Et oui c’est mon truc à moi, c’est mon talon d’Achille, la bête affaire sentimentale de courte durée. De celle qui me fait me lever les paupières rougies par les pleurs et gonflées par le manque de sommeil. Un souffle d’amour, m’a affolé le baromètre sentimental, je suis donc triste, car il n’est plus là, le bel ange brun un peu italien qui m’a ravit le cœur. Après la phase de montée, après l’arrivée des ailes d’anges fichées à mon dos, après avoir ressentit que je pouvais terrasser mon dragon intérieur si rebelle, après ce sentiment d’invincibilité, la chute est là. Et comme Icare au soleil, je chute.
Alors je me suicide ! Point d’armes blanches, point de choses trop définitives, juste une orgie irraisonnée de nourriture, un paquet de cochonneries sucrées associé à un blister de salami au poivre et de tranches de pain.
Ouep ! la nourriture c’est mon exutoire, un acte exagéré.
Quand la frustration est trop forte, quand les sentiments explosent, quand les neurones surchauffent ; ben je craque. Sauf que là à 45 euros la séance de fitness, je ne m’autorise plus ces accès incontrôlables orgiaques, je combats l’idée même en pensée, de cette coupe énorme composée de glace noix de pécan, saupoudrée de caramel, avec ces éclats de praliné ou d’amandes effilée grillées.
Non point de tout cela. A la débauche sucrée, je préfère me coltiner, mon poulet macédoine, yeux dans les yeux. La bête me fixe, de son œil ? Un œil morne de gallinacées qui sait que son destin et de vivre quelques mois à tout casser avant de se faire tronçonner, éviscérer. Ce connard de filet de volaille me semble bien plat, sans relief, sa chair filandreuse, m’évoque un ennui profond. De celui que l’on ressent un dimanche soir, devant la rediff d’une série américaine soporifique ; un truc qui me cause d’autopsie, de traces ADN, de bordel en combinaison blanches… bien loin d’un plan latex en combinaison.
Lui le plan Latex il a le mérite au moins de me laisser songeur sur la motivation des êtres humains sexués de pratiquer des activités sexuelles zarbis censé les rapprocher de l’extase et peut être même un peu du grand tout.
Mon poulet est là, livré sous vide, sans défense, dans sa barquette couleur Harpic WC, le tout recouvert d’un préservatif XXXXXXL. L’étui transparent ne laisse rien passer. Il y a comme un vide intersidéral entre la nourriture et moi et parfois c’est le même vide profond infini entre la bite de mes partenaires gainés de latex et moi.
Tout est sous vide, sans gouts, sans efforts, nous sommes condamnés, à vivre, espérer, respirer sous cloche. Le retour a la nature, le truc d’avant le V.I.H, le truc d’avant la pollution, d’avant Fukushima, et autres joyeusetés, ce truc c’est fini - plus de gens allant récupérer le lait du pis de la vache et autres produits naturel issu de Mère Nature. Je consomme, sans effort un machin que des ouvriers à la chaine ont poliment laborieusement étiqueté, dépecés, emballés, labellisés.
Là à ce moment du récit je vous invite à réorganiser la phrase précédente, si la logique des étapes ne vous convient pas. Après je ne vais pas faire tout le taf à votre place et en plus vous mâcher le filet du dit poulet ; ce qui sera sans doute l’avancé technique la plus bat prévue pour 2020 je pense ?!)
Au final la barquette couleur bleu chiotte façon Harpic WC, recouvert d’un préservatif Géant débarque dans le bordel qui vous sert d’armoire frigorifique.
Et j’aurais du emballer mon kiki, mon doudou, de ce préservatif, lui & moi dans une bulle de plastique, pour le protéger du froid, du brouillard, des choses tapies dans la semi clarté de l’ampoule du frigo, j’aurais du nous protéger de la lente glissée en avant, de nos rapports avortés.
Dans la relative intimité de cette bulle, les terres lointaines de son autre vie officielle, ne me l’aurait pas repris.
Peut-être aurait il accepté qu’un déracinement, enracinement vers sa région de naissance chez moi serait le signe du renouveau. Lui qui me parle de difficulté lié à l’absence d’emploi la bas dans la région de son pacsé, lui qui me parle à mots couverts de son insatisfaction dans son couple actuel, peut-être que notre rencontre flash, folle, foutraque lui aurait ouvert les yeux sur les champs des possibles.
