Je ne sais pas si ça t'aide de savoir que t'es pas le seul à être dans cet état d'esprit, mais comme moi ça me rassure énoooooormément, je me suis dis que je devais répondre pour qu'éventuellement ça t'aide!
To bi or not to bi?
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johnarbalet
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Petit message pour dire que ce thread (edit: langage de geek apparemment compris que par les geek, donc thread=topic!) est totalement... fou! Doubt et Pirlouit, vous avez fait une description impeccable de toutes les questions que je me suis posées, et de toutes les idées qui m'ont traversé (et qui me traversent encore) la tête! Tout y est!
Je ne sais pas si ça t'aide de savoir que t'es pas le seul à être dans cet état d'esprit, mais comme moi ça me rassure énoooooormément, je me suis dis que je devais répondre pour qu'éventuellement ça t'aide!
Je ne sais pas si ça t'aide de savoir que t'es pas le seul à être dans cet état d'esprit, mais comme moi ça me rassure énoooooormément, je me suis dis que je devais répondre pour qu'éventuellement ça t'aide!
Dernière modification par johnarbalet le sam. janv. 10, 2009 4:54 pm, modifié 1 fois.
Mon message ne sera pas constructif du tout.
Voilà c'est dit dès le début, c'est cool, je suis pré-pardonné d'avance d'avoir posté ça ici.
Mais à te lire ici, comme d'autres, ça me rappelle moi avant que je ne m'assume.
Alors en cas où ce n'est pas clair, il faut savoir un truc avec moi : je suis très con. Mais genre QI de baraque à frite. Je me suis très longtemps cru, attention : "hétéro attiré par les hommes". Si, si. Comme si ça existait. En gros je fantasmais sur les hommes, voir des mecs ensemble me faisait grandir le bicoulis, mais c'était tout, je finirais ma vie avec une femme quand je serais grand. Bien sûr
Vers mes 19-20 ans, j'ai découvert le pr0n sur Internet et je suis vite passé des films hétéros aux films homos. Soi-disant par curiosité, mais c'est fou en y repensant le nombre de fois que j'y venais, d'autant plus que les quelques films hétéros que je voyais, je sautais les scènes entre filles (DINGUE !!).
Tu vois à quel point j'étais ... disons hétéro centré, j'étais totalement persuadé d'être hétéro alors que si je me penchais sur la moindre de mes actions de l'époque, il était clair que non.
De toutes façons, pourquoi je serais homo, j'étais tombé très très amoureux d'une fille au lycée (peine de coeur et larmes, c'était pas simulé) et je n'ai jamais été amoureux d'un mec, rhalala.
Toujours très têtu, je suis allé encore plus loin dans mon trip "je suis hétéro", j'avais fini par m'avouer qu'être autant dans le trip gay était bizarre. Idée de l'année : rencontrer un mec et coucher. Mes pensées m'obnubilaient pas mal et me prenaient la tête, je pensais sincèrement qu'en faisant l'acte avec un mec je redeviendrais hétéro. Oui, à l'époque, pas de forum pour aider, du moins je n'avais pas eu le réflexe de chercher ; ce que j'ai trouvé sur le net c'était le plan. J'ai eu de la chance, ça aurait pu mal se passer (même si ça faisait 3-4 mois qu'on discutait), mais en fait non, même si c'était loin d'être brillant (j'ai connu meilleurs amants au lit par la suite
). Malheureusement les pensées continuaient.
J'ai continué pendant une bonne année (je sais que quand j'ai couché pour la première fois j'étais à l'iUT à Strasbourg et quand j'ai compris que j'étais homo j'étais en licence pro à PAris) à me mentir comme ça, car ça alors ça n'avait rien changé. Le déclic, ça a été la rencontre avec un pédé à Paris, qui a du se rendre compte de tout ça chez moi, et qui un soir m'a balancé TOUS MES ACTES en démontrant l'un après l'autre que ça faisait de moi un homo. Il faisait pas ça pour me voir homo hein, c'était plus une sorte de grand frère qui avait constaté que j'me mentais.
Là j'ai enfin ouvert les yeux et me suis rendu compte de la chose, même si il a fallu du temps car comme toi je me posais des questions cons à la "Mais la fille dont j'étais amoureux alors ?".
