Je ne crois pas que Le Grand zphyr ait proposé une rupture immédiate : comme toi, il l'évoque comme une solution à envisager. Ce que tu dis me conforte dans l'idée qu'il faut que j'arrive à laisser faire un peu le temps...N.S. a écrit :Personnellement, je suis pas d'accord avec zphyr. Enfin si, mais en partie.
Pour moi, faut clairement envisager la rupture comme une option possible et pas improbable, et le faire si ça se révèle nécessaire. Mais maintenant tout de suite, tout n'est pas perdu.
Il a des enfants qu'il voit rarement, mais l'option de son déménagement me semble très improbable. Je n'y avais pas pensé depuis longtemps.... il est vrai que ce serait une énorme marque d'amour !N.S. a écrit : Par rapport au déménagement, certes ce serait un sacrifice pour S (appartement idéalement placé, près de chez les parents et sa copine). Mais ça réduirait le sacrifice que toi tu dois faire. C'est ça aussi, l'équilibre. Ceci dit, c'est peut être financièrement impossible j'en sais rien. D'autre part, lui n'a pas de gosses je crois, donc ce serait quand même plus simple pour lui de bouger. Pour toi, avec les gosses et l'ex-femme, c'est peu envisageable.
Avant l'été, c'était comme ça (je ne travaillais pas...). Je me pointais chez lui n'importe quand, il rentrait du boulot et soit on sortait, soit j'avais préparé un petit repas.N.S. a écrit : Une autre piste de solution serait que vous vous voyiez plus, en semaine, et qu'il te consacre plus de temps. Même si c'est pas spontané et sur rendez-vous, ce sera quand même mieux que si il le faisait pas. Dans l'idéal, que vous vous voyiez un minimum de deux à trois fois par semaine. Et qu'il recommence à t'inviter pour voir ses potes (pas chaque fois hein mais plus souvent). Enfin, tu vois l'idée quoi.
Jusqu'au début de l'été, c'est plus moi qui y allais que lui, mais il n'était pas en reste pour autant. Au début de l'été, il y a eu une première "crise" qui a failli nous séparer. En juillet, il était avec ses enfants, et moi je travaillais, je voulais de plus faire un break pour qu'on réfléchisse à l'avenir de notre relation. En août, nous sommes partis en vacances avec mes enfants, j'espérais qu'on profite de cette période pour recoller les morceaux. Depuis notre retour, c'est lui qui est venu : je n'ai pas mis les pieds chez lui depuis début juillet.N.S. a écrit : Je me doute bien que pour toi c'est pas trop simple de bouger beaucoup, avec les gosses, le boulot, peut-être les finances je ne sais pas. Mais il peut AUSSI bouger hein (il le fait peut-être déjà mais dans tes descriptions tu en parle pas, alors que l'inverse si). Même si il a pas de bagnole et que c'est compliqué, il peut quand même prendre les transports au pire (quitte à ce que t'ailles le chercher à la gare par ex). Dans l'absolu ça devrait même être "moitié-moitié".
Il voit sa copine tous les jours quand il est chez lui : il bosse avec. Ce qui ne participe pas à mon sentiment d'équilibre bien entendu... Il leur est facile de se prévoir la soirée "tu viens chez moi ce soir ?" et du coup moi, bien sûr, si je ne prévois pas à l'avance, je risque d'arriver comme un cheveu sur la soupe. Et ça, c'est trop dur. Dans un couple, on n'a pas à prendre rendez-vous. J'ai de plus en plus de mal à dire "je suis en couple", car ce n'est pas le reflet de la réalité. Je conçois qu'il faille faire des concessions dans un couple, que chacun puisse avoir des activités personnelles, son jardin secret. Mais dans notre cas, la norme étant de nous voir peu à l'avenir, j'ai du mal à intégrer l'idée de devoir prévenir pour le voir une fois supplémentaire en semaine lorsqu'une rare occasion se présente. Alors que de mon côté, je n'imagine même pas lui décliner sa venue au prétexte que j'ai prévu d'aller "voir un pote", alors que pourtant je ne devrais pas être moins illégitime que lui à mener ma petite vie personnelle.N.S. a écrit : D'autant que, même si il te consacre plus de temps et fait des déplacements chez toi réguliers, je pense que ça l'empêchera pas de voir sa copine et d'avoir une vie sociale pour autant (même si un peu moins).
J'espère que je dis pas trop de conneries dans mes conseils.
Il n'hésitait pas à faire de nombreux déplacements jusqu'à maintenant, mais je sens le vent tourner avec la rentrée. Il a repris un cursus universitaire qui va l'occuper énormément en plus de son travail, et donc indépendamment de sa relation avec sa copine, il sera de toute façon moins disponible pour elle comme pour moi. En plus financièrement c'est pas Byzance pour cette année et il va devoir limiter ses dépenses pour s'en sortir. Bref, plus le temps passe, et plus je sens (même si ce n'est pas nécessairement le fait d'une volonté) que je suis, par la force des choses, mis en retrait.