J’avais pourtant bien démarré la chose - mes pieds solidement posé sur le dallage noir de la place ou nous nous sommes donnés rendez-vous Terreaux - j’avais poliment, gentiment, posé mon regard d’épagneul perdu sans collier, sur les photos de l’I phone dernier cri d’ A.
Il venait de débarquer à notre rendez-vous, pull noir collant, par 28 degrés extérieur.
Il avait prétexté préférer l’ombre des parasols à une exposition plein sud, façon grill barbecue pour parties de corps humains exposés à nos rayons de soleil inattendu.
Son truc (pull) façon laine de lama moulait pourtant son petit bidon d’homme habitué aux douceurs terrestres.
Je n’ajoutais rien, jouissant de cette demi victoire et de ce spectacle de le voir assis là face à moi après un mois de Skype, de SMS, de coups de téléphone et de messages enfiévrés.
Installé au nord, il transpirait timidement et refusait d’écouter mes propositions un peu appuyé de faire sauter cette camisole, cette protection inutile.
A l’inconfort de la situation, il préférait ainsi masquer sa faiblesse humaine ; ses précieux coussins d’amour façon petit bouée d’enfant à peine en phase avec sa vie d’adulte restait à l’abri des regards mais sacrément boudiné par la laine de lama.
Son regard battait la campagne sur la droite, signe de son attachement à son passé qu’il connait si bien et que sans doute il refoule face à moi.
Installé au Sud, moi en tenue décontracté, les pecs moulé dans un machin censé augmenter le galbe de mon précieux corps physique.
Je suis là sur de mon potentiel de séduction Je suis le plus âgé, l’initiateur, le maitre du plaisir ; il m’avait suffisamment encensé et flatté pendant de longs jours.
En gros il m’avait allumé à mort.
Je remplissais donc mon rôle.
Je suis l’arbre et lui joue la vigne vierge, il me laisse croire qu’il veut se coller à moi sans encombre pour l’un et l’autre.
Que les hommes sont bêtes, voire fats ! On les félicite sur leur apparence sur la taille de leurs attributs physiques ; au mieux on les flatte sur leur qualité d’amant, réel ou présumés. On rajoute à ce cocktail qui fait rêver, quelques douces allusions salaces, sur des positions non testées du Kamasutra et ainsi vaincus, ils se retrouvent soumis à quatre pattes comme de véritables chien-chien.
J’ai le poil qui brille, je me suis toiletté, je sens Haleine de chien De DiorCanin.
Nord, Sud ??? , choisit ton combat petit soldat !!!
Ma douce assurance contre son besoin de ré assurance de son propre statut de tit gars.
Il est clairement en recherche de cette fameuse estime de soi. L’effet miroir, me sidère mon estime en berne contre la sienne en pointillé.
Je lui fait un peu la leçon, le gourmande pour la forme sur ce travers. Je prêche dans le vent, quelque-part je me ré assure de mon propre besoin d’augmenter ma propre estime.
Plus tard, histoire de reprendre le dessus, il m’avait mis en boite, pensant à tort que je ne maitrisais pas la fonctionnalité, des doigts en pince à sucre, qui permettent d’agrandir, rapetisser les photos sur un I phone.
Au final j’ai eu droit a la succession de clichés numérique de A. qui fait risette au parc d’Eurodisney, de A. avec ses happy people dans sa propriété.
Le soleil tapait sur cette terrasse, mon diabolo menthe, me faisait le coup du bouillonnement, façon vous avez un message !!!
Il me susurrait :
- Ecoute le chant de la guerre qui murmure qui se prépare
- Ecoute petit et méfie toi de ce qui vient après
- Celui dont On ne doit pas prononcer le Nom est sur le seuil ...
La bande son et l’image se sont bloqués, en avance rapide, car A. non content de me montrer l’aménagement intérieur de son Home-Sweet-Home ou se trouve son petit pacsé de mari, avait enchainé sur A. est à la mer.
Oui je sais, c’est beau la mer !!! les vagues, le sable, le roulis, le tangage, les mouettes, etc...(comment ça les dunes ??)
Bref ..la Mer c'est Cool, mais moins quand sur la plage j’aperçois le corps façon limande à un étalage de poissonnier de son conjoint
Là, je bafouille, je prétexte une poussière dans l’œil, une méningite foudroyante, une courante d’enfer.
