Tomber amoureux, c'est douloureux
Publié : lun. août 20, 2012 12:25 pm
Ça fait quelques temps que je ne viens plus trop sur le forum, du
coup j’ai un peu honte de repasser pour jeter une bouteille à la
mer.
Je vais vous refaire le coup archi‐classique du mec qui tombe
amoureux d’un hétéro. Archi‐classique pour le forum, parce qu’il
doit y avoir plusieurs fils à ce sujet, et archi‐classique pour
moi, car c’est un peu ma spécialité.
C’est un garçon plutôt mignon, un peu plus jeune que moi, pas
d’un tempérament extraverti, pas beaucoup d’expérience avec les
filles, et pas beaucoup d’expérience de la vie en général.
Quand je l’ai rencontré il y a un an, il n’y avait aucun sentiment
amoureux de ma part, et en le connaissant un peu mieux,
j’étais persuadé qu’il n’y en aurait jamais. Je le trouve mignon,
mais on fonctionne de manière vraiment différente : j’aime
beaucoup sortir et voir des gens, dans ces soirées je consomme de
l’alcool (souvent trop), je suis très curieux de tout, j’ai parfois
l’impression qu’il agit comme un gamin de 15 ans ; il a un
petit côté naïf ou candide, pas du tout pathologique, mais que je
trouve finalement touchant (sans ironie).
Et puis à force de le connaître, je commence à m’intéresser à ce
qu’il fait, j’essaie de prévoir des trucs qu’on peut faire tous
les deux (un peu de sport, ou des piques‐niques, des balades, des
trucs simples quoi). Puis le temps passant, je commence à avoir
envie de le serrer dans mes bras, et je ne comprends pas
pourquoi. Je pense de plus en plus à lui, je tire des plans sur
la comète, tout en sachant que rien n’est envisageable avec lui ;
les garçons, c’est vraiment pas son truc, et il a déjà une
copine, qui habite loin certes, mais ça semble très sérieux.
Comme je le disais au début du message, je suis coutumier du
faible pour les hétéros, mais pas parce qu’ils sont intrinsèquement
hétéros. Parce que je ne fréquente pas d’homos et que donc
la quasi totalité des mecs que je rencontre sont hétéros. Ceci
dit, je sais qu’au bout de quelques temps (mois, années), en se
perdant de vue, le désir s’estompe petit à petit, pour finalement
disparaître.
En revanche, la situation actuelle est délicate : c’est mon
colocataire. Je le vois donc tous les jours, on partage la vie
quotidienne, on commence à discuter pas mal, et parfois de choses
assez personnelles ; c’est presque comme si on était en couple,
sans le côté physique, sans les câlins, sans la chaleur et les
guilis dans le ventre qui viennent quand on serre quelqu’un dans
ses bras.
Chaque jour qui passe est plus dur que le précédent. Ce serait
comme si on empoisonnait mon cœur petit à petit jusqu’à ce qu’il
abdique. Ou bien comme s’il était écartelé lentement ; ça résiste
pendant un temps, puis la rupture est inévitable.
À cette situation, je vois deux solutions. La première serait de
continuer cahin‐caha, comme avant. J’apprécie quand même beaucoup
le lien qui s’est créé entre nous. Mais un moment finira bien par
arriver où nous nous séparerons, parce que je changerai de boulot
par exemple et donc certainement de résidence. Peut‐être dans six
mois, un an.
La deuxième serait de commencer à me trouver dès maintenant un
nouveau logement, histoire de vraiment mettre fin à une situation
sans espoir. Ce qui veut dire partir, et ne plus le revoir. Ça veut aussi
dire qu'en termes logistiques, ça fait suer.
Dans les deux cas, la souffrance sera au rendez‐vous.
Je disais l’autre jour à des amis : si quelqu’un invente un jour
une pilule pour ne plus tomber amoureux, je me porterai
volontaire pour une overdose.
Désolé pour ce message très négatif. Je ne viens pas vous
demander de conseils ou d’aide, parce que je pense qu’il n’y a de
toute façon pas de solution à ce problème. Mais bien entendu,
j’accepterai volontiers vos suggestions, ou anecdotes. J’avais
surtout besoin de l’exprimer, de l’écrire, en pensant que si
quelques personnes lisent, ça m’aidera peut‐être à exorciser.
coup j’ai un peu honte de repasser pour jeter une bouteille à la
mer.
