de la plus intense allégresse à la plus profonde affliction.
Je vais lui envoyer un message. Celui-ci sera construit sur le modèle qu’il avait fait par le passé. Je lui dirais tout, toute ma vie, année par année, mois par mois, jour par jour. Dans un premier temps, comme exorde, je lui dirais que j’espère qu’il va bien pour ensuite lui présenter les motifs de l’écriture de ces lignes. Viendra ensuite la narration, de façon chronologique, elle aura une portée triple. Dans un premier temps il s’agira de le remercier implicitement, il verra par ma narration à quel point il m’a rendu heureux, les changements que j’ai pu opérer grâce à lui. Dans un second temps il pourra mieux me connaitre, comprendre certaines de mes réaction et certaines ombres de mon enfance que j’ai toujours gardé secrètes. Dans un dernier temps, il s’agira de lui présenter mes sentiments à son égard et mes désirs, à savoir que je l’aime toujours tout simplement, qu’il est l’homme de ma vie, mais pas de façon brutale, je ne veux en rien faire du chantage affectif. En guise de péroraison je lui dirais tout simplement que je ne souhaite que son bonheur, que je lui souhaite le meilleur, après d’ultimes excuses j’achèverais, peut-être pour la dernière fois, en un « je t’aime ».
Mais je viens récemment de découvrir un écueil à l’encontre de cette démarche… M’aime-t-il encore ? Certains s’étonneront de cette interrogation, je m’explique. J’ai l’impression de l’avoir étouffé, d’avoir tué l’amour et de l’avoir détruit lui. Bien sûr j’ai changé aujourd’hui mais les sentiments ne se forcent pas… je ne désire pas un amour non réciproque, je désire son bonheur avant tout, avant le mien. En bref, j’ai peur de faire une déclaration d’amour à quelqu’un qui ne m’aime plus. Peut-être m’a-t-il dit toutes ces choses pour me préserver, me ménager ? Ces « je ne te mérite pas » ou encore « tu es trop bien pour moi » ressemblent à ces phrases réputées pour justifier une rupture ou l’amour n’est plus… j’ai peur de me ramasser, de foncer dans le décor et d’aller contre son sens.
Je pense que tu as bien fait de finir "Madame Bovary". Oui, ce livre est sublime, mais sa fin est atroce, tu ne trouves pas ? Emma était un peu à côté de la plaque, non ? Elle était amoureuse de l'amour, mais connaissait-elle vraiment ses amants ? Les aimait-elle vraiment ou aimait-elle seulement l'idée qu'elle se faisait d'eux ?
Pour ton histoire personnelle, n'est-ce pas un peu la même chose ?
J’ai besoin de lui, je l’aime tellement. C’est faible je sais mais sans lui je ne suis rien… perdu l’humour, perdue la beauté, perdue l’intelligence, perdue la maturité, perdue la joie de vivre, perdu le futur, oublié le passé, désenchanté le présent.
Comment peux-tu dire que tu n'es rien sans lui ? Je l'ai déjà écrit sur un autre topic, mais ne penses-tu pas que trop aimer, vouloir trop aimer, signifie au fond ne pas s'aimer suffisamment soi-même ?
J’ai l’impression de l’avoir étouffé, d’avoir tué l’amour et de l’avoir détruit lui. Bien sûr j’ai changé aujourd’hui mais les sentiments ne se forcent pas… je ne désire pas un amour non réciproque, je désire son bonheur avant tout, avant le mien. En bref, j’ai peur de faire une déclaration d’amour à quelqu’un qui ne m’aime plus. Peut-être m’a-t-il dit toutes ces choses pour me préserver, me ménager ? Ces « je ne te mérite pas » ou encore « tu es trop bien pour moi » ressemblent à ces phrases réputées pour justifier une rupture ou l’amour n’est plus… j’ai peur de me ramasser, de foncer dans le décor et d’aller contre son sens.
Je ne vais pas te cacher que c'est bien ce que tu risques : mais tu en es parfaitement conscient, n'est-ce pas ?
Je pense me souvenir avoir autant aimé que toi. Mais ça fait peur à l'autre : c'est trop fort, trop idéal, trop absolu. Les attentes sont par trop démesurées ... Ca peut faire flipper, tu sais ?
Je vais commencer par te répondre, assez brièvement je m'en excuse, Ray Steam.
Je vais être honnête, dans les débuts j'étais amoureux de l'amour. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai essayé de lui imposer tant de choses. Je voulais le formater à mon amour pour qu'il puisse me satisfaire. Cependant les choses ont changé. On le voit dans Madame Bovary, ce genre de choses ne sont qu'éphémère et je peux te dire que je suis profondément amoureux de lui, de ses qualités, de ses défauts, de tout, de lui dans son entier, sans rien renier.
Rien sans lui ? Oui je l'assume. Il me trouve tellement de qualités qui ne me sont jamais venues à l'esprit. Il est convaincu que quiconque me croise ne peut qu'être séduit par ce que je suis. C'est sûr j'ai des problèmes pour m'aimer. Aujourd'hui je ne peux pas dire que je m'aime mais je m'accepte, c'est déjà un pas en avant. Et puis voir que je suis capable de rendre amoureux et de ressentir tout simplement m'a beaucoup aidé. Sinon oui, je suis un inconditionnel de Stendhal, j'adore le romantisme, dans le sens littéraire du terme bien sûr.
On en arrive à la seconde partie de mon message. Il se trouve que pendant que j'écrivais mon fameux mail, j'en ai reçu un de lui, me disant qu'il m'a ajouté sur skype et qu'il peut, si je le désire, discuter avec moi. Alors voilà, j'ai pris le risque et comme je le doutais je me suis ramassé en beauté, j'ai mordu la poussière, j'ai foncé dans le décor.
C'est ce que je redoutais... je pourrais changer le titre du topic maintenant, ça serait "je l'aime et il ne m'aime pas". Pour vous annoncer la couleur je vous mets quelques paroles de sa part, je tiens à préciser que je n'ai rien modifié.
"You are somebody very special for me. I love you, but not as a lover or partner...i still think you are a great person, a very wonderful one, i saw that you were unhappy and i just wanted you to be happy, trying to help you...i was confused about my feelings as i never had such a dear friend before and everything went so fast...and i was so worry about you...i did not wanted to hurt you."
"i saw a young boy in trouble, he was so clever and nice...i wanted to be the good old friend, to help him not making the same mistakes i did in my life but suddenly i was being loved...and i was confused...i was considered as a perfect great guy....and i said to myself, hey that is wonderful, that is how i saw my partners in my life but never got back what i offered but it was not that kind of love you have for me...but i was to confused about everything, busy with you, my job, lack of time, stress and so on. In the end i was suffering a lot even when everything was fine with us and i started to listen to me...why can i not enjoy it?"
"i wasn´t seeking for a partner when we met each other, i never thought about that before"
Comme je l'ai dit son bonheur m'importe avant tout. Il ne m'aime plus et ne veux pas de moi dans sa vie comme je le voudrais pour ma part... je crois bien que ce sont là les pires vacances de ma vie...
Je ne sais pas trop quoi dire de plus... je suis un peu secoué pour le coup... je m'y étais préparé en quelque sorte mais quand ça vous tombe dessus c'est écrasant. Je ne sais plus où j'en suis, comment je dois réagir... j'ai toujours redouté un amour non réciproque, voilà ma crainte devenue réalité. Vais-je devoir l'oublier ? Donc voilà... je vais aller me coucher je sais plus du tout quoi penser...