Et se savoir gay n'est qu'un pas. J'ai mis longtemps avant de vraiment l'accepter je pense. Longtemps avant mon premier copain je voulais beaucoup faire le sesque comme tous ces gens le faisant facilement, mais sauf très rares occasions, je bloquais. Un blocage qui venait de je ne sais où. Dès que je me rapprochais sentimentalement / amicalement de quelqu'un, j'essayais de m'en éloigner, comme si je paniquais à l'idée d'une relation. Alors que je restais par contre à chercher. Et surtout, les quelques gays que je connaissais ne me ressemblaient pas du tout et j'avais vraiment la trouille d'être le seul (j'avais fait un post sur mon blog où j'étais allé au Marais avec deux autres, et alors que eux s'étaient super amusés j'étais resté très froid et distant par rapport à tout ce que je voyais se dérouler sous mes yeux).
Pis y'a eu Monchoix / Et-alors et la rencontre de plus en plus de pédés qui déchirent. y'a eu le petit copain aussi entre, j'arrive plus à dater par rapport aux sites, et depuis je me sais homo.
Mais il y a toujours des zones de flou. Merde si j'aime les mecs pourquoi cette histoire avec cette nana qui m'a fait tant mal ?
Hé bien ... Ranapéter. OK, tu te dis que t'es homo, et alors ? Pourquoi s'enfermer dans un schéma type ? Si un jour une fille te plaît, tu vas te dire "non arrête tu es attiré par les garçons, gâche toi cette éventuelle jolie chance !" ? Surtout pas !
T'es ptêt bi et alors ?
Laisse les choses se passer, essaie de pas trop te prendre la tête. Déjà, tu as fait une des choses principales : accepter que tu aimes aussi les hommes. Si une fille te plait ou un mec, hé bah profite, ne te limite pas à un cas précis, ça serait vraiment triste. Ne te prends pas la tête quoi.
Et heu ... J'avais dit que ce message ne serait pas constructif. Voilà. Fear.
Voilà c'est dit dès le début, c'est cool, je suis pré-pardonné d'avance d'avoir posté ça ici.
Mais à te lire ici, comme d'autres, ça me rappelle moi avant que je ne m'assume.
Alors en cas où ce n'est pas clair, il faut savoir un truc avec moi : je suis très con. Mais genre QI de baraque à frite. Je me suis très longtemps cru, attention : "hétéro attiré par les hommes". Si, si. Comme si ça existait. En gros je fantasmais sur les hommes, voir des mecs ensemble me faisait grandir le bicoulis, mais c'était tout, je finirais ma vie avec une femme quand je serais grand. Bien sûr
Vers mes 19-20 ans, j'ai découvert le pr0n sur Internet et je suis vite passé des films hétéros aux films homos. Soi-disant par curiosité, mais c'est fou en y repensant le nombre de fois que j'y venais, d'autant plus que les quelques films hétéros que je voyais, je sautais les scènes entre filles (DINGUE !!).
Tu vois à quel point j'étais ... disons hétéro centré, j'étais totalement persuadé d'être hétéro alors que si je me penchais sur la moindre de mes actions de l'époque, il était clair que non.
De toutes façons, pourquoi je serais homo, j'étais tombé très très amoureux d'une fille au lycée (peine de coeur et larmes, c'était pas simulé) et je n'ai jamais été amoureux d'un mec, rhalala.
Toujours très têtu, je suis allé encore plus loin dans mon trip "je suis hétéro", j'avais fini par m'avouer qu'être autant dans le trip gay était bizarre. Idée de l'année : rencontrer un mec et coucher. Mes pensées m'obnubilaient pas mal et me prenaient la tête, je pensais sincèrement qu'en faisant l'acte avec un mec je redeviendrais hétéro. Oui, à l'époque, pas de forum pour aider, du moins je n'avais pas eu le réflexe de chercher ; ce que j'ai trouvé sur le net c'était le plan. J'ai eu de la chance, ça aurait pu mal se passer (même si ça faisait 3-4 mois qu'on discutait), mais en fait non, même si c'était loin d'être brillant (j'ai connu meilleurs amants au lit par la suite
J'ai continué pendant une bonne année (je sais que quand j'ai couché pour la première fois j'étais à l'iUT à Strasbourg et quand j'ai compris que j'étais homo j'étais en licence pro à PAris) à me mentir comme ça, car ça alors ça n'avait rien changé. Le déclic, ça a été la rencontre avec un pédé à Paris, qui a du se rendre compte de tout ça chez moi, et qui un soir m'a balancé TOUS MES ACTES en démontrant l'un après l'autre que ça faisait de moi un homo. Il faisait pas ça pour me voir homo hein, c'était plus une sorte de grand frère qui avait constaté que j'me mentais.
