Inextricable de retour, pffiouh... dur dur
Publié : jeu. avr. 02, 2009 10:59 pm
Oui j'aurais pu poster ce message sous le pseudo inextricable pour ceux qui m'ont connu à une certaine époque... mais je crois que les modérateurs sont contre les multi-pseudos. Peu importe, là n'est pas la question de toute façon.
Sous l'emprise enivrante d'une musique énergique inondant mes oreilles d'une douce vibration, je trouve la vie belle. Récemment, je suis tombé sur un article qui explique que notre système solaire n'est pas si "banal" que l'on pensait dans sa genèse et dans sa configuration. Du coup, la vie, sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui, ne semblerait pas si répandue que l'on pouvait imaginer. Du coup, ça la rend d'autant plus unique et spéciale.
Toujours avec ce même genre de musique, dans la rue, dans une soirée, au milieu d'une file d'attente à observer la vie qui passe, la vie est belle, vous ne pouvez pas savoir à quel point, quand elle tourne rond.
Tous ces hétéros qui ne se posent pas de questions de vivre la chance qu'ils ont. Tous ces hétéros qui vivent en couple et qui font des enfants. Ils en chient les cons, ils en bavent les enfoirés, et ils osent se plaindre que leur bébé, que leur nouveau né les réveillent à 2H du mat' pour leur donner à manger. Mais s'ils savaient à quel point j'aimerais être à leur place. Personnellement, je ne me plaindrais pas une seule seconde de faire face à mes responsabilités de père.
Il y a un mois tout juste, mes yeux se sont posés sur une petite M**é. J'ai les larmes aux yeux et le cœur qui bat à vive allure là quand je tape ces 2 voyelles et ces 2 consonnes. Il faut dire qu'on l'a tous attendu tel le messie, les parents et surtout la mère en premier bien évidemment.
Elle est belle, elle est douce et fragile M**é, comme sa maman. J'étais comme un con quand sa maman m'a proposé de la prendre dans mes bras de pd. Au début j'ai dit non de peur de lui faire mal, mais au fond de moi j'en mourrais d'envie. Ne serait-ce que pour ressentir cette petite vie, de sentir vibrer les battements de son cœur au travers de mes doigts et avant-bras. Au moins, cette sensibilité de merde, il faut bien qu'elle me serve enfin dans ces moments intenses, émouvants, prenants et riches.
Quand je l'ai prise dans mes bras (c'est la première fois de ma vie que je prenais un nouveau né dans mes bras), wouaouh quel choc, quelle baffe dans la gueule. Au début on est fébrile à manipuler ce corps si ténu, si délicat. Et puis après les gestes sont automatiques, la tension s'apaise, le stress diminue, et puis c'est l'extase, le sourire aux lèvres. Wouaouh, c'est une vie, une vie qu'il faudra protéger coûte que coûte et défendre, une petite, mais qui deviendra grande. Une petite vie qui va faire vivre un enfer à ses parents, mais en retour que de gratifications, que de bonheur, que de richesses, que de complicité ils vont vivre ensemble. Que de moments partagés, des bons comme des mauvais, mais des moments qui font que la vie est belle, mais peut être cruelle quand on n'est pas du bon côté de la barrière niveau sexualité...
En ce moment, j'ai l'impression d'être schizophrène. Ok, je suis pd, je suis attiré physiquement par les hommes. Je ne peux plus le nier, je ne peux pas l'effacer, je ne peux pas le combattre au risque de vivre un enfer. Mais en contrepartie, cette condition, que je n'ai pas choisie, me prive de facto de vivre, de ressentir, de profiter de la parentalité (brr, désolé pour le néologisme
).
C'est quelque chose d'infernal, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'en souffre. Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela me retourne les tripes de ne pas pouvoir me dire un jour, toi aussi tu auras un enfant avec la personne que tu aimes. Du coup, je me surprends à avoir des relents, des vieux réflexes d'hétéro d'avant que pourtant je n'ai jamais été puisqu'étant vierge. Je me surprends à trouver une femme belle (bon ça ça a toujours été), mais surtout à me convaincre qu'elle m'attire comme je faisais avant quand je me pensais hétéro... Et je me surprends à vouloir un enfant, à pouvoir avoir/donner la vie à un enfant.
A défaut d'avoir la responsabilité d'un enfant, j'ai hérité dernièrement la responsabilité légale d'un adulte... Wé c'est le pied ! C'est comme si j'avais un enfant, mais un enfant handicapé de 36 ans
On rêve de mieux hein comme projet de parentalité 
Alors c'est vrai en ce moment, je cumule les emmerdes, tant administratives et judiciaires que médicales. Alors c'est vrai, aujourd'hui je me noie dans le travail qui n'est qu'une manière de s'épuiser mentalement et physiquement pour éviter de gamberger, pour éviter de conceptualiser, pour éviter de se perdre, pour éviter de penser au pire, pour fuir, pour courir vers le vide, pour un peu se tuer, s'anesthésier, pour éviter de trop ressentir, de trop se blesser contre cette vie si cruelle.
