Montagnes russes
Publié : lun. août 25, 2014 5:25 pm
Bonjour à tous,
Cela fait maintenant un long moment que je suis inactif sur le forum, et pourtant aujourd'hui je reviens ici car j'ai besoin de parler, de vider mon sac, d'avoir des conseils, etc... J'ai mes amis et amies pour m'épauler, mais je ressens pourtant le besoin ce soir de venir poster ici. Juste besoin de taper sur mon clavier, point barre. Je me trouve dans une situation dans laquelle je pense parfois être prisonnier, et à d'autres moments je sens que j'avance, que je fais face, avec succès et brio. Le souci, c'est que c'est cyclique. Je m'explique, et j'essaie de résumer...
Dans les grandes lignes de ma p'tite vie (histoire de dresser le portrait). J'ai quitté il y a 5 ans mes racines campagnardes pour la ville, afin de rejoindre mon copain de l'époque avec lequel je suis resté 4 ans. La fin de cette histoire s'est quelque peu mal passée car nous n'étions plus sur la même longueur d'ondes, nos projets étaient de plus en plus divergents, nous n'avions plus rien à nous dire, la routine avait pris le dessus sur l'équilibre et les sentiments, nous nous ennuyions ensemble ; et puis la faute. J'ai flirté (roulage de pelles, câlins) un soir de tournée des bars avec un autre gars rencontré au travail (un saisonnier), plus jeune, un peu vagabond, jeune fou, passionné, mauvais garçon, beau, instable... J'ai immédiatement avoué cet écart (deux jours après), mettant bien l'accent sur le fait que je ne souhaitais pas me cacher lâchement derrière l'alcool, mais que cela révélait plutôt un problème en amont. J'ai merdé en fautant, mais la rupture était de toute façon inévitable, quoi qu'il en soit. On se sépare, fin du voyage.
En parallèlle, l'autre garçon (qui avait pendant ce temps fini son contrat dans l'entreprise où je bosse) continuait de me relancer, voulant me voir, me disant que je l'obsédais, qu'il pensait à moi, etc... Je me sentais clairement sous le charme, un peu distrait, convoité, vivant, et en même temps pas prêt, secoué par ma rupture, distant.
Deux semaines plus tard (rapide, en effet), nous étions amenés à nous côtoyer (sexe, sorties, câlins, affection) régulièrement, de plus en plus régulièrement, très régulièrement, des restos, des week-ends ailleurs ensemble... Petit à petit, on était un couple, clairement, et vous l'aurez bien compris. Mine de rien, le petit flirt de départ s'est transformé en une histoire, en une passion, en une relation qui a duré un an, avant qu'il ne veuille rompre (il est trop jeune, trop instable, électron libre, doit vivre sa vie, traiter certains de ses fantômes, faire un travail sur lui, etc... Du chemin et encore du chemin avant de pouvoir envisager une relation par exemple). Cela fait un mois qu'on a rompu. C'est là que mon propos commence vraiment : je suis complètement déboussolé quant à ce qui se passe dans mes tripes. J'ai eu au début un sentiment de dévastation, de grande tristesse, d'incompréhension, de flou, puis de colère, de culpabilité, de doutes, de bien-être, d'acceptation. Tout ça se mélangeait, me fatiguait, dix journées se passaient en une dans ma tête, j'étais littéralement pris, vidé, vampirisé par tout ça. Et puis, 3 semaines plus tard, le déclic : j'accepte pleinement, je tourne la page, je me dis que je garde le meilleurs de lui, de notre histoire, et que la vie est devant moi, que c'est une chance d'une part d'avoir connu une passion pareille (quand bien même elle soit terminée), et une aubaine d'autre part d'avoir la vie devant soi justement, avec ses joies, ses peines, ses rebondissements, son destin à tracer. C'est TERMINE entre nous, je l'accepte, je le sais, notre histoire est au passé, je ne voudrais pas de lui s'il revenait vers moi, je ne reviendrai certainement pas vers lui, il ne me manque plus, je dirai que c'est davantage la solitude à des moments qui pèse lourd. Le souci...
Le souci (ça y est, j'y viens ENFIN) c'est que pendant toute une semaine, j'allais parfaitement bien. Heureux, enjoué, positif, relatif, avec des envies, des idées, etc... Mais j'ai fait une rechute que je n'ai pas vu venir. Cela fait deux jours maintenant que je me sens triste, gris, et où il apparaît dans mes rêves. Inutile de dire que ça me replonge à fond dedans, et j'ai beau savoir et me répéter toutes les choses positives ci-dessus mentionnées (il ne me manque plus, c'est bel et bien fini, je garde le meilleurs et c'est une chance d'avoir connu cette passion et surtout d'avoir la vie devant moi), je n'arrive plus à être enjoué, bien, serein. Je me sens mal, la moindre chose de travers m'énerve, j'ai les larmes qui monteraient d'un rien, je me sens dans un état négatif et harassant. J'ai cru vraiment m'en être sorti, mais j'ai peur quand je vois cette rechute qui n'a pas prévenu. Deux nuits que je le vois en rêve (???), deux réveils abattants, deux journées grises, mornes. J'ai peur de l'avenir quelque part. Peur de me trouver dans une spirale : je vais croire m'être relevé, et un beau jour BOUM, refous-toi à terre mon garçon. J'ai peur de découvrir que je vais en chier encore et encore alors que je pensais m'en être sorti.
Je ne sais pas comment terminer ce post, ni la finalité du truc, alors je vais simplement remercier les gens qui m'auront lu, et celles et ceux qui -s'il y en a- me répondront.
