Il n'y a rien à faire pour elle à part la soutenir sans la juger ni même lui suggérer et attendre qu'elle prennent elle même l'initiative de le quitter
amoureuse d'une femme battue
Je crois me souvenir qu'on t'avais prévenue que cela pouvait arriver (car c hyper fréquent) quelqu'un de maltraité soutient instinctivement son bourreau... C'est ce qu'on appelle le syndrôme de Stockholm
Il n'y a rien à faire pour elle à part la soutenir sans la juger ni même lui suggérer et attendre qu'elle prennent elle même l'initiative de le quitter
Il n'y a rien à faire pour elle à part la soutenir sans la juger ni même lui suggérer et attendre qu'elle prennent elle même l'initiative de le quitter
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ExMembre L
En effet Miss Hada, je crois même que tu as étée la première à m'en parler, mais on se crois toujours plus forte. Dur de ne pas espérer...
Incroyable mais vrai. Elle soutient son boureau en effet et elle en a peur.
En ce qui me concerne,les vacances se sont bien passées, j'ai bien récupéré au contact de ma famille et de mes ami(e)s, et je vais mieux, merci.
Incroyable mais vrai. Elle soutient son boureau en effet et elle en a peur.
En ce qui me concerne,les vacances se sont bien passées, j'ai bien récupéré au contact de ma famille et de mes ami(e)s, et je vais mieux, merci.
merci de revenir poster, Belle,
tu faisais partie des personnes dont l'absence de nouvelles m'inquiétait.
Je sais que ces choses sont ahurissantes. Mais imagine : elle accepte de dire que cet homme la maltraite. Il se passe quoi?
elle est alors obligée de renier toute sa vie passée; de chercher rapidement un autre point de chute et une autre impulsion pour sa vie, de tourner la page. Il faut une sacrée force pour cela, il peut sembler "plus simple" de continuer à faire le gros dos et supporter en silence.
Et comme elle a certainement éprouvé de l'amour à un moment donné, comme elle n'a pas actuellment la force de se tourner ailleurs, elle "rationnalise" en analysant toutes les excuses qu'il pourrait avoir (et si ça se trouve, c'est vrai, sauf que quelles que soient les excuses on n'a pas le droit de maltraiter ni d'être violent avec les gens, encore moins avec sa femme).
Mais l'accompagnement d'amitié que tu lui proposes lui est infiniment utile, parce que le jour où elle aura un déclic, le jour où il aura fait ou dit une chose de trop, elle saura qu'il y a au moins une personne qui la soutiendra et l'accompagnera encore : toi. De savoir que quelqu'un est là peut lui faire gagner des mois, des années, dans sa prise de conscience.
continue si toi-même tu en as la force.
iorini
tu faisais partie des personnes dont l'absence de nouvelles m'inquiétait.
Je sais que ces choses sont ahurissantes. Mais imagine : elle accepte de dire que cet homme la maltraite. Il se passe quoi?
elle est alors obligée de renier toute sa vie passée; de chercher rapidement un autre point de chute et une autre impulsion pour sa vie, de tourner la page. Il faut une sacrée force pour cela, il peut sembler "plus simple" de continuer à faire le gros dos et supporter en silence.
Et comme elle a certainement éprouvé de l'amour à un moment donné, comme elle n'a pas actuellment la force de se tourner ailleurs, elle "rationnalise" en analysant toutes les excuses qu'il pourrait avoir (et si ça se trouve, c'est vrai, sauf que quelles que soient les excuses on n'a pas le droit de maltraiter ni d'être violent avec les gens, encore moins avec sa femme).
Mais l'accompagnement d'amitié que tu lui proposes lui est infiniment utile, parce que le jour où elle aura un déclic, le jour où il aura fait ou dit une chose de trop, elle saura qu'il y a au moins une personne qui la soutiendra et l'accompagnera encore : toi. De savoir que quelqu'un est là peut lui faire gagner des mois, des années, dans sa prise de conscience.
continue si toi-même tu en as la force.
iorini
Encore merci à vous toutes pour votre soutien.
