New starting a écrit :Je vais peut-être dire une énorme connerie, mais si tu tiens à l'aider, tu devrais peut-être lui donner le choix : si tu continue à l'aider, il faut qu'il fasse sa part, c'est à dire qu'il fasse un traitement. Si tu dois l'aider, il doit faire sa part, sinon tout ce que tu feras ne serviras à rien. Et si il refuse, tu pourras passer ton chemin en te disant que t'as fait le maximum.
Tu ne dis pas de connerie, New starting. En théorie, c'est la voix de la raison. En pratique : c'est plus compliqué que ça. Vois-tu, il suit un traitement. Depuis que je le connais, il suit un traitement. C'est même ainsi qu'il m'a ému, quand je l'ai connu, il y a 14 ans.
Mais la méthadone ne suffit pas. Il faut un soutien psychologique. Quand il est bien, il prend son médicament bien sagement et prend de bonnes résolutions. Quand il éprouve une contrariété ou une frustration, il rechute et soit arrête son traitement soit prend de l'héro en parallèle. Depuis que je le connais, c'est le même schéma.
De plus, si je le mets au pied du mur, à savoir "il suit son traitement je l'aide, il replonge je le laisse tomber", je n'ai aucun moyen de vérifier. C'est un peu ainsi qu'il m'a à chaque fois : il me dit que je suis l'une de ses seules connaissances qui ne se drogue pas, et que c'est une des raisons qui le pousse à me fréquenter : il a besoin d'un pilier, d'une référence. Le rejetter équivaut à ce qu'il se tourne ves ses autres connaissances, également toxicos, et comme ils passent leur temps à s'entraîner l'un l'autre ...