La prochaine fois je n'irai pas au cinéma
Publié : ven. févr. 17, 2012 10:52 pm
Bonsoir à tous,
Je ne suis pas très actif sur le forum, bien que je viens régulièrement lire certains sujets. Comme d'autres avant moi, je ne sais pas trop pourquoi je viens exposer mes problèmes (ma vie en fait, n’est-ce pas la même chose?). Cela fait quelques temps que je voulais m'y mettre à travers un beau pavé, mais ce soir j'en ressens particulièrement le besoin. Bon courage à ceux qui voudront me lire, il en faudra.
J'ai 19 ans. Et ma vie est une impasse. En ce moment j'écoute une musique de Schubert déprimante et on ne peut plus adaptée pour dresser un bilan de ma vie. J’ai 19 ans et je n'ai jamais eu personne. En fait personne ne veut de moi. Pourtant j'ai aimé, à deux reprises. La première fois, j'y croyais vraiment.. Mon premier grand amour, mon premier gros béguin. Cinq mois à espérer et à y croire, pensant que c'était réciproque. Mais rien, j'ai fait ma déclaration et le gars était hétéro. Etudes obligent, j'habite encore chez les parents, qui ne sont au courant de rien, donc bien sûr je rentre à la maison le coeur brisé mais le sourire aux lèvres. Il faut cacher et encore cacher, pas le droit d'aimer ni d'être aimé. Je pleure dans ma chambre et j'ai vraiment envie de disparaitre. Mes putains d'études (classe préparatoire), me pourrissent la vie, représentent plus des trois quarts de mon énergie quotidienne, et détruisent chaque jour le peu de confiance que j'ai en moi. Bien sûr je croise chaque matin celui que j’aimais, sinon ce n'est pas drôle. Ainsi qu'un autre pour lequel j'ai le béguin mais que je ne risque pas d’aborder, surtout après ce qui s’est passé avant. Je m'épuise dans ce lycée de merde et je rentre mais je suis toujours seul, eh bah oui.
Bien entendu j'ai des amis (hétéros), au courant pour moi; heureusement d'ailleurs sinon ça ferait longtemps que je serais passé par-dessus bord. Mais ils ont leurs copains/copines, et le soir, quand je suis déprimé et que je me sens comme un énorme vide, ce n'est pas moi qu'ils appellent. Et quand ils le font, je suis incapable de leur dire ce que je ressens, je ne sais pas par où commencer.
Ajoutons à cela une pincée d’homophobie familiale, des complexes, des années au collège et au lycée difficiles (harcèlement..), un manque de confiance évident qui se ressent même dans ma manière de parler et un père qui a le cancer depuis peu. On ferme sa gueule et on supporte.
J'ai été habitué à cacher mon homosexualité et je pense qu'aujourd’hui je l'assume. Ce n'est pas là le problème. Le problème est qu'aujourd'hui le bonheur m'échappe complètement. Ma vie actuelle se résume à subir, subir et subir encore. Aucun réconfort le soir, je n'ai et je ne peux compter que sur moi. Par moment je m'étonne d’être encore debout.
L'année prochaine je quitte enfin le domicile parental pour intégrer une école qui dépendra de ma réussite aux concours qui vont venir cet été. Concours que je me vois d’ailleurs affronter comme chaque épreuve que j'ai eu jusque là à affronter: j'oublie mes problèmes, j'oublie tout; je me dis qu’un jour je trouverai une solution, je trouverai quelqu’un.
Mais des soirs comme celui-ci, où je vois au guichet du cinéma un jeune homme fort séduisant qui me plaît beaucoup mais où évidemment rien ne suit, tout ressort violemment.
Je ne suis pas très actif sur le forum, bien que je viens régulièrement lire certains sujets. Comme d'autres avant moi, je ne sais pas trop pourquoi je viens exposer mes problèmes (ma vie en fait, n’est-ce pas la même chose?). Cela fait quelques temps que je voulais m'y mettre à travers un beau pavé, mais ce soir j'en ressens particulièrement le besoin. Bon courage à ceux qui voudront me lire, il en faudra.
J'ai 19 ans. Et ma vie est une impasse. En ce moment j'écoute une musique de Schubert déprimante et on ne peut plus adaptée pour dresser un bilan de ma vie. J’ai 19 ans et je n'ai jamais eu personne. En fait personne ne veut de moi. Pourtant j'ai aimé, à deux reprises. La première fois, j'y croyais vraiment.. Mon premier grand amour, mon premier gros béguin. Cinq mois à espérer et à y croire, pensant que c'était réciproque. Mais rien, j'ai fait ma déclaration et le gars était hétéro. Etudes obligent, j'habite encore chez les parents, qui ne sont au courant de rien, donc bien sûr je rentre à la maison le coeur brisé mais le sourire aux lèvres. Il faut cacher et encore cacher, pas le droit d'aimer ni d'être aimé. Je pleure dans ma chambre et j'ai vraiment envie de disparaitre. Mes putains d'études (classe préparatoire), me pourrissent la vie, représentent plus des trois quarts de mon énergie quotidienne, et détruisent chaque jour le peu de confiance que j'ai en moi. Bien sûr je croise chaque matin celui que j’aimais, sinon ce n'est pas drôle. Ainsi qu'un autre pour lequel j'ai le béguin mais que je ne risque pas d’aborder, surtout après ce qui s’est passé avant. Je m'épuise dans ce lycée de merde et je rentre mais je suis toujours seul, eh bah oui.
Bien entendu j'ai des amis (hétéros), au courant pour moi; heureusement d'ailleurs sinon ça ferait longtemps que je serais passé par-dessus bord. Mais ils ont leurs copains/copines, et le soir, quand je suis déprimé et que je me sens comme un énorme vide, ce n'est pas moi qu'ils appellent. Et quand ils le font, je suis incapable de leur dire ce que je ressens, je ne sais pas par où commencer.
Ajoutons à cela une pincée d’homophobie familiale, des complexes, des années au collège et au lycée difficiles (harcèlement..), un manque de confiance évident qui se ressent même dans ma manière de parler et un père qui a le cancer depuis peu. On ferme sa gueule et on supporte.
J'ai été habitué à cacher mon homosexualité et je pense qu'aujourd’hui je l'assume. Ce n'est pas là le problème. Le problème est qu'aujourd'hui le bonheur m'échappe complètement. Ma vie actuelle se résume à subir, subir et subir encore. Aucun réconfort le soir, je n'ai et je ne peux compter que sur moi. Par moment je m'étonne d’être encore debout.
L'année prochaine je quitte enfin le domicile parental pour intégrer une école qui dépendra de ma réussite aux concours qui vont venir cet été. Concours que je me vois d’ailleurs affronter comme chaque épreuve que j'ai eu jusque là à affronter: j'oublie mes problèmes, j'oublie tout; je me dis qu’un jour je trouverai une solution, je trouverai quelqu’un.
Mais des soirs comme celui-ci, où je vois au guichet du cinéma un jeune homme fort séduisant qui me plaît beaucoup mais où évidemment rien ne suit, tout ressort violemment.