Début de relation compromise par "excès d'honnêteté" ?
Publié : ven. juil. 21, 2017 9:33 am
Bonjour,
J'ai un autre compte sur ce site, mais je préfère m'exprimer de manière plus anonyme étant donné que je dévoile une information sensible à mon sujet...
Allons-y pour ce récit.
Depuis quelques semaines, je discute avec un mec habitant à 300km de chez moi. Au départ, le courant passait très bien, et j'étais attiré aussi bien physiquement que mentalement, notamment grâce à nos conversations téléphoniques (des heures à se parler non-stop, au point où on en est à se couper la parole tellement on a de choses à se dire). Nous ne sommes pas encore en couple, loin de là, la rencontre réelle n'ayant même pas encore eu lieu... mais je n'avais jamais vécu une telle phase de découverte... Et elle ne versait pas non plus dans un côté excessivement fusionnel, tout était assez progressif.
Seulement, tout a changé à partir de notre échange téléphonique du dimanche 16 juillet.
Nous en sommes venus à parler de sexualité, et j'ai dit qu'il faudrait absolument se protéger pour tout acte sexuel, y compris les fellations... puisque moi-même j'ai déjà été contaminé par le virus de l'hépatite C suite à cette pratique. La plupart des mecs étant assez insouciants en matière de protection (et surtout pour la fellation), je croyais bon d'insister sur le risque encouru... et cela sans porter de jugement, puisque moi même je n'ai pas toujours été exemplaire.
Ce que je n'avais pas prévu, c'était de tomber sur un garçon qui soit encore plus prudent que moi... au point que cela en frise une certaine hypocondrie.
A partir de là, la conversation est devenue plus froide... et quand on a raccroché, j'étais assez mal. Sans qu'il en soit directement responsable car il ne m'a fait aucun reproche, je me suis senti honteux et humilié. J'ai eu l'impression qu'il avait toujours peur de moi, alors que, point important de cette histoire, je suis guéri de l'hépatite C, et de façon spontanée. Sans aucun traitement, la charge virale a été détectée négative à 2 reprises à 3 mois d'intervalle, il reste juste un dernier test de sûreté en septembre, mais bon, normalement c'est OK !
Les deux jours suivants ont été assez laborieux... pour le rassurer, j'ai cru bon de lui envoyer photos de mes tests récents (charge virale nulle pour hépatite C, et négatif pour toutes les autres MST), mais je pense que cela a juste contribué à la lourdeur qui s'installait...
Mardi après-midi, il m'a carrément avoué dans un SMS qu'il était tiraillé entre continuer avec moi car je lui plais à tous les niveaux, et par sa peur. Il admettait que cette peur était irrationnelle, car je suis guéri et que de toute façon on va se protéger dans les débuts.
Mardi 18 juillet au soir, nous nous sommes appelés à nouveau, et parlés à cœur ouvert. On a décidé d'un commun accord qu'on allait se protéger pour toutes les pratiques, et qu'on ne reparlerait plus de ça. Je lui ai bien dit que si on se voyait et qu'on finissait par coucher ensemble, que je ne supporterais pas déceler la moindre trace de peur dans ses yeux, et qu'il valait mieux arrêter là. Il m'a rassuré là dessus.
Je croyais que nous pourrions passer à autre chose, et continuer à développer cette complicité, mais ce matin, je constate que quelque chose est cassé. Là ce soir, nous sommes censés nous téléphoner, mais je n'ai plus l'enthousiasme des débuts à cette idée de lui parler.
Au final, lui il a mieux su tourner la page que moi sur cet incident (qui s'est quand même étalé sur 2 jours à ne parler quasiment que de ça !) puisqu'il me proposait une rencontre concrète au mois d'août...
Je suis un peu amer de dire ça, mais peut-être que j'aurais mieux fait de fermer ma gueule, pour parler vulgairement. On se serait protégés, et cela n'aurait fait aucune différence pour lui. Et quand j'aurais vu que tout était à nouveau OK pour l'hépatite C et les autres maladies, on aurait pu poser le préservatif. D'un autre côté, peut-être que cela me permet d'être "prévenu" avant sur sa nature hypocondriaque ? bien que ce ne soit pas le pire des défauts, loin de là, je suis prêt à l'accepter... Mais bon, là on a touché à un sujet sensible, j'ai dû revivre intérieurement les événements douloureux liés à cette mésaventure médicale, c'est plus qu'une simple "vexation"... malgré ma bonne volonté de passer outre.
Bref, en résumé, je ne sais pas vraiment quoi faire. En dehors de cet épisode, je n'ai vraiment rien à lui reprocher, j'ai été emballé par ses multiples photos, toutes nos discussions écrites/orales, et nous commencions même à développer une certaine affection. Il s'est excusé à plusieurs reprises, mais ça ne change rien, le charme n'est pas rompu, mais quelque peu "altéré".
La question est de savoir si je poursuis et persévère, ou si cet épisode aura finalement raison de cette relation peut-être chouette qui aurait pu se construire ?
Je sais bien que vous n'êtes pas à ma place, et que c'est à moi que revient la décision, mais des avis extérieurs seraient les bienvenus. Et qui sait, peut-être que quelqu'un a déjà vécu la même chose.
Merci de m'avoir lu.
PS : pour achever ce sujet, je tiens à exprimer toute ma solidarité aux personnes victimes de MST, notamment les séropositifs du VIH.
Je crois que là, j'ai eu un aperçu de votre souffrance au quotidien, et encore je suis loin du compte, hélas... j'ai eu cette sensation d'être un Paria, alors même que j'étais guéri.