Là j'ai enfin ouvert les yeux et me suis rendu compte de la chose, même si il a fallu du temps car comme toi je me posais des questions cons à la "Mais la fille dont j'étais amoureux alors ?".
Et se savoir gay n'est qu'un pas. J'ai mis longtemps avant de vraiment l'accepter je pense. Longtemps avant mon premier copain je voulais beaucoup faire le sesque comme tous ces gens le faisant facilement, mais sauf très rares occasions, je bloquais. Un blocage qui venait de je ne sais où. Dès que je me rapprochais sentimentalement / amicalement de quelqu'un, j'essayais de m'en éloigner, comme si je paniquais à l'idée d'une relation. Alors que je restais par contre à chercher. Et surtout, les quelques gays que je connaissais ne me ressemblaient pas du tout et j'avais vraiment la trouille d'être le seul (j'avais fait un post sur mon blog où j'étais allé au Marais avec deux autres, et alors que eux s'étaient super amusés j'étais resté très froid et distant par rapport à tout ce que je voyais se dérouler sous mes yeux).
Pis y'a eu Monchoix / Et-alors et la rencontre de plus en plus de pédés qui déchirent. y'a eu le petit copain aussi entre, j'arrive plus à dater par rapport aux sites, et depuis je me sais homo.
Mais il y a toujours des zones de flou. Merde si j'aime les mecs pourquoi cette histoire avec cette nana qui m'a fait tant mal ?
Hé bien ... Ranapéter. OK, tu te dis que t'es homo, et alors ? Pourquoi s'enfermer dans un schéma type ? Si un jour une fille te plaît, tu vas te dire "non arrête tu es attiré par les garçons, gâche toi cette éventuelle jolie chance !" ? Surtout pas !
T'es ptêt bi et alors ?
Laisse les choses se passer, essaie de pas trop te prendre la tête. Déjà, tu as fait une des choses principales : accepter que tu aimes aussi les hommes. Si une fille te plait ou un mec, hé bah profite, ne te limite pas à un cas précis, ça serait vraiment triste. Ne te prends pas la tête quoi.
Et heu ... J'avais dit que ce message ne serait pas constructif. Voilà. Fear.
merci pour ton message 8)
Oh que non !!! Le fait de dire : ce que je vais écrire n'a aucun intérêt mais je suis pardonné puisque je préviens, n'équivaut absolument pas à un pardon ! trop facile monsieur !Rakanishu a écrit :Mon message ne sera pas constructif du tout.
Voilà c'est dit dès le début, c'est cool, je suis pré-pardonné d'avance d'avoir posté ça ici.
D'autant plus que la promesse en l'occurence n'a pas été tenue puisqu'ainsi que l'a précisé hapax, anciennement draffF, ton témoignage était très interessant. Franchement Raku, ça fait plaisir de te découvrir comme ça !
Si je ne t'aimais déjà, je me mettrai à t'aimer, tiens !
Drague interdite
Je crois n'avoir jamais parlé de ça ici ouais, c'est pour ça que j'ai bien développé ^^
Sinon je suis flatté. Mais genre beaucoup hi. Mais floridjan si tu me lisais plus tu saurais qu'une fois par mois je dis un truc sérieux
Par contre hapax si tu peux m'expliquer ton problème par MP pour qu'on voie si on peut te faire revenir sous draffF je t'attends ^^
Je crois n'avoir jamais parlé de ça ici ouais, c'est pour ça que j'ai bien développé ^^
Sinon je suis flatté. Mais genre beaucoup hi. Mais floridjan si tu me lisais plus tu saurais qu'une fois par mois je dis un truc sérieux
Par contre hapax si tu peux m'expliquer ton problème par MP pour qu'on voie si on peut te faire revenir sous draffF je t'attends ^^
Merci pour vos messages à tous.