En un mot, je perds mes moyens, je bégaye, tente une sortie ....
Au final je prends l’I phone, je le fracasse sur le front de A. ou plutôt je lui fais bouffer avec la coque en plastique façon Croquo. (Même pas, en gros je déserte la terrasse, et après il pourra encore me dire que je suis bizarre comme gars que je change d'humeur..cyclothimique..bipolaire quoi
je suis pas bipolaire, je suis un mec qui a pas les couilles d''envoyer chier un mec qui lui plait en lui disant "Coco tu veux sortir avec moi, alors steplait ranges moi les photos de ton strchoumpf de mari et épargnes moi le récit de tes vacances" .. espèce de tit con...
Me sortir ainsi son bonheur de petit couple alors que c’était un premier rendez-vous me poignarde, en un mot nous n’attendions pas les mêmes choses. Je ne l’avais pas encore compris. Je voulais du Love, Je voulais Geoffrey de Peyrac, je voulais des violons et lui avait juré ses grands dieux qu'il ne voulait pas un plan cul mais juste l'inverse , hum un plan cul inversé ca donne quoi ... ah oué un plan friend...
sauf que moi mes friends je couche pas avec... mé ça la logique n'est pas son problème
Donc ma terrasse de café , la méningite... etc.. je me retrouve dans le marigot saumâtre de mes émotions, je patauge, je me noie.
Le film avance, je le frôle dangereusement, ma main se cale sur le creux de son sacrum ou plutôt sur le bas de son épine dorsal, à travers l’épaisseur du pull hideux noire façon deuil, j’affirme ma présence, mon bon droit, je lui donne ce qu’il m’avait réclamé par mail ou par Skype, un feu vert tacite de mon intérêt pour sa personne.
Plus tard dans une de ces boutiques façon BD, CD on échange un peu sur nos gouts en la matière : Loisel, Trolls de Troy, Sœur Marie Thérèse.
Je continue à le frôler, le flatte de mon intérêt, il reprend un peu consistance au final.
La journée file, à ce rythme, nous jouons au chasseur et à la souris ; Qui est le chasseur Qui est la souris, nos rôles sont il si clairs?
Dans le quartier médiéval une boutique d’armurerie et vêtements façon dame Guenièvre le met sous charme. Pont des arts, je tente le tout pour le tout, un baiser sur la bouche en public. Mal à l’aide dans cet exercice, il s’excuse et moi je range mon idée au fond de ma tête en me disant que je trouverais un « Quelqu’un qui appréciera cela Un jour ».
Plus tard à La crêperie, je suis un peu ce phare, perdu dans une nuit un peu brouillardeuse. Je dois répondre à ces questions indiscrètes et naïves sur ma vie, mes emmerdes et mes amours.
Il s’étonne naïvement que je sois seul, il dérape en me confiant que souvent les mecs avec qui il fait des plans cul en fait cherchent du sérieux mais qu’ils ne trouvent pas.
Il ajoute sobrement un « Que la vie est mal foutue »
Que peut il comprendre de la situation, du haut de ses 26 ans, que sait il de la vie, des amours de la solitude affective, que sait il de moi en 1 h 50 passé ensemble.. ben rien
Je me dis : « Et toi petit homme que fais tu là dans ton foutu pull de pacotille ? »
Entre deux trains, ton esprit est resté là-bas chez ton pacsé et pourtant ton corps est en face du mien.
Plus tard, cette fois-ci le phare m’a permis de retrouver l’entrée du port, nous sommes chez moi, sur mon terrain, c’est mon appart et je lui offre une boisson alchimique un peu sorcière, un verre de lait écrémé.
Il dit oui pour la forme mais n’y touche pas.
Les premiers corps à cœur, cœur à corps et je tombe sous le charme.
Son regard intense me fixe, il se vrille dans mes prunelles, comme le langage muet d’un film sans parole ou l’héroïne mime l’amour éternel à son héros. C'est magnétique, puissant ..
Je passe la quatrième, le moteur gémit, il m’incite à rester plus sage, plus contenu, ses vallées, ses creux, ses pleins, ses déliés sont à moi et tout n’est que prétexte à me laisser y croire.
Non ! bien sur il veut plus qu’un plan Q, il a échangés fiévreusement tout ce temps que pour des raisons nobles et positives.
Usant de toutes les technologies du monde à sa portée, Il m’a skypé, il m’a SMSé, il m’a mailé.
