Chronique d'un gay ordinaire
Re: Chronique d'un gay ordinaire
étonnant que dans Paris, (ce repère de pédés) , les fantomes des triangles roses victimes du nazisme , ne soient pas aussi réapparus , pour faire coucou à floflo.

Re: Chronique d'un gay ordinaire
Ya pas de triangles roses parisiens. Les seuls triangles roses français répertoriés sont alsaciens.
Re: Chronique d'un gay ordinaire
C'est le moment ou jamais de leur faire regarder Sixième sens à ces mômes 
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Je pensais plutôt à Poltergeist (plus flippant pour les mômes, je pensePepps a écrit :C'est le moment ou jamais de leur faire regarder Sixième sens à ces mômes
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Le premier Amityville n'est pas mal non plus.
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Rrraaaaaaa, oui, ce film m'a tenu compagnie durant toute mon enfance !Blinded a écrit :Le premier Amityville n'est pas mal non plus.

Re: Chronique d'un gay ordinaire
Toujours rien ?floridjan a écrit :J'ai un chapitre sur le feu avec monsieur tapette-de-type-pétasse, mais je trouve pas le temps de l'écrire !
Je vais traquer ton copain, le kidnapper et le torturer faut pas faire attention, elle s'ennuie
Re: Chronique d'un gay ordinaire
My God, Bogosse-sympa-mais-pas-gay-friendly vient de revenir des sports d'hiver... tout bronzé... il est encore plus bogosse !
(c'était le message inutile du jour)
PS : pas touche à Panthère !!!
(c'était le message inutile du jour)
PS : pas touche à Panthère !!!
Re: Chronique d'un gay ordinaire
Chapitre 19 - le pouvoir aux mal-habillés
Je n'ai pas tenu ma promesse : j'ai revu monsieur Tapette-de-type-pétasse dans mes fringues Célio et une nouvelle fois accompagné de Mme Chef-de-service-de-Floridjan. Point d'opération séduction, donc, mais une opération coup de poing/bras de fer. Monsieur Tapette-de-type-pétasse s'est rendu compte que malgré notre look vestimentaire de chez Monoprix, nous avions le pouvoir de lui compliquer considérablement l'existence, en ameutant la population, en interdisant les travaux et en lui claquant les portes des écoles au nez.
Les miséreux, en plus de sentir mauvais, sont méchants, c'est bien connu. Et leur morsure peut filer le tétanos ou la rage.
Force a donc été pour lui de revoir sa position et son comportement vis à vis des deux pouilleux venus empuantir son atmosphère. Plus question de nous snober ou de nous mépriser, il s'est montré extrèmement déférent à notre égard, attentif et à l'écoute de nos exigences, prévenant vis à vis de nos inquiétudes, aux petits soins et aux petits oignons, la crème des hommes.
Peut-être aussi a-t-il été sensible à mes clins d'oeil appuyés et mes mouvement de bouches suggestifs...
Je comprend Monsieur Tapette-de-type-pétasse : dans un monde idéal, quelqu'un qui s'habille chez Tati ou en grande surface ne devrait pas être admis à entrer dans une salle de réunion. Les clients de chez Célio, Jules, H&M, Zara ou Gap devraient se cantonner à servir le café sans jamais formuler la moindre observation. Le pouvoir de la parole devrait être réservés aux polos Ralph Lauren et aux costumes Hugo Boss, celui de décider aux costard de chez Emporio Armani, Chanel et Christian Lacroix. Point de sésame sans une chemise d'Alexander McQueen, des chaussures Marc Jacobs et une cravate signée Yves Saint Laurent, les autres peuvent repartir avec leur imitation Burberry sous le bras... Qu'est-ce que c'est que cette société qui donne le pouvoir aux mal-habillés ?
Mme Chef-de-service-de-Floridjan et moi même devrions ramasser la crotte des montures plutôt que de jouer les preux chevalliers, fervents défenseurs du Service Public.
Ainsi, aujourd'hui, pour notre troisième rencontre, lors d'une conférence de presse sur la performance énergétique, j'ai daigné porter un jean Levis, histoire de ne pas trop offenser le regard de Monsieur Tapette-de-type-pétasse. Et j'en ai été récompensé ! Monsieur Tapette-de-type-pétasse, non seulement m'a serré la main, mais en plus s'est empressé, de bon coeur semble-t-il, de me présenter aux autres personnes : "je vous présente Monsieur Floridjan, de la Circonscription...".
Oh Mon Dieu !!! Monsieur Tapette-de-type-pétasse sait mon nom ! Mon jean et mes oeillades ont fait effet : j'existe pour lui !!!
Par la suite, effet de mes clins d'oeil appuyés et mouvements de bouche suggestifs de la dernière fois, peut-être, monsieur Tapette-de-type-pétasse n'a cessé de me coller. Il est venu s'asseoir à coté de moi pendant la conférence de presse. Là, selon mon habitude, j'ai comptabilisé le nombre de personnes baisables dans la salle (3 femmes et 2 hommes), mais tous mes calculs ont été chamboulés lorsqu'un jeune journaliste de Radio France trop mignon a fait son entrée. Monsieur Tapette-de-type-pétasse et moi même avons instantanément tourné la tête et braqués les yeux dans sa direction dans un mouvement de symbiose parfaite. C'était chou.
La conférence de presse en elle-même a été instructive. EDF nous a fait part de son implication pour la réduction de l'émission des gaz à effet de serre. Il nous a presque mis les larmes aux yeux lorsqu'il a affirmé avoir pour objectif depuis toujours de "faire faire des économies à ses clients" (je confesse que le discours humaniste d'EDF m'a doucement fait rigoler. Il suffit d'aller à Que choisir ou dans n'importe quelle association de consommateur pour être édifié sur sa moralité, son intégrité et la bienveillance qu'il témoigne concernant le bien être du porte-monnaie des utilisateurs...)
