Quelques news complémentaires et une interrogation.
On aura lu - pu pas - dans quelle euphorie les jours derniers m'ont cueilli. Posts à tout va, dialogues ici et là, et une assertivité plus robuste qu'à l'habitude.
C'est la conséquence d'une levée des inhibitions, bien sûr : me sens plus à l'aise avec le reste du monde et donc plus entreprenant.
Mais - sûr, qu'il y a un "mais"
Du coup, je me dilue dans des interactions à tout va, dans une atmosphère intérieure qui n'est pas sans rappeler le fantasme de toute-puissance de nourrisson - où il n'y a pas de différence entre moi et le monde et où le moindre de mes désirs est comblé dès qu'exprimé ; ce qui va avec un certain sentiment d'omniscience, rationnellement intenable, émotionnellement validé.
D'où aussi que je ne mesure pas nécessairement les bêtises que je peux dire, sauf à me récupérer un de ces précieux retours du réel-manivelle, de ceux qui vous remettent les pieds sur terre et un peu de plomb dans la cervelle. La technique de la giffle marche bien mieux avec moi que celle du coup de pied au cul
Il y a des excuses dans ces lignes. Elles ne sont pas exclusives du fait que j'assume totalement mon état du moment
C'est comme quand je marche à côté de vous dans la rue. Il arrivera plus d'une fois que je vous percute : spontanément mon corps dévie vers vous en une demande quasi inconsciente de soutien.
Inversement, par période, pour éviter les intrusions, je suis obligé de refermer toutes mes portes schklang, me coupant, effet pervers, de mes émotions à votre égard
C'est un peu ça qui était en train de se produire, avec une nette accélération ces trois derniers jours. Cela dit, m'étant un peu mieux installé dans mon corps et dans une forme bienveillante de respiration, ça m'est plus facile de maîtriser les début d'angoisse/d'affolement. Ça n'empêche pas les serrements de gorge, mais ça empêche qu'ils deviennent d'incontrôlables déclics pour une de mes pénibles descentes.
Maintenant, bon, je fais quoi de tout ça ? Rencontrer des gens m'est bien moins difficile, certes. Mais je finis encore par m'affoler et me perdre comme s'il y avait là une grande méchante forêt, un ogre, et des petits cailloux que je ne parvenais pas à retrouver pour m'en revenir chez moi - ce qui, blague à part, ressemble assez à certains de mes rêves-labyrinthes.
Bon, je continue ma thérapie, bien sûr, les résultats en sont excellents, et on avance à un bon rythme.
Mais bon, les questions du moment demeurent : comment rentrer en relation ? soit : ni en annexion, ni en retraite en ma tour blindée ? Pas que j'en aie véritablement besoin. Envie, sans doute, oui. Ça me travaille bien moins qu'il y a un mois.
Évidemment qu'il n'y a pas de recette