Nuit et Jour, dès le petit matin, il me confiait comment il rêvait chaque nuit de moi et de nos corps à corps.
Il n’a pas fait l’amour depuis une semaine pour se réserver pour moi. Il est là car il a des sentiments !
Pacsé, infidèle mais avec des sentiments. Futur amant avec sentiments.
Deux lieux en France, deux corps et lui au milieu qui décide avec lequel il va se frotter.
Et moi je joue le soumis parfait, la victime consentante, le chien chien à son pépére qui lève la queue quand on lui demande.
J’en reviens à nos ébats, Je repasse la seconde, la première, le moteur prend ses aises, à ce jeu là finalement je suis bon.
Son corps est une lyre, un clavier, une harpe ; je pince, j’étire, j’assouplis, je contrôle une, deux puis 3 cordes de l’instrument. Elles s’appellent plaisir, désir et envie.
J’aurais eu à disposition des plumes d’oiseau d’un pays qui n’existe pas, je l’aurais caressé ainsi de longes heures, faisant réagir la moindre parcelle de son épiderme.
Il est là à ce moment plus présent qu’il ne l’avait été, un peu fiévreux, il est en osmose, à ce moment, il est là avec moi, je ressens dans mes tripes, qu’il est en accord avec moi.
Sa clé de sol rythme parfaitement ma partition, il résonne, je déraisonne, fugitivement je me dis qu’il va craquer, se laisser aller, m’avouer son étonnement face à l’intensité, la force, la simplicité l’évidence qu’il a autant besoin que moi de gouter au sel de sa peau.
Et ce truc qui me submerge à ce moment là, je m’y laisse nonchalamment tomber.
Qu’il se dresse enfin ! Comme un mort vivant de série d’horreur, qu’il ressuscite au dessus de mon pieu XXL, que dans un éclair de lucidité, il me confie que Oui il est là et que Oui il pourrait y prendre gout avec moi, y revenir chez moi et y prendre ses quartiers. Que notre statut d’expérimentateurs en aventures extra – conjugales - que notre Nous d’ Alcôve - puisse se transformer en un « Nous » plus général, plus global.
Le dimanche, à la table de Belle Maman nous partagerions le repas simple fait de pommes de terre sautées et du poulet dominical. Cela aurait un gout d’éternité. Les cris des enfants dans le jardin me ferait râler pour la forme. Le soir je le ramènerais à la maison.
Le coupé sport roulerait sur le gravier de notre propriété, le ciel serait marqué par la silhouette de quelques pins parasol immuable sous le soleil. Une fois réveillé, il sortirait serein de la voiture, puis comme pris d’une intuition, il reviendrait passer la tête dans l’embrasure de la portière de mon coté. Ses lèvres douces ou salée, qu’importe, prononcerait des mots doux, des sortes de bonbons acidulés que ma bouche saisirait au vol, comme de précieux petits papillons fait de soleil de vent et de liberté.
A. se révèle en fait intrépide, il est venu découvrir ses Terra Incognita, il me provoque, il est limite, il me donne des ordres. Le gentil garçon un peu gauche, qui cuisine de la pâtisserie, comme s’il voulait absorber tout le sucre du monde pour guérir sans doute ses propres chagrins d’enfant quand il tombait sur les genoux dans les graviers de l’allée est méconnaissable.
Oublié les images façon sole au beurre blanc de son pacsé sur la plage de sable blanc de l’intimité de ses vacances.
Balayée les doutes, les angoisses, les pourquoi, les comment, les faut-il ?
A. devient forcené, autoritaire, du mode tendre câlin, on passe à des rapports bien plus virils bien plus masculins, je ne reconnais plus l'innocent jeune homme de 26 ans.
Moi à 26 ans, les saunas gay je ne connaissais pas, j'étais in love with my first boy friend et je ne me posais pas de questions sur comment vais je triper sexuellement en fin de semaine.
A. est pas du tout comme ma foutu imagination de merde veux le croire.
Il n'est point un innocent preux chevalier mais un mec qui a des désirs bien assumés en tout cas avec ses plans Q réguliers extra conjugaux. A. veut autre chose que de la baise à la papa, une sodo oui mais surtout + si affinités..
Au final, je tripe il tripe.. c'était bon, ptet trop bon pour une 1ere fois.