Et puis ce contact avec les gens, avec les autres, avec ce monde que je découvre de plus en plus depuis que j'ai décidé de quitter mon monde édulcoré et imaginaire. Je trouve que la vie est plutôt mauvaise, dure, agressive depuis que je commence à comprendre les mécanismes relationnels entre humains. J'ai perdu beaucoup de ma naïveté et je le regrette. Je voyais, j'interprétais, je comprenais, je croyais ce monde plus humain, plus sincère, plus loyal, plus fidèle, plus honnête. Encore ce soir, je suis tombé des nues quand un mec, un vieux, me dit tout de go qu'il est marié à sa femme, mais que la personne avec qui il est ce soir, c'est son amante, et qu'il en a encore 2 autres comme elles en plus de sa femme
C'est normal pour lui, une femme dans chaque port sur l'esprit coquin comme il dit nonchalamment le sourire aux lèvres.
Alors c'est vrai du coup, j'ai du mal à me relever face à cette impasse dans laquelle je suis. J'en viens même à penser que la vie vaut-elle la peine d'être vécue pour s'écorcher, pour se blesser ainsi à entrer en contact avec les autres ? Et ne me dites pas "inextricable faut aller voir des pd, faut parler avec eux. Tu verras, après ça ira mieux" Ce ne sont pas eux qui me donneront un enfant !
Et ne me dites pas "bouge toi inextricable, ça ne va pas te tomber tout cru dans la gueule et ce n'est pas à te lamenter ainsi que tu auras un gosse toi aussi" Oui je suis fertile, non je ne suis pas stérile, mais bon avec un mec, ça va pas le faire hein ! Et surtout ça va compliquer considérablement les choses que de tenter d'avoir un enfant en étant pd ! Du moins c'est pas aussi simple et naturel qu'entre hétéros !
Pffiouh, fait chier hein. Et en plus c'est un truc que je n'ai pas choisi, un truc que je n'ai pas décidé. On ne m'a pas fait signer de contrat en me présentant les 2 alternatives sexuelles ! Pourquoi devrais-je alors en subir les conséquences ? Pourquoi devrais-je assumer ? Inutile de vous préciser que dans cet état d'esprit, je n'ai pas de contact, je n'ai pas de vie sociale et que je me garde bien d'entamer une quelconque relation, même amicale. On ne sait jamais, je pourrais faire souffrir davantage de personnes si je devais commettre l'irréparable
Voilà, c'était la minute inextricable... c'est quand le soleil il revient ?
Sous l'emprise enivrante d'une musique énergique inondant mes oreilles d'une douce vibration, je trouve la vie belle. Récemment, je suis tombé sur un article qui explique que notre système solaire n'est pas si "banal" que l'on pensait dans sa genèse et dans sa configuration. Du coup, la vie, sous la forme que nous lui connaissons aujourd'hui, ne semblerait pas si répandue que l'on pouvait imaginer. Du coup, ça la rend d'autant plus unique et spéciale.
Toujours avec ce même genre de musique, dans la rue, dans une soirée, au milieu d'une file d'attente à observer la vie qui passe, la vie est belle, vous ne pouvez pas savoir à quel point, quand elle tourne rond.
Tous ces hétéros qui ne se posent pas de questions de vivre la chance qu'ils ont. Tous ces hétéros qui vivent en couple et qui font des enfants. Ils en chient les cons, ils en bavent les enfoirés, et ils osent se plaindre que leur bébé, que leur nouveau né les réveillent à 2H du mat' pour leur donner à manger. Mais s'ils savaient à quel point j'aimerais être à leur place. Personnellement, je ne me plaindrais pas une seule seconde de faire face à mes responsabilités de père.
Il y a un mois tout juste, mes yeux se sont posés sur une petite M**é. J'ai les larmes aux yeux et le cœur qui bat à vive allure là quand je tape ces 2 voyelles et ces 2 consonnes. Il faut dire qu'on l'a tous attendu tel le messie, les parents et surtout la mère en premier bien évidemment.
Elle est belle, elle est douce et fragile M**é, comme sa maman. J'étais comme un con quand sa maman m'a proposé de la prendre dans mes bras de pd. Au début j'ai dit non de peur de lui faire mal, mais au fond de moi j'en mourrais d'envie. Ne serait-ce que pour ressentir cette petite vie, de sentir vibrer les battements de son cœur au travers de mes doigts et avant-bras. Au moins, cette sensibilité de merde, il faut bien qu'elle me serve enfin dans ces moments intenses, émouvants, prenants et riches.
