Youpiiiiii !Kliban a écrit : (et pis un gros hug plein de gratouignes-crânes à floridjan, co-timide ami)
O solitude!
-
anonymeB
Hum, utopie, oui, une vraie utopie.Tempérance a écrit : Etre à même de faire d'une relation à deux un espace de réelle liberté, voilà ce à quoi j'espère et à quoi je crois pour l'avenir de chacun d'entre nous.
Ca fonctionne probablement pour ceux qui ont une personnalité effacée, ou qui sont dans une espèce de "norme". Je ne vois pas comment ça pourrait marcher avec quelqu'un de colérique ou de perfectionniste par exemple.
Faut pas se leurrer: y'a un travail à faire sur soi-même physiquement ET mentalement, pour être euh... "aimable".
Les utopies, ça fonctionne comme des attracteurs. Parfois, derrière ces attracteurs, il n'y a qu'une illusion. Parfois pas. Et parfois ce n'est que par bribes que l'utopie peut s'inscrire dans le réel.Brutaldeath a écrit :Hum, utopie, oui, une vraie utopie.Tempérance a écrit : Etre à même de faire d'une relation à deux un espace de réelle liberté, voilà ce à quoi j'espère et à quoi je crois pour l'avenir de chacun d'entre nous.
Ca fonctionne probablement pour ceux qui ont une personnalité effacée, ou qui sont dans une espèce de "norme". Je ne vois pas comment ça pourrait marcher avec quelqu'un de colérique ou de perfectionniste par exemple.
Faut pas se leurrer: y'a un travail à faire sur soi-même physiquement ET mentalement, pour être euh... "aimable".
Personnalité effacées ?
Mais oui, ça demande _beaucoup_ de "travail". Tant qu'on s'accroche à l'idée qu'on se fait de soi-même, on n'y est pas. D'ailleurs l'important ici n'est pas d'être aimable, mais bien d'être libre
(mais là on touche à ce que j'appelle, moi, la vie "spirituelle". Pas à la vie de couple, ou alors accessoirement - au sens où quand tu commences à t'engager dans ce genre de démarche, ça a des incidences sur tous les secteurs de ta vie.)
-
Tempérance
- Messages : 2112
- Inscription : lun. août 13, 2007 12:42 pm
Kliban a écrit :Les utopies, ça fonctionne comme des attracteurs. Parfois, derrière ces attracteurs, il n'y a qu'une illusion. Parfois pas. Et parfois ce n'est que par bribes que l'utopie peut s'inscrire dans le réel.Brutaldeath a écrit :Hum, utopie, oui, une vraie utopie.Tempérance a écrit : Etre à même de faire d'une relation à deux un espace de réelle liberté, voilà ce à quoi j'espère et à quoi je crois pour l'avenir de chacun d'entre nous.
Ca fonctionne probablement pour ceux qui ont une personnalité effacée, ou qui sont dans une espèce de "norme". Je ne vois pas comment ça pourrait marcher avec quelqu'un de colérique ou de perfectionniste par exemple.
Faut pas se leurrer: y'a un travail à faire sur soi-même physiquement ET mentalement, pour être euh... "aimable".
Personnalité effacées ?oui sans doute, si par là on entend des gens qui trouvent inutile de se mettre en avant - parce qu'elles n'ont rien à prouver - ouparce qu'elles savent le poids d'une parole. Mais sûrement pas une espèce de "norme". Pour en arriver à cette liberté là, il faut avoir fait exploser en soi-même la tentation de toutes les normes.
Mais oui, ça demande _beaucoup_ de "travail". Tant qu'on s'accroche à l'idée qu'on se fait de soi-même, on n'y est pas. D'ailleurs l'important ici n'est pas d'être aimable, mais bien d'être libre- et tant qu'on est pris dans la colère ou le perfectionnisme on ne l'est pas encore, en effet.
(mais là on touche à ce que j'appelle, moi, la vie "spirituelle". Pas à la vie de couple, ou alors accessoirement - au sens où quand tu commences à t'engager dans ce genre de démarche, ça a des incidences sur tous les secteurs de ta vie.)