Pourtant, plus que moi, c'est elle qui en aurait besoin.
J'ai relu tous les post et je pense effectivement qu'il n'y a pas que les coups, que ce n'est que la partie visible. Par exemple, elle doit pas avoir beaucoup de liberté. J'ai remarqué que le soir quand je la racompagne et qu'on s'arrête un moment, elle rentre tôt pour arriver avant lui et on la voit soulagée que la voiture de son mec ne soit pas là. Et elle ne sort que lorsqu'il s'absente, ce qui est fréquent (tant mieux)
Je pense souvent à ce que peuvent être ses soirées, les soirées de toutes celles qui sont dans le même cas. C'est une situation au quotidien.
J'ai également essayé de lui parler de ses parents aujourd'hui. Je me disais que je pourais lui suggérer de leur en parler, mais elle est devenue triste et j'ai compris qu'il y a un problème, peut être une dispute. Tout ce qu'elle m'a répondu, c'est que sa mère vit toujours et qu'elle n'a qu'une soeur. Je tenterai de lui en reparler.
J'ose espérer qu'Iorini a raison et que le déclic aura lieu rapidement mettant fin à ce calvaire.
Pourtant, plus que moi, c'est elle qui en aurait besoin.
J'ai relu tous les post et je pense effectivement qu'il n'y a pas que les coups, que ce n'est que la partie visible. Par exemple, elle doit pas avoir beaucoup de liberté. J'ai remarqué que le soir quand je la racompagne et qu'on s'arrête un moment, elle rentre tôt pour arriver avant lui et on la voit soulagée que la voiture de son mec ne soit pas là. Et elle ne sort que lorsqu'il s'absente, ce qui est fréquent (tant mieux)
Je pense souvent à ce que peuvent être ses soirées, les soirées de toutes celles qui sont dans le même cas. C'est une situation au quotidien.
J'ai également essayé de lui parler de ses parents aujourd'hui. Je me disais que je pourais lui suggérer de leur en parler, mais elle est devenue triste et j'ai compris qu'il y a un problème, peut être une dispute. Tout ce qu'elle m'a répondu, c'est que sa mère vit toujours et qu'elle n'a qu'une soeur. Je tenterai de lui en reparler.
J'ose espérer qu'Iorini a raison et que le déclic aura lieu rapidement mettant fin à ce calvaire.
Ca fait longtemps que je n’avais pas donné de nouvelles.
En fait, rien n’a changé, et ça fait bientôt un an que je la connais.
Et puis ça a recommencé. Un matin, début décembre, elle est arrivée avec des marques de violences sur le visage.
Je suis sortie fumer pour cacher mes larmes. Elle a d’ailleurs du pensé je ne sais quoi de me voir la fuir comme ça.
On a mangé ensemble mais on sentait de l’embarras dans notre conversation. Surtout on n'était pas seul.
En la raccompagnant après le boulot, je lui ai payé un café pour qu’on puisse parler tranquille.
Elle a mis du temps avant de parler. Il est rentré vers minuit et demi, soûl. Il a commencé à hurlé, puis il l’a frappée. Il l’a même fait coucher par terre toute la nuit ce taré.
Elle m’a dit avoir eu peur. Le l’ai consolée comme j’ai pu, mais depuis la fois ou j’étais à deux doigts de l’embrasser, je me surveille.
Depuis la dernière fois, je m’étais préparée à ce que je dirais si elle était encore maltraitée.
J’avais l’intention de lui montrer la doc que m’a remise l’association, de la laisser naviguer sur les sites traitant de ce problème, qu’elle comprenne qu’elle est pas seule dans ce cas.
Pourtant je n ‘ai toujours pas osé lui montrer, je suis pas sure que ça soit une bonne idée finalement. Elle risque de mal le prendre.