Je vais vous refaire le coup archi‐classique du mec qui tombe
amoureux d’un hétéro. Archi‐classique pour le forum, parce qu’il
doit y avoir plusieurs fils à ce sujet, et archi‐classique pour
moi, car c’est un peu ma spécialité.
C’est un garçon plutôt mignon, un peu plus jeune que moi, pas
d’un tempérament extraverti, pas beaucoup d’expérience avec les
filles, et pas beaucoup d’expérience de la vie en général.
Quand je l’ai rencontré il y a un an, il n’y avait aucun sentiment
amoureux de ma part, et en le connaissant un peu mieux,
j’étais persuadé qu’il n’y en aurait jamais. Je le trouve mignon,
mais on fonctionne de manière vraiment différente : j’aime
beaucoup sortir et voir des gens, dans ces soirées je consomme de
l’alcool (souvent trop), je suis très curieux de tout, j’ai parfois
l’impression qu’il agit comme un gamin de 15 ans ; il a un
petit côté naïf ou candide, pas du tout pathologique, mais que je
trouve finalement touchant (sans ironie).
Et puis à force de le connaître, je commence à m’intéresser à ce
qu’il fait, j’essaie de prévoir des trucs qu’on peut faire tous
les deux (un peu de sport, ou des piques‐niques, des balades, des
trucs simples quoi). Puis le temps passant, je commence à avoir
envie de le serrer dans mes bras, et je ne comprends pas
pourquoi. Je pense de plus en plus à lui, je tire des plans sur
la comète, tout en sachant que rien n’est envisageable avec lui ;
les garçons, c’est vraiment pas son truc, et il a déjà une
copine, qui habite loin certes, mais ça semble très sérieux.
Comme je le disais au début du message, je suis coutumier du
faible pour les hétéros, mais pas parce qu’ils sont intrinsèquement
hétéros. Parce que je ne fréquente pas d’homos et que donc
la quasi totalité des mecs que je rencontre sont hétéros. Ceci
dit, je sais qu’au bout de quelques temps (mois, années), en se
perdant de vue, le désir s’estompe petit à petit, pour finalement
disparaître.
En revanche, la situation actuelle est délicate : c’est mon
colocataire. Je le vois donc tous les jours, on partage la vie
quotidienne, on commence à discuter pas mal, et parfois de choses
assez personnelles ; c’est presque comme si on était en couple,
sans le côté physique, sans les câlins, sans la chaleur et les
guilis dans le ventre qui viennent quand on serre quelqu’un dans
ses bras.
Chaque jour qui passe est plus dur que le précédent. Ce serait
comme si on empoisonnait mon cœur petit à petit jusqu’à ce qu’il
abdique. Ou bien comme s’il était écartelé lentement ; ça résiste
pendant un temps, puis la rupture est inévitable.
À cette situation, je vois deux solutions. La première serait de
continuer cahin‐caha, comme avant. J’apprécie quand même beaucoup
le lien qui s’est créé entre nous. Mais un moment finira bien par
arriver où nous nous séparerons, parce que je changerai de boulot
par exemple et donc certainement de résidence. Peut‐être dans six
mois, un an.
La deuxième serait de commencer à me trouver dès maintenant un
nouveau logement, histoire de vraiment mettre fin à une situation
sans espoir. Ce qui veut dire partir, et ne plus le revoir. Ça veut aussi
dire qu'en termes logistiques, ça fait suer.
Dans les deux cas, la souffrance sera au rendez‐vous.
Je disais l’autre jour à des amis : si quelqu’un invente un jour
une pilule pour ne plus tomber amoureux, je me porterai
volontaire pour une overdose.
Désolé pour ce message très négatif. Je ne viens pas vous
demander de conseils ou d’aide, parce que je pense qu’il n’y a de
toute façon pas de solution à ce problème. Mais bien entendu,
j’accepterai volontiers vos suggestions, ou anecdotes. J’avais
surtout besoin de l’exprimer, de l’écrire, en pensant que si
quelques personnes lisent, ça m’aidera peut‐être à exorciser.