Mettre des mots sur ce que l’on ressent.
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Deckard2501
- Messages : 146
- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
Mettre des mots sur ce que l’on ressent.
Ressentir un mal-être, avoir l’envie de pleurer, un sentiment que tous un chacun a déjà ressenti mais a du mal à décrire. C’est un peu l’antinomie du fou rire, on ne sait pas vraiment pourquoi on rit à se tordre par terre.
Un événement insignifiant nous touche profondément, des émotions refond surface sans que l’on puisse vraiment les lier à des faits précis. Ressentir du plaisir puis aussitôt après une tristesse profonde.
Autour de moi ; les personnes que je côtoie me félicite des efforts que j’ai accompli. De mon changement de comportement sur les événements de la vie qui m’entoure pourtant je pleure toujours autant. Je culpabilise même d’être ainsi.
Mon pshy me demande contre quoi je suis en colère ; je lui fais toujours la même réponse : contre moi-même. Pourquoi suis-je ainsi ? Pourquoi je n’arrive pas à vivre un sentiment heureux simplement ? Comment formuler ce que je ressens afin de pouvoir être aidé ?
Un événement insignifiant nous touche profondément, des émotions refond surface sans que l’on puisse vraiment les lier à des faits précis. Ressentir du plaisir puis aussitôt après une tristesse profonde.
Autour de moi ; les personnes que je côtoie me félicite des efforts que j’ai accompli. De mon changement de comportement sur les événements de la vie qui m’entoure pourtant je pleure toujours autant. Je culpabilise même d’être ainsi.
Mon pshy me demande contre quoi je suis en colère ; je lui fais toujours la même réponse : contre moi-même. Pourquoi suis-je ainsi ? Pourquoi je n’arrive pas à vivre un sentiment heureux simplement ? Comment formuler ce que je ressens afin de pouvoir être aidé ?
Il faudrait trouver la raison de cette colere.
Il faut rappeler aussi que beaucoup de sentiments ne peuvent pas etre exprimes par des mots. On leur a donne des noms (amour, amitie), mais certains n'ont meme pas de nom.
(Desole pour les accents, j'arrive pas a les faire, je suis sur un PC avec linux, la.)
Il faut rappeler aussi que beaucoup de sentiments ne peuvent pas etre exprimes par des mots. On leur a donne des noms (amour, amitie), mais certains n'ont meme pas de nom.
(Desole pour les accents, j'arrive pas a les faire, je suis sur un PC avec linux, la.)
en te lisant il y a juste une piste qui me vient à l'esprit. Peut-être que tu ne t'"autorises" pas à aller chercher au fond de toi les raisons de tes émotions. Ces petits événements extérieurs, en apparence anodins, ont sans doute une résonance profonde en toi, mais quelque chose fait que tu ne peux pas accéder à la compréhension de pourquoi ils résonnent ainsi en toi.
Pour être plus claire, je donnerai un exemple, je n'ai pas pleuré plus d'un an après le décès d'une personne pourtant proche, j'ai attendu la mort de ma lapine pour laisser couler mes larmes. Je pouvais m'"autoriser" l'expression de l'émotion pour la lapine, elle était si douce et si mignonne, d'ailleurs, mais pour la personne de ma famille, je ne voulais pas risquer de me trouver emportée dans le tourbillon des émotions.
Tu pleures certainement pour des raisons valables et précises, et sans doute qu'à un moment de ta vie tu sauras lesquelles, peut-être faut-il que tu attendes d'être un peu plus fort avant de trop chercher?
Même si Dragonfly a raison, il faut trouver les raisons, par contre, il faut aussi que ce soit le bon moment. Il est intéressant que tu dises que ton entourage te parle de progrès, peut-être que tu en prendras conscience toi aussi bientôt, que tu avances?
Dragonfly, je trouve pour ma part que beaucoup de sentiments s'expriment par des images, pour d'autres, leur expression doit pouvoir passer par d'autres voies encore (musique, poésie... art sous toutes ses formes...)
Avec beaucoup d'amitié,
iorini
Pour être plus claire, je donnerai un exemple, je n'ai pas pleuré plus d'un an après le décès d'une personne pourtant proche, j'ai attendu la mort de ma lapine pour laisser couler mes larmes. Je pouvais m'"autoriser" l'expression de l'émotion pour la lapine, elle était si douce et si mignonne, d'ailleurs, mais pour la personne de ma famille, je ne voulais pas risquer de me trouver emportée dans le tourbillon des émotions.
Tu pleures certainement pour des raisons valables et précises, et sans doute qu'à un moment de ta vie tu sauras lesquelles, peut-être faut-il que tu attendes d'être un peu plus fort avant de trop chercher?
