Norma a écrit :Jubileo a écrit :J'ajouterai que quand tu te promènes dans le métro parisien maintenant tu as d'immenses affiches de pub pour des sites de rencontres extra-conjugales pour femmes mariées... Perso ça m'a choqué de voir ça exposé de façon si éhontée et désormais "normalisée" dans un lieu fréquenté par tous ("maman, maman, ça veut dire quoi extra-conjugale ?"...)
Bref, juste pour illustrer que en effet ça se voit plus dans notre milieu car comme l'ont souligné Floridjan et Zphyr notre sexualité est déjà originale, mais franchement je pense pas qu'en proportion il y ait plus de gays infidèles que d'hétéros !
Toutes des salopes et des trainées, tiens !
Tu as 21 ans, Jubileo, et je trouve que compte tenu de ton âge et de ton expérience de vie tu n'es pas en posture pour porter un jugement moral sur ce que les gens font de leur cul et de leur couple.
Surtout que bon, t'es chrétien - tu devrais donc intégrer cette base d'avoir
la modestie de ne pas juger tes semblables et de laisser ça à qui de droit.
Jubileo a été maladroit en prenant pour seul exemple les pub pour des sites de rencontres extra-conjugales
pour femmes mariées, car bien évidemment des sites de rencontres pour hommes mariés ou pour personnes mariées sans distinction du sexe pululent également, aucun sexe (et aucun genre) n'ayant le monopole ou la prédominance de l'infidélité. Mais je ne crois pas que son intention était d'être sexiste mais plutôt de pointer du doigt la décomplexion et le cynisme de la publicité sur la question de l'infidélité, bon miroir de la société à ce sujet. Il y a 50 ans, cela se pratiquait mais ça restait honteux, tabou, etc.
Aujourd'hui, il existe des sites spécialisés pour ce genre de chose et on a de la pub pour ces sites dans le métro (et d'ailleurs, l'exemple de Jubileo n'est pas ininteressant : se basant sur le préjugé sexiste "les hommes sont plus facilement infidèles que les femmes", certains ont eu l'idée de "déculpabiliser" les femmes : vous aussi mesdames n'ayez pas honte d'être infidèles. Bref, l'égalité des sexes y trouvent une sorte de victoire, rendue amère car tout ceci est terriblement cynique)
L'infidélité est de moins en moins tabou. Est-ce une bonne chose ?
Je dirai OUI car c'est quelque chose qui existe depuis toujours, les hommes et les femmes ne sont peut-être pas fait pour vivre toute leur vie avec la même personne. Avant, la société ne laissait pas le choix (mariage arrangé, divorce mal considéré). L'infidélité se devant d'être cachée, elle était immanquablement synonime de mensonge, hypocrisie, dissimulation.
En cessant d'être tabou, peut être pourra-t-elle se vivre se façon plus saine ? Les couples auront peut-être moins de difficulté à en parler, à y faire face . Evidemment, cela continuera à faire souffrir car genéralement cela révèle une divergence dans le couple : l'un éprouve le besoin de voir sexuellement ou affectivement d'autres personnes. Pas facile à gérer pour celui qui n'éprouve pas le même besoin que son partenaire et qui prend ça comme un camouflet.
Vaste question mais c'est tout de même une bonne chose que la société décide de ne plus mettre un voile là dessus, de faire comme si cela n'existait pas ou que cela ne concerne que les "personnes de mauvaise vie", de rendre cela honteux et de culpabiliser ceux qui vont voir ailleurs, tout en imposant un modèle unique (le couple un homme/une femme, avec des enfants, deux si possible, et si Dieu Le Veut un garçon et une fille, parce que "c'est bien d'avoir un de chaque" (phrase conne numéro 226).
Aujourd'hui, on commence à dire tout haut et tout fort que c'est des foutaises, que ça ne fonctionne pas, que cela n'a jamais fonctionné, que y a pas un seul modèle possible mais une pluralité de modèles et qu'il n'y a pas à fustiger celles et ceux qui ne veulent pas se confronter à la norme unique.