C'est tout à fait ce que je pensais Kliban, l'important n'est pas d'être aimable, l'important c'est d'être libre, libre dans sa tête au point de non seulement laisser ton conjoint vivre dans son espace de liberté, mais en plus, avoir la chance et le bonheur de le voir vivre à l'intérieur de cet espace, cerise sur le gateau
Rencontrer un partenaire pour explorer toutes ses facettes et avoir le bonheur d'explorer le "monde" de ton partenaire, c'est ce que j'appelle une vie intéressante
Mais bon, c'est un peu comme les jeux amoureux, il faut avoir la chance de bien s'entendre en jouant et il y a un moment où de toute façon, on ne peut plus se cacher derrrière je ne sais quoi, parce que à chaque fois, la chute est difficile et longue pour se relever de ses cruelles désillusions et en plus cela demande du temps et pour nous le temps commencent à compter
Et puis à quoi serviraient toutes ces années déjà vécues si ce n'étaient pas pour se connaître un peu plus et tendre vers ce que nous arrivons enfin à espérer de nos vies
Tempérance, je plussoie !
Je dirais aussi :
Rencontrer un partenaire pour explorer en sa compagnie ce qu'il en est réellement du bonheur (pas juste du plaisir, pas juste des l'amour, pas juste des sentiments, pas juste des visions du monde - mais ce qui fait la saveur de tout ça et qui, au final, ne dépend que de nous), c'est ce que j'appelle une vie intéressante
C'est ma relation avec mon ex qui m'a fait prendre conscience que c'est ça que je voulais.
(Bon et le Q aussi, et des conversations endiablées, et des surprises, et des tendresses, et des gaspachos andalous, et des chaussettes somptueuses, et la vie rêvée des ornithorynques, et des feux dchminée, et des lunes rousses, et des lunes blondes, et des voies lactées, et des nuits, et des jours, et ils virent que cela était bon, tout ça mais peut-être que je suis un peu exigeant non ? non. non. pas. juste. moi)
Je dirais aussi :
Rencontrer un partenaire pour explorer en sa compagnie ce qu'il en est réellement du bonheur (pas juste du plaisir, pas juste des l'amour, pas juste des sentiments, pas juste des visions du monde - mais ce qui fait la saveur de tout ça et qui, au final, ne dépend que de nous), c'est ce que j'appelle une vie intéressante
C'est ma relation avec mon ex qui m'a fait prendre conscience que c'est ça que je voulais.
(Bon et le Q aussi, et des conversations endiablées, et des surprises, et des tendresses, et des gaspachos andalous, et des chaussettes somptueuses, et la vie rêvée des ornithorynques, et des feux dchminée, et des lunes rousses, et des lunes blondes, et des voies lactées, et des nuits, et des jours, et ils virent que cela était bon, tout ça mais peut-être que je suis un peu exigeant non ? non. non. pas. juste. moi)
C'est pas pour casser l'ambiance , mais vous avez l'air de faire du couple l'objectif de votre vie, vous ne pensez pas que c'est peut être de là que viennent toutes vos crises? Vous ne vivez que pour la vision d'une belle vie à deux et vous vous étonnez d'être déçu(e) par la suite? Un religieux s'en sors mieux parce qu'il reste dans l'illusion jusqu'à la fin de ces jours (il est persuadé que l'au delà existe et personne n'est revenu de l'au delà pour lui démontrer le contraire)Rencontrer un partenaire pour explorer toutes ses facettes et avoir le bonheur d'explorer le "monde" de ton partenaire, c'est ce que j'appelle une vie intéressante
Vous, vous faites de l'amour un leitmotiv vital, c'est normal de piquer une crise quand, après plusieurs expériences, vous vous rendez compte que ce n'est point ce que vous vous imaginiez.
L'amour (du moins selon moi) est un moyen, pas une fin en soi. Le couple est une organisation humaine. Avoir l'amour comme objectif de sa vie, c'est comme le petit ouvrier qui rêve d'avoir une belle bagnole et passe toute sa vie à économiser pour l'avoir. Sauf qu'il oublie que la bagnole, c'est un moyen de transport qu'on utilise pour d'autres fins (se déplacer, entre autres)
Si vous n'arrivez réellement pas à trouver une plus grande raison de vivre que l'amour d'un partenaire (un objectif que cet amour là vous aidera à atteindre justement), là effectivement, je pense qu'il serait temps de se faire le point avec soi même.
wahahahahaha !
J'ai trouvé plus rationalisant que moi
Ce que tu dis sonne dans l'ensemble fort juste à mes oneilles troublées (si, si, sans déconner !).