Même si Dragonfly a raison, il faut trouver les raisons, par contre, il faut aussi que ce soit le bon moment. Il est intéressant que tu dises que ton entourage te parle de progrès, peut-être que tu en prendras conscience toi aussi bientôt, que tu avances?
Dragonfly, je trouve pour ma part que beaucoup de sentiments s'expriment par des images, pour d'autres, leur expression doit pouvoir passer par d'autres voies encore (musique, poésie... art sous toutes ses formes...)
Avec beaucoup d'amitié,
iorini
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Sugar Water
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- Inscription : jeu. juil. 27, 2006 11:39 pm
Je comprends parfaitement ce que tu veux dire Deckard2501, puisque je suis dans une situation similaire. pour ma part c'est pareil ça fait deux ans que je me tue à faire des efforts ( félicités par mon entourage ) mais sans pour autant voir de véritable de changement, à l'intérieur je suis toujours le même et je continue à déverser des litres d'eau salée sans bien savoir pourquoi. et moi non plus je n'arrive pas à mettre un nom sur la source de tous mes problèmes, je sais même pas si c'est une source unique, ou une multitude de choses. A mon avis tu dois etre un peu comme moi, trop de choses se bousculent dans ta tête, tu te bats pour te défendre mais en aveugle parce que tu ne sais pas quoi combattre.
Dans l'idéal je pense qu'il faudrait essayer de mettre à plat tout ce que tu ressens et essayer d'analyser profondément et sincèrement le pourquoi de la chose, de façon méthodique et d'un autre côté essayer de voir d'où vient cette colère envers toi-même, à cause d'un fait particulier, ou à cause de l'ensemble de la situation?
très facile à dire mais à faire c'est une autre histoire c'est clair. mais je ne peux malheureusement pas te donner de solution miracle, puisque je ne m'en sors pas non plus, mais je t'apporte mon soutien et toute ma sympathie.
Dans l'idéal je pense qu'il faudrait essayer de mettre à plat tout ce que tu ressens et essayer d'analyser profondément et sincèrement le pourquoi de la chose, de façon méthodique et d'un autre côté essayer de voir d'où vient cette colère envers toi-même, à cause d'un fait particulier, ou à cause de l'ensemble de la situation?
très facile à dire mais à faire c'est une autre histoire c'est clair. mais je ne peux malheureusement pas te donner de solution miracle, puisque je ne m'en sors pas non plus, mais je t'apporte mon soutien et toute ma sympathie.
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ExMembre L
je reconnais aussi ce sentiment...
l'amour intense de tout ce qui vit et plus tard, à l'intérieur un froid glacial, et acéré, presque un haine mortelle et qui semble être la plus légitime lucidité.
et puis on se déteste.
sans savoir.
je ne sais pas. J'ai fini par admettre que c'était sans doute constitutif de moi-même. que je n'y pouvais rien et que chaque état véhiculait sa charge de vérité.
je pense qu'une fois qu'on l'accepte déjà ça devient moins torturant. on sait que ça arrive. qu'une fois arrivés au sommet du bonheur il y aura la phase de rechute brutale. simultanément savoir qu'on va remonter appaise. c'est une certitude aussi...
et puis le monde avance et sans savoir peu à peu, il se peut que celà change, qu'en vieillssant et en trouvant des chemins à parcourir tout celà s'appaise un peu. comme les marées.
l'amour intense de tout ce qui vit et plus tard, à l'intérieur un froid glacial, et acéré, presque un haine mortelle et qui semble être la plus légitime lucidité.
et puis on se déteste.
sans savoir.
je ne sais pas. J'ai fini par admettre que c'était sans doute constitutif de moi-même. que je n'y pouvais rien et que chaque état véhiculait sa charge de vérité.
je pense qu'une fois qu'on l'accepte déjà ça devient moins torturant. on sait que ça arrive. qu'une fois arrivés au sommet du bonheur il y aura la phase de rechute brutale. simultanément savoir qu'on va remonter appaise. c'est une certitude aussi...
et puis le monde avance et sans savoir peu à peu, il se peut que celà change, qu'en vieillssant et en trouvant des chemins à parcourir tout celà s'appaise un peu. comme les marées.
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Deckard2501
- Messages : 146
- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
Pourquoi ai-je perdu confiance en l’avenir ? Je pense qu’une partie de mes problèmes, de ma tristesse et liée à cela. J’ai le sentiment que quelque soit mes choix je ne serais pas heureux. J’ai déjà compris que je suis incapable de ne vivre que pour moi-même. J’ai fait le vide autour de moi croyant me protéger, en fait je me suis affaibli. Je n’ais rien fais de mes vingt ans, que vais-je faire de mes 30 ans. Vais-je revivre le même cycle de destruction, reconstruction ?