Suite à ces moments de folie, nous retombons dans la banalité du « post coitum » animal triste
Il a disparu rapidement dans la salle de bain, une fois ses fluides corporels expulsés.
Il a évité une caresse câline consolatrice, il a délibérément omis le baiser qui scelle un acte complice, salvateur et bénéfique.
Il m’a à peine regardé en quittant la pièce comme tous ces mecs mariés infidèles ou comme tous ces plans foireux qui n’ont pas fait triper l’un des deux.
Suis-je une machine qui distribue du plaisir et qu’un simple banal compliment peut mettre en branle. Suis-je un Lotus, un Kleenex, le sachet jetable Uncle-Bens du Riz à cuisson rapide, qui une fois qu’il a bien servit, finit éventré, n’est plus d’aucune utilité.
A t-il inséré quelques promesses intenable en moi ?
A-t-il distillé en intra veineuse dans mon organisme des extraits choisis, ou des copies carbones de serments immémoriaux, qu’il distille auprès de chacune de ces conquêtes.
A-t-il semé autour de lui - autour de chacun de nous - « Nous Ses hommes de l’ombre » - ces sortes de spores innocentes bienveillantes qui se révèlent des micro capsule de cyanure, tout juste bon a transformer un roseau qui ne plie pas en une amas tordu déformé, sorte de rysome, qui ne produira plus aucun jeune pousse verte et drue
Les minutes disparaissent dans cet océan sans limite, j’entends la douche couler longuement.
C’est les chutes du Niagara.
Sans doute dans ce moment d’Après - as-t-il empoigné, le gant de crin, les cristaux de soude, ajouté quelques gouttes d’acide chlorhydriques, pour faire fondre l’empreinte de mes doigts, de mon trop plein, de mes déferlantes à même sa peau. Il a éliminé l’huile précieuse que j’avais déposé sur son épiderme pour l’assouplir, le faire mien.
Je me sens un peu plus vide à ce moment la.
Il a quitté les lieux sans se retourner presser de rejoindre son monde connu.
Il me SMSéra du bout des touches le lendemain. Il a repris son train, pressé de rejoindre sa vie.
Descendu du train le coupé sport de son pacsé de mari viendra le récupérer.
Une fois arrivé devant la propriété, il descendra un peu fourbu de la voiture.
Et pris d’une intuition il passera la tête dans l’embrasure de la portière.
Ses lèvres douces ou salée, qu’importe, prononceront des mots doux à la bouche et l’oreille de son pacsé.
Le pacsé fera semblant d’ignorer les changements subtil qui se produisent en A. quand celui-ci le quitte pour aller à la grande ville.
Peut-être qu’après avoir épuisé leur corps, comme deux combattants ravis de retrouver leur anciennes lignes de combat, peut-être que A. s’accordera de rester accroché, fixé au corps du pacsé comme un enfant à son père nourricier ? Peut-être qu’il ignorera l’utilité ancienne d’un gant de crin et de produits corrosifs ?
L’acide peut prendre l’espace du miel - A force de croire en l’invisible, souvent je me trompe de cible. (Zazie l'espace du vide)
Postscriptum : A s’est rapidement éloigné, lui qui parlait de garder des liens, qu’il serait toujours la pour moi affectivement et que moi de mon coté je me devais de lui garder une petite place dans mon cœur.
A. a joué au lâche, il a posé des lapins, m’a menti, n’a pas tenu ses engagements.
Mes mails sont restés lettre morte, les photos que je faisais n’ont récolté aucun commentaire.
Au final A. a eu ce qu’il voulait un plan Q qui lui changeait de ses habitudes de mecs Pacsé, Après m’avoir servit quelques sirupeuses promesses de partager bien plus de que Q. il a pris la poudre d’escampette et n’avait plus le temps pour envoyer un SMS même une fois par semaine ou même une fois par mois.
Il m’a sortit qu’il allait chercher des plans Q a tout va dans sa région, que j’avais qu’a pas me prendre la tête.
C’est ça le coté insoutenable de l’histoire, il était là tout le temps nuit et jour, et il a tout repris d’un coup comme ça.
Il a retrouvé sa vie de Pacsé, sans doute reboosté, par son aventure cul… Et moi j’ai laissé des plumes
Je n’aurais pas du dévoiler mes sentiments aussi vite c’est la seule chose qu’il ait trouvé a me dire
Et ben ça passe pas.. j'ai la boule au fond de la gorge ou dans le cœur.