M'enfin, ce déballage d'auto-encensement et d'hypocrisie n'a en rien diminué la réussite de cette 3e rencontre : Monsieur tapette-de-type-pétasse m'a vu, reconnu, mémorisé, accepté dans le sérail. D'ici peu, je ne doute pas qu'il m'invite à ses thés dansants où nous pourrons médire et putasser en toute discrétion sur les grands pontes d'EDF et les tenues de Mme Chef-de-service-de-Floridjan.
Que j'aime ma vie !
Je n'ai pas tenu ma promesse : j'ai revu monsieur Tapette-de-type-pétasse dans mes fringues Célio et une nouvelle fois accompagné de Mme Chef-de-service-de-Floridjan. Point d'opération séduction, donc, mais une opération coup de poing/bras de fer. Monsieur Tapette-de-type-pétasse s'est rendu compte que malgré notre look vestimentaire de chez Monoprix, nous avions le pouvoir de lui compliquer considérablement l'existence, en ameutant la population, en interdisant les travaux et en lui claquant les portes des écoles au nez.
Les miséreux, en plus de sentir mauvais, sont méchants, c'est bien connu. Et leur morsure peut filer le tétanos ou la rage.
Force a donc été pour lui de revoir sa position et son comportement vis à vis des deux pouilleux venus empuantir son atmosphère. Plus question de nous snober ou de nous mépriser, il s'est montré extrèmement déférent à notre égard, attentif et à l'écoute de nos exigences, prévenant vis à vis de nos inquiétudes, aux petits soins et aux petits oignons, la crème des hommes.
Peut-être aussi a-t-il été sensible à mes clins d'oeil appuyés et mes mouvement de bouches suggestifs...
Je comprend Monsieur Tapette-de-type-pétasse : dans un monde idéal, quelqu'un qui s'habille chez Tati ou en grande surface ne devrait pas être admis à entrer dans une salle de réunion. Les clients de chez Célio, Jules, H&M, Zara ou Gap devraient se cantonner à servir le café sans jamais formuler la moindre observation. Le pouvoir de la parole devrait être réservés aux polos Ralph Lauren et aux costumes Hugo Boss, celui de décider aux costard de chez Emporio Armani, Chanel et Christian Lacroix. Point de sésame sans une chemise d'Alexander McQueen, des chaussures Marc Jacobs et une cravate signée Yves Saint Laurent, les autres peuvent repartir avec leur imitation Burberry sous le bras... Qu'est-ce que c'est que cette société qui donne le pouvoir aux mal-habillés ?
Mme Chef-de-service-de-Floridjan et moi même devrions ramasser la crotte des montures plutôt que de jouer les preux chevalliers, fervents défenseurs du Service Public.
Ainsi, aujourd'hui, pour notre troisième rencontre, lors d'une conférence de presse sur la performance énergétique, j'ai daigné porter un jean Levis, histoire de ne pas trop offenser le regard de Monsieur Tapette-de-type-pétasse. Et j'en ai été récompensé ! Monsieur Tapette-de-type-pétasse, non seulement m'a serré la main, mais en plus s'est empressé, de bon coeur semble-t-il, de me présenter aux autres personnes : "je vous présente Monsieur Floridjan, de la Circonscription...".
Oh Mon Dieu !!! Monsieur Tapette-de-type-pétasse sait mon nom ! Mon jean et mes oeillades ont fait effet : j'existe pour lui !!!
Par la suite, effet de mes clins d'oeil appuyés et mouvements de bouche suggestifs de la dernière fois, peut-être, monsieur Tapette-de-type-pétasse n'a cessé de me coller. Il est venu s'asseoir à coté de moi pendant la conférence de presse. Là, selon mon habitude, j'ai comptabilisé le nombre de personnes baisables dans la salle (3 femmes et 2 hommes), mais tous mes calculs ont été chamboulés lorsqu'un jeune journaliste de Radio France trop mignon a fait son entrée. Monsieur Tapette-de-type-pétasse et moi même avons instantanément tourné la tête et braqués les yeux dans sa direction dans un mouvement de symbiose parfaite. C'était chou.
La conférence de presse en elle-même a été instructive. EDF nous a fait part de son implication pour la réduction de l'émission des gaz à effet de serre. Il nous a presque mis les larmes aux yeux lorsqu'il a affirmé avoir pour objectif depuis toujours de "faire faire des économies à ses clients" (je confesse que le discours humaniste d'EDF m'a doucement fait rigoler. Il suffit d'aller à Que choisir ou dans n'importe quelle association de consommateur pour être édifié sur sa moralité, son intégrité et la bienveillance qu'il témoigne concernant le bien être du porte-monnaie des utilisateurs...)
M'enfin, ce déballage d'auto-encensement et d'hypocrisie n'a en rien diminué la réussite de cette 3e rencontre : Monsieur tapette-de-type-pétasse m'a vu, reconnu, mémorisé, accepté dans le sérail. D'ici peu, je ne doute pas qu'il m'invite à ses thés dansants où nous pourrons médire et putasser en toute discrétion sur les grands pontes d'EDF et les tenues de Mme Chef-de-service-de-Floridjan.
Que j'aime ma vie !
Re: Chronique d'un gay ordinaire
De vrais prédateurs oui!!floridjan a écrit :lorsqu'un jeune journaliste de Radio France trop mignon a fait son entrée. Monsieur Tapette-de-type-pétasse et moi même avons instantanément tourné la tête et braqués les yeux dans sa direction dans un mouvement de symbiose parfaite. C'était chou.