Nous vivons tous dans une réalité subjective ; la mienne est-elle celle d’un homme aigri et sinistre ? Pratiquement tout les jours, je vois un homme de 40ans qui se trouve être mon voisin et qui travaillais dans la même boîte que moi. Il vie seul. Chaque fois que je le croise, j’essaye d’attraper son regard, alors que lui, le fuit en regardant par terre. Est-ce que cet homme me ressemblait à 30 ans ?
J’entends déjà les « Extraverties » me dirent : Sort, Rencontre, Danse, Eclates-toi ! Mais je crois que ce n’est pas dans ma nature, Je ne suis pas une cigale (pas une fourmi d’ailleurs non plus). Bien sûre je rigole parfois, mais je ne sais pas très bien si c’est un comportement d’ordre social ou si je m’amuse vraiment !
M’aimer ! Quel programme ! Plus jeune je ne comprenais pas que l’on ne puisse pas m’aimer, aujourd’hui je suis une somme d’imperfections qui ne peut être aimé. Accepter ce que l’on est ! Un autre programme celui là aussi, j’ai lu le post de « Steamboat Billie Jr » qui expliquais que lorsqu’elle croisait une jolie femme, elle l’enviait plus qu’elle ne la désirait. J’avoue que ce sentiment me poursuit depuis ma plus tendre enfance, je n’ais jamais été celui que j’aurais aimé être (remarque personne ne l’est vraiment). J’aurais même eu du mal à trouver quelque chose que j’aime en moi, plus jeune j’aurais sûrement répondu mon intelligence, aujourd’hui je déteste cet aspect de ma personnalité également ! D’une part parce que je n’ais pas une intelligence exceptionnelle, d’autre part parce qu’il est détestable d’aimer cet aspect de soi.
Voilà ce que je ressens aujourd’hui. C’est déjà pas mal ! Et en tant que bon dépressif je vais rester coincé devant ma TV, ce théâtre de la vie vu et interprété par d’autres gens plus ou moins névrosés. Spécialisé dans l’addiction je peux aider quiquonque souhaite en changer.
Nous vivons tous dans une réalité subjective ; la mienne est-elle celle d’un homme aigri et sinistre ? Pratiquement tout les jours, je vois un homme de 40ans qui se trouve être mon voisin et qui travaillais dans la même boîte que moi. Il vie seul. Chaque fois que je le croise, j’essaye d’attraper son regard, alors que lui, le fuit en regardant par terre. Est-ce que cet homme me ressemblait à 30 ans ?
J’entends déjà les « Extraverties » me dirent : Sort, Rencontre, Danse, Eclates-toi ! Mais je crois que ce n’est pas dans ma nature, Je ne suis pas une cigale (pas une fourmi d’ailleurs non plus). Bien sûre je rigole parfois, mais je ne sais pas très bien si c’est un comportement d’ordre social ou si je m’amuse vraiment !
M’aimer ! Quel programme ! Plus jeune je ne comprenais pas que l’on ne puisse pas m’aimer, aujourd’hui je suis une somme d’imperfections qui ne peut être aimé. Accepter ce que l’on est ! Un autre programme celui là aussi, j’ai lu le post de « Steamboat Billie Jr » qui expliquais que lorsqu’elle croisait une jolie femme, elle l’enviait plus qu’elle ne la désirait. J’avoue que ce sentiment me poursuit depuis ma plus tendre enfance, je n’ais jamais été celui que j’aurais aimé être (remarque personne ne l’est vraiment). J’aurais même eu du mal à trouver quelque chose que j’aime en moi, plus jeune j’aurais sûrement répondu mon intelligence, aujourd’hui je déteste cet aspect de ma personnalité également ! D’une part parce que je n’ais pas une intelligence exceptionnelle, d’autre part parce qu’il est détestable d’aimer cet aspect de soi.
Voilà ce que je ressens aujourd’hui. C’est déjà pas mal ! Et en tant que bon dépressif je vais rester coincé devant ma TV, ce théâtre de la vie vu et interprété par d’autres gens plus ou moins névrosés. Spécialisé dans l’addiction je peux aider quiquonque souhaite en changer.
Si je comprends bien, tu ne t'aimes pas ? Difficile dans ce cas que les autres puissent t'aprécier à ta juste mesure si d'emblée tu leur montres ton désamour personnel... D'ailleirs, généralement, quand on ne s'aime pas, on ne voit pas les autres vous aimer.