J’ai l’impression qu’il n’y a pas d’issu. Tout parait tellement inutile. Désolée de sembler pessimiste mais il y a de quoi. Je me demande si je me bats pas contre des moulins.
En plus, elle est en congés deux semaines à partir de vendredi et je ne pense pas la voir.
En fait, rien n’a changé, et ça fait bientôt un an que je la connais.
Et puis ça a recommencé. Un matin, début décembre, elle est arrivée avec des marques de violences sur le visage.
Je suis sortie fumer pour cacher mes larmes. Elle a d’ailleurs du pensé je ne sais quoi de me voir la fuir comme ça.
On a mangé ensemble mais on sentait de l’embarras dans notre conversation. Surtout on n'était pas seul.
En la raccompagnant après le boulot, je lui ai payé un café pour qu’on puisse parler tranquille.
Elle a mis du temps avant de parler. Il est rentré vers minuit et demi, soûl. Il a commencé à hurlé, puis il l’a frappée. Il l’a même fait coucher par terre toute la nuit ce taré.
Elle m’a dit avoir eu peur. Le l’ai consolée comme j’ai pu, mais depuis la fois ou j’étais à deux doigts de l’embrasser, je me surveille.
Depuis la dernière fois, je m’étais préparée à ce que je dirais si elle était encore maltraitée.
J’avais l’intention de lui montrer la doc que m’a remise l’association, de la laisser naviguer sur les sites traitant de ce problème, qu’elle comprenne qu’elle est pas seule dans ce cas.
Pourtant je n ‘ai toujours pas osé lui montrer, je suis pas sure que ça soit une bonne idée finalement. Elle risque de mal le prendre.
J’ai l’impression qu’il n’y a pas d’issu. Tout parait tellement inutile. Désolée de sembler pessimiste mais il y a de quoi. Je me demande si je me bats pas contre des moulins.
En plus, elle est en congés deux semaines à partir de vendredi et je ne pense pas la voir.
et si tu faisais autrement?
au lieu de lui parler, vois si tu ne peux pas la laisser parler, même si ça commence par le silence, qui est difficile...
elle n'a sans doute pas envie de parler d'emblée, mais essaie d'imaginer comment tu peux faire pour qu'elle se sente au calme et en sécurité avec toi, pour qu'elle puisse non seulement te raconter les événements, mais surtout ce qu'elle en a ressenti .
C'est bien la première fois qu'elle te dit explicitement qu'il la maltraite?
c'est un énorme pas en avant, il me semble.
si tu ne la vois pas avant les congés, laisse-lui le temps de "digérer" cette confidence qu'elle t'a faite, et dans quinze jours elle pourrait être plus forte pour reprendre le sujet avec toi...
courage
n'hésite pas à te faire soutenir par une assoc, une fois de plus, ou un forum "spécialisé", où tu trouveras des conseils de personnes ayant vécu tout ça, plutôt que nos conseils plus généralistes...
iorini
au lieu de lui parler, vois si tu ne peux pas la laisser parler, même si ça commence par le silence, qui est difficile...
elle n'a sans doute pas envie de parler d'emblée, mais essaie d'imaginer comment tu peux faire pour qu'elle se sente au calme et en sécurité avec toi, pour qu'elle puisse non seulement te raconter les événements, mais surtout ce qu'elle en a ressenti .
C'est bien la première fois qu'elle te dit explicitement qu'il la maltraite?
c'est un énorme pas en avant, il me semble.
si tu ne la vois pas avant les congés, laisse-lui le temps de "digérer" cette confidence qu'elle t'a faite, et dans quinze jours elle pourrait être plus forte pour reprendre le sujet avec toi...
courage
n'hésite pas à te faire soutenir par une assoc, une fois de plus, ou un forum "spécialisé", où tu trouveras des conseils de personnes ayant vécu tout ça, plutôt que nos conseils plus généralistes...
iorini