Merci Rusalka. Je ne me rends pas compte aussi clairement que toi à quel point l'introspection peut être une fuite - je le sais, je l'ai senti, mais je suis charpenté comme cela depuis si longtemps que c'en est presque une "seconde nature". D'où que je sois si sensible aux propos de lestump. Il y a plein de bienfaits à l'introspection. Mais sûr, à un moment, il faut en sortir. Accepter de lâcher le contrôle - un défit, pour ce qui me concerne, mon contrôle étant pour une bonne part quasi réflexe et pas réellement volontaire. Et pour toi ?
Côtés amis, wanou, j'ai cette chance d'avoir noué des amitiés très fortes, durables, profondes. C'est que je n'ai pas réellement d'exigence envers mes amis, sinon certaine qualité d'âme qu'ils ont à faire les choses qu'ils font. C'est tout. Je les vois peu - nous avons des emplois du temps chaotiques. Mais c'est une fête. Je ne leur demande pas grand chose. Je veux dire : il n'y a pas de barre, pas de contrat à remplir, sinon de simple gentillesse. Même si j'ai pu souffrir de certaines réactions parfois, je ne suis pas réellement déçu - nous prenons le temps à prendre pour faire ce qu'il y a à faire. Fidèles, du coup.
Tout autre est mon besoin d'être entouré - j'en ai terriblement besoin, à rebours de toutes les représentations que je me faisais de moi jusqu'à peu (un des effets de vivre partiellement désincarné, j'en parlais à une éalorienne ce soir même). On ne décide pas de l'amitié. Sentiment profond. Évident. Bienveillant. Tandis que le besoin d'être entouré est impérieux, torturant, et, si l'on n'est pas assez sûr de soi-même, rapidement envahissant : trop de monde, pas assez de monde, trop de monde, etc. Et là, oui, je suis plus facilement déçu - blessé
Ce qui manquerait ? Lestump l'a évoqué. Vivre comme je suis. Pas demain, pas plus tard, pas accroché au passé ou à un idéal-barre-haute, moins égo-centré. Mais dans le présent nu. Je parlais de liberté dans un précédent post. Même chose. A noter que les psychothérapies m'y aident plutôt bien, pour le moment - aide précieuse pour moi qui ne m'aimait pas beaucoup. Et EA, aussi - que je n'aurai pas su aborder comme cela il y a ne serait-ce que 5 ans. Et d'autres choses encore, difficiles à développer ici.
Voilou, en décousu. Je tombe de sommeil et de soif. An vè dlo et au dodo. Aspirines à toutes et tous