Il faudrait travailler sur ton estime de soi, pour le valoriser, le rééhausser. Mais comment, alors là... faudrait demander aux autres car là moi je sèche.
Il faudrait travailler sur ton estime de soi, pour le valoriser, le rééhausser. Mais comment, alors là... faudrait demander aux autres car là moi je sèche.
j'aurais tres bien pu écrire ce post j'ai bientot 27ans et je ressent exacetement la meme chose que toi Deckard est plus les jours passe plus je me demande comment je vais m'en sortir est faire quelque chose de ma vie.
par contre je reste plutot devant le pc a play au jeux que devant la tv sa m'occupe plus l'esprit
par contre je reste plutot devant le pc a play au jeux que devant la tv sa m'occupe plus l'esprit
C'est très vrai et très beau ce que tu as écrit Lulu !
Moi aussi je porte mes côtés sombres, mon petit cloaque personnel. Mais finalement, qui n'en a pas...
Machin disait que l'enfer c'est les autres, je suis plutot d'avis que l'enfer c'est le moi. Mais bon, ça se travaille et j'avance quand même malgré tout et malgré cette désagréable impression de toujours chuter sur les memes obstacles.
J'ai parfois de grands moments de joie quand je réalise qu'il fut une époque où je n'aurais jamais pu vivre ce que je vis actuellement. Ca sert à ça aussi de vieillir
Je berce l'espoir de réussir un jour à vivre pleinement avec ce que je porte, avec ce que je suis. C'est un projet de vie comme un autre
sutout quand on ne croit en rien de mystico religieux.
Moi aussi je porte mes côtés sombres, mon petit cloaque personnel. Mais finalement, qui n'en a pas...
Machin disait que l'enfer c'est les autres, je suis plutot d'avis que l'enfer c'est le moi. Mais bon, ça se travaille et j'avance quand même malgré tout et malgré cette désagréable impression de toujours chuter sur les memes obstacles.
J'ai parfois de grands moments de joie quand je réalise qu'il fut une époque où je n'aurais jamais pu vivre ce que je vis actuellement. Ca sert à ça aussi de vieillir
Je berce l'espoir de réussir un jour à vivre pleinement avec ce que je porte, avec ce que je suis. C'est un projet de vie comme un autre
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Deckard2501
- Messages : 146
- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
Une vie sans buts ?
Une vie sans buts ?
Dois-t’on avoir des buts dans la vie où dois-t’ on vivre telle une plante profitant des joies du soleil et de la pluie ? Nous vivons aujourd’hui dans une société du « bien-être », l’époque ou la vie était un purgatoire nécessaire à l’accès aux Paradies est finie. Vivre pour soi & vivre pour les autres, nous naviguons entre l’une est l’autre de ces tendances.
A 18 ans, je rêvais, j’avais des buts. Aujourd’hui si je tente de me projeter dans l’avenir c’est le blackout total, j’ai une vie sans buts. Il y’a peu, je me serais cru incapable de perdre un kilo parce que je n’en voyais pas l’utilité (le but), pourtant c’est ce que j’ai fait ! Je suis, j’occupe une niche écologique, sans buts.
Souvent on me demande pourquoi je suis toujours locataire ? Oui pourquoi ne pas s’engager pour crédit de 20 ans ? Je crois que c’est parce que cette idée m’oblige à me projeter dans l’avenir et que cela me fait peur. La peur d’en être aux mêmes points d’interrogations et de souffrances.
Dois-t’on avoir des buts dans la vie où dois-t’ on vivre telle une plante profitant des joies du soleil et de la pluie ? Nous vivons aujourd’hui dans une société du « bien-être », l’époque ou la vie était un purgatoire nécessaire à l’accès aux Paradies est finie. Vivre pour soi & vivre pour les autres, nous naviguons entre l’une est l’autre de ces tendances.
A 18 ans, je rêvais, j’avais des buts. Aujourd’hui si je tente de me projeter dans l’avenir c’est le blackout total, j’ai une vie sans buts. Il y’a peu, je me serais cru incapable de perdre un kilo parce que je n’en voyais pas l’utilité (le but), pourtant c’est ce que j’ai fait ! Je suis, j’occupe une niche écologique, sans buts.
Souvent on me demande pourquoi je suis toujours locataire ? Oui pourquoi ne pas s’engager pour crédit de 20 ans ? Je crois que c’est parce que cette idée m’oblige à me projeter dans l’avenir et que cela me fait peur. La peur d’en être aux mêmes points d’interrogations et de souffrances.