Je rentre de vacances et je viens de tout lire avec, je dois le dire, un recul un peu "vieux con". Je te le donne cash, peut-être que ça va te giffler un peu :
Et si... Et si tout ce drame était programmé dans ta tête afin de vivre un "bovarysme" contemporain ? Et si tu avais engagé cette intensité destructrice pour justement régler ce besoin de vivre un roman avant de passer à autre chose ?Banaman a écrit : je suis revenu à ma vie ordinaire et calme, définitivement beaucoup trop pour moi.
Pourquoi je dis ça ?
- Ton corps, qui suit bien scrupuleusement l'état de ta passion destructrice et qui, quand tu as la certitude que tout est fini, se remet à fonctionner normalement. Moi, j'ai été malade plutôt après mes ruptures, et le suicide, j'y ai pensé au son de "c'est fini" pas avant à attendre une réponse.
-Ton goût pour l'écriture qui vient s'inviter dans ce que tu nous livres ici : sans rire, je me suis même demander si tu n'étais pas un fake se prenant pour le nouveau Flaubert tellement tu fais attention à la forme de ton récit. Et puis cette référence à Mme Bovary que tu lis (comme par hasard) au moment fatidique !Je crois plutôt que dans ton inconscient, ce récit est une finalité. Voilà, tu as vécu un truc de roman. C'est fait.
-Ton réel soulagement que tout soit terminé parce que certes, c'était obligé de vivre ça pour toi, mais c'était terriblement éprouvant.
Ceci est une impression de retour, donc à froid, en recevant pas mal de tes posts d'un coup. Bien sûr, je peux me tromper, je ne suis pas toi, mais interroge-toi là dessus, je ne dois pas être si loin de ton étrange fonctionnement...
en tout cas, je suis plutôt rassuré par la suite des évènements et je te souhaites de reprendre goût à la (vraie) vie.