Quand je l'ai prise dans mes bras (c'est la première fois de ma vie que je prenais un nouveau né dans mes bras), wouaouh quel choc, quelle baffe dans la gueule. Au début on est fébrile à manipuler ce corps si ténu, si délicat. Et puis après les gestes sont automatiques, la tension s'apaise, le stress diminue, et puis c'est l'extase, le sourire aux lèvres. Wouaouh, c'est une vie, une vie qu'il faudra protéger coûte que coûte et défendre, une petite, mais qui deviendra grande. Une petite vie qui va faire vivre un enfer à ses parents, mais en retour que de gratifications, que de bonheur, que de richesses, que de complicité ils vont vivre ensemble. Que de moments partagés, des bons comme des mauvais, mais des moments qui font que la vie est belle, mais peut être cruelle quand on n'est pas du bon côté de la barrière niveau sexualité...
En ce moment, j'ai l'impression d'être schizophrène. Ok, je suis pd, je suis attiré physiquement par les hommes. Je ne peux plus le nier, je ne peux pas l'effacer, je ne peux pas le combattre au risque de vivre un enfer. Mais en contrepartie, cette condition, que je n'ai pas choisie, me prive de facto de vivre, de ressentir, de profiter de la parentalité (brr, désolé pour le néologisme
C'est quelque chose d'infernal, vous ne pouvez pas savoir à quel point j'en souffre. Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela me retourne les tripes de ne pas pouvoir me dire un jour, toi aussi tu auras un enfant avec la personne que tu aimes. Du coup, je me surprends à avoir des relents, des vieux réflexes d'hétéro d'avant que pourtant je n'ai jamais été puisqu'étant vierge. Je me surprends à trouver une femme belle (bon ça ça a toujours été), mais surtout à me convaincre qu'elle m'attire comme je faisais avant quand je me pensais hétéro... Et je me surprends à vouloir un enfant, à pouvoir avoir/donner la vie à un enfant.
A défaut d'avoir la responsabilité d'un enfant, j'ai hérité dernièrement la responsabilité légale d'un adulte... Wé c'est le pied ! C'est comme si j'avais un enfant, mais un enfant handicapé de 36 ans
Alors c'est vrai en ce moment, je cumule les emmerdes, tant administratives et judiciaires que médicales. Alors c'est vrai, aujourd'hui je me noie dans le travail qui n'est qu'une manière de s'épuiser mentalement et physiquement pour éviter de gamberger, pour éviter de conceptualiser, pour éviter de se perdre, pour éviter de penser au pire, pour fuir, pour courir vers le vide, pour un peu se tuer, s'anesthésier, pour éviter de trop ressentir, de trop se blesser contre cette vie si cruelle.
Et puis ce contact avec les gens, avec les autres, avec ce monde que je découvre de plus en plus depuis que j'ai décidé de quitter mon monde édulcoré et imaginaire. Je trouve que la vie est plutôt mauvaise, dure, agressive depuis que je commence à comprendre les mécanismes relationnels entre humains. J'ai perdu beaucoup de ma naïveté et je le regrette. Je voyais, j'interprétais, je comprenais, je croyais ce monde plus humain, plus sincère, plus loyal, plus fidèle, plus honnête. Encore ce soir, je suis tombé des nues quand un mec, un vieux, me dit tout de go qu'il est marié à sa femme, mais que la personne avec qui il est ce soir, c'est son amante, et qu'il en a encore 2 autres comme elles en plus de sa femme
Alors c'est vrai du coup, j'ai du mal à me relever face à cette impasse dans laquelle je suis. J'en viens même à penser que la vie vaut-elle la peine d'être vécue pour s'écorcher, pour se blesser ainsi à entrer en contact avec les autres ? Et ne me dites pas "inextricable faut aller voir des pd, faut parler avec eux. Tu verras, après ça ira mieux" Ce ne sont pas eux qui me donneront un enfant !
Et ne me dites pas "bouge toi inextricable, ça ne va pas te tomber tout cru dans la gueule et ce n'est pas à te lamenter ainsi que tu auras un gosse toi aussi" Oui je suis fertile, non je ne suis pas stérile, mais bon avec un mec, ça va pas le faire hein ! Et surtout ça va compliquer considérablement les choses que de tenter d'avoir un enfant en étant pd ! Du moins c'est pas aussi simple et naturel qu'entre hétéros !
Pffiouh, fait chier hein. Et en plus c'est un truc que je n'ai pas choisi, un truc que je n'ai pas décidé. On ne m'a pas fait signer de contrat en me présentant les 2 alternatives sexuelles ! Pourquoi devrais-je alors en subir les conséquences ? Pourquoi devrais-je assumer ? Inutile de vous préciser que dans cet état d'esprit, je n'ai pas de contact, je n'ai pas de vie sociale et que je me garde bien d'entamer une quelconque relation, même amicale. On ne sait jamais, je pourrais faire souffrir davantage de personnes si je devais commettre l'irréparable
Voilà, c'était la minute inextricable... c'est quand le soleil il revient ?