J'ai un autre compte sur ce site, mais je préfère m'exprimer de manière plus anonyme étant donné que je dévoile une information sensible à mon sujet...
Allons-y pour ce récit.
Depuis quelques semaines, je discute avec un mec habitant à 300km de chez moi. Au départ, le courant passait très bien, et j'étais attiré aussi bien physiquement que mentalement, notamment grâce à nos conversations téléphoniques (des heures à se parler non-stop, au point où on en est à se couper la parole tellement on a de choses à se dire). Nous ne sommes pas encore en couple, loin de là, la rencontre réelle n'ayant même pas encore eu lieu... mais je n'avais jamais vécu une telle phase de découverte... Et elle ne versait pas non plus dans un côté excessivement fusionnel, tout était assez progressif.
Seulement, tout a changé à partir de notre échange téléphonique du dimanche 16 juillet.
Nous en sommes venus à parler de sexualité, et j'ai dit qu'il faudrait absolument se protéger pour tout acte sexuel, y compris les fellations... puisque moi-même j'ai déjà été contaminé par le virus de l'hépatite C suite à cette pratique. La plupart des mecs étant assez insouciants en matière de protection (et surtout pour la fellation), je croyais bon d'insister sur le risque encouru... et cela sans porter de jugement, puisque moi même je n'ai pas toujours été exemplaire.
Ce que je n'avais pas prévu, c'était de tomber sur un garçon qui soit encore plus prudent que moi... au point que cela en frise une certaine hypocondrie.
A partir de là, la conversation est devenue plus froide... et quand on a raccroché, j'étais assez mal. Sans qu'il en soit directement responsable car il ne m'a fait aucun reproche, je me suis senti honteux et humilié. J'ai eu l'impression qu'il avait toujours peur de moi, alors que, point important de cette histoire, je suis guéri de l'hépatite C, et de façon spontanée. Sans aucun traitement, la charge virale a été détectée négative à 2 reprises à 3 mois d'intervalle, il reste juste un dernier test de sûreté en septembre, mais bon, normalement c'est OK !
Les deux jours suivants ont été assez laborieux... pour le rassurer, j'ai cru bon de lui envoyer photos de mes tests récents (charge virale nulle pour hépatite C, et négatif pour toutes les autres MST), mais je pense que cela a juste contribué à la lourdeur qui s'installait...
Mardi après-midi, il m'a carrément avoué dans un SMS qu'il était tiraillé entre continuer avec moi car je lui plais à tous les niveaux, et par sa peur. Il admettait que cette peur était irrationnelle, car je suis guéri et que de toute façon on va se protéger dans les débuts.
Mardi 18 juillet au soir, nous nous sommes appelés à nouveau, et parlés à cœur ouvert. On a décidé d'un commun accord qu'on allait se protéger pour toutes les pratiques, et qu'on ne reparlerait plus de ça. Je lui ai bien dit que si on se voyait et qu'on finissait par coucher ensemble, que je ne supporterais pas déceler la moindre trace de peur dans ses yeux, et qu'il valait mieux arrêter là. Il m'a rassuré là dessus.
Je croyais que nous pourrions passer à autre chose, et continuer à développer cette complicité, mais ce matin, je constate que quelque chose est cassé. Là ce soir, nous sommes censés nous téléphoner, mais je n'ai plus l'enthousiasme des débuts à cette idée de lui parler.
Au final, lui il a mieux su tourner la page que moi sur cet incident (qui s'est quand même étalé sur 2 jours à ne parler quasiment que de ça !) puisqu'il me proposait une rencontre concrète au mois d'août...
Je suis un peu amer de dire ça, mais peut-être que j'aurais mieux fait de fermer ma gueule, pour parler vulgairement. On se serait protégés, et cela n'aurait fait aucune différence pour lui. Et quand j'aurais vu que tout était à nouveau OK pour l'hépatite C et les autres maladies, on aurait pu poser le préservatif. D'un autre côté, peut-être que cela me permet d'être "prévenu" avant sur sa nature hypocondriaque ? bien que ce ne soit pas le pire des défauts, loin de là, je suis prêt à l'accepter... Mais bon, là on a touché à un sujet sensible, j'ai dû revivre intérieurement les événements douloureux liés à cette mésaventure médicale, c'est plus qu'une simple "vexation"... malgré ma bonne volonté de passer outre.
Bref, en résumé, je ne sais pas vraiment quoi faire. En dehors de cet épisode, je n'ai vraiment rien à lui reprocher, j'ai été emballé par ses multiples photos, toutes nos discussions écrites/orales, et nous commencions même à développer une certaine affection. Il s'est excusé à plusieurs reprises, mais ça ne change rien, le charme n'est pas rompu, mais quelque peu "altéré".
La question est de savoir si je poursuis et persévère, ou si cet épisode aura finalement raison de cette relation peut-être chouette qui aurait pu se construire ?
Je sais bien que vous n'êtes pas à ma place, et que c'est à moi que revient la décision, mais des avis extérieurs seraient les bienvenus. Et qui sait, peut-être que quelqu'un a déjà vécu la même chose.
Merci de m'avoir lu.
PS : pour achever ce sujet, je tiens à exprimer toute ma solidarité aux personnes victimes de MST, notamment les séropositifs du VIH.
Je crois que là, j'ai eu un aperçu de votre souffrance au quotidien, et encore je suis loin du compte, hélas... j'ai eu cette sensation d'être un Paria, alors même que j'étais guéri.