Elthaniel : Je n'avais pas du tout pensé à cette explication (concernant la relation avec les filles), et je reconnais que cela peut jouer un rôle dans ce que j'éprouve.
Pirlouit : Ton expérience personnelle concernant le malaise vis à vis des filles m'aide à réaliser que je ne suis pas tout seul dans ce cas, merci!
En fait j'espère bien que tu as des dons de voyance non soupçonnés et que par conséquent ceci soit une prévision de ma vie future. Par contre ça serait bien sans les encouragements en fond sonores ("un bisou, un bisou,..") parce que cela me déconcentrerait trop.
Johnarbalet : Tu as bien fait de répondre, ça aide toujours de savoir qu'on est pas le seul à se poser certaines questions.
Rakanishu : Comme Floridjan et hapax l'ont dit, ton témoignage n'a rien d'un message non constructif.
Par contre tu dis : "Déjà, tu as fait une des choses principales : accepter que tu aimes aussi les hommes."
Pourquoi donc "aussi"? Je ne sais pas si je suis bi!
Excuse moi, je comprends ce que tu veux dire surtout avec ce qui suit après. C'est sûr qu'il faut pas que je me bloque si une fille me plaît.
Pour ce qui est du problème des cases homo, hetero et bi, c'est sûr qu'il n'est pas essentiel de s'y placer. Mais c'est quand même très rassurant et ça complique moins la vie si on y arrive.
Ce qui m'embête le plus, c'est le CO car, tant que je ne suis pas sûr, je penses que je ne pourrais en faire. Poutant, parfois, ce n'est pas l'envie qui m'en manque.
Pour résumer : Je dois sans doute être gay mais je mets du temps à m'y habituer, ce qui est normal. Et dans l'hypothèse ( peu probable, maintenant que j'analyse mieux mon "malaise" mais on ne sait jamais...) où je serais vraiment attiré parfois par certaines filles, cela ferait de moi un "gay à tendance bi" (je ne sais pas si ça se dit
). Bon bah, voilà un progrès : j'arrive à mieux me cerner maintenant! (enfin je pense
)
Elthaniel : Je n'avais pas du tout pensé à cette explication (concernant la relation avec les filles), et je reconnais que cela peut jouer un rôle dans ce que j'éprouve.
Pirlouit : Ton expérience personnelle concernant le malaise vis à vis des filles m'aide à réaliser que je ne suis pas tout seul dans ce cas, merci!
Cette explication me rassure, j'avais en effet totalement mis de côté le rôle des hormones durant l'adolescence.Pirlouit a écrit :J'expliquerais ce constat que tu fais, simplement par le fait que tu aies grandi. C'est pourquoi, je parlais de l'impact de l'adolescence. Pendant ton adolescence, période où bouillonnent les hormones, ça ne me paraît pas surprenant que tu aies pu flasher sur 36000 garçons. Désormais, tu es un grand garçon, tu maîtrises tes hormones et surtout, tu commences à te dire que le flash n'est pas forcément la seule manière d'éprouver une attirance. Conclusion: rien de surprenant à ce que tu flashes moins souvent, c'est juste que tu as grandi et absolument pas que ta sexualité a changé et /ou que tu refoules ta sexualité plus qu'avant.
Alors tu oublies sans doute de nous dire qu'il n'y avait pas que du jus d'orange dans le verre à côté de la tasse de café!Pirlouit a écrit :Je dirais même que c'est le signe d'une certaine maturité, maturité qui à n'en pas douter, séduira un jour un charmant garçon, avec qui tu pourras vivre une idylle merveilleuse rythmée par la douce mélodie d'un orchestre de violons, sur une plage de sable fin, avec en arrière plan un soleil couchant et… et…. Nous serons tous là pour vous applaudir chaleureusement et hurler à l'unisson "un bisou! Un bisou! Un bisou!"
Non, il n'y avait rien que du café dans mon café ce matin.
En fait j'espère bien que tu as des dons de voyance non soupçonnés et que par conséquent ceci soit une prévision de ma vie future. Par contre ça serait bien sans les encouragements en fond sonores ("un bisou, un bisou,..") parce que cela me déconcentrerait trop.
Johnarbalet : Tu as bien fait de répondre, ça aide toujours de savoir qu'on est pas le seul à se poser certaines questions.