Cela dit tu gloses sec, et, je crois, un peu en dehors de ce que nous disions. En tout cas, il ne me viendrait pas à l'esprit de faire du couple le but de mon existence - même si ça me travaille un peu trop en ce moment. Pas plus que nous ne ressassions la tristesse de nos expériences passées : les miennes sont plutôt heureuses, si elles ont toutes eu une fin et quand bien même je n'aurais pas été alors assez mûr pour toujours bien y goûter.
Je suis bien d'accord : le couple ça n'est de toute façon qu'un moyen. Comme toutes les autres choses. L'ordre des fins, tu ne peux le trouver qu'en toi-même, c'est ce qui te donneras la possibilité de vivre tout cela le plus simplement et le plus librement possible. C'est de cela que nous parlions avec Temperance. C'est la liberté que nous nous donnions comme objectif - la liberté intérieure. Pas loin du religieux, d'ailleurs - je veux dire : du spirituel, le seul religieux que sa religion (et non sa culture, sa différence, etc.) rend intéressant à mes yeux.
EDIT : Mais ça m'intéresserait de savoir l'objectif que tu te donnes, toi. Tu peux non dire ?
Cela dit tu gloses sec, et, je crois, un peu en dehors de ce que nous disions. En tout cas, il ne me viendrait pas à l'esprit de faire du couple le but de mon existence - même si ça me travaille un peu trop en ce moment. Pas plus que nous ne ressassions la tristesse de nos expériences passées : les miennes sont plutôt heureuses, si elles ont toutes eu une fin et quand bien même je n'aurais pas été alors assez mûr pour toujours bien y goûter.
Je suis bien d'accord : le couple ça n'est de toute façon qu'un moyen. Comme toutes les autres choses. L'ordre des fins, tu ne peux le trouver qu'en toi-même, c'est ce qui te donneras la possibilité de vivre tout cela le plus simplement et le plus librement possible. C'est de cela que nous parlions avec Temperance. C'est la liberté que nous nous donnions comme objectif - la liberté intérieure. Pas loin du religieux, d'ailleurs - je veux dire : du spirituel, le seul religieux que sa religion (et non sa culture, sa différence, etc.) rend intéressant à mes yeux.
EDIT : Mais ça m'intéresserait de savoir l'objectif que tu te donnes, toi. Tu peux non dire ?
ce n'est pas un grand mahématicien qui disait les 3 grands principes sontKliban a écrit :Je t'envie un peu, lestump, de voir cela si bien
Même si certaines dissections ne se font pas en vue de la vérité mais de la nouveauté et du rêve, le risque est toujours présent de s'y noyer en ayant cru toucher le réel.
Mon enfance et mon adolescence, en jeu là-dedans, ces époques où se sont perfectionnés les principes de ma carapace. Depuis, je me débats puis me bats pour l'assouplir - en gros, depuis mes 21, 23 ans, avec une nette accélération depuis que j'en ai 30. Et dans ma carapace, il y a cette tenace habitude de se regarder longuement le nombril - et de le comparer un nombril idéal... Ca ne se défait pas en claquant des doigts. Persévérance.
simplifiez, simplifiez , simplifiez...
ne te méprend kliban, ce que je dis est une vérité que je voudrais moi aussi atteindre, je connais la réponse aux choses mais c'est la question qui m'échappe...
la part de rêve doit parfois garder son aspect incompréhensible sinon ca n'est plus du rêve...parfois il faut se laisser tromper par les choses et même par les gens, regarder ce qu'ils montrent et ne pas chercher plus loin...
a vouloir trop approcher les choses on finit par ne plus rien voir....
nous avons tous forger une carapace avec une plus ou moins grande épaisseur, ce n'est pas tant la briser qui est difficile c'est d'exposer son "corps" nu au monde qui semble nous effrayer... tout le monde se cache derriére ce que nous croyons devoir donner aux gens.. nous sommes toujours en représentation, nous avons tous un rôle prédéfini, et nous nous y conformons parce que c'est toujours le plus simple, le moins dangereux, ce que nous pensons devoir donner aux gens... laisser exposez ce que nous ne maitrisons pas c'est aussi s'exposez soi même au danger...parce que nous ne connaissons pas les conséquences de tout celà..
tu as des états d'âmes qui sont les tiens, des pensées qui t'appartiennent, et je ne jugerez jamais celà. tu es un homme de 40 ans ne l'oublie jamais, tu es un juste un homme de 40 ans pas plus, il y encore plein de choses inconnus pour toi, et ce sont toujours les autres qui t'apporteront ce qu'il te reste a découvrir...
m'en vais coucher j'ai plus d'aspirine !!