La bise !
Cela fait maintenant un long moment que je suis inactif sur le forum, et pourtant aujourd'hui je reviens ici car j'ai besoin de parler, de vider mon sac, d'avoir des conseils, etc... J'ai mes amis et amies pour m'épauler, mais je ressens pourtant le besoin ce soir de venir poster ici. Juste besoin de taper sur mon clavier, point barre. Je me trouve dans une situation dans laquelle je pense parfois être prisonnier, et à d'autres moments je sens que j'avance, que je fais face, avec succès et brio. Le souci, c'est que c'est cyclique. Je m'explique, et j'essaie de résumer...
Dans les grandes lignes de ma p'tite vie (histoire de dresser le portrait). J'ai quitté il y a 5 ans mes racines campagnardes pour la ville, afin de rejoindre mon copain de l'époque avec lequel je suis resté 4 ans. La fin de cette histoire s'est quelque peu mal passée car nous n'étions plus sur la même longueur d'ondes, nos projets étaient de plus en plus divergents, nous n'avions plus rien à nous dire, la routine avait pris le dessus sur l'équilibre et les sentiments, nous nous ennuyions ensemble ; et puis la faute. J'ai flirté (roulage de pelles, câlins) un soir de tournée des bars avec un autre gars rencontré au travail (un saisonnier), plus jeune, un peu vagabond, jeune fou, passionné, mauvais garçon, beau, instable... J'ai immédiatement avoué cet écart (deux jours après), mettant bien l'accent sur le fait que je ne souhaitais pas me cacher lâchement derrière l'alcool, mais que cela révélait plutôt un problème en amont. J'ai merdé en fautant, mais la rupture était de toute façon inévitable, quoi qu'il en soit. On se sépare, fin du voyage.
En parallèlle, l'autre garçon (qui avait pendant ce temps fini son contrat dans l'entreprise où je bosse) continuait de me relancer, voulant me voir, me disant que je l'obsédais, qu'il pensait à moi, etc... Je me sentais clairement sous le charme, un peu distrait, convoité, vivant, et en même temps pas prêt, secoué par ma rupture, distant.
Deux semaines plus tard (rapide, en effet), nous étions amenés à nous côtoyer (sexe, sorties, câlins, affection) régulièrement, de plus en plus régulièrement, très régulièrement, des restos, des week-ends ailleurs ensemble... Petit à petit, on était un couple, clairement, et vous l'aurez bien compris. Mine de rien, le petit flirt de départ s'est transformé en une histoire, en une passion, en une relation qui a duré un an, avant qu'il ne veuille rompre (il est trop jeune, trop instable, électron libre, doit vivre sa vie, traiter certains de ses fantômes, faire un travail sur lui, etc... Du chemin et encore du chemin avant de pouvoir envisager une relation par exemple). Cela fait un mois qu'on a rompu. C'est là que mon propos commence vraiment : je suis complètement déboussolé quant à ce qui se passe dans mes tripes. J'ai eu au début un sentiment de dévastation, de grande tristesse, d'incompréhension, de flou, puis de colère, de culpabilité, de doutes, de bien-être, d'acceptation. Tout ça se mélangeait, me fatiguait, dix journées se passaient en une dans ma tête, j'étais littéralement pris, vidé, vampirisé par tout ça. Et puis, 3 semaines plus tard, le déclic : j'accepte pleinement, je tourne la page, je me dis que je garde le meilleurs de lui, de notre histoire, et que la vie est devant moi, que c'est une chance d'une part d'avoir connu une passion pareille (quand bien même elle soit terminée), et une aubaine d'autre part d'avoir la vie devant soi justement, avec ses joies, ses peines, ses rebondissements, son destin à tracer. C'est TERMINE entre nous, je l'accepte, je le sais, notre histoire est au passé, je ne voudrais pas de lui s'il revenait vers moi, je ne reviendrai certainement pas vers lui, il ne me manque plus, je dirai que c'est davantage la solitude à des moments qui pèse lourd. Le souci...
Le souci (ça y est, j'y viens ENFIN) c'est que pendant toute une semaine, j'allais parfaitement bien. Heureux, enjoué, positif, relatif, avec des envies, des idées, etc... Mais j'ai fait une rechute que je n'ai pas vu venir. Cela fait deux jours maintenant que je me sens triste, gris, et où il apparaît dans mes rêves. Inutile de dire que ça me replonge à fond dedans, et j'ai beau savoir et me répéter toutes les choses positives ci-dessus mentionnées (il ne me manque plus, c'est bel et bien fini, je garde le meilleurs et c'est une chance d'avoir connu cette passion et surtout d'avoir la vie devant moi), je n'arrive plus à être enjoué, bien, serein. Je me sens mal, la moindre chose de travers m'énerve, j'ai les larmes qui monteraient d'un rien, je me sens dans un état négatif et harassant. J'ai cru vraiment m'en être sorti, mais j'ai peur quand je vois cette rechute qui n'a pas prévenu. Deux nuits que je le vois en rêve (???), deux réveils abattants, deux journées grises, mornes. J'ai peur de l'avenir quelque part. Peur de me trouver dans une spirale : je vais croire m'être relevé, et un beau jour BOUM, refous-toi à terre mon garçon. J'ai peur de découvrir que je vais en chier encore et encore alors que je pensais m'en être sorti.
Je ne sais pas comment terminer ce post, ni la finalité du truc, alors je vais simplement remercier les gens qui m'auront lu, et celles et ceux qui -s'il y en a- me répondront.
La bise !