Rakanishu : Comme Floridjan et hapax l'ont dit, ton témoignage n'a rien d'un message non constructif.
Par contre tu dis : "Déjà, tu as fait une des choses principales : accepter que tu aimes aussi les hommes."
Pour ce qui est du problème des cases homo, hetero et bi, c'est sûr qu'il n'est pas essentiel de s'y placer. Mais c'est quand même très rassurant et ça complique moins la vie si on y arrive.
Ce qui m'embête le plus, c'est le CO car, tant que je ne suis pas sûr, je penses que je ne pourrais en faire. Poutant, parfois, ce n'est pas l'envie qui m'en manque.
Pour résumer : Je dois sans doute être gay mais je mets du temps à m'y habituer, ce qui est normal. Et dans l'hypothèse ( peu probable, maintenant que j'analyse mieux mon "malaise" mais on ne sait jamais...) où je serais vraiment attiré parfois par certaines filles, cela ferait de moi un "gay à tendance bi" (je ne sais pas si ça se dit
Je pense que les étiquettes sont importantes, en début de "parcours". On aime bien pouvoir se situer, savoir qui on est. Il n'y a qu'une fois qu'on a trouvé l'étiquette qu'on peut la dépasser.
Je ne pense pas du tout que que ce soit ridicule de vouloir trouver un "mot" qui nous définit. Même si par la suite, c'est vrai que souvent on relativise. Mais c'est un peu comme un dictionnaire français/anglais. Au début c'est très utile, puis après on s'en détache et on passe à un dictionnaire anglais - mais on y serait pas arrivé sans le dictionnaire français anglais.
hm.... Fais-je sens?
Bref, il ne faut pas obséder sur les labels, mais je comprends tout à fait qu'on en ait besoin au moins pour un temps - affirmer son identité passe aussi par l'adhésion au moins symbolique à un "groupe"... C'est quelque chose que la plupart des jeunes homos expérimentent, surtout au début je pense.
Je ne pense pas du tout que que ce soit ridicule de vouloir trouver un "mot" qui nous définit. Même si par la suite, c'est vrai que souvent on relativise. Mais c'est un peu comme un dictionnaire français/anglais. Au début c'est très utile, puis après on s'en détache et on passe à un dictionnaire anglais - mais on y serait pas arrivé sans le dictionnaire français anglais.
hm.... Fais-je sens?
Bref, il ne faut pas obséder sur les labels, mais je comprends tout à fait qu'on en ait besoin au moins pour un temps - affirmer son identité passe aussi par l'adhésion au moins symbolique à un "groupe"... C'est quelque chose que la plupart des jeunes homos expérimentent, surtout au début je pense.
Ce qui m'embête le plus, c'est le CO car, tant que je ne suis pas sûr, je penses que je ne pourrais en faire. Poutant, parfois, ce n'est pas l'envie qui m'en manque.
* Réponse courte *
Le problème avec cette attitude, c'est que c'est un cercle vicieux. Je schématise: pas de certitude, doncpas de CO. Pas de CO, donc impossibilité d'en parler à des gens autres que ceux du forum et / ou nombreuses inhibitions lorsqu'il s'agit d'avancer par peur que ça se sache (parmi tes amis, par ex). Pas d'action / d'avancées, donc persistence de l'incertitude.
Le CO doit être certes le résultat d'une longue réflexion. Mais, tu verras, ça t'aidera aussi à confirmer ce que tu ressens. Ce n'est pas tant que le fait de le dire te convaincra de la réalité d'une fiction, mais au contraire que le fait de décrire tes sentiments / ressentis oralement à un tiers t'aidera à mieux les maîtriser. Donc, à mieux les accepter. Qu'il s'agise d'un coming out d'homo ou de bi, d'ailleurs
J'ajouterai aussi qu'un CO n'est pas forcément quelque chose de catégorique : "je suis gay", ça peut être plus nuancé : "je pense que je suis gay" et expliquer ensuite tes doutes, exactement comme tu viens de le faire par écrit ici (c'est une sorte de Coming Out et participer à des meatings en ayant écrit au préalable que tu pensais être gay, c'est aussi une façon de faire un coming out...). On n'est pas obligé d'être sûr de son orientation, on peut très bien dire : "je pense être attiré par les garçons, je ne sais pas si je suis attiré par les filles", c'est aussi un coming out.