Tout ce qui est écrit sur ce topic est passionnant. Et je ne sais pas trop comment y participer
Ma petite pierre est personnelle et subjective.
Depuis un certain temps, je réfléchis beaucoup sur moi, mes actions, et tout le bazar, à tel point que je me détache complètement du réel pour ne vivre que dans la réflexion sur moi, l'auto-observation, et, forcément, la critique.
J'ai beaucoup de mal à me détacher de ce confortable point de vue, d'autant qu'il m'est arrivé récemment que le ressenti prenne à nouveau le dessus... et ça fait très très très mal !
J'aime beaucoup ce que viens d'écrire lestump.
On a tous une carapace, quelle qu'elle soit. Et le fait d'en prendre conscience ne peut, à mon avis, être que bénéfique
Ma petite pierre est personnelle et subjective.
Depuis un certain temps, je réfléchis beaucoup sur moi, mes actions, et tout le bazar, à tel point que je me détache complètement du réel pour ne vivre que dans la réflexion sur moi, l'auto-observation, et, forcément, la critique.
J'ai beaucoup de mal à me détacher de ce confortable point de vue, d'autant qu'il m'est arrivé récemment que le ressenti prenne à nouveau le dessus... et ça fait très très très mal !
J'aime beaucoup ce que viens d'écrire lestump.
On a tous une carapace, quelle qu'elle soit. Et le fait d'en prendre conscience ne peut, à mon avis, être que bénéfique
Je me demande, comment ça se passe avec tes amis, ou tes relations ? Recherches-tu également cette sorte de Graal ? Souffres-tu de cette solitude, de ce manque de véritables amis, qui te comprennent ?
Dans mon cas, par exemple, je sais que j'ai un réel besoin de voir du monde, d'être entouré. C'est d'ailleurs, en partie, pour ça que j'habite en coloc. Mais je suis vite lassé. J'ai aussi besoin de moments de solitude, de calme, et je n'arrive pas bien à doser. Quand il y a du monde, j'ai envie d'être seul, et quand je suis seul, j'ai besoin de voir du monde.
Mais je suis aussi rapidement déçu. Je pense que je mets la barre trop haut pour les amis, forcément ils ne l'atteignent pas. Mais je la mets trop haut pour moi aussi. Forcément, je ne l'atteins pas. C'est cette foutue empathie qui me bouffe la vie. Elle est liée à la même pathologie dont nous souffrons, toi et moi. As-tu réussi à la mettre de côté ? Ou, tout du moins, à ne pas la laisser (trop) guider tes actions ? Moi je n'y arrive pas (encore).
Dans mon cas, par exemple, je sais que j'ai un réel besoin de voir du monde, d'être entouré. C'est d'ailleurs, en partie, pour ça que j'habite en coloc. Mais je suis vite lassé. J'ai aussi besoin de moments de solitude, de calme, et je n'arrive pas bien à doser. Quand il y a du monde, j'ai envie d'être seul, et quand je suis seul, j'ai besoin de voir du monde.
Mais je suis aussi rapidement déçu. Je pense que je mets la barre trop haut pour les amis, forcément ils ne l'atteignent pas. Mais je la mets trop haut pour moi aussi. Forcément, je ne l'atteins pas. C'est cette foutue empathie qui me bouffe la vie. Elle est liée à la même pathologie dont nous souffrons, toi et moi. As-tu réussi à la mettre de côté ? Ou, tout du moins, à ne pas la laisser (trop) guider tes actions ? Moi je n'y arrive pas (encore).
Finalement, ce n'est pas d'un Prince Charmant dont tu as besoin alors. Ou plutôt, c'est une condition nécessaire mais pas suffisante. Que manquerait-il alors ?Kliban a écrit :Au moins aussi désagréable en ce moment, est sans doute que je perçois de plus en plus clairement l’illusion qui me et nous fait projeter la texture du Graal sur l’être aimé. Il n’est pas certain que l'esseulement que je ressens puisse réellement être comblé par ce fantasme de panacée. Je suis même certain du contraire. Il n’est certes pas bon que l’homme soit seul. Mais qu’il soit accompagné ne résout pas tous les problèmes. Loin de là.